Lorsque le désir d'avoir un enfant se heurte à des difficultés de conception, la fécondation in vitro (FIV) apparaît comme une solution d'espoir. En Belgique, comme ailleurs, de nombreux couples se tournent vers la FIV pour réaliser leur rêve de parentalité. Cependant, une question cruciale se pose : quel est le taux de réussite de la FIV en Belgique ? Cet article vise à explorer les différents aspects de la FIV, les facteurs qui influencent son succès, et les options disponibles pour les couples confrontés à l'infertilité.

La FIV : Une solution pour l'infertilité

La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) qui consiste à féconder un ovule avec un spermatozoïde en laboratoire, puis à transférer l'embryon résultant dans l'utérus de la femme. Cette technique est utilisée pour traiter diverses causes d'infertilité, telles que :

  • Les problèmes tubaires
  • L'infertilité masculine
  • L'endométriose
  • L'infertilité inexpliquée

Facteurs influençant le taux de réussite de la FIV

Il est important de noter qu'il n'existe pas de taux de réussite unique en matière de FIV qui puisse être extrapolé à chaque cas individuel. Le taux de réussite de la FIV dépend de plusieurs facteurs, notamment :

  • L'âge de la femme : L'âge est un facteur déterminant dans le succès de la FIV. Les femmes de moins de 35 ans ont généralement un taux de réussite plus élevé que les femmes plus âgées. Les chiffres indiquent que la bascule se fait autour de 38 ans. Dès l’âge de 30 ans environ, la qualité des ovocytes, principal déterminant de l’obtention d’une grossesse, commence à décliner et au moment où une femme atteint 50 ans, il est presque impossible de tomber enceinte naturellement.
  • La cause de l'infertilité : Bien que la cause de l'infertilité ait peu d'impact sur le taux de réussite de la FIV ou de l'ICSI, elle peut influencer le choix de la technique de PMA la plus appropriée.
  • Le nombre d'ovocytes prélevés : Le nombre d'ovocytes prélevés lors de la ponction ovarienne peut affecter le nombre d'embryons disponibles pour le transfert.
  • La qualité des embryons : La qualité des embryons est un facteur crucial pour l'implantation et la réussite de la grossesse.
  • Le centre de PMA : Le taux de réussite de la FIV peut varier d'un centre de PMA à l'autre. Il est donc important de choisir un centre réputé avec une équipe médicale expérimentée.

Taux de réussite de la FIV en Belgique

En Belgique, comme en France, les centres clinico-biologiques et les laboratoires d’AMP sont tenus de transmettre les chiffres et résultats de leur activité. Il existe différents angles sous lesquels analyser la réussite d’une FIV. Selon les centres, le chiffre qui vous est donné peut être le taux de réussite par ponction ou par transfert. Les taux sont plus élevés lorsqu’on s’intéresse au transfert, car on élimine des comptes tous les cycles où les ovaires ponctionnés n’ont pas donné lieu à des embryons qui ont pu être transférés. On obtient ainsi 30 à 35 % de réussite après transfert. Lorsqu’on parle de grossesse, le taux de réussite en FIV ICSI est identique à celui de la FIV « classique ». A chaque cycle de FIV, chaque femme a 25,6 % de chances de tomber enceinte. En revanche, ce pourcentage ne peut être cumulé de cycle en cycle. Bien sûr, ces moyennes nationales diffèrent d’un centre AMP à l’autre.

Les differentes techniques de FIV

La FIV dite « classique » consiste a mettre en contact des ovocytes et des spermatozoïdes dans des microgouttes de culture à l’intérieur de boites de pétri stériles. Les gouttes sont recouvertes d’huile pour éviter une évaporation. L’ICSI ou Intra-Cytoplasmic Sperm Injection a été inventée en Belgique et a révolutionné le domaine de l’infertilité masculine. Elle court-circuite les étapes initiales de l’interaction gamétique. Cette technique est principalement proposée quand le spermogramme est altère de façon reproductible. La sélection du spermatozoïde est basée sur sa mobilité et son aspect cytologique.

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En 20143, les ICSI représentent en France plus de 66 % des cycles en AMP. Cette augmentation se retrouve dans toutes les pays tant en Europe (65%) qu’aux Etats-Unis (76%). Cette augmentation se fait au détriment de la FIV classique. L’indication masculine représente 60% des ICSI.

ICSI pour tous?

L’équipe allemande d’Abu-Hassan et al4 prone l’ICSI pour tous, comme technique de référence. A l’inverse, l’équipe américaine de Gosden4 propose une attitude plus mesurée et adaptée a chaque cas.

Pour les patientes de plus de 40 ans, sans cause masculine associée, faut-il réaliser une ICSI ? Non, on ne retrouve pas d’avantage a réaliser une ICSI. L’ICSI a donc toute sa place si le sperme est altère. Sinon il n’y a aucun intérêt a réaliser une ICSI en présence d’un faible nombre d’ovocytes et ceci quel que soit l’âge. Le taux de grossesses est dans tous les cas très faible.

En cas d’hypofécondance ou échec complet de fécondation les études montrent un intérêt significatif à réaliser une ICSI pour la tentative suivante.

Apres échec d’IIU, il apparaît clairement que les tentatives de FIV-ICSI donnent de bons résultats en termes de taux de grossesses, dans les différentes étiologies d’infertilité. Seule l’indication masculine légère justifie d’une tentative ½FIV- ½ICSI ou ICSI d’emblée si le nombre d’ovocytes ponctionnes est faible (< 6).

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Les enfants concus en FIV et ICSI

Les enfants concus en FIV et en ICSI vont globalement bien15. Cependant peu d’études concernent les adultes issus de l’ICSI. Elle retrouve une valeur médiane de la concentration en spermatozoïdes significativement plus basse que celle retrouvée pour le groupe témoin. Par contre il n’y a pas de différence entre les 2 groupes en ce qui concerne la mobilité progressive des spermatozoïdes et leur morphologie. La vigilance est donc de rigueur dans le choix de la technique en AMP : La FIV est à privilégier et l’ICSI doit être proposée avec prudence et discernement.

Options supplémentaires en Belgique

Outre la FIV et l'ICSI, la Belgique offre d'autres options pour les couples confrontés à l'infertilité :

  • Le don de sperme : En Belgique, le recours à une banque de sperme implique un anonymat strict. Néanmoins, la loi belge permet le don non anonyme pour autant qu’il s’agisse d’un accord direct entre le donneur et le couple receveur.
  • Le don d'ovocytes : Le don d'ovocytes est une option pour les femmes qui ne peuvent pas produire d'ovocytes viables ou qui ont une mauvaise qualité ovocytaire.
  • Le don d'embryons : Le don d’embryons surnuméraires à titre gratuit est licite.
  • La gestation pour autrui : En effet, si aucune loi, en Belgique n’autorise la gestation pour autrui, aucun texte ne l’interdit.

Limites d'âge et remboursement

Le cadre légal en Belgique fixe l’âge limite du replacement embryonnaire à 47 ans accomplis et autorise un maximum de six tentatives de FIV remboursées, jusqu’à l’âge de 42 ans accomplis.

PMA pour toutes les femmes

Les femmes célibataires et les couples de femmes peuvent désormais bénéficier d'une PMA au même titre que les femmes en couple hétérosexuel. Officiellement, toutes les femmes, quelle que soit leur situation maritale, peuvent désormais bénéficier d'une PMA jusqu'à l'âge de 45 ans. Différentes techniques sont proposées selon les situations: insémination artificielle ou fécondation in vitro, avec ou sans don d'ovocyte.

Néanmoins, il faut souvent attendre plusieurs mois avant de décrocher le premier rendez-vous, puis de nouveau plusieurs mois pour les suivants. Et depuis le décret du 28 septembre 2021, qui ouvre effectivement la PMA à toutes les femmes, ces délais se sont encore allongés.

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Inquiète, la jeune femme de 34 ans contacte alors une clinique en Belgique sur les conseils de sa gynécologue. Un rendez-vous lui est donné un mois plus tard avec une liste d'examens à réaliser, pour un total de 2200 euros.

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