Alexis Pouchin, jockey français né le 11 septembre 2000, incarne l’avenir des courses hippiques tricolores. Du haut de ses 24 ans, il s'est rapidement imposé comme une figure montante, enchaînant les succès et suscitant l'admiration de ses pairs et des professionnels du milieu. Son parcours, marqué par une passion précoce, un apprentissage rigoureux et une détermination sans faille, témoigne d'un talent exceptionnel et d'un potentiel immense.

Un héritage familial et une vocation précoce

Natif de Chantilly, Alexis Pouchin a baigné dès son plus jeune âge dans l'univers des courses hippiques. Son père travaillait, et travaille toujours, chez Monsieur Fabre. Jusqu'à ses six ou sept ans, il a vécu au sein même de l'écurie. Bercé par les bruits de sabots, il développe une passion pour le cheval. C'est lui qui lui a donné l'envie de monter à cheval et d'en faire son métier.

Formation et débuts professionnels

Malgré une expérience limitée à ses débuts, Alexis intègre l’AFASEC (Association de Formation et d’Action Sociale des Écuries de Courses), qui forme les jeunes talents de la filière hippique. Il y acquiert les bases du métier, développant ses aptitudes et sa technique auprès de Yohann Gouraud. "Il m'a appris toutes les bases du métier", reconnaît Alexis Pouchin.

La logique voudrait qu'il fasse son apprentissage auprès de l'entraîneur cantilien, mais André Fabre ne souhaite plus prendre d'apprenti à cette époque. Yohann Gouraud se chargera donc de la formation.

Le 1er novembre sur l'hippodrome de Maisons-Laffitte, il a brillamment prouvé. Dès sa deuxième participation en course, il a goûté aux joies de la victoire avec son partenaire PACO KEED. Ce succès suivait de quelques minutes sa première tentative, qui s'était soldée par une quatrième place.

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“J'aime la vitesse”, confie-t-il avec ses 39 kilos, un poids plume en comparaison des 500 kilos de muscle du cheval qu'il doit monter. Son maître d'apprentissage lui demande de manger pour acquérir davantage de force. Une recommandation inhabituelle dans ce milieu où les jockeys se font violence pour justement garder un poids imposé en course, entre 52 kilos et 60 kilos pour les courses de handicap.

Ce mardi après-midi, le jeune apprenti, natif de Chantilly, sera à nouveau en selle sur sa monture porte-bonheur, PACO KEED, dans la 9e course de la réunion 1 à Deauville. « Une course pas facile, très tactique, explique Yohann Gourraud. C'est un handicap durant lequel Alexis va devoir se frotter aux jockeys d'expérience, mais il a ses chances. » Pas encore majeur et sans permis de conduire, c'est accompagné de sa maman qu'Alexis est arrivé tôt ce matin sur l'hippodrome de Normandie. Elle restera à ses côtes toute la journée, « c'est très important pour moi de la savoir présente », confie Alexis.

En moins de deux ans, il aligne les succès. Lui qui n'avait gagné que quatre fois jusqu'alors remporte 82 courses entre 2019 et 2020.

Passage au professionnalisme et confirmation du talent

Devenu professionnel en novembre 2020, il traverse avec succès les défis liés à la perte de sa décharge. "Je perds ma décharge en novembre 2020 au Croisé-Laroche, se souvient-il. On m'avait dit que c'était toujours mieux de la perdre en milieu d'année car en général vous pouvez continuer à travailler avec les mêmes clients. Quand ça se produit en fin de saison, la trêve hivernale rebat parfois les cartes. Mais finalement, j'ai profité des départs à l'étranger de certains jockeys pendant cette période et j'ai pu monter régulièrement, et pour ma première année en tant que professionnel, j'ai fait 39 gagnants, ce qui est très bien.”

En 2023, Alexis Pouchin vit une année exceptionnelle. Le jockey de presque 23 ans vient de remporter trois groupes I en l'espace de trois semaines et se présente comme l'un des hommes de Deauville 2023.

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Une première victoire en Groupe I

Alors qu'il se dirige vers le rond de présentation pour y retrouver Mqse de Sévigné, en ce 30 juillet, Alexis Pouchin est toujours en quête d'une première victoire dans un groupe I. À moins de 23 ans, cela n'a rien de déshonorant. Plus surprenant en revanche, il n'a encore jamais franchi le poteau en tête à La Touques lors d'un meeting d'été. Depuis sa première venue en 2017, son bilan fait état de 3 deuxièmes places et 3 troisièmes places en 65 courses. Pourtant, malgré des états de service que l'on qualifiera de modestes à Deauville, le jeune homme arrive confiant. La veille, il s'est imposé sur un autre pensionnaire d'Édouard de Rothschild, Mr de Pourceaugnac. En le félicitant, le président de France Galop n'a pas manqué de lui glisser qu'il ne lui restait plus qu'à faire la même chose dans le groupe I de dimanche. Un encouragement plus qu'une sommation. “Il n'y avait pas de pression car on savait bien que l'on ne partait pas avec la première chance, précise le jockey. Et puis, je suis de toute façon d'un naturel assez calme. La pouliche avait essentiellement couru sur 2.000 mètres. Là, on la raccourcissait pour voir si elle était capable de mieux finir ses courses. Finalement, elle gagne facilement, en venant le plus tard possible.” Alexis Pouchin vient de décrocher sa première victoire dans un groupe I et plus accessoirement lors du meeting estival deauvillais. Plus qu'une consécration, il s'agit d'une suite logique pour un jockey qui figure au quatrième rang au nombre des victoires à cet instant de la saison. “Je ne réussissais pas trop à Deauville, c'est vrai. Mais, à ma décharge, je courais souvent sur les hippodromes de province pendant l'été. Tout a changé lors de l'automne dernier. J'ai commencé à monter quelques fois pour Stéphane Wattel lorsque Théo Bachelot ne pouvait pas être le partenaire des chevaux dans les quintés car le poids était trop bas. On a tout de suite eu des bons résultats, des places, des victoires.” Quand les routes de Stéphane Wattel et Théo Bachelot s'éloignent, Alexis Pouchin est sollicité de plus en plus régulièrement pour conduire les pensionnaires de l'entraîneur normand. Les victoires nombreuses et parfois éblouissantes s'enchaînent. Le jockey prend une nouvelle dimension.

Des victoires prestigieuses et une reconnaissance grandissante

Ses montures incluent des chevaux renommés comme Mqse de Sévigné, Dream Again, Thor Lightning, Suleyman, Star Of The Night, et bien d’autres, qui témoignent de sa polyvalence et de son adaptation aux différentes stratégies de course.

Alexis Pouchin est salué pour sa précision et sa capacité à s'adapter à différentes montures. Son association avec des chevaux tels que Mqse de Sévigné et Metropolitan témoigne de son habileté tactique. Vainqueur de son premier Groupe ce dimanche à ParisLongchamp, Alexis Pouchin a débuté l'année du bon pied et sa victoire au plus haut niveau n'a rien d'une surprise.

De belles choses sur la piste de Saint-Cloud, dont un coup de 3 d'Alexis Pouchin. Si nous devions ne retenir qu'un cheval, ce serait le débutant New Ground, promis à un bel avenir.

En 2024, Alexis Pouchin affiche des chiffres qui confirment sa place parmi les meilleurs jockeys français avec Maxime Guyon d’ailleurs. Ces résultats illustrent non seulement sa régularité mais aussi sa capacité à performer sous pression.

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L'ascension continue

Tout réussit actuellement à Alexis Pouchin. Seule la Cravache de bronze, dont il avait fait un possible objectif, va probablement lui échapper. “La compétition s'arrête fin octobre et j'ai actuellement douze victoires de retard sur Cristian Demuro. Ça me parait difficile à rattraper, d'autant que Cristian fait chaque année des saisons abouties. Mais j'ai remporté trois groupes I et je vais, si tout se passe bien, passer la barre des 100 voire 120 victoires. Je sais combien ce métier peut être éphémère. Aujourd'hui, tout le monde parle un peu de moi car je commence à gagner des belles courses, je réalise une superbe année. Je suis à la mode. Mais ça va retomber. Il faudra s'accrocher si je veux rester jockey pendant encore de très nombreuses années. Je le sais et j'y suis préparé.” Quoi qu'il arrive, Alexis Pouchin n'oubliera jamais ces quatre semaines de folie lors de l'été 2023 à Deauville. “C'est drôle. Je l'avais prévenu que le meeting d'août n'était pas spécialement une période faste pour moi. Il m'avait dit de ne pas m'inquiéter car ça l'était pour lui.

Saidi El Fal : Une collaboration fructueuse

Craon - Prix Haras De Beaumont (prix Du Point Du Jour) - ListedSaidi El Fal M4 (Baratti / Pouchin Alexis) Père : LOPE DE VEGA. Au sommet de sa forme, le protégé de Mario Baratti Saidi El Fal (Lope De Vega), qui venait de s'imposer successivement dans une classe 2, et une classe 1, réalise une jolie passe de 3 avec ce premier succès de Listed. Assez vite installé en tête par Alexis Pouchin, Saidi El Fal se montre intraitable dans la phase finale. Saidi El Fal va maintenant tenter sa chance au niveau Groupe.

Saint-Cloud : Saidi El Fal à la dure, Venant d'échouer face à ses aînés dans le Grand Handicap de Deauville, Saidi El Fal (Lope de Vega) reprend sa marche en avant en enlevant le Prix Amonita, une Classe 2 bien composée face à ses contemporains de 3 ans. Dépourvu de son bonnet habituel, le pensionnaire de Mario Baratti le fait de bout en bout, repartant en force et sûrement devant la bonne finisseuse Ci Mer (Motivator) et la robuste Hit It (Almanzor). Ce poulain délicat mais doué enregistre le second succès de sa carrière et semble capable de prendre du black type en vieillissant. Acheté à ARQANA par Fal Stud, cet élève du Haras de Clairefontaine est un petit fils de la matrone Miss Bio, et donc un neveu de Silver Frost et Silverwave.

Alexis Pouchin, avec son talent indéniable, sa détermination et son professionnalisme, a toutes les cartes en main pour continuer à briller sur les hippodromes et marquer durablement l'histoire des courses hippiques françaises.

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