La fécondation in vitro (FIV) est une technique d'assistance médicale à la procréation (AMP) qui permet la fécondation en laboratoire. Ce processus implique une stimulation ovarienne par des injections d'hormones (FSH, parfois associée à de la LH) pour favoriser la maturation des ovocytes. La réponse à ce traitement est surveillée par des échographies pelviennes par voie vaginale et des dosages hormonaux. Une intervention chirurgicale, réalisée sous anesthésie locale ou générale, est nécessaire pour récupérer les ovocytes.

Après la fécondation en laboratoire, les embryons sont transférés dans l'utérus via un cathéter. Le test de grossesse est effectué 14 jours après la ponction. Un résultat positif est confirmé par une prise de sang et une échographie dans le centre de PMA.

L'annonce de la grossesse après une FIV : entre joie et appréhension

Découvrir sa grossesse après un parcours de PMA est une grande nouvelle qui peut être accueillie de manière ambivalente. Après des années d’attente, de stress, d’aller-retours à l’hôpital, d’efforts et de désillusions, on n’accueille pas tout à fait cette nouvelle comme les autres femmes…Pour vous, le parcours a débuté il y a déjà longtemps. Vous avez découvert votre grossesse sans doute plus tôt que les autres, mais aussi avec une plus grande fébrilité. Les longs mois de doutes, l’enchaînement des événements, le suivi des premiers jours suivant le test positif a peut-être laissé des traces et une certaine anxiété. Les femmes que je rencontre au cabinet me racontent souvent qu’elles avaient mille scénarios en tête pour le jour où cela arriverait… Mais que, finalement, elles ont accueilli cette grande nouvelle en demi-teinte, qu’elles ne sont pas aussi heureuses qu’elles le pensaient. Parce que, souvent, la joie est dépassée par la peur. Beaucoup d’autres femmes, bien sûr, redoutent la fausse couche qui peut survenir au cours des trois premiers mois. Au cours de ce parcours, elles ont traversé ce que j’appelle le « syndrome de la PMA » : ce sont beaucoup d’épreuves et un ressenti qui est en dichotomie totale avec ce que devrait être le fait de vouloir devenir mère ou parent. Lorsque l’on prend la décision de faire un enfant, on projette beaucoup de choses (« je serai peut-être enceinte à Noël ») et puis finalement, non : ce sera plus long, plus compliqué.

Si l’annonce de la grossesse après la PMA n’est pas forcément synonyme de joie, c’est aussi sans doute à cause du protocole, qui rend les choses moins légères : après la prise de sang qui détecte une grossesse, il faut en faire une seconde 48 heures plus tard, puis encore une, pour s’assurer que le taux de béta-HCG continue à augmenter.

Il est essentiel de déculpabiliser et d'accepter ses émotions. Si elles ont besoin de mettre cette grossesse à distance au cours des trois premiers mois, d’être davantage rassurées, c’est normal.

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Le rôle crucial de la première échographie

La première échographie de grossesse après une FIV est un moment important et souvent chargé d'émotion. Elle permet de confirmer la grossesse, de vérifier la présence d'un rythme cardiaque et de dater la grossesse.Certains gynécologues qui travaillent en PMA proposent une échographie au bout de 9 semaines, entre celle des 6 semaines (théoriquement l’échographie de datation, qui permet aussi de constater qu’il y a un rythme cardiaque) et celle des 12 semaines (la première échographie officielle). Les femmes qui angoissent particulièrement ne doivent pas hésiter à demander cette écho à leur médecin. En cas de refus, une sage-femme, consultée en ville et équipée d’un échographe, peut tout à fait le faire à sa place.

Échographie de datation

L'échographie de datation est généralement réalisée vers 6 semaines d'aménorrhée (absence de règles). Elle permet de :

  • Confirmer la grossesse intra-utérine : S'assurer que l'œuf est bien implanté dans l'utérus et non dans une trompe (grossesse extra-utérine).
  • Visualiser l'embryon : Mesurer sa taille (longueur cranio-caudale ou LCC) pour dater précisément la grossesse.
  • Détecter l'activité cardiaque : Vérifier que le cœur de l'embryon bat.

Échographie du premier trimestre

L'échographie du premier trimestre, réalisée vers 12 semaines d'aménorrhée, est un examen plus détaillé. Elle permet de :

  • Confirmer la vitalité de l'embryon : S'assurer que l'embryon se développe normalement.
  • Mesurer la clarté nucale : Espace liquidien situé derrière la nuque du fœtus. Une clarté nucale épaissie peut être un signe de risque de trisomie 21.
  • Visualiser les premiers organes : Observer le développement des principaux organes du fœtus.
  • Déterminer le nombre d'embryons : Confirmer s'il s'agit d'une grossesse unique ou multiple.

Gérer l'anxiété pendant la grossesse après une FIV

L'anxiété est fréquente pendant la grossesse après une FIV. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette anxiété, notamment :

  • L'historique de difficultés à concevoir : Les femmes ayant eu recours à la FIV ont souvent vécu des années d'attente et de déceptions.
  • La peur de la fausse couche : Le risque de fausse couche est légèrement plus élevé après une FIV.
  • Les traitements hormonaux : La progestérone, souvent prescrite après le transfert d'embryons, peut entraîner des symptômes similaires à ceux de la grossesse, rendant difficile l'interprétation des signaux du corps. Après une PMA, le ressenti des symptômes est particulier à cause de la progestérone que les femmes doivent prendre pendant les trois premiers mois de grossesse. Et qui engendre des symptômes à la fois proches de ceux des règles et de la grossesse. Il est donc difficile, au début, de se fier aux messages que nous envoie notre corps puisqu’ils peuvent être faussés.

Voici quelques conseils pour gérer l'anxiété pendant la grossesse après une FIV :

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  • Parler de ses peurs et de ses angoisses : Que ce soit avec son partenaire, sa famille, ses amis ou un professionnel de santé (psychologue, thérapeute). Certaines femmes ont besoin de parler. Cela me semble essentiel, a fortiori dans un monde où tout est noirci ou enjolivé : la grossesse et la femme enceinte parfaites, comme celles que l’on voit dans les magazines, ça n’existe pas. L’image du post-partum tout noir dont on parle beaucoup en ce moment est (heureusement) une exception. La réalité se trouve le plus souvent à mi-chemin.
  • S'informer auprès de sources fiables : Éviter de chercher des informations anxiogènes sur Internet. Privilégier les sources médicales et les forums de discussion animés par des professionnels de santé.
  • Se faire accompagner par un professionnel de santé : Un suivi psychologique peut être bénéfique pour gérer l'anxiété et les émotions liées à la grossesse après une FIV.
  • Pratiquer des activités relaxantes : Yoga, méditation, sophrologie, acupuncture… Ces pratiques peuvent aider à réduire le stress et à améliorer le bien-être. Certaines femmes ont besoin de faire des choses pour leur corps : acupuncteur, ostéopathe, yoga…
  • Ne pas hésiter à demander une échographie de contrôle : Certaines femmes vont aux urgences, s’inventant un problème, pour passer une échographie dans les premières semaines, pour pouvoir être rassurée : je les comprends. Certains gynécologues qui travaillent en PMA proposent une échographie au bout de 9 semaines, entre celle des 6 semaines (théoriquement l’échographie de datation, qui permet aussi de constater qu’il y a un rythme cardiaque) et celle des 12 semaines (la première échographie officielle). Les femmes qui angoissent particulièrement ne doivent pas hésiter à demander cette écho à leur médecin. En cas de refus, une sage-femme, consultée en ville et équipée d’un échographe, peut tout à fait le faire à sa place.

Symptômes de grossesse et conseils généraux

Les symptômes de grossesse les plus courants sont souvent liés à l'imprégnation hormonale. Ils sont généralement bénins. Le volume mammaire augmente et les seins sont douloureux. Fractionner ses repas et ne pas rester trop longtemps à jeun. Avoir recours à l’acupuncture avec un professionnel de santé. C’est un des symptômes qui apparaît le plus tôt en début de grossesse.

Voici quelques conseils généraux pour une grossesse en bonne santé :

  • Adopter une alimentation équilibrée et variée : Riche en fer (épinards, lentilles, viandes). Si vous n’êtes pas sure d’être immunisée contre la toxoplasmose, il faut manger la viande bien cuite et veiller à bien laver légumes et salade. Le but est d’adopter une alimentation variée, équilibrée et riche en fer (épinard, lentilles, viandes). Si vous n’êtes pas sure d’être immunisée contre la toxoplasmose, il faut manger la viande bien cuite et veiller à bien laver légumes et salade.
  • Maintenir une activité physique modérée : Marche à pied quotidienne, natation, yoga. Il est conseillé de garder une activité physique modérée lors de la grossesse : marche à pied quotidienne, natation, yoga.
  • Surveiller sa prise de poids : La prise totale de poids est de 10 à 12 kilos pour une grossesse simple et devient plus importante sur la fin de la grossesse.
  • Effectuer les examens de suivi de grossesse : Consultations prénatales, échographies, analyses biologiques.
  • La déclaration de grossesse sera faite avec votre gynécologue ou votre sage femme.

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