L'association trompe-ovaire constitue une annexe de l'utérus. Très proches anatomiquement l’un de l’autre, ces deux organes peuvent être le siège de pathologies bénignes, fonctionnelles ou malignes. Ils peuvent aussi être le siège de pathologies liées à la grossesse (grossesses extra-utérines). Ces pathologies permettent la plupart du temps une chirurgie peu invasive. Cet article vise à fournir une vue d'ensemble des aspects liés à l'ablation de l'ovaire gauche (ovariectomie) et de son impact sur les procédures de procréation médicalement assistée (PMA), notamment la fécondation in vitro (FIV).

L'Ovariectomie : Généralités et Indications

L’ovariectomie est l’ablation de l’un ou des deux ovaires de la femme. Elle peut également consister à ne retirer qu’une partie d’un ovaire. L’ablation des ovaires est réalisée lorsque l’on découvre une tumeur, un kyste ou une infection des ovaires, particulièrement chez la femme de plus de 50 ans.

Qu'est-ce que l'Ovariectomie ?

L'ovariectomie est une intervention chirurgicale lourde et plutôt rare. Faisant partie de l’appareil reproducteur de la femme, les ovaires peuvent être atteints de plusieurs types d’affections. L’ablation des ovaires, aussi connue sous le nom d’ovariectomie, permet de traiter et de prévenir l’apparition d’un cancer des ovaires ou de certains types de cancer du sein. Les ovaires sont situés de chaque côté de l’utérus, dans le bas ventre de la femme. Faisant partie de son système reproductif, la première fonction des ovaires est de produire des ovules. Pour répondre à l’objectif de fécondation et de procréation, les ovaires produisent également des œstrogènes et de la progestérone.

Quand Procéder à une Ovariectomie ?

Résultat d’une dégénérescence maligne des cellules de l’ovaire, le cancer de l’ovaire est souvent détecté très tardivement. Le diagnostic est en général confirmé après la réalisation de plusieurs types d’examens : un bilan sanguin, une échographie ou une IRM, parfois une biopsie. Si plusieurs types de traitements peuvent être mis en place, l’ovariectomie reste le traitement le plus souvent recommandé en cas de cancer des ovaires. La chirurgie peut parfois être complétée de séances de chimiothérapie ou de radiothérapie. Si le cancer est diagnostiqué à un stade précoce (assez tôt), et limité aux ovaires, le chirurgien réalise une hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale. Il procède à l’ablation des deux ovaires, des trompes de Fallope et de l’utérus. Lorsque le cancer des ovaires a atteint d’autres organes de l’abdomen, on parle de stade avancé.

L'ovariectomie peut être envisagée dans les situations suivantes :

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  • Tumeurs et kystes ovariens : kystes sur l’ovaire : tumeurs en général bénignes, les kystes se présentent sous la forme de grosseurs remplies de liquide (parfois d’une substance solide). Pouvant gêner le fonctionnement de l’ovaire, dégénérer ou entraîner certaines complications, certains kystes doivent être retirés chirurgicalement (on parle de kystectomie).
  • Endométriose : cette maladie se traduit par le développement de l’endomètre (les muqueuses de la paroi de l’utérus) en dehors de l’utérus. Lorsque ces muqueuses s’étendent aux ovaires, il est parfois nécessaire de recourir à leur ablation.
  • Grossesse ectopique : il arrive parfois qu’au cours d’une grossesse, l'œuf se développe dans une trompe de Fallope ou dans un ovaire (plutôt que dans l’utérus). On parle alors de grossesse extra-utérine.
  • Risque de cancer : on utilise parfois l’ovariectomie à titre préventif. Retirer les ovaires permet en effet d’éviter le risque de développement d’un cancer des ovaires, de l’endomètre ou du col de l’utérus chez la femme à risques. La décision de recourir à cette intervention chirurgicale préventive est basée sur l’observation des antécédents familiaux ou des troubles génétiques de la patiente.
  • Salpingectomie : La salpingectomie est une intervention chirurgicale consistant à retirer une ou les deux trompes de Fallope. Ces conduits fins, situés de part et d’autre de l’utérus, assurent le transport de l’ovule depuis l’ovaire jusqu’à la cavité utérine. Leur ablation peut être décidée dans différentes situations : en cas de grossesse extra-utérine, d’infection sévère, de tumeur, ou comme méthode de contraception définitive.

Préparation à l'Intervention

Avant l'ovariectomie, une préparation adéquate est essentielle :

  • Consultation avec le chirurgien : une consultation avec le chirurgien : il explique à la patiente l’objectif de la chirurgie, son déroulement et la technique utilisée, ses suites et ses éventuelles complications.
  • Consultation avec l’anesthésiste : comme pour toute intervention sous anesthésie générale, une consultation préalable permet au médecin anesthésiste d’interroger la patiente sur ses antécédents médicaux et chirurgicaux, ses éventuelles allergies, ses problèmes de santé, la prise de certains médicaments et sa consommation de tabac.

Techniques Chirurgicales

Deux principales techniques chirurgicales peuvent être utilisées :

  • Laparotomie : une laparotomie : le médecin procède à une chirurgie à ventre ouvert, pour accéder aux organes.
  • Coelioscopie (ou laparoscopie) : une ovariectomie par cœlioscopie (ou laparoscopie) : plusieurs petites incisions sont réalisées au niveau du ventre, pour permettre au chirurgien de faire passer un système optique et ses instruments chirurgicaux. Facilitant la récupération post-opératoire, cette technique est souvent privilégiée.

Pendant l’intervention, le chirurgien observe l’ensemble de la cavité abdominale et les chaînes de ganglions. Il peut réaliser des prélèvements (biopsies) ou retirer certains tissus atteints (on parle de curage ganglionnaire lorsqu’il retire les ganglions). Les tissus sont envoyés au service d’anatomopathologie pour être analysés. L’intervention est parfois réalisée en ambulatoire : la patiente n’est pas hospitalisée et peut rentrer chez elle le soir même. Lorsque l’ablation des ovaires est réalisée dans le cadre du traitement d’un cancer, la patiente est hospitalisée. S’il s’agit de traiter un cancer à un stade très précoce (lorsqu’un seul des deux ovaires est atteint), et que la patiente est en âge de procréer, le médecin peut programmer une chirurgie conservatrice.

Suites Opératoires et Complications Possibles

Certains effets secondaires peuvent survenir après une ovariectomie : une fatigue liée à l’anesthésie et à l’opération, un hématome au niveau de la plaie, un risque d’hémorragie ou d’infection. Des troubles urinaires ou intestinaux peuvent également survenir pendant les jours qui suivent l’intervention. Sur le plus long terme, l’ablation des ovaires peut être responsable de la survenue de douleurs pendant l’acte sexuel. La baisse d’hormones est en effet responsable d’une mauvaise lubrification du vagin. Lorsque l’ovariectomie a été l’occasion pour le chirurgien de retirer les ganglions lymphatiques, la patiente peut parfois souffrir d’un œdème (gonflement au niveau de la jambe). Un drainage lymphatique est alors prescrit.

  • Impact sur la fertilité : Une ovariectomie totale (les deux ovaires sont retirées) rend impossible toute éventuelle grossesse. Elle entraîne l’arrêt des règles et une ménopause artificielle. Cette ménopause précoce s’accompagne d’effets secondaires. Selon l’âge et l’état de santé général de la patiente, un traitement substitutif hormonal peut être prescrit (THS de la ménopause). Dans tous les cas, un suivi médical rigoureux et régulier est programmé.

Impact de l'Ablation de l'Ovaire Gauche sur la PMA

L'ablation d'un seul ovaire, comme l'ovaire gauche, réduit la réserve ovarienne de la femme, ce qui peut compliquer les procédures de PMA telles que la FIV.

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Réserve Ovarienne et PMA

La réserve ovarienne représente la quantité et la qualité des ovules restants dans les ovaires d'une femme. Elle diminue naturellement avec l'âge, mais peut également être affectée par des interventions chirurgicales comme l'ovariectomie.

Stimulation Ovarienne et Mauvaises Répondeuses

Dans le cadre d’un traitement de fécondation in vitro (FIV), une « mauvaise répondeuse » détermine une femme dont les ovaires ne répondent pas bien au protocole standard de stimulation ovarienne utilisé lors des cycles de FIV. Le principal problème est la réponse insuffisante des ovaires aux médicaments de stimulation ovarienne. Les femmes ayant subi une ovariectomie peuvent être considérées comme de "mauvaises répondeuses" à la stimulation ovarienne en raison de leur réserve ovarienne réduite.

Facteurs Influant sur la Réponse Ovarienne

Plusieurs facteurs peuvent influencer la réponse ovarienne à la stimulation, notamment :

  • Âge avancé : Avec l’âge, la réserve ovarienne des femmes diminue, ce qui signifie qu’elles ont moins d’ovules et qu’ils sont de moins bonne qualité.
  • Diminution de la réserve ovarienne (DRO): Il s’agit d’une diminution de la quantité et de la qualité des ovules restants d’une femme. Elle peut survenir à tout âge mais devient plus fréquente à mesure que les femmes vieillissent.

Conséquences d'une Faible Réponse Ovarienne

Une faible réponse ovarienne peut entraîner :

  • Taux de récupération des ovules plus faibles: En raison du nombre limité de follicules et d’ovules, les mauvaises répondeuses peuvent avoir moins d’ovules prélevés au cours de la procédure de prélèvement d’ovules que les femmes dont la réponse ovarienne est plus robuste.
  • Diminution du taux de grossesse: Une faible réponse ovarienne est associée à des taux de grossesse plus faibles dans les cycles de traitement de FIV.
  • Augmentation du nombre de cycles de traitement: Les mauvaises répondeuses peuvent avoir besoin de plusieurs cycles de FIV pour parvenir à une grossesse, ce qui entraîne une charge émotionnelle, physique et financière plus importante.
  • Stress émotionnel: L’incertitude et la déception associées à une faible réponse ovarienne peuvent accroître le stress émotionnel et l’anxiété des patientes.
  • Considérations financières : Le coût d’un traitement de FIV peut être substantiel, et les mauvaises répondeuses peuvent encourir des dépenses plus élevées en raison de la nécessité de plusieurs cycles de traitement.
  • Options de traitement limitées: Malgré les progrès réalisés dans les protocoles de FIV, certaines mauvaises répondeuses peuvent ne pas répondre de manière adéquate aux traitements standard.

Évaluation Prédictive de la Réponse Ovarienne

Plusieurs examens et indicateurs prédictifs peuvent aider à évaluer la probabilité d’une mauvaise réponse ovarienne avant de commencer un traitement de FIV. Ces examens peuvent fournir des informations précieuses sur la réserve ovarienne d’une femme et sa réponse potentielle à la stimulation ovarienne.

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  • Nombre de follicules antraux (NFA): le NFA est déterminé par échographie transvaginale et mesure le nombre de petits follicules présents dans les ovaires au début du cycle menstruel.
  • Taux de base de l’hormone folliculo-stimulante (FSH): Le taux de FSH basale est généralement mesuré le troisième jour du cycle menstruel.
  • Taux d’hormone anti-müllérienne (AMH) : L’AMH est une hormone produite par les follicules en développement dans les ovaires.
  • L’âge: L’âge maternel avancé est un facteur de risque bien établi de mauvaise réponse ovarienne.

Stratégies d'Optimisation de la FIV

Pour les mauvaises répondeuses au cadre de FIV, diverses stratégies de traitement peuvent être utilisées pour optimiser la réponse ovarienne et améliorer les chances de succès.

  • Protocoles de stimulation ovarienne adaptés: il est possible de modifier le protocole de stimulation ovarienne standard pour l’adapter aux besoins individuels des patientes qui ne répondent pas bien. Il peut s’agir d’ajuster le type, le dosage ou le calendrier des médicaments de fertilité utilisés pour la stimulation ovarienne.
  • Ajout de médicaments adjuvants: Certains médicaments adjuvants ou suppléments peuvent être ajoutés au protocole de stimulation ovarienne pour améliorer la réponse ovarienne.
  • L’administration d’un agoniste de la gonadotrophine (GnRH): L’amorçage par agoniste de la GnRH implique l’administration d’un agoniste de la GnRH dans la phase lutéale précédant la stimulation ovarienne.
  • FIV par cycle naturel: dans certains cas, la FIV par cycle naturel peut être envisagée comme une alternative aux protocoles de stimulation ovarienne conventionnels. Cette approche consiste à suivre le cycle menstruel naturel et à prélever le follicule dominant qui se développe sans utiliser de médicaments de fertilité.
  • Protocoles de stimulation ovarienne légère: Les protocoles de stimulation ovarienne légère visent à obtenir une approche plus douce et moins agressive de la stimulation ovarienne.
  • Banque d’embryons: Dans les cas où le nombre d’ovules prélevés est limité, les cliniciens peuvent recommander la mise en banque d’embryons ou des cycles multiples de prélèvement d’ovules afin d’accumuler des embryons en vue de tentatives de transfert ultérieures.

Il est important de noter que la sélection des options de traitement pour les mauvaises répondeuses doit être individualisée sur la base d’une évaluation approfondie des antécédents médicaux de chaque patiente, de sa réserve ovarienne et des résultats des traitements antérieurs. Les approches thérapeutiques pour les mauvaises répondeuses diffèrent souvent des protocoles de FIV standard sur plusieurs points essentiels, visant principalement à optimiser la réponse ovarienne et à améliorer les chances de réussite.

Amélioration du Mode de Vie et Suppléments

Bien que les changements de mode de vie et les suppléments ne puissent pas garantir de meilleurs résultats pour les mauvaises répondeuses, certaines interventions peuvent aider à optimiser la santé générale et potentiellement améliorer la fonction ovarienne. Il est important de noter que les réactions individuelles peuvent varier et qu’il est toujours préférable de consulter un professionnel de la santé avant d’apporter des changements importants.

  • Maintenir un poids sain: L’obésité et un poids insuffisant peuvent tous les deux avoir un impact négatif sur la fertilité.
  • Arrêter de fumer: Le tabagisme a été associé à une baisse fertilité et peut avoir un effet négatif sur la fonction ovarienne.
  • Limiter la consommation d’alcool et de caféine: Une consommation excessive d’alcool et une forte consommation de caféine ont été associées à une diminution de la fertilité.
  • Techniques de réduction du stress: Des niveaux élevés de stress peuvent affecter l’équilibre hormonal et avoir un impact potentiel sur la fertilité.
  • Un sommeil adéquat: Un sommeil suffisant et de qualité est essentiel pour la santé en général et peut favoriser la fonction de reproduction.
  • Régime alimentaire favorable à la fertilité: Une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes, céréales complètes, protéines maigres et graisses saines, peut favoriser la santé reproductive.
  • Suppléments: Bien que les suppléments ne doivent pas remplacer un régime alimentaire sain, certains d’entre eux peuvent être bénéfiques pour les personnes peu réceptives.
  • Acupuncture : Certaines études suggèrent que l’acupuncture peut contribuer à améliorer les résultats en matière de fertilité en réduisant le stress, en améliorant le flux sanguin vers les organes reproducteurs et en équilibrant les hormones.

Il est important de discuter avec un professionnel de la santé de toute modification du mode de vie ou de la prise de compléments alimentaires, en particulier dans le cadre d’un traitement contre l’infertilité. Bien que ces interventions puissent favoriser la santé et le bien-être en général, elles ne conduisent pas nécessairement à une amélioration des résultats en matière de fertilité pour tous les individus.

Taux de Réussite et Alternatives

Les taux de réussite des traitements de FIV chez les mauvaises répondeuses peuvent varier considérablement en fonction de divers facteurs, notamment les caractéristiques spécifiques de la patiente, la cause sous-jacente de la faible réponse ovarienne et les protocoles de traitement utilisés. Bien qu’il soit difficile de fournir des estimations de taux de réussite spécifiques pour les patientes peu réactives en raison de l’hétérogénéité de cette population de patientes, des études ont rapporté des taux de réussite allant de 5 % à 15 % par cycle de FIV.

Le nombre de cycles de FIV recommandés pour les patientes qui ne répondent pas au traitement avant d’envisager d’autres options peut varier en fonction des circonstances individuelles, notamment de facteurs tels que l’âge de la patiente, sa réserve ovarienne, ses antécédents thérapeutiques et sa réponse au traitement par FIV. En général, après trois cycles sans grossesse et avec peu d’embryons de mauvaise qualité, il est suggéré d’explorer d’autres traitements de fertilité. Si plusieurs cycles de FIV ont échoué, les spécialistes de la fertilité peuvent explorer avec les patients d’autres traitements de fertilité ou d’autres voies vers la parentalité, comme la FIV avec don d’ovules, le don d’embryons, l’adoption ou la vie sans enfant.

Recherches et Essais Cliniques

Les recherches et les essais cliniques en cours explorent activement diverses approches visant à améliorer les résultats de la FIV pour les personnes peu réceptives.

  • Thérapies de rajeunissement ovarien: La recherche étudie le potentiel des thérapies de rajeunissement ovarien, telles que les injections de plasma riche en plaquettes (PRP), les thérapies à base de cellules souches et les traitements à base de facteurs de croissance, pour améliorer la fonction ovarienne et la réponse à la stimulation ovarienne chez les mauvaises répondeuses.
  • Évaluation de la qualité des ovocytes et des embryons: La recherche se concentre sur le développement de méthodes non invasives d’évaluation de la qualité des ovocytes et des embryons, telles que l’imagerie time-lapse, le profilage métabolomique et l’analyse morphocinétique.
  • Biomarqueurs génétiques et moléculaires: Des études explorent les biomarqueurs génétiques et moléculaires associés à une mauvaise réponse ovarienne afin d’identifier des marqueurs prédictifs de la réserve ovarienne et de la réponse au traitement.
  • Immunologie de la reproduction: La recherche en immunologie reproductive étudie le rôle des facteurs immunitaires et des cytokines dans la fonction ovarienne et la réponse à la stimulation ovarienne.

Soutien et Ressources

Il est essentiel pour les patientes confrontées à l'ablation d'un ovaire et aux défis de la PMA de bénéficier d'un soutien émotionnel et d'informations adéquates. Cliniques de Fertilité et Groupes de Soutien: De nombreuses cliniques de fertilité proposent des groupes de soutien, des services de conseil et des ressources éducatives aux patients qui suivent un traitement contre l’infertilité, y compris à ceux qui sont confrontés à des difficultés en tant que mauvaises répondeuses.

Risques et Complications des Traitements de FIV

Les risques et les complications potentielles sont les mêmes pour tous les traitements de FIV et peuvent varier en fonction des facteurs individuels du patient, des protocoles de traitement et des antécédents médicaux. Bien que la FIV soit généralement considérée comme sûre, il est important que les patients soient conscients des risques potentiels et en discutent avec leurs prestataires de soins de santé.

  • Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) : Il s’agit d’une complication potentielle des médicaments de stimulation ovarienne utilisés dans les traitements de FIV. Elle survient généralement chez des femmes qui ont eu une très forte réponse ovarienne au traitement de stimulation (beaucoup de follicules en échographie et plus de 20 ovocytes à la ponction). A une rétention d’eau. Elle peut commencer pendant la stimulation, mais elle ne peut devenir sévère que si l’on déclenche l’ovulation par Gonadotrophines Chorioniques ou Ovitrelle. Par conséquent, l’attitude de prudence qui consiste à annuler les cycles hyperstimulés permet une prévention efficace. Le meilleur critère est la prise de poids. Si vous êtes dans un cadre tel que celui-là, n’hésitez pas à retourner voir votre gynécologue ou votre centre en urgence. Un bilan sanguin et une échographie s’imposent rapidement. Les hyperstimulations modérées ne nécessitent pas de traitement, en dehors du repos. Les formes sévères nécessitent une hospitalisation avec correction des anomalies par des perfusions, ou par des ponctions d’ascite ou de plèvre. L’hyperstimulation guérit toujours toute seule dans un délai de 15 à 30 jours. Avec les traitements actuels, les risques sont minimes, même si le désagrément et l’inconfort peuvent être importants. Depuis le début de la Fécondation In vitro, aucun cas mortel n’a été rapporté en France.
  • Infections : Il peut s’agir d’une infection de l’utérus (endométrite), des trompes (salpingite), plus rarement de pelvipéritonite ou d’abcès de l’ovaire qui nécessite un traitement antibiotique et souvent une cœlioscopie.
  • Risque thromboembolique : Le traitement de stimulation ovarienne, en faisant augmenter de façon majeure le taux d’œstrogènes, accroît le risque thromboembolique. Le plus souvent il s’agit d’une phlébite, soit des membres inférieurs soit des membres supérieurs. Le membre devient douloureux, augmente de volume. Il est souvent rouge et chaud.
  • Allergies : Les produits qui donnent le plus d’allergie sont les antagonistes (Cetrotide® et Orgalutran®). Il s’agit d’allergie locale avec une réaction cutanée. Les allergies graves sont rares et pour la plupart imprévisibles.
  • Torsion d’ovaire : Lors de la stimulation et après, l’ovaire augmente de volume et peut se tordre autour de son pédicule. La torsion d’ovaire survient surtout après la ponction et particulièrement en cas de grossesse débutante. Elle se traduit par une douleur très brutale et très intense (comme un coup de couteau). La douleur est unilatérale et irradie souvent vers le rein et vers l’aine. Fréquemment, l’ovaire se détord tout seul.
  • Risques liés à l’anesthésie : Si la ponction est réalisée sous anesthésie générale, le risque anesthésique existe, mais est extrêmement faible. Si la ponction est réalisée sous anesthésie locale, il existe une possibilité de réaction allergique à l’injection de Xylocaïne, et il faut signaler toute réaction anormale que vous auriez pu avoir avec des anesthésies locales (lors des soins dentaires par exemple).
  • Hémorragie : La ponction des ovaires consiste à introduire une aiguille dans un organe très vascularisé. Ceci entraîne toujours une petite hémorragie dans l’abdomen. Si elle est un peu importante, elle peut occasionner des douleurs persistantes durant quelques jours. Il s’agit souvent d’un ballonnement abdominal avec constipation et de douleurs dans les épaules.
  • Cancer : Beaucoup de patientes craignent que les hormones utilisées pour la stimulation ne leur occasionnent un cancer à long terme. Cancer de l’ovaire : Les traitements utilisés en FIV n’augmentent pas le risque. Il faut remarquer que les femmes stériles ont un risque naturel plus élevé de cancer de l’endomètre et de l’ovaire. Plusieurs études se sont penchées sur l’impact des traitements hormonaux utilisés en FIV sur le risque de cancer du sein, de l’utérus et des ovaires. Des chercheurs de l’Institut du cancer des Pays-Bas ont comparé l’incidence des cancers du sein chez des patientes de la cohorte OMEGA et la population néerlandaise. Alexandra van den Belt-Dusebout et ses collègues ont dénombré 839 cas de cancers du sein invasifs et 109 cas de cancers du sein in situ. Le risque de cancer du sein diminuait lorsque le nombre de cycle de traitement pour la FIV augmentait, notent les chercheurs. Pour sept cycles de stimulation ovarienne, le risque de cancer du sein était de 45% inférieur au risque des femmes n’ayant suivi qu’un ou deux cycles de traitement.
  • Grossesse multiple: Le traitement de FIV augmente le risque de grossesse multiple, y compris de jumeaux, de triplés ou de multiples d’ordre supérieur.
  • Grossesse extra-utérine: Le traitement par FIV est associé à un risque légèrement plus élevé de grossesse extra-utérine, où l’embryon s’implante en dehors de l’utérus, généralement dans les trompes de Fallope.
  • Stress émotionnel et psychologique: Le traitement de FIV peut être émotionnellement et psychologiquement stressant, en particulier pour les patients qui subissent plusieurs cycles sans succès.
  • Le fardeau financier: Le traitement de FIV peut être coûteux, et les mauvaises répondeuses peuvent avoir besoin de plusieurs cycles pour obtenir un résultat positif.
  • Échec du traitement et déception: Malgré les ajustements apportés aux protocoles de traitement, certaines personnes peu réceptives peuvent ne pas réussir à obtenir une grossesse grâce au traitement de FIV.

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