L'allaitement est une période unique dans la vie d'une mère et de son enfant, souvent entourée de nombreuses questions et d'informations parfois contradictoires, surtout en ce qui concerne l'alimentation. Existe-t-il des aliments strictement interdits pendant l'allaitement maternel ? Peut-on consommer du saucisson sans risque ? Cet article vise à démêler le vrai du faux concernant les risques alimentaires pendant l'allaitement, en se basant sur des recommandations validées par la science et des sources fiables.
La Liste des Aliments à Éviter (ou Non) Pendant l’Allaitement
Contrairement à la grossesse, l'allaitement implique moins de restrictions alimentaires. L'essentiel est de manger équilibré, de tout, sans excès, comme le reste de la famille. Cependant, certaines idées reçues persistent et il est important de les clarifier.
Des aliments interdits pendant l’allaitement ?
Contrairement aux idées reçues, il n'y a aucun aliment strictement interdit pendant l'allaitement. Vous pouvez manger de tout en quantité raisonnable. Par précaution, il vaut mieux s’abstenir de consommer des poissons et fruits de mer exotiques.
L’essentiel est de ne surtout pas te priver d’aliments nutritifs qui t’apportent de l’énergie, des fibres, des protéines, des glucides, du calcium, de bons acides gras oméga 3, des vitamines et des minéraux, et de privilégier une alimentation variée et équilibrée.
S’il n’y a pas de nourriture à éviter pendant l’allaitement, ce n’est pas le cas de certains médicaments et des drogues, car ils contiennent des substances nocives pour le bébé qui passent dans le lait. Pour ce qui est des médicaments, réfère-toi à l’avis de ta sage-femme, ton pédiatre, ou au site du CRAT (Centre des Agents Tératogènes) qui est une source sûre en la matière.
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Poisson pour les femmes allaitantes
Manger du poisson pendant l’allaitement est tout à fait autorisé, voire recommandé. Toutefois, comme pour la population générale, certains poissons riches en mercure sont à limiter fortement. Leur impact sur la santé et le développement du cerveau de bébé est documenté par les autorités de santé publique.
L’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de limiter la consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte-baudroie, loup-bar, bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…) dont les niveaux de mercure et autres polluants sont plus élevés ; d’éviter de manger de l’espadon, marlin, siki, requin et lamproie ; de restreindre la consommation d’anguilles, barbeaux, brèmes, carpes, silures à 1 fois tous les 2 mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes.
Œuf et allaitement
Tu peux consommer des œufs quelle que soit leur forme lorsque tu allaites. Pendant la grossesse, on évite les œufs crus ou peu cuits en raison d’un risque de présence de salmonelle qui peut être dangereux pour le bébé. D’après le Traité de l’Allaitement maternel de La Leche League, la salmonelle ne passe pas dans le lait humain. Alors, même si tu l’attrapes, bébé au sein ne risque rien. Tu peux donc te faire plaisir et manger à nouveau tous les desserts contenant des œufs crus !
Café pendant l’allaitement
Tu peux consommer du café en allaitant, mais veille à limiter la caféine ingérée au cours d’une journée. En trop grande quantité, la caféine peut provoquer des difficultés d’endormissement et une irritabilité chez ton bébé (tu trouves des exemples de doses trop élevées dans l’article de la Leche League qui traite aussi du chocolat). N’oublie pas qu’il y a de la caféine ailleurs que dans ta tasse de café, notamment les sodas.
L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) souligne que « la consommation habituelle de caféine à des doses de 200 mg par jour par les femmes allaitantes ne pose pas de problème de sécurité pour le nourrisson allaité ».
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Soja et allaitement
Aucune étude de déconseille le soja pendant l’allaitement. Que ce soit sous forme de lait de soja ou de produits à base de soja, rien ne t’interdit d’en consommer.
Chocolat pendant l’allaitement
Il est vrai que le chocolat contient des molécules ayant un effet excitant. Mais il faudrait en consommer une grande quantité par jour avant d’observer des conséquences néfastes sur ton bébé. Tu peux donc manger du chocolat de manière raisonnable quand tu veux ! (Tu trouveras des exemples concrets dans cet article de la Leche League.)
Tu peux tout de même privilégier le chocolat noir qui contient davantage de nutriments bons pour la santé (teneurs en fer, zinc et magnésium intéressantes).
Charcuterie pendant l’allaitement : Quid du saucisson ?
Si tu allaites, tu peux consommer de la charcuterie sans te poser de question ! Certains types de charcuterie sont à éviter pendant la grossesse, car des bactéries peuvent être présentes et causer une listériose ou une toxoplasmose. Comme pour les œufs, ces infections ne sont pas transmissibles par le lait maternel.
La charcuterie ne fait pas partie des aliments déconseillés si on allaite ! Aucun souci à picorer des tranches de jambon et de saucisson, des tartines de pâtés et de rillettes ou des andouillettes.
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Même après l’accouchement, les restrictions alimentaires ne sont pas forcément tout à fait derrière nous ! Après avoir éliminé certains aliments de leurs assiettes (et de leurs verres !) le temps de la grossesse, afin de favoriser la bonne santé du bébé à naître, les mamans qui choisissent d’allaiter continuent parfois à se tracasser.
Peut-on manger du saucisson enceinte ? C’est une question fréquente chez les futures mamans, surtout lorsqu’on apprécie la charcuterie. Le saucisson sec, la rosette ou le salami sont fabriqués à partir de viande crue séchée. Les charcuteries crues ou séchées (saucisson sec, salami, chorizo cru, charcuterie artisanale non pasteurisée) sont à éviter.
Même immunisée contre la toxoplasmose, le risque de listériose demeure. La vigilance ne concerne pas seulement la charcuterie. Les poissons crus et fumés, la chantilly ou encore le café représentent également un risque pendant la grossesse.
Les autorités recommandent d’éviter toutes les charcuteries crues, sèches ou fumées. 👉 L’immunité contre la toxoplasmose ne protège pas de la listériose.
Pendant la grossesse et l’allaitement et toutes les autres périodes de notre vie, il est tout de même recommandé de consommer de la charcuterie de façon mesurée. Ces aliments sont riches en graisses et en sels et classés par le Centre international de recherche sur le cancer dans la liste des cancérogènes certains.
Souvent grasse et très salée, la charcuterie augmente le risque de diabète gestationnel. Une consommation excessive de sel favorise l’hypertension artérielle, facteur de risque de maladies cardio-vasculaires. Pour exemple, 5 à 6 rondelles de saucisson apportent 5 g de sel, ce qui est la limite maximale de consommation journalière de sel recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Le mieux est de privilégier le jambon blanc et le jambon de volaille (soit env. 3 tranches).
Boissons gazeuses et allaitement
Non, ton lait ne deviendra pas gazeux si tu consommes de l’eau gazeuse 😉. Tu peux te faire plaisir avec tes boissons pétillantes préférées pendant l’allaitement sans problème. En gardant tout de même à l’esprit que pour être en bonne santé, mieux vaut éviter de consommer trop de soda et de boissons sucrées, qui sont pauvres en apports nutritionnels mais riches en calories.
Sushi et allaitement
Oui, tu as le droit manger des sushis quand tu allaites ! La listeria (qui peut être présente dans le saumon) ne passe pas dans le lait maternel, d’après le Traité de l’Allaitement maternel de la Leche League. Pour ce qui est des restrictions concernant le poisson, n’hésite pas à relire la partie qui y est consacrée.
Fruits de mer et allaitement
Les fruits de mer sont strictement interdits durant la grossesse, mais pas pendant l’allaitement. Malgré tout, il vaut mieux éviter de consommer des fruits de mer trop exotiques dans lesquels peuvent se trouver des toxines dangereuses tant pour la mère que pour le bébé. Dans tous les cas, privilégie toujours une préparation bien cuite, pour limiter les risques liés à une mauvaise conservation ou cuisson.
La Leche League cite plusieurs substances nocives présentes dans les fruits de mer, mais peu courantes en France Métropolitaine : L’acide domoïque, une phycotoxine sécrétée par une algue, qui se concentre dans les fruits de mer, les sardines et les anchois. Le chélonitoxisme survient suite à la consommation de viande de tortue marine. La ciguareta, une intoxication provoquée par la chair de poissons contaminés par une microalgue appelée Gambierdiscus toxicus.
Persil pendant l’allaitement
Le persil (comme l’oseille et la sauge) est réputé pour diminuer la production de lait maternel. La vérité est qu’il faudrait en manger une quantité astronomique pour que cela coupe totalement ta lactation. Tu peux donc l’utiliser dans ta cuisine comme d’habitude ! En plus, les propriétés anti-inflammatoires et diurétiques du persil peuvent t’aider à faire face à un engorgement.
Le persil, l’oseille et la sauge sont réputés diminuer la lactation. Mais aucune étude ne l’a vraiment prouvé. Et il faudrait en consommer une très grande quantité pour que les effets soient notables. C’est surtout le mauvais drainage du sein qui affaiblira la lactation. Si le bébé ne tète pas correctement, la mère peut louer un tire-lait pour bien vider et drainer son sein à chaque tétée.
Chou-fleur en allaitant
Ton lait maternel est produit à partir de ton plasma sanguin. Donc le régime alimentaire influence la composition du lait maternel ainsi que son goût.
Certains aliments ayant un goût prononcé comme le chou-fleur, peuvent parfois déranger bébé. Mais ce n’est pas une vérité générale et cela dépend de chaque bébé. Tu peux essayer d’en manger et si tu ne constates aucune réaction particulière chez ton enfant, tu n’as pas besoin de changer tes habitudes.
Citron pendant l’allaitement
On entend souvent que le citron et les agrumes causent des coliques aux bébés, et que ce sont des fruits à éviter pendant l’allaitement. Cela peut se vérifier, mais pas chez tous les bébés, car certains le tolèrent très bien. Comme pour le chou-fleur, le mieux c’est d’essayer pour voir si cela provoque une réaction chez bébé, ou pas.
Clou de girofle et allaitement
Le clou de girofle est utilisé de différentes manières : en tisane, en huile essentielle, en pansement dentaire… La consommation d’huiles essentielles pendant l’allaitement est un sujet à part entière, il est indispensable de demander un avis médical avant toute utilisation. Par contre, d’après la Leche League, l’utilisation de pansement dentaire au clou de girofle est compatible avec l’allaitement. Par conséquent, il doit être possible de consommer du clou de girofle en tisane ou dans des recettes. Toutefois, comme aucune source sûre ne le mentionne explicitement, demande conseil à ton médecin ou ta sage-femme.
Fenouil
On trouve souvent le fenouil dans les conseils nutritionnels pour favoriser la production lactée, donc produire plus de lait. Mais il semblerait que les recommandations aient évolué, puisque d’après un article de la fédération suisse des sages-femmes, l’Agence européenne des médicaments déconseille les infusions au fenouil aux femmes enceintes, allaitantes, aux nourrissons et aux enfants de moins de 4 ans. En effet, il semblerait que l’estragol soit un composant cancérigène de ces tisanes. Pour le moment, on ne trouve pas d’article à ce sujet de la part de la Leche League…
Ail pendant l’allaitement
L’ail est parfois cité parmi les aliments pouvant gêner la digestion de bébé. Comme pour les autres aliments, cela dépend des bébés. L’ail a de nombreux bienfaits et tant que tu ne remarques rien du côté de bébé, tu peux consommer de l’ail sans problème.
Poireau
Il en va de même pour le poireau, que certains accusent de provoquer des coliques. Tant que bébé boit ton lait sans rechigner, pas de problème !
Gingembre
Le gingembre est souvent utilisé comme galactogène, en association avec le fenugrec et le curcuma. D’après une étude citée par la Leche League, il semblerait que cela n’ait pas de réel impact sur la production de lait maternel. Par contre, si tu aimes le gingembre, tu peux le consommer comme d’habitude en assaisonnement ou en tisane.
Chou
Contrairement aux idées reçues, le chou n’est pas responsable des coliques, donc tu peux en manger sous toutes ses formes pendant ton allaitement. D’ailleurs, savais-tu que le chou utilisé en cataplasme sur la poitrine permet de soulager les engorgements ? D’après la Leche League, il serait plus efficace que certains produits spécifiques.
Fromage
Après la grossesse, se priver de fromage (ou ne manger que du pasteurisé) n’est plus d’actualité ! Tu peux donc manger à nouveau du fromage à pâte crue sans risque pour bébé. Attention toutefois, certains bébés présentent une allergie aux protéines de lait de vache ou une intolérance alimentaire. Elles peuvent se manifester au niveau digestif, cutané ou respiratoire. Dans ce cas bien particulier, il sera nécessaire d’adapter ton alimentation pour éviter les allergènes. Si tu penses que ton bébé est concerné, demande conseil à ton médecin, à ta sage-femme ou encore à ta consultante en lactation.
Alcool et allaitement : ce qu’il faut savoir
On trouve sur Internet encore de nombreux articles qui affirment que l’alcool est totalement interdit pendant l’allaitement. Or, c’est faux ! Il est également courant d’entendre de jeunes mères dire qu’elles ne souhaitent pas allaiter, car elles ont envie, après 9 mois de restrictions, de pouvoir boire un verre de vin de temps en temps.
En réalité, d’après la Leche League, consommer de l’alcool avec modération pendant l’allaitement est possible. En revanche, en cas de consommation importante, il te faudra patienter quelques heures avant de donner le sein à nouveau. Pas facile dans les situations où bébé pleure et que tu ne sais pas s’il a faim ou veut combler son besoin de succion. C’est pourquoi il peut être judicieux d’attendre que bébé ait grandi et que les tétées soient prévisibles.
Petit rappel : la consommation excessive d’alcool est dangereuse pour la santé. Mais si tu décides quand même de consommer de l’alcool sans te priver, il est préférable de : donner du lait tiré au préalable à ton bébé, jusqu’à ce que ton organisme ait complètement éliminé l’alcool ; confier ton enfant à une personne qui n’a pas consommé d’alcool.
L’alcool freine la sécrétion d’ocytocine, qui permet l’éjection du lait. L’alcool est à éviter pendant l’allaitement. Occasionnellement, une mère peut boire un verre et s’abstenir d’allaiter pendant les trois heures qui suivent ; le temps que l’alcool présent dans son lait se dissipe.
Quel aliment éviter pour les coliques ?
La plupart du temps, tu peux manger de tout sans provoquer de coliques chez ton bébé allaité. Si tu constates qu’il en a, sache que cela ne provient pas forcément de l’allaitement. Par exemple, des mères ont constaté que certains composants de la Vitamine D prescrite à la naissance étaient responsables de coliques. Il n’y a pas de preuve scientifique à cela, mais il semblerait qu’un changement de marque de vitamine D permette parfois une diminution des coliques. Certains aliments gazogènes ou épices fortes sont pointés du doigt, mais il n’existe pas de règle absolue. Chaque bébé réagit différemment : ce qui cause une réaction allergique ou des problèmes digestifs chez l’un peut être sans effet chez l’autre.
Si tu penses que ce sont certains aliments qui provoquent des coliques chez ton bébé, tu peux essayer de ne plus en ingérer pour confirmer ou non ta théorie. Par contre, si tu constates des symptômes qui peuvent s’apparenter à une allergie, consulte un allergologue.
Pour ce qui est des gaz, ce n’est pas tant la nourriture que tu consommes qui en provoque que l’immaturité du système digestif de bébé. Pour l’aider à les évacuer s’il est gêné, tu peux : lui masser le ventre ; l’emmener chez un ostéopathe ; lui faire faire des exercices de type « pédalo »…
En combien de temps un aliment passe dans le lait ?
Tous les aliments passent dans le lait, mais toutes les molécules ne le font pas à la même vitesse. D’après un article paru dans Allaiter aujourd’hui, n°78, p.3, des chercheurs danois ont prouvé que : Les molécules associées au goût sont de petites tailles et passent donc rapidement dans le lait. Les saveurs sont à leur maximum deux heures après la consommation de l’aliment et disparaissent complètement huit heures plus tard (durée qui varie selon les aliments).
Y a-t-il des aliments à privilégier pendant l’allaitement ?
En effet, les aliments que vous ingérez ont un impact sur la production et la qualité du lait et donc sur la santé de votre enfant. Ainsi, privilégiez les aliments riches en fibres, en protéines, en calcium et surtout en fer.
Il est aussi préférable de consommer des aliments bio, le moins transformés possible, car les pesticides, les colorants, les additifs alimentaires et les conservateurs passent dans le lait. Cela risque d’avoir des conséquences néfastes sur la santé de votre enfant à long terme. Dernier conseil : veillez à boire beaucoup d’eau, entre 1,5 et 2 litres, tout au long de la journée, car votre corps puise dans vos réserves pour constituer le lait maternel.
La mère qui allaite doit consommer au moins 1800 Kcal par jour, soit quelques centaines de calories supplémentaires à ses besoins habituels. S’il est naturel qu’elle mange légèrement plus, nul besoin pour elle de changer d’alimentation. Car la composition de son lait reste très stable et varie peu selon ce que la femme consomme. De même, les compléments alimentaires sont inutiles. En période d’aménorrhée, la mère dispose de plus de fer.
L’un des signes objectifs d’une tétée efficace est que la mère a soif. Mieux vaut toujours garder à portée de main une bouteille d’eau plate ou gazeuse ou de la tisane. Inutile de se fixer des objectifs chiffrés de consommation : c’est trop stressant. Simplement, si la couleur de l’urine de la mère est trop foncée, c’est qu’elle ne boit pas assez. Inversement, s’assoiffer ne résoudra jamais un problème d’engorgement.
Pour favoriser la lactation, vous pouvez consommer des aliments gallactogènes ou utiliser des aides à la lactation. L’idéal est de prendre 2 à 3 collations par jour en plus des 3 repas principaux.
En pratique cela équivaut à une micro-tablette de beurre (10 g environ) au petit déjeuner et 1 à 2 cuillère(s) à soupe d’huile par personne et par repas. Limiter votre consommation de sel de table et de sel caché (le petit malin !!! Faire au moins 1 fois par jour 30 minutes minimum d’activités physiques (marche rapide, promenade du chien, escalier, éviter de prendre le bus…) ou 3 fois par semaine au moins 1 heure de sport (footing, cyclisme, fitness, sports collectifs,…) dès que votre état le permet.
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