L'accouchement est une expérience unique et personnelle pour chaque femme. Si certaines femmes vivent l'accouchement sans complications majeures, d'autres peuvent rencontrer des situations nécessitant une intervention médicale, telle que l'épisiotomie. Cet article explore le vécu de femmes ayant accouché une deuxième fois, en se concentrant sur leur expérience sans épisiotomie.

Qu'est-ce que l'épisiotomie ?

L'épisiotomie est une incision chirurgicale du périnée, la région située entre le vagin et l'anus, pratiquée pendant l'accouchement pour élargir l'ouverture vaginale et faciliter la sortie du bébé. Bien qu'elle ait été courante dans le passé, sa pratique est aujourd'hui remise en question en raison de ses potentielles complications et de l'évolution des connaissances médicales.

Premier accouchement avec épisiotomie : un témoignage

Une femme témoigne de son expérience difficile après une épisiotomie lors de son second accouchement. Lors de son premier accouchement, il n’avait pas été nécessaire d’en pratiquer une, mais vu les retours que j’en avais eus dans son entourage, elle préférait quand même éviter cette petite incision. Pendant sa seconde grossesse, elle a été sujette à de nombreuses crises hémorroïdaires. Lors de son second accouchement, une épisiotomie a dû être pratiquée.

Après l’accouchement, elle était extrêmement faible. Le combo nuit blanche et sortie rapide d’un bébé de quatre kilos a été fatal. Elle avait énormément de mal à rester debout et les changes du têtard étaient un calvaire. Les anti-douleurs fonctionnaient bien et elle n’a pas eu de douleurs pendant tout le séjour. C’est là que cela a commencé à se gâter. Le court trajet à pied (de quelques mètres) pour rejoindre la voiture avait déjà réveillé un peu la douleur. À la maison, cette douleur a empiré malgré les anti-douleurs. Elle ne faisait toujours pas beaucoup d’activités physiques, mais elle bougeait quand même plus qu’à la maternité surtout pour s’occuper de son aîné. À la fin de la première journée, elle vivait un enfer. Elle n’arrivait pas à s’assoir sans souffrir le martyre. La position allongée ne la soulageait pas du tout, voir même elle empirait la douleur. Rester debout était juste au dessus de ses forces. Elle se sentait totalement inutile pour ses enfants et c’était clairement le cas.

Elle pensait en avoir fini avec cette histoire, mais pas vraiment en réalité. Traumatisée par cette première expérience, rêvant de connaitre un jour l’expérience d’un accouchement naturel, elle a suivi un programme un peu particulier pour ce deuxième accouchement.

Lire aussi: Le prénom du fils de Rihanna enfin dévoilé ?

Préparation pour un deuxième accouchement sans épisiotomie

Après une expérience traumatisante avec une épisiotomie, de nombreuses femmes souhaitent éviter cette intervention lors de leurs accouchements suivants. Il existe plusieurs stratégies pour se préparer à un accouchement sans épisiotomie, notamment :

  • Préparation physique et périnéale: Étant sportive & ayant un périnée en béton armé, une femme savait qu'elle pouvait avoir encore une césarienne, et elle l’a enregistré dans un coin de sa tête.
  • Préparation à la naissance: Une bonne préparation à l'accouchement permet de mieux comprendre le processus de travail et d'acquérir des techniques de relaxation et de respiration pour gérer la douleur et favoriser la progression du bébé.
  • Communication avec l'équipe médicale: Il est essentiel de discuter avec son médecin ou sa sage-femme de son souhait d'éviter l'épisiotomie et de comprendre les raisons pour lesquelles elle pourrait être nécessaire dans certaines situations. Faites plutôt un projet de naissance et indiquez clairement que vous ne voulez pas d’épisiotomie.
  • Choix de la position d'accouchement: Certaines positions, comme l'accouchement sur le côté, à quatre pattes ou debout, peuvent réduire la pression sur le périnée et diminuer le risque de déchirure ou d'épisiotomie. L'episiotomie est souvent en rapport avec la position de l'accouchement. Couché sur le dos, ce n'est pas la meilleure position pour la naissance et non plus pour le périnée qui reçoit beaucoup plus de pression dans cette position.

Une femme témoigne avoir suivi un programme particulier pour son deuxième accouchement. Dès la 37ème semaine, elle a commencé à boire chaque jour & à plusieurs reprises de la tisane de framboisier (ça se trouve sur internet ou en magasin bio), mélangée avec de la tisane de sauge. Elle a également commencé les séances d’acupuncture à l’hôpital où elle a accouché (elle n’a rien déboursé mais elle a réservé en avance les séances via doctolib). Elle est allée voir un ostéopathe pour préparer son bassin pour l’accouchement (en voir un spécialisé pour les femmes enceintes !). Elle a repris activement la marche une semaine avant la date de son terme, marchant jusqu’à 10km par jour et puis… on a essayé la méthode italienne et elle pense que c’est un combo de tout ça qui a fait que dimanche 29 septembre, elle a commencé à avoir de plus en plus mal en bas du dos en fin de soirée.

Expériences d'accouchement sans épisiotomie : témoignages

De nombreuses femmes partagent des témoignages positifs d'accouchements sans épisiotomie, soulignant les avantages d'une récupération plus rapide et d'une meilleure expérience globale.

  • Accouchement naturel après césarienne: Une femme, traumatisée par sa première expérience, rêvant de connaitre un jour l’expérience d’un accouchement naturel, a suivi un programme un peu particulier pour ce deuxième accouchement.
  • Accouchement rapide et sans intervention: Une femme raconte : "Ma deuz est arrivée en 3h top chrono en siege, par voie basse, sans péri et sans épisio c etait juste magique ! Comme quoi un accouchement ne ressemble pas à un autre !"
  • Importance de la position d'accouchement: Une femme souligne l'importance de choisir une position d'accouchement qui réduit la pression sur le périnée. Elle a trouvé une clinique qui d'abord me laisse choisir la position pendant l'accouchement.
  • Soutien du partenaire et de l'équipe médicale: Le soutien du partenaire et d'une équipe médicale à l'écoute des souhaits de la femme est essentiel pour favoriser un accouchement sans épisiotomie.

Facteurs influençant la décision de pratiquer une épisiotomie

Bien que l'objectif soit d'éviter l'épisiotomie, certaines situations peuvent rendre cette intervention nécessaire pour la sécurité de la mère et du bébé. Les facteurs influençant la décision de pratiquer une épisiotomie comprennent :

  • Souffrance fœtale: Si le bébé montre des signes de détresse pendant le travail, une épisiotomie peut être pratiquée pour accélérer l'accouchement.
  • Présentation du bébé: Certaines présentations du bébé, comme la présentation par le siège, peuvent augmenter le risque de déchirure et nécessiter une épisiotomie.
  • AccouchementInstrumental: L'utilisation de forceps ou de ventouses pour faciliter l'accouchement peut parfois nécessiter une épisiotomie.
  • Déchirure périnéale grave: Si la femme a déjà subi une déchirure périnéale grave lors d'un accouchement précédent, une épisiotomie peut être envisagée pour prévenir une nouvelle déchirure plus importante.

Alternatives à l'épisiotomie

Plusieurs alternatives à l'épisiotomie peuvent être envisagées pour réduire le risque de déchirure périnéale, notamment :

Lire aussi: Deuxième trimestre de grossesse : quelles vitamines ?

  • Massage périnéal pendant la grossesse: Le massage périnéal régulier pendant les dernières semaines de grossesse peut aider à assouplir les tissus et à réduire le risque de déchirure. Par contre, il y a des massages qui puissent nous aider dans l'extension de cet muscle et qu'il suffi de faire quelque semaines avant la DPA. Demander aussi votre sage-femme!
  • Application de compresses chaudes: L'application de compresses chaudes sur le périnée pendant la phase de poussée peut aider à détendre les tissus et à réduire le risque de déchirure.
  • Poussée contrôlée: Une poussée contrôlée, en évitant de bloquer la respiration et en poussant doucement, peut réduire la pression sur le périnée et diminuer le risque de déchirure.
  • Protection du périnée par la sage-femme: La sage-femme peut utiliser ses mains pour soutenir et protéger le périnée pendant la phase de poussée, en appliquant une légère pression pour contrôler la descente du bébé. Le médecin (s'il est droitier) place sa paume gauche sur la tête du bébé pendant une contraction, pour la contrôler et pour retarder un peu, si nécessaire, sa progression, en plaçant en même temps les doigts recourbés de la main droite contre le périnée qui se dilate, et au travers duquel le front ou le menton du bébé sont ressentis. La pression contre le front ou le menton exercé par les doigts recourbés aide la progression de la tête. Le médecin contrôle la progression ou le ralentissement de la tête pour permettre un accouchement lent et surveillé.

Lire aussi: Solutions pour gérer l'hypotension gravidique

tags: #2eme #accouchement #sans #episio #témoignages

Articles populaires: