L'amour, le service et la fécondité sont des concepts intrinsèquement liés, qui prennent une dimension particulière dans le contexte du mariage et de la vie chrétienne. Inspiré des réflexions du Père Xavier Lacroix et d'autres sources, cet article explore la signification profonde de ces trois piliers, en les reliant à la notion de don de soi, de décentrement et de réponse à l'amour de Dieu.
Introduction : Au-delà des Piliers Traditionnels du Mariage
Avec le retour du printemps, les célébrations de mariages à l'église refleurissent. L'Église catholique considère traditionnellement la liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité comme les quatre piliers du mariage. Il est frappant de constater que ces principes ne sont pas exclusivement religieux ou chrétiens, mais s'appliquent également au mariage civil. Cette réévaluation du mariage civil par l'Église peut surprendre ceux qui se préparent au mariage religieux et susciter des interrogations quant à la valeur ajoutée du sacrement.
En quoi l'engagement des époux dépend-il du lieu (mairie ou église) ou des personnes présentes (témoins, clergé, invités) ? Dieu ne bénirait-il pas l'amour entre deux êtres avant leur mariage ? Dans un amour fondé sur la liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité, déclaré en privé par un homme et une femme, Dieu n'aurait-il pas déjà tout donné ?
C'est là la limite d'un raisonnement en termes de "ce que l'on peut recevoir de plus" avec le sacrement du mariage, mais aussi avec tout sacrement. En toute liturgie, qui signifie le "service public" accompli par l'Église en union avec le Christ, célébrer un sacrement ne consiste pas d'abord à recevoir quelque chose qui manquerait, mais plutôt à "servir" et à donner rien moins que soi-même, en consacrant à Dieu ce que l'on a déjà reçu de lui, à partir du constat proprement chrétien de ce que Dieu a déjà tout donné en son Fils Jésus-Christ.
Le Sacrement : Un Don de Soi en Réponse à l'Amour Divin
Dans tout sacrement, à commencer par le baptême, la question n'est pas de savoir si on en a "besoin" pour (s')aimer davantage, pour être plus croyant, etc. La question est plutôt celle du psalmiste : "Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ?" (Ps 115), à laquelle il répond immédiatement en termes liturgiques : "J'élèverai la coupe du salut." Tout sacrement est une réponse à l'amour de Dieu déjà reçu (et reconnu comme tel par la foi), une remise de soi, un décentrement, un "rendre gloire à Dieu" qui est le contraire du "pour moi".
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Ce n'est qu'avec le Christ qu'un tel décentrement vers le Père et vers les autres est possible : "En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire" (Jn 15,5). Célébrer un sacrement, c'est alors s'en remettre au Christ, lui consacrer ce que nous recevons et transformons de la Création, ce "fruit de la terre et du travail des hommes" (messe), lui consacrer cet amour que nous avons reçu de Dieu (mariage), lui consacrer cette faiblesse, cette fragilité qui nous affecte par le péché ou la maladie et que nous confions au Seigneur, certains qu'il saura bien en faire quelque chose (sacrement du pardon, sacrement des malades), lui consacrer notre énergie, notre envie de vivre, d'agir, de nous engager (confirmation), lui consacrer toute notre personne en plongeant avec lui dans cette aventure de la vie qui intègre la mort (baptême)… et recevoir en retour ce que nous avons consacré au Christ comme la plus haute des bénédictions : le fait de pouvoir "offrir notre personne et notre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu. C'est là l'adoration véritable" (Rm 12,1). La grâce de tout sacrement qui unit au Christ est qu'un tel don de soi à Dieu et au monde soit effectif.
Le baptême ne fait donc pas devenir enfant de Dieu, car c'est déjà l'identité de tous. Il rend pourtant possible de "devenir ce que nous sommes" (Saint Augustin) de vivre en cohérence avec cette identité commune, en réponse à l'amour reçu de Dieu, en reconnaissance à l'égard de cet amour. Cette vie chrétienne ne relève pas d'abord d'une supériorité morale du baptisé, mais de ce que le baptême signifie et réalise : une plongée dans le Christ, une remise de soi au Christ, qui nous partage son identité parfaite de Fils de Dieu, afin que ce ne soit plus nous qui vivions, mais le Christ qui vive en nous.
Chasteté et Juste Distance : Préparer le Don Total
Pour comprendre le sens de la chasteté avant le mariage, il faut dépasser une vision purement catholique ou chrétienne. Toutes les civilisations ont inventé quelque chose d'analogue, considérant que l'amour entre un homme et une femme est si précieux et fragile qu'il nécessite la validation sociale du mariage. Le "oui" privé de deux amoureux ne prend toute sa valeur que devant témoins, et pas seulement ceux de la famille et des amis, mais devant toute la société.
Les fiançailles instaurent une distance physique et temporelle entre les amoureux, pour différer leur "oui" et leur union à l'échéance d'un temps déterminé, pour qu'ils aient toute leur valeur de "oui", parce que la distance a donné à chacun la possibilité réelle de dire "non" à l'autre, voire de se quitter. La distance est donc indispensable pour fonder l'engagement de l'amour.
Il faut revenir au sens étymologique de la chasteté comme respect de la juste distance pour aimer, le contraire de l'inceste (même racine étymologique) qui est franchissement de cette distance, proximité abusive entre membres d'une même famille. Cette juste distance peut être celle de l'abstinence de relation sexuelle tout comme celle de l'enlacement des corps.
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L'abstinence signifie à l'autre que l'amour que l'on a pour lui n'est pas encore celui du don total, librement offert à lui seul et à personne d'autre, pour la vie et pour donner la vie (or, être prêt à ce don total, c'est par définition être prêt au mariage) ; et à l'inverse, don des corps pour signifier que l'on est chacun prêt à cette offrande de soi, qui engage non seulement ce que l'on est dans l'instant, mais qui saisit tout ce que l'on est : passé, présent et avenir, pour l'offrir à l'autre.
La question n'est pas exactement celle d'avoir le droit après (et pas avant) le mariage, mais celle de gestes qui ont de fait le sens du don total, alors que l'on n'est pas prêt à la déclaration libre, sincère, réciproque de don total, quand bien même cette déclaration resterait encore privée. L'abstinence avant cette déclaration vise aussi à ne pas abuser de la séduction que l'on pourrait exercer sur l'autre, pour vraiment recevoir de lui comme un libre don l'offrande totale de lui-même.
Liberté et Engagement : Choisir de Ne Plus se Poser la Question
Le choix de se marier consiste à décider ensemble de ne plus se poser la question de savoir s'il existe pour chacun un être unique pour qui l'on est fait(e) et qui lui est parfaitement complémentaire. La principale condition préalable pour construire une telle décision est la liberté de chacun, précieusement offerte l'un à l'autre, pour qu'il ait la possibilité réelle de prendre une autre décision.
Servir : La Folie de l'Amour Désintéressé
L'expression "une vie pour les autres" est d'une étrangeté radicale, non seulement parce que notre égocentrisme et notre égoïsme sont enracinés en nous, mais surtout quand on se réfère à ce que le Christ entend par amour et service du prochain. Après le geste du lavement des pieds, Jésus pose cette question à ces disciples : "Comprenez-vous ce que je viens de faire ?"
Il faut reconnaître que nous ne le comprenons pas, que cela relève de la folie de Dieu plus sage que la sagesse des hommes. Folie pour le maître de se mettre à la place de l'esclave ; pour Dieu de s'identifier aux plus-petits ; pour sa toute-puissance de s'auto-limiter à l'impuissance de ceux qui ont faim, ont soif, sont nus, malades, étrangers ou en prison ; pour Dieu de mettre en équivalence le commandement de l'amour pour lui-même et celui pour le prochain.
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La première clairvoyance consiste à admettre que nous ne savons pas aimer ou servir au sens où le Christ en donne le témoignage, qu'autrui ne nous intéresse pas vraiment, ou seulement jusqu'à un certain point, et surtout que l'abaissement du Christ par amour pour l'homme nous répugne.
Pour la foi chrétienne, l'amour agapè, l'amour désintéressé pour autrui, est une vertu théologale, qui procède de la grâce de Dieu. Une vie pour autrui, menée selon cet amour-là, n'est possible qu'en vertu de l'accueil préalable du don de l'Esprit Saint, d'une grâce, c'est-à-dire d'un cadeau immérité, qui donne au chrétien la joie de se reconnaître aimé inconditionnellement par Dieu, par delà mérites et péchés. Aimer à cause de Dieu, ou en vue de Dieu ne signifie pas que le prochain soit un moyen pour exercer l'amour même de Dieu, mais que c'est au niveau le plus profond de la présence de Dieu à l'intime de l'homme que s'établit la relation inter-humaine la plus vraie. Vivre pour les autres consiste à inventer sa réponse personnelle à l'amour incompréhensible de Dieu pour moi, amour inconditionnel qui rend possible le don de moi-même. Répondre à sa vocation implique de tirer parti de ses talents et de ses limites, de la perception des manques et souffrances de ses frères, pour inventer cette réponse.
L'Amour, un Choix Plus Qu'un Sentiment
Le vrai amour ne s'épuise pas comme un simple sentiment, car il repose sur une décision libre de se donner, chaque jour, à l'autre. Être amoureux nous procure beaucoup de bien être à travers différentes hormones, mais baser sa relation sur son ressenti n'est pas stable et peut mener à la tromperie ou à la lassitude. L'amour que nous avons pour le Christ n'est pas simplement un sentiment : c'est un choix libre, par lequel nous décidons de tout donner.
L'Amour Fondé sur le Don de Soi
L'amour consiste au bon, au beau et au vrai. Il est le don total de soi à l'autre ce qui s'accomplit complètement dans le cadre du mariage. L'homme et la femme sont appelés à s'unir pour ne former qu'une seule chair (Marc : 1:7-8).
Le don total de soi, dans le cadre du mariage, signifie :
- Un engagement libre et fidèle, posé sans contrainte et pour toute la vie.
- Un don réciproque de toute la personne, corps et âme, sans réserve ni condition.
- Une ouverture à la vie, dans l'accueil de la fécondité.
- Un amour à l'image du Christ pour son Église : libre, total, fidèle et fécond. (Éphésiens 5:25-31)
Un amour vrai surmonte les épreuves. C'est pourquoi, dans le mariage, les époux s'engagent à rester unis pour le meilleur et pour le pire. Car l'amour ne consiste pas seulement à être présent quand tout va bien, mais surtout à demeurer fidèle quand tout devient difficile.
Avant le mariage nous devons déjà voir à travers le discernement et la prière si cette personne nous correspond : à travers nos valeurs, notre foi et notre personnalité. Ensuite il y a aussi une préparation à ce don total, qui se fait selon différents piliers qui forment un amour vrai.
Les Cinq Piliers d'un Amour Véritable
Un amour véritable dans un couple chrétien repose sur cinq piliers fondamentaux :
1. La Fidélité
L'amour demeure fidèle même dans les épreuves : disputes, défauts, distance ou perte de ressenti. Rester fidèle signifie aussi poser des limites saines, en particulier dans nos relations avec le sexe opposé. La fidélité n'est pas d'abord une contrainte : elle est la forme adulte et mature de l'amour.
2. La Patience
L'amour est patient : il supporte les tensions, les défauts, les lenteurs de l'autre, et les moments difficiles. Il aime la personne dans sa réalité, et pas seulement ce qu'elle nous apporte. L'amour véritable ne cherche pas la perfection ou la performance émotionnelle, mais la croissance commune dans la durée.
3. La Miséricorde et le Pardon
L'amour chrétien est miséricordieux. Il pardonne vraiment, et ne revient pas sans cesse sur les fautes passées. Sans pardon, il est impossible de bâtir un amour durable. Il est important de se réconcilier avant d'aller se coucher afin d'éviter un lent poison qui détruit la relation. (Matthieu 5:23-24) Aimer ne veut pas dire tout accepter aveuglément. L'amour chrétien est éclairé par la raison, non aveuglé par l'émotion. Il est donc essentiel de discerner la qualité de la relation, et de reconnaître que pour qu'un amour soit vécu dans la vérité, il doit aussi être réciproque, respectueux et ordonné à Dieu.
4. Le Respect Mutuel
Aimer, c'est aussi reconnaître la dignité de l'autre, et ne jamais utiliser l'autre comme un moyen de satisfaire ses désirs, ses besoins ou ses attentes. Le respect se manifeste donc par un amour chaste à travers l'écoute, la pudeur avec son partenaire ou/et avec le sexe opposé, le refus de la violence (verbale, émotionnelle, physique ou sexuelle). Le respect, c'est l'espace que l'on garde pour que l'autre puisse rester lui-même, dans la vérité et la liberté. Sans respect, il n'y a ni amour chrétien, ni avenir solide.
5. La Communication et la Compréhension
Avoir peur d'exprimer ses émotions, ses besoins, ses attentes, ou ne pas chercher à comprendre l'autre, entraîne malentendus, tensions accumulées et frustrations. Pour vivre un amour vrai, il est important d'être vrai, de ne pas jouer un rôle et de faire confiance à l'autre. Dans un couple, chacun doit tout dire en vérité et recevoir l'autre avec charité, sans rien lui cacher. Tout ce qui nuit à la communication comme l'indifférence, les non-dits, les paroles blessantes ou le "ghosting" sont des poisons subtils qui tuent lentement la relation.
Les Ennemis de l'Amour
Un amour vrai ne peut grandir que s'il sait se protéger de ce qui le détruit.
1. L'Orgueil
L'orgueil empêche d'aimer en vérité, car il place son propre ego au centre de la relation. Il rend incapable de reconnaître ses torts, de demander pardon, ou d'accueillir les limites de l'autre. L'orgueil fait croire que l'on a toujours raison, qu'on n'a rien à changer, et qu'aimer, c'est d'abord être satisfait soi-même. L'amour chrétien, au contraire, s'appuie sur l'humilité, qui permet de se mettre au service de l'autre, de l'écouter, de s'ajuster, et de se remettre en question.
2. L'Égoïsme
L'égoïsme, c'est le refus du don de soi. Il transforme la relation en un espace où l'on exige sans donner, attend sans offrir, consomme sans s'engager. Il empêche l'amour de grandir, car il le réduit à une recherche de confort ou d'intérêt personnel. L'amour véritable ne cherche pas son propre intérêt, mais celui de l'autre. L'égoïsme engendre frustration, rancune et distance, alors que le véritable amour apprend à se donner gratuitement, même quand cela coûte.
3. Les Réseaux Sociaux et les Attentes Disproportionnées
Les réseaux sociaux peuvent opposer systématiquement les hommes et les femmes, semant la méfiance, accentuant les injustices réciproques, et détruisant les relations. Ils créent une culture de l'apparence, de la comparaison constante et du "toujours plus", nourrissant souvent des attentes ou des critères irréalistes et égoïstes vis-à-vis du vrai amour. Ils nous poussent dans un comportement de consommateur où l'on enchaîne les relations à croire que l'amour doit toujours être parfait, excitant, spectaculaire et que l'autre doit nous combler entièrement et constamment. L'enseignement de l'Église nous rappelle que le véritable amour ne cherche pas à consommer l'autre, mais à se donner à lui ; il ne demande pas la perfection, mais de grandir ensemble en s'élevant dans la vérité et l'amour.
Inquiétude et Désir : Un Chemin vers Dieu
Augustin nous aide à déplacer notre regard sur l'inquiétude, histoire de prendre quelque distance avec l'omniprésence d'une valeur négative que nos sociétés contemporaines occidentales déclinent avec avidité sous les mises en garde contre le stress, l'anxiété et autres tensions quotidiennes. Et si l'inquiétude n'était pas totalement négative ? Augustin nous livre une question : et si l'inquiétude n'était pas totalement négative ? Sans pour autant tomber dans une vision idéaliste ne pourrait-on pas essayer d'entendre ce qu'il dit d'un coeur désirant sans repos ? L'inquiétude augustinienne renvoie l'homme à la pointe de son être et nous convie à une lecture plus ontologique que psychologique. Parce que l'inquiétude est désir, elle est marquée d'une ambiguïté fondamentale. Augustin nous rappelle que l'inquiétude, par le désir qu'elle met en mouvement, n'est pas seulement une pathologie dont il faudrait se garder, mais qu'elle est au coeur de notre être, comme le ressort intérieur d'une humanité dynamique qui ne saurait se penser étrangère à une inhabitation divine.
La recherche de Dieu, au plus intime de lui-même, a toujours rimé avec un sens aigu de l'affectivité. Les Confessions sont l'histoire du "cœur" augustinien, de ses "sentiments", de son affectas. Augustin accorde ainsi beaucoup d'importance aux motivations de son coeur, à leurs évolutions, à tout ce qu'il appelle "volonté" (voluntas) : toute son histoire lui montre combien la "volonté" peut se laisser enfermer dans une "chaîne d'habitudes". Le désir inscrit en lui le sceau d'une vulnérabilité fondamentale.
Pour Augustin, l'inquiétude humaine dit une essentielle vulnérabilité qu'il a été le premier à décrire aussi précisément. L'autobiographie devient un genre littéraire, spirituel, où l'on découvre, au fur et à mesure de la lecture, une écriture du désir qui suit les lignes d'une histoire. Cette écriture parle d'une aventure bien chamelle, celle d'un homme aux prises avec un corps et une âme vulnérables et insatisfaits, laissant naître et renaître la question que cet homme est à lui-même et, par là, les questions du mal et de l'identité de Dieu.
L'inquiétude peut être dès lors le signe d'une âme qui se perd dans la recherche sans fond d'une maîtrise des créatures, au détriment d'une louange accordée à leur créateur. Elle devient anxieuse à cause d'une errance "compulsive" qui tend à exténuer le désir de l'homme, à le tendre jusqu'à la rupture. Malade d'un désir qui est pur échappement, pure agitation, étemel mouvement angoissé, l'homme s'épuise à vouloir demeurer à la surface du monde dans une recherche avide d'elle-même jusqu'à l'épuisement d'un vouloir solipsiste.
Mais le désir humain n'est pas condamné sans appel. L'insatisfaction constitutive du coeur de l'homme peut faire signe vers une tout autre destination que celle de l'épuisement de son élan. L'ampleur infinie du désir montre sans relâche, à celui qui veut bien le voir, combien ce même désir est le signe placé en lui d'un véritable appel de la divinité. Pour Augustin, il est dans la nature de l'homme d'être inquiet. La permanence de l'inquiétude atteste que l'homme ne peut renoncer, sous peine d'insignifiance, à son désir, quels que soient les déceptions et échecs rencontrés. La soif du bonheur est en lui universelle et incoercible.
GPA : Une Question Pastorale et Éthique
Dans le contexte actuel, il est essentiel de porter attention à la problématique de la GPA (Gestation Pour Autrui). Les mères porteuses, tributaires des sommes reçues pour "ce travail", sont le plus souvent parmi les plus pauvres. L'enfant né de la GPA est un migrant, conçu et mis au monde ailleurs, la GPA n'étant pas autorisée sur le territoire français. Il est aussi un survivant.
La GPA soulève des questions éthiques complexes, notamment en ce qui concerne la filiation et l'instrumentalisation du corps féminin. Il est important de ne pas se détourner ni de ces enfants, ni des femmes qui les ont mis au monde, et de rechercher leur bien véritable avant toutes autres considérations.
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