Adriana Karembeu, figure emblématique du mannequinat et ambassadrice engagée de la Croix-Rouge, s'est livrée à cœur ouvert dans son autobiographie intitulée Libre, parue le 2 mai. Cet ouvrage révèle une enfance marquée par la violence paternelle, des relations amoureuses complexes et un cheminement personnel vers la reconstruction.

Une Enfance Douloureuse Sous l'Emprise d'un Père Violent

Dans Libre, Adriana Karembeu brise le silence sur les violences domestiques qu'elle a subies de la part de son père. Elle se décrit comme son "bouc émissaire", une "espèce de sac dans lequel on tape quand on est de mauvaise humeur ou quand on a juste envie de torturer gratuitement un être humain". Elle se souvient : « Il lui arrivait de me frapper, mais surtout il m’humiliait constamment. Du matin au soir, mon père n’arrêtait pas de dire que je n’étais bonne à rien, que j’allais finir ma vie en nettoyant des égouts". Ces paroles ont profondément marqué la jeune Adriana, la convainquant qu'elle était "non désirée" et que sa vie serait "triste et misérable".

Elle raconte que son père n’hésitait pas à lui taper la tête contre le mur ou à jeter l’intégralité de son placard au sol. "Pour lui, j’étais un monstre. Il me le disait sans arrêt." Elle précise : "Je sais qu’il y a pire, il ne m’a pas abusée sexuellement. Il ne m’a pas séquestrée. Il me disait sans arrêt : 'Si tu savais il y a des choses pires que ce que tu vis.' Certes, mais ce que j’ai vécu laisse des traces".

Adriana Karembeu explique que l’écriture de cette autobiographie a été douloureuse, l’obligeant à « remuer ces souvenirs ». Pis, elle confie avoir ressenti « à nouveau les coups dans (s) a chair ». Des « blessures d’enfance » qui ont refait surface en 2018, lorsqu’elle a mis au monde sa fille unique, Nina. Elle dévoile ainsi avoir « pris conscience de l’absurdité de ces gestes envers moi. J'étais le bouc émissaire de mon père, une espèce de sac dans lequel on tape quand on est de mauvaise humeur ou quand on a juste envie de torturer gratuitement un être humain sans défense.".

Si son père ne s’en prenait pas à sa sœur aînée, Natalia, il n’osait agir en présence de sa maman, à l’emploi du temps surchargé. "Elle pensait qu’il fallait être dur avec les enfants pour bien les éduquer. Comment réagira son géniteur, avec qui elle a coupé les ponts, à la sortie du livre ? « Mon père ne va pas aimer, c’est sûr. Mais je m’en fiche complètement.

Lire aussi: Parcours maternel d'Adriana Karembeu

Malgré cette enfance difficile, Adriana Karembeu insiste sur le fait que son livre "n’est pas le récit d’un enfant martyr" mais démontre "qu’on peut se reconstruire". Elle affirme : "Mon père a abîmé mon enfance, ma personne, mais aujourd’hui je ne pense plus à lui."

La Naissance de Nina : Un Tournant Décisif

La naissance de sa fille Nina, en 2018, a marqué un tournant décisif dans la vie d'Adriana Karembeu. Cet événement a fait remonter toutes ses blessures passées. « J’ai mesuré à quel point il est incompréhensible qu’un parent puisse faire du mal à son propre enfant », a-t-elle ajouté.

« Les deux premières années, toutes les nuits, je faisais le même cauchemar. Je rêvais que je tuais mon père de mes propres mains », s’est souvenue celle qui est devenue maman à l’âge de 46 ans. « Pour la première fois, j’éprouvais de la haine envers lui. Avant, c’était de la souffrance. Ma fille a balayé toutes mes peurs », a-t-elle ensuite assuré.

Nina est devenue une source de force et de motivation pour Adriana Karembeu, l'aidant à surmonter son passé et à se projeter dans l'avenir.

Ruptures Amoureuses et Quête de Soi

Outre les révélations sur son enfance, Adriana Karembeu se confie également sur ses relations amoureuses, notamment ses deux divorces. Le premier remonte à l’année 2011, avec le footballeur Christian Karembeu et le second date de fin 2022. Jeudi 9 mai, Adriana Karembeu a accordé une interview à nos confrères de Ciné Télé Revue et elle a accepté d’en dire plus sur les raisons de leur séparation. L’ancienne acolyte de Michel Cymes a expliqué que leur histoire d’amour a pris fin à cause de divergences liées à la façon dont ils ont affronté la période du confinement, en pleine crise sanitaire. "Le Covid a changé beaucoup de choses dans mon couple. "Moi, je l’ai très bien vécu car je me suis retrouvée uniquement avec ma fille . Je ne travaillais pas et j’ai kiffé", a reconnu Adriana Karembeu en toute franchise, soulignant que pour Aram Ohanian, "c’était tout le contraire". En résumé, l’animatrice télé de 52 ans a estimé que le fait de ne pas être sur la même longueur d’ondes "a contribué à [leur] perdition". Malgré tout, ils ont su mettre leurs soucis de côté en continuant à vivre ensemble pendant plusieurs mois, et la mère de famille garde beaucoup de tendresse pour son ex-époux. Dans l’émission Vivement dimanche, diffusée le 5 mai, elle annonçait qu’il a été "l’homme qui [l]’a rendue la plus heureuse, tous les jours" de leur vie à deux. Des confidences poignantes sous forme de thérapie.

Lire aussi: Maternité Tardive d'Adriana Smith

Après sa séparation avec le père de sa fille en 2022, la star a confié avoir connu une sorte de crise existentielle qui lui a finalement ouvert la voie vers de nouveaux projets.« Je pensais que ma vie de femme était terminée, que je ne plairais plus à personne, que j’allais jardiner, tricoter ! Or, à 52 ans, j’ai fini ma crise d’adolescence », a-t-elle confié. « J’ai plein de projets.

Aujourd’hui séparée du père de sa fille, Adriana Karembeu est de nouveau en couple, bien qu’elle garde pour elle l’identité de son compagnon. « Il m’a fait réaliser que tout ne faisait que commencer.

La Réponse d'André Ohanian et la Vision de l'Éducation

André Ohanian, l’ex d’Adriana Karembeu et père de sa fille Nina, se fait discret dans les médias, mais a choisi de sortir la sulfateuse dans un entretien accordé à VSD. Souhaitant "rétablir quelques vérités", il a expliqué que depuis sa rupture avec Adriana Karembeu, qui a retrouvé l’amour avec le chanteur et comédien Marc Lavoine, il entend "beaucoup de choses qui [le] fatiguent". À propos de leur rupture, il a révélé qu’ils n’étaient plus sur la même longueur d’ondes depuis la pandémie. "Elle a choisi Paris. Moi, j'ai choisi Nina. Je suis Arménien, oriental : pour moi, les valeurs, c'est la famille. Je ne juge pas, mais ce n'était pas ma vie", a-t-il confié, expliquant également que ce fonctionnement l’arrangeait puisqu’il gardait sa fille près de lui à Marrakech. S’il y a un point qui semble le déranger en revanche, c’est leur vision opposée sur l’éducation. Et André Ohanian d’assurer : "Bien sûr qu'Adriana aime sa fille, mais à sa façon, nous n'avons pas la même approche. André Ohanian, agacé par l’image d’Adriana Karembeu S’il a donc choisi de parler, c’est parce qu’André Ohanian ne comprend pas l’image donnée à la mère de sa fille dans les médias, celle d'une maman très présente au quotidien. Comme il l’a noté : "Mes proches savent. Les maîtresses, les parents d'élèves, tout le monde voit bien que c'est moi qui suis là au quotidien. La rentrée, dans la presse ou les réseaux, ce sont mes photos, celles que j'avais envoyées à Adriana." Des propos qui risquent de ne pas plaire à Adriana Karembeu, qui avait déclaré au magazine Lou qu’elle était un package : "C’est moi et ma fille. On prend ou on ne prend pas." Si André Ohanian a noté ne pas vouloir la guerre avec son ex, il a néanmoins ajouté, plus virulent : "On ne peut pas inventer une maman quand elle n'est pas là." Pour l’instant, la mère de famille n’a pas répondu à ces déclarations. "Je ne suis pas dans les règlements de comptes, je ne suis pas l'homme qui fait la guerre à la maman de sa fille."

L'Importance du Pardon et l'Absence de Remords

Ce samedi 4 mai 2024, dans 50' Inside c'est Adriana Karembeu qui est venue s'installer face à Isabelle Ithurburu. Pour le portrait de la semaine, la mannequin a accepté de revenir sur son enfance douloureuse. En évoquant les violences commises par son père, Isabelle Ithurburu a demandé : "Vous avez pardonné à votre père, ou vous a-t-il déjà lui demandé pardon ?". Adriana Karembeu a alors expliqué que cela n'avait jamais été les cas. "Non… J'aurais pu pardonner si jamais il avait eu la moindre envie d'exprimer des remords. Il pourrait me dire une simple phrase : 'Pardon j'ai merdé, je ne savais pas faire'", a-t-elle confié. Il ne l'a jamais fait, alors dépitée, Adriana Karembeu conclut : "Ce n'est pas grave".

Lire aussi: Le parcours d'Adriana Karembeu vers la maternité

tags: #adriana #karembeu #père #enfant

Articles populaires: