Adil Rami, figure emblématique du football français, s'investit activement dans la défense des droits des enfants. Son engagement ne se limite pas aux terrains de sport, mais s'étend à des causes sociales cruciales, notamment la protection de l'enfance et la lutte contre les violences faites aux femmes.
Protection de l'enfance : un cri d'alarme
En France, la situation des enfants victimes de violence est alarmante. Une trentaine de personnalités, dont Adil Rami, ont interpellé le gouvernement pour faire de la protection de l'enfance une "grande cause nationale". Chaque année, les forces de police identifient environ 73 000 cas de violences sur mineurs. Parmi ces chiffres glaçants, près de 7 000 viols de mineurs sont recensés annuellement, soit près de 20 par jour. La moitié des victimes de viols et d’agressions sexuelles ont moins de 12 ans. Les signataires de la pétition estiment que la loi dite 'Schiappa' sur les violences sexuelles, votée le 31 juillet dernier, ne suffira pas à endiguer ce fléau.
Adil Rami : un père impliqué malgré les épreuves
La vie personnelle d'Adil Rami a également été marquée par des défis, notamment sa séparation avec Sidonie Biémont, la mère de ses jumeaux, Zayn et Madi. Malgré les difficultés, le couple a réussi à trouver un accord pour que leurs enfants puissent bénéficier de la présence de leurs deux parents.
Après six années d'amour, Sidonie Biémont et Adil Rami se séparaient officiellement en juin 2017. La rupture a été difficile, d'autant plus qu'elle a été médiatisée par la révélation de la relation entre Adil Rami et Pamela Anderson. Cependant, la priorité du couple est restée le bien-être de leurs enfants.
Sidonie Biémont, installée à Paris, et Adil Rami, résidant à Marseille, ont mis en place une organisation à l'amiable pour la garde des jumeaux. Sidonie Biémont précise que l'organisation se fait principalement en fonction de l'emploi du temps d'Adil Rami, car elle travaille depuis chez elle. Elle insiste sur l'importance de la présence paternelle dans la vie de Zayn et Madi. Adil Rami passe donc du temps avec ses enfants, contrairement à ce qu’affirmaient certains proches de Pamela Anderson.
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Sidonie Biémont affirme qu'Adil Rami n'est pas un père absent. Les enfants vont régulièrement le voir à Marseille et font des appels vidéo dès qu'ils le demandent. Elle souligne l'importance d'une communication claire et cohérente entre les parents pour que les enfants comprennent leur vie partagée entre Paris et Marseille.
Engagement contre les violences conjugales
Adil Rami s'engage également dans la lutte contre les violences conjugales. Marqué par le meurtre de la fille d'un de ses amis, il a choisi de mettre son image au service de la campagne "Contrer les frappes", lancée par l'association "Solidarités Femmes" et le mouvement "Positive Football" de l'UNFP.
Il y pensait depuis longtemps parce que cette cause lui tient à cœur. Il explique qu'il a dit à Jérôme Dumois et à l'UNFP : "Il est temps pour moi d'être actif et d'aider". Ils ont commencé à travailler il y a plusieurs mois et ont lancé la campagne à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes.
L'assassinat de Clélia Medina, à 18 ans, à Lille, en 2008, l'a profondément marqué. Il connaissait très bien sa famille et était tout le temps avec son papa. Il se souvient du choc lorsqu'il a appris que Clélia avait été retrouvée morte dans une rivière, frappée par son copain. Son père lui a par la suite demandé d'être le parrain de son association, "Princesse Clélia", ce qu'il a accepté.
Sa campagne est axée sur la nécessité de composer le 39 19. Il déplore que ce numéro ne soit pas encore assez connu et souhaite utiliser son image pour le promouvoir.
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Adil Rami s'interroge sur la manière d'aider les femmes victimes de violences. Il estime qu'il faut trouver un moyen pour que les plaintes soient prises un peu plus au sérieux. Il suggère également d'ouvrir une ligne téléphonique pour les hommes en détresse, afin qu'ils puissent parler et s'exprimer. Il pense que leur comportement peut venir de l'enfance, de l'alcool, d'un mal-être, d'une recherche de pouvoir.
Il souligne qu'il faut expliquer aux jeunes qu'un homme viril, ce n'est pas quelqu'un qui tape sa femme pour se faire respecter vis-à-vis de ses copains. Il insiste sur le fait que frapper sa femme est un acte de lâcheté.
Il est également conscient de la violence verbale et déplore que certains parlent mal aux femmes, les insultent et les rabaissent.
Interrogé sur ce qu'il conseillerait à une femme victime de violences conjugales, il répond qu'elle devrait appeler le 3919 et rencontrer des gens qui pourront l'aider. Il reconnaît que le plus compliqué est que, parfois, des femmes acceptent cette violence parce qu'il y a de l'argent, un certain confort, peut-être des enfants. Mais il faut alors dire : "Tu ne peux pas continuer comme ça parce que tu vas perdre la vie".
Adil Rami affirme que si un jour il sent qu'il y a quelque chose, il ira voir son coéquipier, il lui expliquera que ce qu'il fait n'est pas bien et il fera bouger les choses.
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Il reconnaît qu'il est super dur d'être témoin de violences conjugales. Il faut approcher doucement la personne, voir ce qu'il est possible de faire ou pas. C'est pour ça que le 39 19 est important : une femme qui ne sait plus quoi faire et se dit "c'est comme ça", peut peut-être avoir envie d'appeler et de faire confiance aux gens à qui elle se confie.
Un homme sensible derrière l'image publique
Adil Rami est conscient de son image publique et de l'attente des gens à son égard. Il assume son côté "déconnade" mais souhaite également montrer qu'il est capable d'être sérieux et de s'engager pour des causes importantes.
Il souligne qu'il n'y a aucun calcul dans son engagement et que c'est quelque chose de naturel pour lui. Il estime qu'en tant que sportif de haut niveau et champion du monde, il a des responsabilités et qu'il doit se faire entendre.
Il se dit touché par les nombreux courriers et encouragements qu'il reçoit depuis le début de sa campagne et cela lui donne envie d'en faire plus.
Parcours personnel et valeurs familiales
Dans un documentaire qui lui est consacré, Adil Rami se confie sur son enfance et son parcours atypique. Il évoque notamment l'aide de sa maman, qu'il "idolâtre".
Il raconte qu'il a quand même assez galéré et qu'on ne lui a jamais donné la chance ne serait-ce que d'y croire de pouvoir être un jour un footballeur professionnel. Il se souvient que sa maman a dû les élever seule avec quatre enfants, sans travail, sans permis.
Il est devenu l'heureux papa de deux magnifiques enfants, Zayn et Madi, et il est très heureux dans son rôle de père.
Dans l'émission Les Grosses Têtes sur RTL, il a fait quelques confidences sur ses enfants et son rôle de papa. Il a notamment confié ne pas avoir gardé de bons souvenirs de sa scolarité. Il a également raconté que ses enfants vivent en Espagne et qu'ils lui récitent parfois de la poésie, ce qui le laisse parfois indifférent.
Initiatives et engagement social des footballeurs
Adil Rami n'est pas le seul footballeur à s'engager socialement. L'UNFP a lancé la plateforme Positive Football pour aider les joueurs à choisir et à soutenir une cause qui leur tient à cœur. L'objectif est de médiatiser les actions pour amplifier leur portée, car beaucoup s'engagent sans le dire.
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