Alice Belaïdi, actrice française reconnue pour sa polyvalence et son talent, a su conquérir le cœur du public grâce à ses performances remarquées au théâtre, au cinéma et à la télévision. Son parcours, marqué par une enfance modeste à Avignon et une ascension fulgurante dans le monde du spectacle, témoigne d'une détermination sans faille et d'une passion inextinguible pour son métier.

Une marraine engagée pour le jeune public

En 2024, Alice Belaïdi a connu un immense succès avec son rôle d'éducatrice spécialisée dans le film « Un p'tit truc en plus » d'Artus, qui a comptabilisé 11 millions d'entrées au cinéma. Aujourd'hui, elle mène sa carrière tambours battant et se retrouve marraine de la 20ème édition de Mon Premier Festival. L'actrice prend ce rôle très à cœur et ne cache pas sa joie : « Je trouve ça génial de donner accès au cinéma à des enfants ». Du 23 au 29 octobre, ce sont en effet plus de 100 films qui vont être présentés aux enfants, un peu partout dans Paris. Pour ses 20 ans, Mon Premier Festival aborde le thème de la fête et propose des films de tous les horizons : « La Vie est belle », « Rock Academy », « La Boum »… La liste est aussi longue que variée. Parmi cette sélection, Alice Belaïdi présente ses trois coups de cœur : « Coco », « La La Land » et « Alice au pays des merveilles ». Des films qui l'ont marquée. « Le cinéma ouvre des compréhensions, fait écho à qui tu es, ce que tu ressens » explique la marraine, qui n'a pas eu la chance de beaucoup fréquenter les salles obscures dans son enfance.

Une enfance loin des projecteurs, mais riche en valeurs

« On n’allait pas souvent au ciné, on n’avait pas le magnétoscope » résume l'actrice originaire d'Avignon. Ce dimanche 1er juin 2025, Alice Belaïdi était l’invitée d’Audrey Crespo-Mara dans le Portrait de la semaine de l’émission Sept à Huit, sur TF1. Elle s’est confiée comme rarement sur son enfance et son adolescence dans un milieu modeste. Sa mère, agent administratif, l’a ouverte à l’art et à la culture, tout comme son père, maçon d’origine algérienne. « Ma maman, c’est celle qui nous lisait des bouquins, nous amenait au théâtre. Elle nous lisait des pièces avant de dormir », s’est remémoré la comédienne avant de parler de son père. « Mon père sculptait, peignait, jouait de la musique. C’était un artiste fou, caché mais un artiste ! (…) Je suis très émue quand je parle de lui. Parce qu’en France - et même si je ne veux pas tomber dans le discours victimaire - on est stigmatisés en tant que fille d’immigré algérien. Je suis touchée de pouvoir en parler aujourd’hui », a-t-elle confié à la journaliste, les yeux humides. Sa mère, française, est issue d’une famille gitane. Ses parents, Alice les décrit comme des « hippies », qu’elle ne remerciera jamais assez. « On n’avait pas de télé, pas les habits qu’il fallait. On était un peu en marge. Ils nous ont toujours ouvert à être qui on voulait être », raconte-t-elle.

Alice Belaïdi est née d'un père maçon d'origine algérienne installé à Avignon, et d'une mère française, directrice de centre culturel. D'ailleurs, l'art a une place importante dans sa famille puisque son père, Mouloud Belaïdi, a créé une compagnie de théâtre, Le Fils du muet, et a également écrit une pièce de théâtre qui a eu un certain succès : La Santé en prison, monsieur le ministre. Dans une interview pour Marie Claire, la belle brune de 1m59 avait révélé que ses parents lui avait transmis des valeurs importantes : "Mes parents sont vraiment des hippies, ils sont vraiment dans la transmission avec nous. Ma mère, elle lisait du Dolto, elle était animatrice d'un centre culturel, dans un quartier hyper chaud à Avignon. Elle était dans le social à fond. Ils lui ont aussi donné ce qu'elle est : l’autodérision, l’humour, la débrouille, la vivacité d’esprit, l’envie de réussir.

Les premiers pas sur les planches : Avignon, berceau de son talent

Celle qui grandit à Avignon se met très jeune à faire du théâtre, aidée par les connexions de ses parents, notamment son père qui avait participé au chantier du Théâtre du Chêne noir, mythique salle de la Cité des Papes. Alice Belaïdi débute très jeune au théâtre et reçoit le Molière de la révélation théâtrale féminine pour Confidences à Allah de Saphia Azzedine. Dès ses débuts dans le théâtre à l'âge de 12 ans, Alice Belaïdi s'est fait remarquer par Gérard Gelas qui était alors directeur du théâtre du Chêne Noir à Avignon. En 2004, alors qu'elle n'a que 16 ans, Gérard Gelas la choisit pour son adaptation de Mireille de Frédéric Mistral, afin d'y tenir le rôle titre aux côtés de Damien Rémy. "Une Mireille lumineuse, tout juste sortie de l'enfance et pourtant déjà ô combien femme amoureuse, tour à tour ingénue, exaltée, passionnée, révoltée. Gérard Gelas l'a engagée pour ses adaptations de contes tibétains : Contes du pays des neiges et Contes du toit du monde (créations janvier 2006 et janvier 2007).

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Quand tu es une ado avignonnaise, tu peux facilement te faire des sous en distribuant des tracts pour les théâtres. Ça me payait mes cours. C’est comme ça que j’ai atterri au Théâtre du chêne noir. Son directeur, Gérard Gelas, m’a repérée. Il a commencé à me faire monter sur scène pour des petits trucs. Un jour, il m’a proposé Confidences à Allah que beaucoup d’actrices avaient refusé. On a monté la pièce un peu à l’arrache, sans se mettre la pression. Et ça a changé ma vie. Pas­sion­née de théâtre depuis l’enfance, Alice Belaï­di se forme au Théâtre du Chêne noir à Avi­gnon.

La consécration théâtrale : le Molière de la révélation

Repé­rée par le direc­teur et met­teur en scène Gérard Gelas, elle obtient le rôle prin­ci­pal de la pièce « Confi­dences à Allah », pour lequel elle rem­porte le Molière de la révé­la­tion théâ­trale en 2010. En 2008, elle a été choisie pour interpréter le rôle principal dans la pièce de théâtre Confidences à Allah de Gérard Gélas. Deux ans plus tard, en 2010, ce fut la consécration. Elle a reçu le Molière dans la catégorie "Révélation" pour son interprétation dans cette même pièce. Mais lorsqu’elle réussit, en 2010, Alice perd pied : "On me prête une robe, j’ai un attaché de presse… Je ne savais même pas que cette vie existait. Je ne gère pas, j’en fais des crises de panique". Après plusieurs années de discrétion, l’interprète d’Alyson dans la série Hippocrate dit avoir lutté contre son syndrome de l’imposteur : elle est prête à fouler les tapis rouges et récolter des récompenses.

Diversification et succès au cinéma et à la télévision

Elle se dirige à la même époque vers le ciné­ma avec Fleurs du mal de David Mus­sa, L’Oiseau d’Yves Cau­mon et Les Tri­bu­la­tions d’une cais­sière de Pierre Ram­bal­di, avant d’être remar­quée en 2012 dans la série Wor­kin­Girls, dif­fu­sée sur Canal+ et adap­tée en pro­gramme court pour l’émission « Le Grand Jour­nal ». Séduite par la pres­ta­tion de la comé­dienne dans Radios­tars de Romain Lévy, la réa­li­sa­trice Audrey Dana l’invite en 2014 à rejoindre le cas­ting fémi­nin de Sous les jupes des filles aux côtés d’Isabelle Adja­ni, Vanes­sa Para­dis, Syl­vie Tes­tud et Lae­ti­tia Cas­ta. Alice Belaï­di mul­ti­plie ensuite les comé­dies telles que Maes­tro de Léa Fra­zer, Un petit bou­lot de Pas­cal Chau­meil ou encore L’Ascension de Ludo­vic Ber­nard. En 2017, elle retrouve Audrey Dana pour Si j’étais un homme, puis renou­velle leur col­la­bo­ra­tion cinq ans plus tard avec Hommes au bord de la crise de nerfs. Après avoir éga­le­ment tour­né dans la série Hip­po­crate et la mini-série Les Papillons noirs, elle tient le rôle prin­ci­pal fémi­nin d’Un p’tit truc en plus, la comé­die phé­no­mène réa­li­sée par Artus, deve­nue le plus gros suc­cès fran­çais de l’année avec plus de 9 mil­lions d’entrées deux mois après sa sor­tie en salles.

À partir de 2011, on la découvre au cinéma dans Les Tribulations d'une caissière, Les Kaïra, Radiostars puis enchaîne à la télévision avec Sophie et Sophie et WorkinGirls, séries de Canal+. Elle a commencé par des rôles modestes. On l'a vue dans Les Tribulations d'une caissière (2011) et De l'huile sur le feu (2011). Sa popularité a décollé avec la série WorkinGirls (2014) puis avec son second rôle dans le film Les Kaïra (2012) qui cumulera un million d'entrées au cinéma ! Dans Victor et Célia, comédie sociale - et romantique - de Pierre Jolivet, en salles cette semaine, elle est Célia, une jeune coiffeuse en passe d’ouvrir son propre salon en association avec un ex-camarade de promo (et ex-amoureux…), incarné par Arthur Dupont. En héroïne ordinaire, smicarde qui découvre les joies des plans de financement et des absurdités administratives, elle impose une fois de plus sa présence épatante de naturel, solaire.

Aussi mémorable en recrue de Daech, glaçante de duplicité dans Le Bureau des légendes (saison 2) qu’en furie en bikini atomisant son rappeur de mari dans Radiostars. On l’a vu, aussi, plus récemment dans la série Hippocrate : tout en sensibilité retenue, elle y campe Alyson, interne en médecine, flippée et maladroite… Au cinéma, elle collectionne les comédies “gros sabots” (Les Kaïra, Sous les jupes des filles, Les Gorilles), sans jamais détonner dans des œuvres plus exigeantes (comme Maestro, de Léa Fazer).

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Une artiste engagée et fière de ses origines

Et la jeune femme n’oublie jamais d’où elle vient. « J’ai grandi dans des quartiers populaires. Ils m’ont aussi donné ce que je suis ». Dans un podcast, intitulé Les Vagues et réalisé par le magazine ELLE, Alice Belaïdi a expliqué qu'elle avait été confrontée à des stéréotypes : "Je refuse qu'on me réduise à mes origines. On a essayé de me cantonner à des rôles de 'l'Arabe de service', mais j'ai toujours refusé. D’un coup, le ton se fait plus grave et ferme : « Mes origines, on me les a beaucoup renvoyées. Quand j’accepte de jouer la petite nana de Daech dans Le Bureau des légendes, c’est pour des raisons précises : la force d’un rôle, et un réalisateur [Eric Rochant, ndlr]. Il faut savoir dire non, ne pas faire du cinéma à tout prix aux dépens de nous et de nos origines. Quand tu es une femme d’origine arabe, tu cumules ! J’en ai entendu des énormités dans le milieu, du style : “Tu fais intégrée avec tes cheveux blonds”… Sans tomber dans un discours victimaire, il ne faut pas nier qu’il y a un vrai problème. Je me sens gâtée par ma double origine, je ne veux pas me justifier. »

Vie privée : discrétion et succès

L'actrice de 37 ans, Alice Belaïdi, a été en couple avec le comédien Gianni Giardinelli. Ce dernier est notamment connu pour avoir joué dans la série La vie devant nous. Mais cette relation s'est terminée en 2017. Depuis, Alice Belaïdi n'a pas donné d'informations sur un éventuel couple. En revanche, une chose est certaine : elle n'a pas d'enfants. Bien qu'ayant grandi à Avignon, Alice Belaïdi est installée à Paris depuis plusieurs années. Elle habite dans un charmant appartement parisien dont elle est très fière, notamment car elle a pu en devenir l'heureuse propriétaire en 2019. Situé dans le quartier du Marais, son domicile a été entièrement été rénové par l'architecte Pauline Lorenzi-Boisrond qui travaille pour le Studio Etthem. Alice Belaïdi lui avait d'ailleurs fait une dédicace dans l'une de ses publications sur Instagram pour la remercier du beau résultat final : "Parce qu'elle a changé ma vie.

L'avenir : entre nouveaux projets et consécration

Ce dimanche 1er juin 2025, Alice Belaïdi était l’invitée du Portrait de Sept à Huit, sur TF1. L'actrice Alice Belaïdi, qui a récemment brillé dans le film à succès "Un p'tit truc en plus", s'apprête désormais à endosser le rôle prestigieux de maîtresse de cérémonie lors des César 2025. La charmante actrice Alice Belaïdi, née le 18 mars 1987 à Nîmes, a été choisie pour présenter la cérémonie des César 2025. Pour l’heure, elle s’apprête à tourner « une comédie délirante dans la jungle » avec Catherine Deneuve et Vincent Dedienne. Elle trépigne d’impatience, sans cacher un brin d’angoisse. « Chaque rôle est une remise en question. Je doute, donc je travaille beaucoup. Je pose énormément de questions, je peux passer des heures sur un scénario »… Confidences d’une surdouée intranquille.

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