Réaliser un manteau est un projet ambitieux, mais ô combien gratifiant. L'idée de ce tutoriel est née du désir de créer un manteau bleu unique, doté d'une capuche douce bordée de fourrure blanche. Comme souvent, cette idée a failli s'évanouir face aux doutes et aux difficultés potentielles, mais elle a finalement persisté et abouti à la création de ce manteau.
La quête du tissu idéal
La première étape, et non des moindres, a été la recherche du tissu parfait. L'objectif était de trouver un tissu imperméable d'un joli bleu foncé, mais pas trop. Cette quête s'est transformée en une véritable mission : chaque visite dans un magasin de tissu était l'occasion de vérifier la présence de ce type de tissu. De plus, une quinzaine d'échantillons ont été commandés auprès de différentes boutiques en ligne.
Après de longues hésitations concernant des matières comme les gammes Seeland ou Peach proposées par Tissus actifs, le choix s'est finalement porté sur le softshell. Ce tissu se compose d'une face hydrofuge et d'une autre en polaire. L'épaisseur du softshell a initialement suscité quelques doutes, car certaines étapes de la couture pourraient s'avérer délicates. Cependant, il a été considéré comme le meilleur compromis pour obtenir un vêtement suffisamment chaud sans avoir besoin d'ajouter une couche supplémentaire entre le tissu principal et la doublure. Le softshell utilisé pour ce projet provient de chez Rascol.
Pour la bordure de la capuche, une fourrure à poils longs, épaisse et esthétiquement plaisante a été choisie chez Ma petite mercerie.
En ce qui concerne la doublure du manteau, une toile imprimée de chez Mondial Tissus a été utilisée. Bien que ce ne soit pas le tissu idéal pour une doublure, le motif géométrique rappelant des flocons de neige a immédiatement séduit et l'idée de l'utiliser s'est imposée. L'option d'imprimer ce motif sur un tissu plus adapté a même été envisagée, mais a finalement été abandonnée pour ne pas trop s'attarder sur les détails.
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Le choix du patron
Au départ, l'idée était de s'inspirer du Kelly Anorak de Closet Case patterns, mais la découverte d'un article de Thread&needles présentant les patrons de la marque Waffle patterns a changé la donne. Le modèle Tosti a immédiatement attiré l'attention. Sa coupe ajustée, sa capuche amovible, ses nombreuses poches (dont une intérieure) et ses surpiqûres correspondaient parfaitement aux attentes.
Un petit détail a tout de même posé problème : le patron n'était disponible qu'en anglais. Après avoir examiné attentivement les instructions, la présence de schémas très détaillés s'est avérée rassurante et a permis une compréhension relativement facile. Une connaissance de base de l'anglais et une lecture attentive sont toutefois nécessaires, mais rien d'insurmontable pour les personnes ne maîtrisant pas parfaitement cette langue. La version PDF du patron a été choisie.
Le nombre de pièces (37) réparties sur 73 pages à assembler et à découper peut paraître impressionnant et fastidieux, mais ce type de travail ne pose pas de problème particulier. Il est important de noter que le patron n'est pas forcément conseillé pour les tissus épais. De plus, il était probable que le softshell seul ne suffise pas à maintenir une température corporelle adéquate par temps froid, ce qui nécessiterait l'ajout d'un pull supplémentaire. Pour ces deux raisons, une taille supérieure (T.38) à celle préconisée par le patron a été privilégiée. Les mesures du vêtement fini ont également contribué à cette décision.
La phase de préparation
Cette étape a été relativement longue, notamment en raison du nombre de pièces. Il était essentiel de prendre son temps, car une erreur à ce stade pourrait être difficile à corriger lors de l'assemblage. Les rabats des deux poches au niveau de la poitrine ont été les seuls éléments conservés, car l'utilité des poches elles-mêmes semblait limitée. Il s'agit donc de fausses poches.
Les deux poches basses du devant ont ensuite été réalisées. Cette étape a nécessité une réflexion approfondie. Bien que le modèle propose déjà deux versions, l'envie était de créer des poches à la fois fermées (pour ranger les clés, par exemple) et ouvertes, avec de la fourrure à l'intérieur, pour garder les mains au chaud.
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Pour concilier ces exigences apparemment contradictoires, le principe de la poche plaquée proposée sur le Kelly anorak a été repris, avec une poche zippée positionnée à l'intérieur, comme une poche secrète. Cette idée, bien que complexe, a donné un résultat très satisfaisant. L'utilité de cette poche 2 en 1 sera évaluée avec le temps.
La poche sur la manche, appréciée pour son esthétique, a également été conservée. Cependant, la couture du softshell s'est avérée délicate à ce niveau, car ce matériau ne se fixe pas facilement au fer (ce qui est également un avantage, car le manteau ne se froisse pas). Il a donc fallu faufiler cette pièce avant de pouvoir l'assembler à la manche. Malheureusement, cette poche est peu pratique, car elle ne peut contenir que des objets de très petite taille.
La dernière poche se trouve à l'intérieur. Il s'agit d'une poche passepoilée à deux rabats. La technique utilisée, bien que nouvelle, s'est avérée plus simple que celles employées jusqu'à présent. Un problème est cependant survenu avec le rabat supérieur, car le tissu était insuffisant pour le former (une erreur de découpe ?). La flemme de le refaire s'est alors fait sentir. Cette situation révèle un paradoxe : la capacité à découper et assembler 73 pages, à recommencer une poche du devant à trois reprises, mais l'incapacité à découper un simple rectangle de tissu.
L'assemblage et les finitions
Une fois les poches terminées, l'assemblage s'est déroulé sans trop de difficultés. Les valeurs de couture ont été réduites au maximum afin de gérer au mieux les surépaisseurs. Un petit problème est survenu avec les surpiqûres : certains points ne se faisaient pas. La capuche, initialement non bordée de fourrure dans le modèle, a été modifiée pour inclure cette caractéristique, qui était à l'origine du désir de créer ce manteau.
Un rectangle de fourrure plié en deux a donc été inséré entre la capuche et sa doublure. Cette étape s'est avérée particulièrement délicate en raison de l'épaisseur (environ 1 cm), mais la machine à coudre a tenu bon (malgré l'affichage de messages d'erreur à trois reprises) et aucune aiguille n'a été cassée. Il est peu probable que cette expérience soit renouvelée. La largeur de la bande de fourrure est peut-être un peu excessive, ce qui donne à la capuche une ampleur importante. Cependant, le résultat reste acceptable et permet de ne pas avoir froid à la tête.
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La possibilité de retirer la capuche est un détail particulièrement apprécié. Cela permet de transformer le manteau hivernal en un anorak de mi-saison. Un petit écusson trouvé chez Tissus du renard a été cousu à la main sur la deuxième manche, car ce détail était important.
Conclusion
La réalisation de ce manteau a été un projet d'envergure, à la fois prenant, stressant et enrichissant. La fierté d'avoir relevé ce défi et d'avoir acquis de nouvelles compétences est immense.
Les patrons proposés par Ivanne S ont l'avantage d'offrir de nombreuses déclinaisons possibles. Ce sont des patrons caméléons qui s'adaptent à toutes les envies. Il est cependant important de prévoir du temps pour la lecture des différents documents, qui sont nombreux et détaillés.
En conclusion, la confection d'un manteau est un projet complexe, mais accessible avec de la patience, de la méthode et les bons outils. Ce tutoriel a pour but de vous guider dans les différentes étapes de la création d'un manteau unique et personnalisé.
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