Amy Greene s'est imposée comme une voix influente dans le décryptage des dynamiques politiques américaines, particulièrement depuis Paris. Sa double culture et son parcours transatlantique lui confèrent une perspective unique, combinant rigueur académique et expérience journalistique de terrain.
Une enfance biculturelle entre Philadelphie et la Normandie
Née le 7 septembre 1980 à Philadelphie, en Pennsylvanie, Amy Greene est issue d'un foyer bilingue et biculturel. Son père, John Greene, est un ingénieur en informatique d'origine irlandaise arrivé aux États-Unis dans les années 1970. Sa mère, Marie Dubois-Greene, est professeure de littérature française, originaire de Normandie. Cette double identité façonne son enfance, partagée entre Philadelphie et des séjours réguliers en Normandie. L'anglais est la langue principale à la maison, mais sa mère s'attache à lui transmettre le français au quotidien.
Ses parents, tous deux passionnés par l'éducation et la transmission du savoir, encouragent chez elle le goût du débat et de la pensée critique. Les réunions familiales, souvent animées, deviennent son premier laboratoire d'observation sociopolitique, avec des discussions sur les élections américaines d'un côté, et des lectures de Camus et de Sartre de l'autre.
Un parcours académique et journalistique transatlantique
Après avoir fréquenté le Kenwood High School de Philadelphie, où elle excelle en histoire et en langues, Amy Greene entreprend un Bachelor of Arts en sciences politiques, avec une spécialisation en journalisme, entre 2000 et 2004. Elle collabore alors comme pigiste au Daily Pennsylvanian, le journal étudiant, couvrant notamment les campagnes municipales et les colloques universitaires sur la politique internationale.
Forte de son expérience médiatique et de sa maîtrise du français, elle décide en 2005 de poursuivre un Master en affaires internationales à Sciences Po Paris. Elle y approfondit sa compréhension des relations transatlantiques, se spécialisant sur le système fédéral américain, les élections présidentielles et la diplomatie publique.
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Elle poursuit ensuite ses études par un doctorat en science politique à l'American University de Washington D.C. (2006-2010), où elle mène des enquêtes de terrain dans des États clés comme la Pennsylvanie, l'Ohio et la Floride. Sa thèse porte sur la polarisation politique aux États-Unis et ses conséquences sur la cohésion sociale.
Parallèlement à ses travaux universitaires, Amy Greene continue d'exercer le journalisme. En 2010, elle rejoint France 24 en tant que correspondante pour l'Amérique du Nord, couvrant l'élection de Barack Obama, les débats sur la réforme de la santé et les grandes manifestations sociales telles qu'Occupy Wall Street.
Après l'élection de Donald Trump en 2016, elle intègre le German Marshall Fund à Bruxelles en tant que chercheuse associée, où elle coordonne un programme sur la montée des populismes en Europe et aux États-Unis. En 2018, elle rejoint l'Institut Montaigne à Paris en tant qu'Experte Senior.
Depuis 2019, Amy Greene est maîtresse de conférences invitée à Sciences Po Paris (CERI) et à Boston University. Elle intervient également dans de nombreux colloques, notamment à la London School of Economics, à la Brookings Institution et au Festival America à Vincennes. Elle est également référente égalité femmes-hommes et lutte contre les discriminations à Science-Po Paris, depuis 2019.
Une analyste engagée dans le débat public
Depuis 2010, Amy Greene vit à Paris, dans le quartier du Marais. En 2012, elle épouse Philippe Martin, historien de l'art français et conservateur au musée du Louvre. Son mariage est souvent cité comme un exemple d'« union franco-américaine réussie », reflétant leur passion commune pour l'art, la culture et le dialogue interculturel.
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Elle conçoit le journalisme comme un « service public de la connaissance », visant à informer de manière précise et claire, sans céder à la tentation du sensationnalisme. Elle est régulièrement sollicitée dans les médias français pour commenter les primaires démocrates américaines, les débats sur les droits civiques ou la stratégie du Parti républicain. Ses articles sont également publiés dans Foreign Affairs, Politique étrangère et la Revue française de science politique. En 2024, elle anime un panel à la Conférence de Munich sur la sécurité, portant sur la compétitivité technologique entre les États-Unis et l'Union européenne.
Amy Greene reste discrète sur sa vie privée, mais on sait qu'elle apprécie la peinture impressionniste, pratique régulièrement le tennis au Tennis Club de Paris, et organise chaque été un atelier d'écriture pour adolescents, mêlant fiction et journalisme.
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