La vaccination est essentielle pour protéger la mère et son futur enfant contre des maladies potentiellement graves telles que la coqueluche, la grippe ou encore la Covid-19. La vaccination concerne directement la future mère, qu’elle ait un projet de grossesse ou qu’elle soit déjà enceinte, mais également son entourage, afin qu’elle-même et son enfant puissent bénéficier d’une meilleure protection collective. Les femmes enceintes présentent un risque élevé de complications dues à la grippe, dont un travail et un accouchement prématurés, une hospitalisation et un décès : les femmes enceintes devraient recevoir un vaccin grippal.
Importance de la vaccination pendant la grossesse
Faire part de son projet de grossesse au plus tôt est l’occasion pour le médecin ou la sage-femme de s’assurer de la mise à jour des vaccinations de la future mère. Ceci est d’autant plus important que certains vaccins essentiels lors d’une grossesse ne pourront pas être réalisés pendant cette dernière. Il s’agit notamment des vaccins vivants atténués, tels que les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) ou encore celle contre la varicelle.
La vaccination contre la rubéole doit être réalisée si la femme ne l’a pas déjà contractée ou si elle n’a pas déjà été vaccinée. Une analyse de sang sera réalisée pour vérifier la présence d’anticorps. La rubéole peut être à l’origine de graves malformations (cérébrales, oculaires ou encore auditives) chez l’enfant lorsque la femme la contracte au début de sa grossesse. Si la femme n’a pas contracté la varicelle, son médecin lui conseillera également de se faire vacciner avant la grossesse. En effet, la varicelle chez une femme enceinte, notamment au cours des 4 premiers mois, peut être à l’origine de malformations chez l’enfant ; contractée en fin grossesse, elle peut provoquer chez le nouveau-né une forme grave de la varicelle à sa naissance. La vaccination contre la rougeole est aussi importante.
Recommandations spécifiques pour la vaccination contre la grippe
Les vaccinations contre la grippe saisonnière et contre la Covid-19 sont recommandées chez la femme enceinte. En effet, ces deux maladies peuvent être à l’origine de complications importantes chez la femme enceinte, comme une fièvre extrême, des difficultés respiratoires, et peuvent mettre en danger son futur bébé (fausse couche, naissance prématurée). La vaccination contre la coqueluche est recommandée à partir du deuxième trimestre de grossesse (en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d'aménorrhée). La coqueluche est une maladie grave chez le nourrisson, notamment du fait des difficultés respiratoires qu’elle peut entraîner chez les tout-petits. La vaccination de la mère permettra de transmettre à l’enfant, via le placenta, les anticorps et de le protéger dans ses premiers mois de vie.
Si la mise à jour des vaccins n’a pas pu se faire avant ou pendant la grossesse, elle pourra s’effectuer après l’accouchement, en tenant compte de l’allaitement maternel. Pour la coqueluche, le médecin ou la sage-femme pourra également proposer de vacciner contre la coqueluche l’entourage du nourrisson tel que la mère si cela n’a pu être fait pendant la grossesse et le second parent, les frères et sœurs, les grands-parents, baby-sitter….
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VAXIGRIP et VAXIGRIPTETRA pendant la grossesse
VAXIGRIP peut être utilisé à tous les stades de la grossesse. Les données de sécurité disponibles pour les vaccins grippaux inactivés sont plus importantes pour les deuxième et troisième trimestres que pour le premier trimestre de grossesse. Les données mondiales d’utilisation des vaccins grippaux inactivés, incluant VAXIGRIP et VAXIGRIPTETRA (vaccin grippal quadrivalent inactivé), n’indiquent pas d’issues anormales pour le fœtus et pour la mère, attribuables au vaccin.
Ceci est cohérent avec les résultats observés dans une étude clinique dans laquelle VAXIGRIP et VAXIGRIPTETRA ont été administrés chez des femmes enceintes au cours du deuxième ou du troisième trimestre (116 grossesses exposées et 119 naissances vivantes pour Vaxigrip et 230 grossesses exposées et 231 naissances vivantes pour VAXIGRIPTETRA). Les données de quatre études cliniques menées avec VAXIGRIP administré chez des femmes enceintes au cours du deuxième ou du troisième trimestre (plus de 5 000 grossesses exposées et plus de 5 000 naissances vivantes suivies jusqu’à environ 6 mois après l’accouchement) n’indiquent pas d’issues anormales pour le fœtus, le nouveau-né, le nourrisson et la mère, attribuables au vaccin.
Au cours des études cliniques menées en Afrique du Sud et au Népal, il n’y avait pas de différence significative entre les groupes VAXIGRIP et placebo concernant les évènements pouvant affecter le fœtus, le nouveau-né, le nourrisson et la mère (dont les fausses couches, les mort-nés, les naissances prématurées et le faible poids à la naissance). Au cours d’une étude clinique menée au Mali, il n’y avait pas de différence significative entre les groupes VAXIGRIP et contrôle (vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque) concernant le taux de naissances prématurées, le taux d’enfants mort-nés, et le taux d’enfants de faible poids à la naissance/petit poids pour l’âge gestationnel.
Les résultats d’une étude de toxicité sur la reproduction et le développement chez le lapin menée avec VAXIGRIPTETRA (60 μg de la quantité totale de HA/dose) peuvent être extrapolés à VAXIGRIP (45 μg de la quantité totale d’HA/dose) : cette étude n’a pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryo-fœtal ou le développement post-natal précoce. VAXIGRIP peut être administré en cas d’allaitement. Aucune donnée sur la fertilité n’est disponible chez l’homme.
Composition du vaccin VAXIGRIP
Pour une dose de 0,5 mL :
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Antigènes :
- Virus de la grippe (inactivé, fragmenté) des souches suivantes* :
- un virus de type A/Victoria/4897/2022 (H1N1)pdm09 : 15 microgrammes HA**
- un virus de type A/Croatia/10136RV/2023 (H3N2) : 15 microgrammes HA**
- un virus de type B/Austria/1359417/2021 (lignée B/Victoria) : 15 microgrammes HA*** cultivées sur œufs embryonnés de poules provenant d’élevages sains
- hémagglutinine
- Ce vaccin est conforme aux recommandations de l'OMS (dans l'Hémisphère Nord) et à la décision de l’Union Européenne pour la saison 2023/2024.
- Virus de la grippe (inactivé, fragmenté) des souches suivantes* :
Excipients :
- Solution tampon :
- Chlorure de sodium
- Chlorure de potassium
- Phosphate disodique dihydraté
- Phosphate monopotassique
- Eau pour préparations injectables
- VAXIGRIP peut contenir des traces d’œuf, comme l’ovalbumine, des traces de néomycine, de formaldéhyde et d’octoxinol-9, utilisés lors du procédé de fabrication.
- Solution tampon :
Indications
VAXIGRIP est indiqué pour la prévention de la grippe causée par les deux sous-types viraux de la grippe A et le type du virus de la grippe B contenus dans le vaccin pour :
- l’immunisation active des adultes, incluant les femmes enceintes, et des enfants à partir de l’âge de 6 mois.
- la protection passive des nourrissons âgés de moins de 6 mois et nés de femmes vaccinées pendant leur grossesse (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").
VAXIGRIP doit être utilisé sur la base des recommandations officielles sur la vaccination contre la grippe.
Posologie
Adulte : Une dose de 0,5 mL.
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Population pédiatrique :
- Enfants âgés de 6 mois à 17 ans : une dose de 0,5 mL.
- Chez les enfants âgés de moins de 9 ans n'ayant pas été vaccinés auparavant, une seconde dose de 0,5 mL devra être injectée après un intervalle d'au moins 4 semaines.
- Nourrissons âgés de moins de 6 mois : la sécurité et l'efficacité de l’administration de VAXIGRIP (immunisation active) n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
- Concernant la protection passive : une dose de 0,5 mL administrée à une femme enceinte peut protéger les nourrissons de la naissance à près de 6 mois d’âge (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").
Mode d'administration : Ce vaccin est administré de préférence par voie intramusculaire bien qu’il puisse également être administré par voie sous‑cutanée. L’injection intramusculaire se fait de préférence dans la partie antérolatérale de la cuisse (ou le muscle deltoïde si la masse musculaire est suffisante) chez les enfants âgés de 6 à 35 mois, ou dans le muscle deltoïde chez les enfants à partir de 36 mois et chez les adultes.
Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives, à l’un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition" ou à tout constituant pouvant être présent à l’état de traces comme les œufs (ovalbumine, protéines de poulet), la néomycine, le formaldéhyde et l’octoxinol-9.
Précautions d'emploi
VAXIGRIP ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire. Comme avec tous les autres vaccins administrés par voie intramusculaire, le vaccin doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou des troubles de la coagulation, car des saignements peuvent survenir suite à une administration intramusculaire chez ces sujets. Une syncope (évanouissement), en réaction psychogène à l’injection avec une aiguille, peut survenir après, voire avant, toute vaccination. VAXIGRIP vise à conférer une protection contre les souches de virus grippal à partir desquelles le vaccin a été préparé.
Interactions
VAXIGRIP pourrait être administré en même temps que d’autres vaccins si nécessaire. Si VAXIGRIP est administré en même temps qu’un autre vaccin, des sites d’injection distincts et des seringues différentes doivent être utilisés. La réponse immunitaire peut être réduite si le patient est sous traitement immunosuppresseur.
Effets indésirables potentiels
La plupart des effets indésirables sont en général survenus dans les 3 jours suivant la vaccination et se sont spontanément résolus dans les 1 à 3 jours suivant leur apparition. L’intensité de la plupart de ces effets était légère à modérée. Pour toutes les populations, y compris la totalité du groupe des enfants âgés de 6 à 35 mois, l’effet indésirable le plus fréquemment rapporté après la vaccination était la douleur au site d’injection.
Effets indésirables chez les adultes et personnes âgées
Chez les adultes, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la vaccination étaient : douleur au site d’injection (52,8 %), céphalées (27,8 %), myalgies (23,0 %) et malaise (19,2 %). Chez les personnes âgées, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la vaccination étaient : douleur au site d’injection (25,8 %), céphalées (15,6 %) et myalgies (13,9 %).
Liste tabulée des effets indésirables :
Affections hématologiques et du système lymphatique :
- Peu fréquent : lymphadénopatie.
- Indéterminée : thrombocytopénie transitoire.
Affections du système immunitaire :
- Peu fréquent : réactions allergiques telles qu’hypersensibilité, dermatite atopique, urticaire, douleur oropharyngée, asthme, rhinite allergique, rhinorrhée, conjonctivite allergique, prurit, bouffées de chaleur.
- Rare : réactions allergiques telles que angioedème, gonflement du visage, érythème, rash, bouffée congestive, éruption buccale, paresthésie orale, irritation de la gorge, dyspnée, éternuements, obstruction nasale, congestion des voies respiratoires supérieures, hyperhémie oculaire, dermatite allergique, prurit généralisé.
- Indéterminée : Réactions allergiques telles que rash érythémateux, réaction anaphylactique, choc.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
- Rare : diminution de l’appétit.
Affections du système nerveux :
- Très fréquent : céphalées.
- Peu fréquent : sensation vertigineuse, somnolence.
- Rare : hypoesthésie, paresthésie, névralgie, radiculite brachiale.
- Indéterminée : névralgie, convulsions, encephalomyélite, névrite, syndrome de Guillain Barré.
Affections vasculaires :
- Indéterminée : vascularites telles que purpura de Henoch-Schonlein, avec atteinte rénale transitoire dans certains cas.
Affections gastro-intestinales :
- Peu fréquent : diarrhées, nausées.
- Rare : douleurs abdominales, vomissements.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
- Peu fréquent : hyperhidrose.
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
- Très fréquent : myalgies.
- Peu fréquent : arthralgies.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
- Très fréquent : douleur au site d’injection, malaise.
- Fréquent : fièvre, frissons, érythème au site d’injection, induration au site d’injection, gonflement au site d’injection.
- Peu fréquent : asthénie, fatigue, ecchymose au site d’injection, prurit au site d’injection, chaleur au site d’injection, gêne au site d’injection.
- Rare : symptômes pseudo-grippaux, exfoliation au site d’injection, hypersensibilité au site d’injection.
Effets indésirables chez la population pédiatrique
Chez les enfants âgés de 6 mois à 8 ans, le profil de tolérance était similaire après la première et la seconde injection, avec une tendance à une moindre incidence des effets indésirables après la seconde injection par rapport à la première chez les enfants âgés de 6 à 35 mois. Chez les enfants/adolescents âgés de 9 à 17 ans, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la vaccination étaient : douleur au site d’injection.
Vaccination contre la COVID-19 pendant la grossesse
En France, depuis le mois d’avril 2021, les femmes enceintes peuvent accéder aux vaccins à ARNm (Pfizer et Moderna) à partir du 2ème trimestre de grossesse. Une étude publiée dans le journal BJOG en Novembre 2020 s’est appuyée sur les données de 675 femmes. Parmi les 71 participantes positives à la Covid-19 au moment de leur accouchement, 13% présentaient des complications post-partum courantes (fièvre, faible taux d’oxygène dans le sang…) nécessitant parfois une hospitalisation. Ce pourcentage était le même, que les femmes souffrent de formes symptomatiques ou asymptomatiques de l’infection. A titre de comparaison, cette proportion n’était que de 4,5% chez les participantes non infectées au moment de l’accouchement.
De plus, une récente étude internationale menée sur 2130 femmes enceintes souligne que le risque de décès pendant la grossesse et post-partum est 22 fois plus élevé chez les patientes ayant été infectées par le coronavirus, bien qu’il reste très bas dans l’absolu. Elle précise par ailleurs que ces risques augmentent lorsque la patiente présente des comorbidités (obésité, diabète, hypertension…). Cependant, dans cette étude, ces chiffres ne concernaient que les femmes ayant été diagnostiquées avec un test Covid positif au troisième trimestre. Ils ne sont donc pas représentatifs pour les femmes diagnostiquées plus tôt.
Ces risques peuvent se répercuter sur la santé de l’enfant. D’après un article de synthèse publié en Février 2021, le risque d’une naissance prématurée pendant ou après l’infection se situe en moyenne entre 10 et 25% pour une femme enceinte positive à la Covid, et monte jusqu’à 60% si celle-ci contracte une forme sévère de la maladie. Il s’agit le plus souvent d’accouchements prématurés déclenchés artificiellement afin de pouvoir mieux soigner la mère. Par ailleurs, en Novembre 2020 une étude internationale menée sur 2130 femmes enceintes a observé que les nourrissons des femmes positives à la Covid-19 avaient plus de risques de développer des complications nécessitant parfois une hospitalisation.
En revanche, les cas de transmission de la mère au fœtus pendant la grossesse à travers le placenta sont exceptionnels. Le plus souvent, il s’agit de contamination pendant l’accouchement ou juste après la naissance. En outre, aucune malformation liée au virus n’a été décrite.
Efficacité du vaccin contre la COVID-19 chez les femmes enceintes
Dans une étude publiée en Mars 2021 dans l’American Journal of Obstetric and Gynecology, les chercheurs ont évalué la réponse immunitaire des femmes enceintes à la suite de la vaccination, par rapport à celle de femmes vaccinées, mais non enceintes. Ils ont observé que les taux d’anticorps générés par le vaccin étaient similaires chez les deux types de patientes. Les chercheurs ont ensuite comparé ces résultats avec ceux de patientes infectées par le SARS-CoV-2 mais non vaccinées : ils ont montré que le taux d’anticorps neutralisants le virus chez toutes les femmes (enceintes et non-enceintes) était plus élevé après la vaccination qu’après une infection « naturelle ». Il a également été observé que les anticorps issus de la vaccination passaient à travers le placenta, offrant potentiellement une protection au nouveau-né. Un phénomène que l’on retrouve aussi chez les femmes vaccinées contre la coqueluche ou la grippe au cours de la grossesse.
Ces résultats montrent que la vaccination permet à la future mère de développer une réponse immunitaire robuste contre la maladie, et que la grossesse n’est pas un obstacle à l’efficacité de cette protection. Par ailleurs, une étude de cohorte publiée en juillet 2021 a comparé sur un an deux groupes de femmes enceintes (au 2ème et 3ème trimestre de grossesse) l’un vacciné, l’autre non. Les résultats confirment que la vaccination à ARN réduit significativement le risque d’infection, et aucun effet secondaire sévère n’a été observé.
Effets secondaires des vaccins contre la COVID-19 chez les femmes enceintes
D’après les données préliminaires analysées par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains sur des femmes enceintes vaccinées avec un vaccin ARNm entre décembre 2020 et février 2021, les effets secondaires les plus communs après l’injection (maux de têtes, fatigue, douleurs musculaires…) sont similaires à ceux rencontrés par les femmes qui ne sont pas enceintes. Dans cette étude, parmi les enfants nés de femmes vaccinées contre la Covid-19, 9% étaient prématurés et 2% présentaient une anomalie congénitale. Ces résultats sont similaires chez les femmes non vaccinées, et il n’a pas été établi de lien entre ces complications et le vaccin. Une autre étude publiée dans NEJM en Avril 2021 confirme ces résultats, et souligne également que les complications de la grossesse (prématurité, fausses couches…) ne sont pas plus fréquentes chez les femmes vaccinées.
Dans tous les cas, avant toute vaccination, les professionnels de santé doivent informer les futures mères des données connues à ce jour afin de leur permettre de faire un choix éclairé. A noter que les chercheurs et les médecins recommandent aussi aux futures mères de se faire vacciner avant la conception, de façon à réduire le risque de contamination à la Covid-19 pendant la grossesse.
Recommandations officielles concernant la vaccination contre la COVID-19 pendant la grossesse
L’OMS, ainsi que les sociétés savantes d’obstétrique et de gynécologie estiment que les bénéfices dépassent les risques potentiels. Elles recommandent aux femmes enceintes les plus susceptibles d’être exposées au virus, ainsi qu’à celles ayant des comorbidités, de se faire vacciner en priorité. De plus, il n’y aurait pas de contre-indications pour les femmes enceintes en bonne santé à se faire vacciner. En France, la DGS a d’ailleurs ouvert la vaccination à toutes les femmes enceintes, avec ou sans comorbidités. Enfin, aujourd’hui, aucun risque pour l’enfant n’a été détecté dans le cas d’une mère vaccinée souhaitant allaiter.
Modalités de la campagne de vaccination 2025-2026
Comme l’année dernière, la campagne de vaccination 2025-2026 contre le Covid-19 sera menée de façon conjointe avec celle contre la grippe. La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière couplée à la vaccination contre le Covid-19 débute cette année le 14 octobre 2025 en métropole, en Guadeloupe, à la Martinique et en Guyane et a commencé le 09 septembre 2025 à Mayotte. En pratique, il est dispensé gratuitement en pharmacie sur présentation du bon de prise en charge. Ce bon permet de retirer gratuitement leur vaccin contre la grippe à la pharmacie.
La vaccination contre la grippe est ouverte à tous dès le début de la campagne, cependant le vaccin n’est pas remboursé pour les personnes non ciblées par les recommandations. Les médecins et sages-femmes peuvent prescrire et administrer les vaccins contre la grippe à toutes les personnes, ciblées ou non par les recommandations vaccinales. Les infirmiers et pharmaciens peuvent prescrire et administrer les vaccins contre la grippe à toutes les personnes âgées de 11 ans et plus, ciblées ou non par les recommandations vaccinales.
Efficacité et protection vaccinale
Il faut compter une quinzaine de jours pour que les personnes vaccinées soient protégées. L’efficacité du vaccin contre la grippe est variable selon les années. Si elle ne permet pas toujours d’éviter la maladie, la vaccination réduit le risque de complications graves ou de décès. Plus de 90% des décès liés à la grippe (9000 en moyenne en France) surviennent chez des personnes de 65 ans et plus. Chaque année, l’OMS publie la composition recommandée des vaccins contre la grippe en regard des données de surveillance des virus grippaux en circulation dans le monde.
Grippe et Covid-19 : Mesures de prévention complémentaires
La grippe et le Covid-19 se caractérisent par des symptômes similaires, principalement respiratoires (rhinorrhée, laryngite, toux) et de la fièvre. En cas de doute, le professionnel de santé pourra proposer de réaliser un test diagnostique à la recherche d’une infection par le SARS-CoV-2 ou par le virus de la grippe. Il est crucial de respecter les gestes barrières comme, le lavage des mains, les mesures d‘aération/ventilation et le port du masque dès l’apparition de symptômes, dans les lieux très fréquentés ou en présence de personnes fragiles.
Vaccination des nourrissons
Les nourrissons de moins de 6 mois ne peuvent pas être vaccinés contre la grippe. Ils peuvent être protégés par la vaccination de leur mère pendant la grossesse, par la vaccination de leur entourage pour ceux qui sont à risque de forme grave et par les gestes barrière de leur entourage.
Interactions et considérations spécifiques
Il est recommandé aux femmes enceintes d’être vaccinées contre la grippe et contre le Covid-19. Les vaccinations contre la grippe et contre le Covid-19 peuvent être réalisées lors de la même séance de vaccination sur deux zones corporelles de vaccination distinctes (par exemple, une injection dans chaque bras). Si les deux vaccinations ne peuvent pas avoir lieu en même temps, il n’y a pas de délai d’attente à respecter entre les deux vaccinations.
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