L'auxiliaire de puériculture est un professionnel de la santé spécialisé dans le soin et l'accompagnement des enfants de 0 à 6 ans. Son rôle est essentiel au sein des structures d'accueil de la petite enfance, des établissements de santé et des services de protection maternelle et infantile (PMI). Cet article explore en détail les missions de l'auxiliaire de puériculture, la formation requise pour exercer ce métier, ainsi que les perspectives d'emploi et d'évolution de carrière.

Missions principales de l'Auxiliaire de Puériculture

L'auxiliaire de puériculture assure trois missions essentielles :

  1. Accompagner l’enfant dans les activités de sa vie quotidienne et sociale : Cela comprend l'aide à l'habillage, à la prise de repas, à la toilette, ainsi que l'organisation d'activités d'éveil et de jeux adaptés à l'âge et aux besoins de chaque enfant. L’auxiliaire de puériculture, dans une crèche ou à la garderie, est responsable d’un groupe de 5 à 8 enfants âgés entre 3 mois et 3 ans. Il organise des jeux et activités d’éveil, change les enfants, les fait manger, apprend aux plus grands à manger seuls, à devenir propres etc. Il lui faut aussi être en mesure d’adapter en permanence l'organisation, en prévoyant des activités et des pauses, en fonction des besoins des enfants et du taux d'encadrement, en concertation avec ses autres collègues.

  2. Collaborer au projet de soins personnalisé dans son champ de compétences : L'auxiliaire de puériculture travaille en étroite collaboration avec l'équipe pluridisciplinaire (puériculteurs, infirmiers, médecins, éducateurs de jeunes enfants, etc.) pour mettre en œuvre le projet de soins individualisé de chaque enfant. Cela peut inclure la surveillance de l'état de santé, l'administration de médicaments prescrits par le médecin, ainsi que la réalisation de soins d'hygiène et de confort.

  3. Participer à l'accueil et à l'intégration sociale des enfants : L'auxiliaire de puériculture veille à créer un environnement sécurisant et stimulant pour favoriser le développement et l'épanouissement de chaque enfant. Elle participe à l'accueil des enfants porteurs de handicap, atteints de pathologies chroniques ou en situation de risque d'exclusion ou de maltraitance.

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Les lieux d'exercice du métier

L'auxiliaire de puériculture peut exercer dans différentes structures :

  • Structures sanitaires : Hôpitaux (services de maternité, de néonatologie, de pédiatrie), cliniques, centres de protection maternelle et infantile (PMI). À la maternité ou à l’hôpital, il prodigue aux nouveaux nés et enfants en bas âge des soins ordinaires. Il s’occupe notamment de les changer, faire leur toilette, préparer les biberons… À l’hôpital, il est appelé à travailler de jour comme de nuit, mais aussi les week-ends et jours fériés. Dans le centre de protection maternelle et infantile (CMI), l’auxiliaire de puériculture, assiste aux consultations données par le médecin en tenant à jour des dossiers à jour, conseillant les patients et veillant à la propreté du matériel.
  • Structures médico-sociales : Crèches, haltes-garderies, jardins d'enfants, pouponnières sociales ou sanitaires, établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE).
  • Structures sociales : Centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), services d'aide à domicile.

Un auxiliaire de puériculture travaille avec une équipe pluriprofessionnelle dans des structures sociales ou sanitaires avec un puériculteur et un infirmier, il est souvent en contact avec d’autre professionnels des métiers du paramédical (comme des ambulanciers et des psychomotriciens). Un auxiliaire de puériculture propose un accueil de qualité aux enfants et à leur famille, dans une relation de respect et de bienveillance tout en assurant la sécurité et en préservant la place des parents.

Formation requise : le Diplôme d'État d'Auxiliaire de Puériculture (DEAP)

Pour exercer le métier d'auxiliaire de puériculture, il est obligatoire d'être titulaire du Diplôme d'État d'Auxiliaire de Puériculture (DEAP). La formation, réglementée par l’arrêté du 10 juin 2021, conduisant à la délivrance d’un Diplôme d’Etat de niveau 4, se déroule sur une durée de 10 à 12 mois et comprend :

  • Une formation théorique : Elle représente 22 semaines soit 770 heures de cours. La formation est articulée selon 5 blocs de compétences, 10 modules et un dispositif d’accompagnement pédagogique individualisé. Elle vise l’acquisition des onze compétences nécessaires. Les enseignements sont dispensés au format hybride (présentiel et distanciel) au travers de cours magistraux, travaux dirigés, travaux de groupe et temps personnel guidé. Le programme de formation à l’IFAP est conforme aux référentiels d’activités, de compétences et de formation (arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture). L’objectif principal de la formation auxiliaire de puériculture est de permettre aux élèves d’acquérir les compétences requises pour exercer la profession d’auxiliaire de puériculture. L’élève doit à l’issue de sa formation obtenir la validation des 5 blocs de compétences définis dans le référentiel de certification (arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture). La formation comprend des enseignements théoriques et pratiques organisé en institut ou à distance et une formation réalisée en milieu professionnel. Les enseignements théoriques sont réalisés sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés ou de travaux pratiques en petits groupes d’apprenants permettant l’apprentissage progressif des gestes techniques nécessaires à l’acquisition des compétences. Les outils de simulation en santé sont utilisés pour favoriser les apprentissages pratiques et gestuels.

  • Une formation pratique : Elle représente 22 semaines soit 770 heures en stage (3 stages de 5 semaines et 1 stage préprofessionnel de 7 semaines). Ces périodes peuvent être effectuées dans différentes structures employeurs, publiques ou privées, du champ sanitaire, social ou médico-social, en établissement ou en hospitalisation à domicile. L’acquisition de compétences relationnelles, techniques et organisationnelles pour proposer des soins de qualité et s’inscrire dans un travail en collaboration. Ces périodes peuvent être effectuées dans différentes structures employeurs, publiques ou privées, du champ sanitaire, social ou médico-social, en établissement ou en hospitalisation à domicile.

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Admission en IFAP

L'admission en Institut de Formation d'Auxiliaires de Puériculture (IFAP) s'effectue sur dossier et entretien. L'épreuve écrite n'existe plus depuis l'arrêté du 7 avril 2020. Le jury évalue la motivation du candidat, ses connaissances du métier, ainsi que son aptitude à suivre la formation.

Contenu de la formation

La formation DEAP est axée sur l'acquisition de compétences dans les domaines suivants :

  • Accompagnement de l'enfant : Développement de l'enfant, besoins fondamentaux, activités d'éveil, jeux, communication.
  • Soins à l'enfant : Hygiène, alimentation, sommeil, prévention des infections, surveillance de l'état de santé. Les soins ont pour but de répondre aux besoins fondamentaux de l’être humain. L’auxiliaire de puériculture réalise les soins sous le contrôle de l’infirmier ou de l’infirmière puéricultrice. Les soins courants doivent permettre d’assurer la continuité de la vie dans une situation d’autonomie partielle et dans le cadre d’un état de santé stable, c’est-à-dire qui n’est pas sujet à des fluctuations, et constant, c’est-à-dire durable, qui ne varie ni ne s’interrompt. L’auxiliaire de puériculture collabore avec l’infirmier ou de l’infirmière puéricultrice, à leur réalisation.
  • Communication et relation : Communication avec l'enfant, les parents, l'équipe pluridisciplinaire.
  • Hygiène et sécurité : Règles d'hygiène, prévention des risques, sécurité de l'enfant.
  • Organisation du travail : Travail en équipe, gestion du temps, organisation des activités.

Évaluation

Les compétences professionnelles sont évaluées pour moitié au sein de l’IFPM et pour moitié lors des stages cliniques. Les conditions de certification sont définies par l’arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture : L’évaluation des compétences acquises par l’élève est assurée par l’institut de formation et par le tuteur de stage tout au long de la formation selon les modalités d’évaluation définies dans le référentiel de formation en annexe III du présent arrêté. Le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture s’obtient par la validation de l’ensemble des blocs de compétence acquis en formation théorique et pratique et en milieu professionnel, selon les critères d’évaluation définis dans le référentiel de certification en annexe II. En cas de non validation d’un bloc de compétences, l’élève bénéficie d’une session de rattrapage par année dans la limite de quatre sessions de jury, organisées selon les mêmes modalités que la session initiale. Lorsque les conditions de validation ne sont pas remplies à l’issue des épreuves de rattrapage, l’élève peut se réinscrire et suivre les enseignements des blocs de compétences non validés. Les modalités des évaluations sont prescrites par le référentiel de formation pour chacune des modules. L’élève est évalué sur les compétences qu’il a mobilisées lors des activités de soins.

Coût de la formation

Le coût de la formation d’auxiliaire de puériculture est de 7 800€ en 2026 pour le cursus complet (montant réévalué chaque année).

Equivalences et passerelles

Les personnes possédant certains titres ou diplômes peuvent bénéficier d'allègements de formation.

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Qualités et compétences requises

Pour exercer le métier d'auxiliaire de puériculture, il est essentiel de posséder certaines qualités et compétences :

  • Qualités humaines : Patience, douceur, empathie, sens de l'écoute, capacité à communiquer, disponibilité, sens des responsabilités.
  • Compétences techniques : Connaissance du développement de l'enfant, maîtrise des techniques de soins, respect des règles d'hygiène et de sécurité, capacité à travailler en équipe.
  • Aptitudes physiques : Bonne condition physique, résistance au stress.

Un auxiliaire de puériculture doit faire preuve de rigueur mais aussi d’imagination. En effet, il faut être capable de trouver des activités de loisirs et d’éveil. Il faut également être très disponible car les horaires peuvent être contraignants à l’hôpital.

Par ailleurs, il faut faire preuve de douceur pour travailler avec les bébés. L’amabilité est également importante pour avoir un bon contact avec les enfants mais aussi un bon contact avec leurs parents. Il est également nécessaire d’être vigilant pour participer à la surveillance des enfants. Un auxiliaire de puériculture doit être fiable et responsable, car on lui confie le bien-être et la sécurité des plus jeunes. Il doit constamment être attentif et prudent, en particulier dans le service pédiatrie d’un hôpital.

Enfin, avoir un sens de l’écoute et un goût du contact est important, car il faut savoir travailler avec des professionnelles de santé au sein d’une équipe. La dimension relationnelle de cet emploi est importante, il faut faire preuve d’écoute auprès des enfants comme des parents.

Les compétences demandées sont assez variées, elles concernent la psychologie de l’enfance, la psychomotricité, la maîtrise des règles d’hygiène et de sécurité.

Perspectives d'emploi et d'évolution de carrière

Le secteur de la petite enfance offre de nombreuses opportunités d'emploi pour les auxiliaires de puériculture, en raison de la demande croissante de places en crèche et de l'importance accordée à la qualité de l'accueil des jeunes enfants.

Évolution de carrière

Après quelques années d'expérience, l'auxiliaire de puériculture peut évoluer vers d'autres fonctions :

  • Puéricultrice : Après trois ans d’expérience professionnelle dans le secteur médico-social ou hospitalier, il est possible d’intégrer un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) pour préparer le diplôme d’État d’infirmier.
  • Éducateur de jeunes enfants (DEEJE) : Après trois ans d’expérience professionnelle dans le secteur médico-social ou hospitalier, il est possible d’intégrer un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) pour préparer le diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE).
  • Aide-soignant : Par ailleurs, des passerelles sont possibles vers le métier d’aide médico-psychologique ou encore de passer le diplôme d’aide-soignant. Les titulaires du diplôme professionnel d'auxiliaire de puériculture peuvent aussi préparer le diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS).
  • Assistant médical : Il est possible pour un auxiliaire de puériculture de devenir assistant médical.

Salaire

En début de carrière, le salaire moyen d’un auxiliaire de puériculture est de 1541 € brut mensuel. Dans les hôpitaux et en services publics, un auxiliaire de puériculture relève de la catégorie B de la fonction publique. Les auxiliaires de puériculture sont classées en catégorie B et bénéficient d'une grille indiciaire définie par le décret n° 2021-1267 du 29 septembre 2021, qui fixe les indices bruts pour chaque échelon.

Le CAP AEPE : une voie d'accès au métier d'Auxiliaire de Puériculture ?

Le CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (AEPE) est un diplôme d'État de niveau V qui permet d'acquérir des compétences de base dans le domaine de la petite enfance. Bien qu'il ne permette pas d'exercer directement le métier d'auxiliaire de puériculture, il peut constituer une première étape intéressante pour les personnes souhaitant s'orienter vers ce secteur.

Le CAP AEPE prépare aux fonctions suivantes :

  • Accompagnement de l'enfant : Soins d'hygiène, alimentation, habillage, activités d'éveil.
  • Animation : Organisation de jeux et d'activités ludiques.
  • Entretien des locaux : Nettoyage et désinfection des espaces de vie de l'enfant.

L'Accompagnant éducatif petite enfance assure une présence et un accompagnement quotidien auprès des enfants, il ou elle travaille sous la responsabilité de l'auxiliaire de puériculture ou de la directrice de crèche.

Poursuite d'études après le CAP AEPE

Après l'obtention du CAP AEPE, il est possible de poursuivre des études pour se spécialiser dans le domaine de la petite enfance :

  • DEAP : Le CAP AEPE permet d'être mieux préparé à la formation d'AP et d'avoir des connaissances solides dans le milieu de la petite enfance. La formation petite enfance est allégée et s'effectue sur 9 mois si le candidat a déjà le diplôme CAP Accompagnement Educatif Petite Enfance.
  • Concours d'ATSEM : Le CAP AEPE est souvent requis pour se présenter au concours d'Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles (ATSEM).

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