Les familles monoparentales, représentant une famille sur quatre selon l'Insee, sont confrontées à des défis spécifiques pour concilier vie privée et vie professionnelle. Elles sont davantage exposées au risque de pauvreté et rencontrent des difficultés d'accès aux services de garde. La monoparentalité est également un enjeu d'égalité femmes-hommes, car 85 % de ces familles sont dirigées par une femme. Face à ces réalités, des dispositifs d'aide à la garde d'enfants sont cruciaux pour soutenir l'insertion professionnelle des parents isolés.

L'Évolution de l'Aide à la Garde d'Enfants : De l'AGEPI à l'AGE

Auparavant, l’AGEPI (Aide à la Garde d’Enfants pour Parent Isolé) remplissait ce rôle. Créée en 2013, l’aide à la garde d’enfants pour parent isolé (Agepi) évolue. L’absence de solution de garde est un frein à la reprise d’emploi ou à l’entrée en formation. Pour soutenir les parents souhaitant s’engager dans un parcours d’insertion, France Travail a récemment élargi son aide à la garde d’enfants. Désormais, l’AGE (Aide à la Garde d’Enfants) est le dispositif de référence pour accompagner les demandeurs d’emploi avec enfants dans leur reprise d’activité ou leur formation. L’AGE a remplacé l’ex-AGEPI qui ciblait uniquement les parents isolés. Depuis le 1ᵉʳ mai 2024, elle est désormais accessible à tous les demandeurs d’emploi souhaitant reprendre un emploi, une formation ou s’engager dans un contrat aidé alors qu’ils élèvent un ou plusieurs enfants de moins de douze ans. En effet, l’accès aux modes de garde est un problème « de plus en plus prégnant », notamment dans les territoires qui expérimentent le nouvel accompagnement pour les allocataires du RSA, indique le directeur général délégué de France Travail, Paul Bazin.

Les Origines de l'AGEPI

Face au manque de structures d'accueil et à la difficulté d'accès aux services de garde, France Travail à conçu le dispositif "Aide à la Garde d'Enfants" ou AGE qui vise à faciliter l'accès à l'emploi et à combattre la précarité financière.

Qui est concerné par l'AGE ?

Les interlocuteurs sont les conseillers de France Travail. L’AGE est une aide financière ponctuelle versée par France Travail aux demandeurs d’emploi ayant un ou plusieurs enfants à charge. Si vous élevez seul votre enfant, rassurez vous vous pouvez tout à fait solliciter l’AGE France travail au même titre que l’ensemble des dispostifs d’aide aux parents isolés. Contrairement à l’ex-AGEPI, il n’est pas nécessaire d’être un parent isolé.

Montant et Versement de l'AGE

Le montant de l’AGE est forfaitaire et unique. Les montants indiqués ci-dessus sont appliqués pour les enfants en garde âgés de moins de 12 ans pour les résidents de la France Métropolitaine ou dans les DOM. Vous devez vous adresser à l’agence France Travail dont vous dépendez. L’AGE est un versement unique effectué par France Travail, directement sur le compte bancaire du bénéficiaire.

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Cumul avec d'autres aides

L’AGE peut se cumuler avec le RSA, la prime d’activité de la CAF, et les prestations de la CAF comme le CMG ou l’ASF.

Le Complément de Libre Choix du Mode de Garde (CMG) : Un Soutien Financier Essentiel

Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) contribue au financement de la garde d’un enfant de moins de six ans par un assistant maternel ou par une garde d’enfant à domicile, ou en cas de recours à un prestataire de garde d’enfants à domicile, à certaines micro-crèches ou certaines crèches familiales. Le CMG est modulé selon le nombre d’enfants à charge et selon les ressources du foyer. Pour les parents isolés, le plafond de ressources pour le bénéfice du CMG est majoré de 40 % et les montants plafond de cette prestation sont majorés de 30 %.

Extension du CMG aux enfants jusqu'à 12 ans pour les familles monoparentales

Au-delà de six ans, les dispositifs publics d’aide à la garde d’enfants sont limités, alors même que les enjeux de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle restent importants, surtout pour les familles monoparentales qui ne peuvent pas obtenir le relai d’un autre parent. C’est pour répondre à ce besoin que le complément de libre-choix du mode de garde (CMG) sera étendu jusqu’aux 12 ans de l’enfant à compter du 1er septembre 2025 pour les familles monoparentales afin de faciliter leur accès à un mode de garde formel pour leurs enfants plus âgés.

CMG en cas de garde alternée

Enfin, à partir de 1er décembre 2025, chacun des parents pourra bénéficier du CMG « emploi direct » pour son ou ses enfants en garde alternée. Adam et Lola sont séparés, et ont deux enfants en résidence alternée. Chaque parent a un besoin de garde de 90 heures par mois par un assistant maternel.

Réforme du calcul du CMG

La réforme vise à mieux prendre en compte les besoins des familles dans certaines situations (choix du mode de garde, composition de la famille …). depuis le 1er septembre 2025 : un calcul qui change pour l’ensemble des familles. Depuis le 1er septembre, le calcul du montant du CMG rémunération est modifié pour prendre en compte la situation réelle des familles : nombre d’enfants à charge et niveau de ressources. La réforme vise à mieux accompagner financièrement les parents ayant des besoins d'accueil importants ou des revenus modestes. Le nouveau calcul est appliqué automatiquement par l'Urssaf service Pajemploi, vous n'avez aucune démarche à faire.

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  • Dépenses totales de garde : C’est la dépense totale liée à la garde de votre enfant : salaire net et cotisations sociales. Si le tarif horaire pratiqué par votre employé dépasse ce plafond, le CMG est calculé sur la base du plafond applicable.
  • Ressources mensuelles : Ce sont vos ressources mensuelles, calculées à partir de vos revenus pris en compte par votre Caf ou par votre MSA. Ces revenus sont pris en compte dans la limite d’un plafond (montant maximum-fixé à 8 500€) et d’un plancher (montant minimum- fixé à 814,02€) pour le calcul du CMG.
  • Taux d'effort : C’est un pourcentage qui correspond à la part des frais de garde que la famille doit assumer.
  • Tarif de référence national : C’est un montant “repère” fixé chaque année. Il correspond au coût médian d’une heure de garde observé en France.

Exemples chiffrés :

  • Mathéo et Alice ont des ressources de 2 000 € net et ont un besoin d’accueil de 160 heures par mois pour l’accueil de leur unique enfant. Ils rémunèrent leur assistant maternel à hauteur de 4,85 €. Ils ont un unique enfant à charge donc le taux d’effort est de 0,0619%. On applique un pourcentage (le « taux d’effort ») aux revenus mensuels du foyer. il existe un tarif de référence national, fixé par l’État. Les cotisations liées à l’emploi de la personne qui accueille votre enfant restent prises en charge.
  • Élie et Chloé ont 2 enfants à charge. Ils ont des ressources mensuelles cumulées de 4 000 € net et ont besoin de 110 heures d'accueil par mois pour l'accueil de l'un de leurs deux enfants. La réforme rapproche le coût entre une crèche et l'emploi d'un salarié.

Impact de la réforme sur le CMG

  • Crèche bénéficiant de la prestation de service unique (PSU).
  • Le CMG augmente pour de nombreuses familles, notamment celles qui font face à des dépenses élevées du fait d’un nombre d’heures d’accueil important.
  • Pour certaines familles - par exemple celles ayant besoin d'un nombre d'heures moins important - la prestation diminue. Pour ces familles, un complément transitoire peut être versé sous certaines conditions de ressources et de nombre d’heures de garde afin d‘éviter des variations importantes des dépenses restant à leur charge. Si vous êtes éligible, ce complément transitoire est automatiquement calculé et intégré à votre CMG.

Exemples de l'impact de la réforme :

  • Mathéo et Alice ont des ressources mensuelles cumulées de 2 000 € net et ont besoin de 160 heures d'accueil par mois pour l'accueil de leur enfant. Avant la réforme, ils bénéficiaient d'un CMG de 339,42 €, et leur reste à charge s'élevait à 436,58 €.
  • Louise et Sofiane ont des ressources mensuelles cumulées de 6 000 € net et ont besoin de 90 heures d'accueil par mois pour l'accueil de leur enfant. Avant la réforme, ils bénéficiaient d'un CMG de 203,62 €, et leur reste à charge s'élevait à 232,88 €.

Si vous souhaitez obtenir une première estimation à titre indicatif de votre reste à charge ? La réforme du mode de calcul peut entraîner une diminution du montant de votre CMG. Aucune démarche n'est à effectuer : si vous êtes concerné, les calculs du CMG intègrent automatiquement le complément transitoire au moment de votre déclaration en septembre 2025.

Complément transitoire

Julien et Sylvie ont des ressources mensuelles cumulées de 4 000 € net et ont besoin de 110 heures d'accueil par mois pour l'accueil d’un de leurs deux enfants âgé de moins de 3 ans. Jusqu'à maintenant, ils bénéficiaient d'un CMG de 339,42 €, leur reste à charge s'élevant à 194,08 €. Julien et Sylvie remplissent les conditions pour prétendre à la compensation : les ressources sont inférieures au plafond et leur recours est supérieur à 100 heures. Un complément de 32,96 € leur sera donc versé pour éviter des variations importantes des dépenses restant à leur charge. Vous avez effectué une simulation pour évaluer vote nouveau reste à charge, et avez constaté une potentielle baisse de votre droit au CMG ? Vous avez peut-être droit au complément transitoire.

Comment faire la demande ? Si vous êtes déjà bénéficiaire du CMG avant les 6 ans de votre enfant et que la Caf ou la MSA a connaissance de votre situation familiale, il n’y a pas de démarche à faire. Le CMG continue d’être versé tant que l’accueil continue. Dans le cas contraire, vous pouvez faire une demande auprès de la Caf ou MSA dont vous dépendez. Sabrina élève seule son enfant âgé de 7 ans, ses ressources mensuelles sont de 3 000 € net , et a besoin de faire garder sa fille 40 heures par mois par un assistant maternel. Avant la réforme, elle n'avait aucun droit CMG, et son reste à charge était de 354,34 €. Après la réforme, elle aura droit au CMG, qui s'élèvera à 119,72 €. pour le parent qui n’est pas allocataire : une demande de CMG doit être effectuée auprès de la Caf ou de la MSA.

Les Crèches à Vocation d'Insertion Professionnelle (AVIP)

Afin de soutenir activement les parents engagés dans une recherche d’emploi et de lever les freins d’accès au marché du travail, les crèches à vocation d’insertion professionnelle (AVIP) proposent aux parents de jeunes enfants (0 - 3 ans) demandeurs d’emploi et en reprise d’emploi des places d’accueil qui leur sont réservées. Pour les familles monoparentales (le plus souvent les mères isolées élevant seules leurs enfants), la conciliation entre vie familiales et recherche d’emploi est rendue plus difficile, les exposant davantage au risque d’isolement et de précarité. L’accueil de leur enfant en crèche AVIP représente, pour elles, une opportunité de sortir de l’isolement et de consacrer du temps à leur recherche d’emploi ou de formation, afin de pouvoir se (re)insérer durablement sur le marché du travail et sortir de la précarité par l’emploi.

Autres Formes de Soutien

Le service public d'intermédiation du versement des pensions alimentaires

L'intermédiation financière est un service public gratuit géré par l’Agence de recouvrement et d’intermédiation financière des pensions alimentaires (ARIPA), adossée à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Ce service public a pour objectif de sécuriser le versement de la pension alimentaire entre les parents séparés, quel que soit l'âge de leur enfant. L’intermédiation financière a également pour but d’apaiser les tensions liées aux questions financières entre parents séparés, afin qu’ils puissent se concentrer sur l’éducation et le développement de leurs enfants.

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Concrètement, il s’agit de garantir à toutes les familles monoparentales, dont 700 000 vivaient en 2022 sous le seuil de pauvreté soit un million d’enfants pauvres, le versement effectif de la pension alimentaire chaque mois et de limiter ainsi les retards de paiement et / ou les impayés. Le principe du dispositif d’intermédiation financière est le suivant : le parent débiteur d’une pension alimentaire verse mensuellement le montant de la pension à l'ARIPA, qui se charge ensuite de la reverser au parent créancier.

Tout manquement du parent débiteur à ses obligations entraîne, dès le premier impayé, le recouvrement de la pension par l’ARIPA et le déclenchement du versement de l’allocation de soutien familial (ASF) lorsque le parent créancier de la pension alimentaire est un parent isolé et en a fait la demande.

Dans l’objectif de renforcer le dispositif, la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2022 a systématisé l’intervention de l’ARIPA pour toutes les pensions alimentaires nouvellement fixées. Depuis le 1er mars 2022, l’intermédiation de la pension est ainsi mise en place pour tous les parents qui divorcent devant la justice, sauf refus conjoint des deux parents.

Enfin, depuis le 1er janvier 2023, la systématisation a été étendue à tous les autres types de décisions de justice comportant la fixation d’une pension alimentaire, ainsi qu'aux séparations extra-judiciaires ayant donné lieu à un titre exécutoire, notamment les divorces par consentement mutuel. Cette nouvelle étape achève la systématisation de l’intermédiation, afin que celle-ci puisse pleinement jouer son rôle de prévention des impayés.

Le site internet de l'ARIPA propose une offre de services complète et gratuite :

  • une information complète pour engager des démarches de recouvrement des impayés de pensions alimentaires et bénéficier de l’aide au recouvrement des impayés par l’ARIPA ;
  • un outil d’estimation du montant minimal de la pension alimentaire dans le cadre d’un accord amiable ;
  • des informations sur l’allocation de soutien familial (ASF) et la demande de versement de cette prestation ;
  • des informations sur l’intermédiation financière des pensions alimentaires et la demande de mise en place de ce service pour les parents souhaitant saisir eux-mêmes l’ARIPA sans passer par un professionnel de justice ;
  • des informations sur les droits et démarches en cas de séparation, notamment sur les dispositifs de soutien à la parentalité (médiation familiale, espaces de rencontre, etc.).

Il est également possible de contacter l’Agence de recouvrement via une plateforme téléphonique spécialisée, à partir d’un numéro unique national (0 821 22 22 22).

L'Allocation de Soutien Familial (ASF)

L’allocation de soutien familial (ASF) est une aide spécifiquement dédiée aux situations de monoparentalité. Elle est versée sans conditions de ressources aux parents qui élèvent seuls leur(s) enfant(s) C'est une prestation familiale versée pour contribuer à élever un enfant privé de l’aide financière de l’un ou de ses deux parents ou pour compléter une pension alimentaire fixée et payée intégralement, mais dont le montant est faible. Le montant actuel de l'ASF a été révisé au 1er avril 2025. Il sera applicable jusqu'au 31 mars 2026 et s’élève à 199,19 € par mois et par enfant.

Sur demande du parent créancier (celui auquel la pension alimentaire est due), l’ASF peut également être versée à titre d’avance sur les pensions alimentaires impayées par l’autre parent. La CAF ou la MSA engage alors une procédure de recouvrement de la pension alimentaire impayée auprès de l’autre parent pour récupérer les avances de pension alimentaire versée à l’allocataire et lui versera le solde s’il y a lieu.

Les offres de service séparation par la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF)

L’élaboration du parcours usager autour de la séparation a été priorisée au regard de l’évolution des formes familiales (augmentation des séparations et des divorces), des besoins des familles en situation de séparation (soutien financier, maintien du lien parent-enfant, prévention de l’isolement, accompagnement des situations de violences conjugales, etc.) et des nouvelles offres de service de la branche (intermédiation financière, offre de travail social « parents seuls »).

Dans ce cadre, l’objectif du « parcours séparation » est de faciliter toutes les démarches de l’usager, d’accélérer l’accès à ses droits en lui facilitant la complétude de son dossier, de l’informer sur les ressources à sa disposition près de chez lui et de l’orienter le cas échéant vers d’autres services en fonction de sa situation.

Le parcours « séparation » a pour objectif de faciliter l’accès des familles à l’ensemble des offres de services qui constituent le socle commun d’intervention minimum devant être déployé sur chaque territoire, en fonction de leur situation :

  • le versement de prestations financières auprès des allocataires ;
  • l’appui au versement et au recouvrement des pensions alimentaires ;
  • l’information, l’accompagnement et l’orientation des parents.

Autres formes d'aide

  • Répit parental
  • Le parrainage: Les familles monoparentales sont particulièrement concernées par les bénéfices du parrainage. Il leur permet des temps de repos qui favorisent leur bien-être mais aussi l’installation d’un lien social avec le parrain ou la marraine et les professionnels des associations qui accompagnent la relation de parrainage.

Pour en savoir plus :

  • UNAPP : UNAPP - Parrainages de proximité & Mentorats
  • France Parrainage : France Parrainages, association d’aide à l’enfance
  • Parrains par mille : Parrains Par Mille | PPM, association de parrainage en France
  • Les aides aux vacances: De nombreuses aides vacances CAF existent pour aider les familles modestes à financer leurs vacances. L’une des plus connues est l’aide aux vacances familiales (AVF), qui prend la forme de bons vacances utilisables dans des centres agréés.
  • Zoom sur le site monenfant.fr : qui est un service d'intermédiation et permet la mise en relation des parents avec les Etablissements d’Accueil de Jeunes Enfants (EAJE) pour un service d’accueil ponctuel.

Conditions Dérogatoires d'Accès à l'AGEPI (Informations Historiques)

Bien que l'AGEPI ait été remplacée par l'AGE, il est utile de noter les conditions dérogatoires qui pouvaient s'appliquer à l'époque :

  • Il peut être dérogé à la condition de lieu de la reprise d’emploi ou de la formation (cf.
  • Les bénéficiaires d’une convention de reclassement personnalisée (CRP), d’un contrat de transition professionnelle (CTP) ou d’un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ont le statut de « stagiaire de la formation professionnelle » (cf. article L. 1233-67, 4ème alinéa).
  • ou indemnisés au titre d’une allocation chômage dont le montant est inférieur ou égal à l’allocation d’aide au retour à l’emploi minimale (ARE minimale). Il peut être dérogé à la condition de ressources du bénéficiaire (cf.
  • Il peut être dérogé à la condition de situation familiale du bénéficiaire (cf.
  • Le créateur / repreneur d’entreprise peut bénéficier de l’aide sous réserve d’avoir le statut de salarié dans cette entreprise. Une étude mandataire devra, le cas échéant, être réalisée par Pôle emploi afin de s’en assurer. Si cette étude reconnait la qualité de salarié à l’intéressé, le cumul d’un mandat social et d’un contrat de travail est autorisé et l’aide à la garde d’enfants pour parents isolés peut être attribuée. Il peut être dérogé à la condition de durée du contrat de travail (cf.
  • Il peut être dérogé à la condition de durée de la formation (cf.
  • Il est à noter que les demandeurs d’emploi indemnisés par la caisse d'assurance chômage de Mayotte (CACM) ne sont pas indemnisés par le régime d’assurance chômage (Unédic).
  • Un accès dérogatoire dans la limite de 30 % des attributions est possible. Les dérogations sont accordées, sur proposition du conseiller au regard de la situation du demandeur d'emploi en prenant en compte le contexte territorial, par un agent disposant d’une délégation donnée par le directeur régional. Ces dérogations sont budgétairement encadrées par la direction régionale. Elles sont accordées sous réserve que l’enveloppe budgétaire allouée par la direction régionale pour ce type de dérogations le permette. Si une telle enveloppe est épuisée ou n’a pas été prévue par la direction régionale, ces dérogations ne peuvent être attribuées. En revanche, la dérogation ne peut pas porter sur la nature du fait générateur. L’AGEPI ne pourra pas être demandée à titre dérogatoire lorsque le demandeur d’emploi se rend à un entretien d’embauche, participe à un concours public ou suit une prestation intensive.
  • un demandeur d’emploi non indemnisé, le pôle emploi qui assure son suivi vérifie que celui-ci ne peut pas percevoir ou a épuisé ses droits à une allocation de chômage (cf.
  • L’aide ne peut cependant être attribuée par le directeur d’agence du pôle emploi qu’une seule fois pendant une période de 12 mois à compter de la date de reprise d’emploi ou d’entrée en formation.

Recours et Justificatifs (Informations Historiques)

  • Il appartient au Pôle emploi de procéder à l’examen des recours formés par l’intéressé. Le recours contentieux est formé devant le tribunal administratif territorialement compétent, dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision prise sur le premier recours.
  • Le bénéficiaire de l’aide doit produire les documents justificatifs au plus tard dans les deux mois de date à date qui suivent la reprise d’emploi ou l’entrée en formation mentionnée dans le formulaire de demande d’AGEPI (cf. point 7). Ce délai est stipulé dans la demande d’aide AGEPI. Le demandeur accepte de s’y conformer en apposant sa signature sur ce formulaire.

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