La perte d’un parent est une épreuve douloureuse, à laquelle s’ajoutent des formalités administratives et financières complexes liées à la succession. Cet article vise à éclaircir les aspects essentiels de la succession en France, en mettant l’accent sur les droits des héritiers, les frais à prévoir et les stratégies pour anticiper et optimiser cette transmission patrimoniale.

Les frais de succession : Droits, émoluments et débours

Les frais de succession se composent principalement de trois éléments : les droits de succession (impôt), les émoluments du notaire (sa rémunération) et les débours (les sommes avancées par le notaire pour le règlement de la succession).

1. Droits de succession : La part fiscale

Pour calculer le montant des droits de succession, le notaire détermine la part de succession revenant à chaque héritier (masse successorale). Il procède à l'inventaire du patrimoine avec les héritiers, afin de déterminer l’actif net total de la succession. Le notaire détermine également le lien de parenté des héritiers (degré de parenté). En fonction du lien de parenté, un abattement ainsi qu’un barème de droits de succession s’appliquent.

Abattement pour les enfants

L'enfant du défunt est un héritier direct. Il bénéficie d'un abattement de 100.000 euros, en application de l'article 779 du CGI (Code Général des Impôts). Dans de nombreuses successions, le droit à un abattement, appliqué sur votre part d'héritage, permet à l'enfant d'être exonéré de droits de succession.

Abattement supplémentaire pour les personnes handicapées

Par ailleurs, il existe un abattement supplémentaire pour aider les héritiers en situation de handicap. Selon les termes de la Loi, une personne "incapable de travailler dans des conditions normales de rentabilité, en raison d'une infirmité physique ou mentale, congénitale ou acquise" bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159.325 euros.

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Cet abattement se cumule avec l'abattement de 100.000 euros. Cela signifie que si l'enfant est en situation de handicap, il peut espérer bénéficier d'un abattement de 259.325 euros dans la succession de ses parents.

Abattement spécifique pour les victimes de guerre ou de terrorisme

Il existe un abattement spécifique applicable lorsque le défunt est victime de guerre ou de terrorisme.

Exemple de calcul des droits de succession

Maurice est divorcé. Il a deux enfants. Il décède et laisse à sa succession un patrimoine en pleine propriété d’une valeur totale de 400 000 €. La valeur du patrimoine se situe entre 15 932 € et 552 324 €. Les droits de succession seront donc de 20 % maximum​ pour chacun des enfants. Le notaire calcul les droits de succession sur la base de 100 000 € pour chaque enfant.

Assurance-vie et succession

"Les contrats d’assurance-vie ne rentrent pas dans la succession". Les notaires entendent cette phrase toute la journée de leur client. L'assurance-vie peut permettre à chaque enfant-bénéficiaire de bénéficier d'un abattement supplémentaire de 152.500 euros, pour les versements effectués par le souscripteur avant ses 70 ans. Toutefois, le premier bénéficiaire de l'assurance-vie est souvent le conjoint survivant. Ce choix de bénéficiaire est compréhensible du point de vue des objectifs patrimoniaux du défunt. Toutefois, remarquons que cette rédaction de clause bénéficiaire a pour conséquence de faire perdre le bénéfice fiscal de l'abattement de 152.000 euros à l'enfant. Pour sa part, le conjoint survivant bénéficiaire est, de toute façon, toujours exonéré d'impôt…. La solution a préconisée aux parents qui souhaitent optimiser la fiscalité de leur enfant tout en protégeant leur conjoint survivant et de démembrer la clause bénéficiaire de leur assurance-vie. Le notaire est là pour ça !

2. Émoluments du notaire : La rémunération du professionnel

La rémunération du notaire est établie suivant les règles prévues dans le code de commerce. Cet acte permet d’identifier tous les héritiers de la personne décédée d’indiquer les éventuelles dernières volontés de la personne décédée concernant sa succession. Lorsque le défunt était propriétaire d'un bien immobilier, l'attestation immobilière est obligatoire. L'héritier doit faire constater dans un acte notarié que les héritiers sont les nouveaux propriétaires des biens immobiliers dépendant de la succession.

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Exemple : Monsieur B est décédé en laissant 1 enfant. Dans ce paragraphe nous évoquerons la rémunération du notaire, qui serait sollicité par les héritiers pour rédiger et faire signer la déclaration de succession. Précisons que l'intervention du notaire n'est pas obligatoire, mais nous semble fortement recommandée. En effet, cette déclaration est très spécifique et n'a rien de commun avec une déclaration de revenus. Les héritiers en ligne directe, conjoint ou partenaire pacsé doivent déposer la déclaration fiscale de succession si l’actif brut successoral est supérieur à 50 000 €. Précisons immédiatement que les droits de succession ne doivent pas être payé le jour du décès. En droit Français, l'enfant bénéficie d'un délai pour déterminer et payer les impôts, après l'ouverture de la succession.

3. Débours : Les frais avancés par le notaire

Le notaire débourse parfois des frais qu'il est nécessaire d'avancer pour le règlement de la succession. Il peut s'agir de frais de généalogiste, des demandes de pièces administratives…. Ainsi, il est important d'échanger régulièrement avec le notaire pour comprendre à quoi correspondent les débours imputables aux héritiers. Les débours n'ont rien à voir avec la rémunération du notaire, mais sont nécessaire à la sécurité juridique et fiscale du dossier de succession. Les débours ne sont pas payés selon un barème.

Anticiper la succession : Une démarche essentielle

De son vivant, il possible d'anticiper les frais de succession, d'analyser les causes et les conséquences pour les héritiers. Dans une certaine mesure, il est parfois possible d'éviter légalement de payer trop de frais de succession.

Le rôle du testament

Le testament est un outil juridique permettant à une personne de déterminer la manière dont elle souhaite que ses biens soient répartis après son décès. Bien qu’il y ait des restrictions liées à la réserve héréditaire, le testament offre tout de même une certaine flexibilité. Dans le contexte d’une famille recomposée ou en présence de tensions familiales, le testament peut permettre d’éviter des conflits posthumes. Il est donc essentiel de vérifier l’existence d’un testament après le décès, pour connaître la volonté précise du défunt. Si le défunt a émis un testament, il peut privilégier un héritier en décidant de lui attribuer la quotité disponible. Ainsi, cela peut modifier la répartition « standard » des biens établie par la loi.

La réserve héréditaire et la quotité disponible

Le droit français a établi un cadre strict en ce qui concerne la transmission du patrimoine après un décès. Deux éléments majeurs sont à considérer : la réserve héréditaire et la quotité disponible. La réserve héréditaire est la portion de biens et droits que le défunt ne peut pas disposer librement par testament, car elle est réservée par la loi à certains héritiers, dits « héritiers réservataires », généralement les descendants et le conjoint survivant. La quotité disponible est la part des biens sur laquelle le défunt a la liberté de disposer comme il le souhaite, que ce soit par testament ou par donation.

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Cela implique donc qu’un père, malgré ses intentions, ne peut pas léguer l’ensemble de ses biens à une organisation caritative par exemple, sans tenir compte de la part légale revenant à ses héritiers directs.

Barème des droits de succession et ordre des héritiers

La question des droits de succession après décès du père est centrale dans le processus post-décès, car elle détermine la somme que les héritiers devront verser à l’État sur les biens hérités. Ce barème varie en fonction du lien de parenté avec le défunt. Par ailleurs, la succession s’opère selon un ordre précis d’héritiers, défini par la loi.

Barème des droits de succession

Les droits de succession sont établis en fonction du montant hérité et du lien de parenté avec le défunt. Voici un aperçu du barème applicable en France :

  • Entre époux et partenaires de PACS : Exonération totale des droits de succession. Attention, pour avoir des droits dans la succession, le partenaire de Pacs doit avoir été désigné dans un testament.

  • En ligne directe (parents/enfants) :

    • Jusqu’à 100 000€ : Abattement.
    • De 8 072 € € à 1 805 677€ : Taux de 5% à 40%.
    • Au-delà de 1 805 678€ : Taux de 45%
  • Frères et sœurs :

    • Jusqu’à 15 932€ : Abattement.
    • Somme n’excédant pas 24 430€ taux de 35 %
    • Au-delà de 24 430 € taux de 45%.
  • Neveux et nièces : Taux de 55%

  • Autres héritiers (sans lien de parenté) : Taux de 60%

Ordre des héritiers

Le droit français définit en l’absence de conjoint, un ordre de priorité :

  • Les enfants et leurs descendants : Ils héritent en parts égales.
  • Les parents, frères et sœurs : Si l’un des parents est décédé, la moitié de sa part va aux frères et sœurs.
  • Les ascendants autres que les parents (grands-parents, arrière-grands-parents).
  • Les collatéraux autres que les frères et sœurs (oncles, tantes, cousins)

Il est à noter que le conjoint survivant a des droits spécifiques qui peuvent primer sur certains ordres d’héritiers, en fonction des dispositions testamentaires ou du régime matrimonial. Cependant, il existe des solutions complémentaires autres que le testament, comme la donation au dernier vivant, le démembrement de propriété (nue-propriété et usufruit) ou encore la clause de préciput, qui permettront de diminuer le coût de la succession mais également de protéger ses proches. Il est vivement conseillé de consulter un notaire, un conseiller en gestion de patrimoine ou un avocat spécialisé en droit des successions pour obtenir des informations précises et adaptées à chaque situation individuelle.

Note : Ces taux et montants peuvent être mis à jour régulièrement par le législateur, il est donc recommandé de se référer aux sources officielles pour obtenir les chiffres à jour.

Succession père décédé mère vivante : Une situation particulière

Dans un contexte où le père décède laissant derrière lui une épouse et des enfants, la succession s’opère selon des règles spécifiques.

Quelle part pour la mère vivante ?

En l’absence de dispositions aires : la loi s’applique. La loi française protège le conjoint survivant, et en cas de décès de l’un des époux, l’autre hérite, dans certaines conditions, soit de l’usufruit total des biens, soit de la propriété d’une fraction.

  • En présence d’enfants communs : La mère peut choisir entre la propriété du quart des biens ou l’usufruit de la totalité de la succession.
  • En présence d’enfants nés d’une autre union : La mère reçoit le quart de la propriété des biens.

Il est essentiel de noter que la part d’héritage d’un parent décédé est déterminée par le nombre d’enfants et le mariage.

Si un testament modifie cette répartition

Si le défunt a laissé un testament, le conjoint survivant (la mère dans cet exemple) pourrait recevoir une part différente de ce que la loi stipule lors d’une dévolution légale. Cependant, il est primordial de se rappeler que les dispositions testamentaires ne peuvent pas priver les héritiers réservataires (comme les enfants) de leur réserve héréditaire.

Les enfants, premiers héritiers réservataires

Les enfants sont les héritiers directs d’une personne décédée. La répartition se fait donc en parts égales entre eux. Si l’un des enfants est décédé, ses propres enfants (les petits-enfants du défunt) viennent en représentation et se partagent sa part. Dès la notification du décès, vous avez le droit de revendiquer votre part d’héritage. Il est recommandé de se rapprocher d’un notaire pour faciliter les démarches après décès et s’assurer que les droits de chaque héritier sont respectés.

En présence d’un conjoint et d’enfants d’une précédente union

Dans cette situation, si aucun testament n’est rédigé et en absence de donation au dernier vivant, la mère survivante (ou belle-mère) hérite d’un quart en pleine propriété des biens du défunt ou de la totalité des biens en usufruit, tandis que les enfants héritent du reste. Si l’époux survivant ne fait pas connaître son choix par écrit dans les 3 mois, l’usufruit de la totalité de la succession lui est attribué.

L’importance du dialogue

Afin d’éviter les litiges et tensions, il est recommandé d’établir un dialogue entre tous les membres de la famille, peut-être même avant le décès, pour s’assurer que les dernières volontés du défunt sont claires et comprises de tous. La contestation d’une succession peut être due à des ambiguïtés dans le testament, à une suspicion d’influence indue ou à une violation de la réserve héréditaire. Il est crucial de se rapprocher d’un expert juridique pour naviguer dans cette situation délicate.

Succession en cours : Puis-je demander la part de mon père décédé ?

Lorsqu’une personne décède avant d’avoir pu recevoir son héritage (par exemple, si un grand-père part après son fils), les descendants de cette personne peuvent venir à sa place dans la succession. C’est ce qu’on appelle la « représentation ». Si votre père devait hériter d’un membre de sa famille (par exemple, son propre père ou mère) mais est décédé avant eux, vous (et vos éventuels frères et sœurs) pourriez être appelés à hériter à sa place, en vous répartissant la part qui lui aurait été attribuée.

La part réservataire

Le Code civil français établit des règles pour protéger les descendants directs. Ainsi, même si une personne a exprimé d’autres volontés dans un testament, une part minimale (dite « réserve héréditaire ») est garantie aux enfants. Si vous êtes l’enfant unique de votre père, vous avez droit à au moins la moitié de ses biens. Si vous avez des frères ou sœurs, cette réserve s’élève aux deux tiers à diviser entre vous. Il est donc important de veiller à ce que ces règles soient respectées.

Les éventuels blocages

Il peut y avoir des situations où des blocages ou des litiges surgissent, notamment :

  • Si votre père était remarié et qu’il n’y avait pas de contrat de mariage spécifiant le partage des biens, la situation peut devenir plus complexe.
  • Si votre père avait des dettes ou d’autres obligations financières, elles pourraient avoir un impact sur l’héritage.

Faire valoir ses droits

Si vous pensez avoir des droits sur la part d’héritage de votre père, il est crucial de consulter un notaire ou un avocat spécialisé en droit des successions. Ils pourront vous guider et vous conseiller sur la meilleure manière de procéder.

Options successorales : Accepter ou renoncer à la succession

Les héritiers ont plusieurs options concernant la succession :

  • Accepter purement et simplement : Vous héritez de tout, y compris des dettes.
  • Accepter à concurrence de l’actif net : Vous n’êtes responsable des dettes que jusqu’à concurrence de la valeur des biens hérités.
  • Renoncer à la succession : Vous refusez l’héritage, y compris les dettes.

Vous disposez de 4 mois après le décès pour décider. Pour exercer l’option successorale, faites la déclaration au tribunal judiciaire ou au notaire.

Succession : Autres biens et actifs

Usufruit et nue-propriété

L’usufruit permet à un individu de bénéficier (avoir la jouissance) d’un bien sans en être le propriétaire. La nue-propriété est la possession du bien sans les avantages directement associés à son utilisation. Dans le contexte d’une succession, il est courant que le conjoint survivant reçoive l’usufruit des biens, tandis que les enfants obtiennent la nue-propriété.

Donations antérieures et succession

Les donations effectuées avant le décès peuvent influencer la succession. En France, les donations sont prises en compte pour le calcul de la part de chaque héritier.

Préparer sa succession : Stratégies patrimoniales

Pour bien préparer sa succession, il est nécessaire d’anticiper. Certaines stratégies patrimoniales permettent de transmettre son patrimoine en réduisant, voire en effaçant, les droits de succession.

L’assurance-vie

L’assurance-vie permet de léguer 152.500 € à chaque bénéficiaire (pas nécessairement un héritier) sans aucune fiscalité si le versement des primes est intervenu avant vos 70 ans.

Le Pacte Dutreil

Il est également prévu dans le cadre du “Pacte Dutreil” d’exonérer les transmissions d’entreprises à hauteur de 75 % sous certaines conditions assez strictes, notamment que l’un des héritiers poursuive l’exploitation pendant une certaine durée.

Qui hérite en l’absence de testament ?

Si vous préférez ne faire aucun testament, ou si votre testament ne précise pas la répartition de votre héritage, la loi prévoit un ordre des héritiers très strict.

Les 4 ordres d’héritiers

Les héritiers sont répartis en 4 catégories, par ordre de proximité. Si au sein d’une même catégorie (ou « ordre »), il y a plusieurs héritiers, c’est ensuite le degré de parenté qui permet de répartir les parts revenant à chacun.

  • Le « 1er ordre » regroupe les enfants et leurs descendants (petits-enfants, arrière-petits-enfants) ;
  • Le « 2e ordre » comporte les parents (appelés « ascendants privilégiés ») et les frères et sœurs (dits « collatéraux privilégiés »), ainsi que les descendants des frères et sœurs ;
  • Le « 3e ordre » rassemble les grands-parents et arrière-grands-parents (les « ascendants ordinaires ») ;
  • Le « 4e ordre » compte les oncles, tantes, cousins et cousines (les « collatéraux ordinaires »).

Les règles de succession

  • La règle de succession entre les ordres : S’il existe des héritiers survivants dans un ordre, ceux des ordres suivants ne reçoivent rien.
  • Au sein des 3e et 4e ordres, les parents les plus proches excluent les plus éloignés. L’éloignement se mesure en degrés de parenté.
  • Lorsqu’il n’y a aucune famille jusqu’au 6e degré inclus, c’est l’État qui recueille l’héritage.
  • La règle de la représentation : un enfant décédé est représenté par ses enfants ou ses petits-enfants. Cette règle s’applique également aux frères et sœurs et à leurs enfants, lorsqu’ils sont appelés à la succession.
  • Le cas particulier du conjoint survivant : sa position vis-à-vis de la succession dépend du contrat de mariage, de l’origine des biens et de la présence ou non d’autres héritiers. Mais il est toujours associé à la succession (sauf exceptions).

Quelle part revient à chacun en l’absence de testament ?

  • En présence d’un conjoint marié survivant : Les règles de partage dépendent du contrat de mariage, de l’origine des biens et du nombre d’héritiers.
  • En l’absence d’un conjoint marié survivant : si le défunt laisse des enfants mais pas de conjoint survivant, les enfants se partagent l’héritage à parts égales. Si l’un des enfants est déjà décédé, mais laisse des enfants derrière lui, ces derniers se partagent sa part.
  • S’il n’y a pas de descendants : l’héritage va aux héritiers du « 2e ordre » : les parents et les frères et sœurs (ou leurs enfants ou petits-enfants s’ils sont décédés).
  • Lorsqu’il n’y a ni conjoint, ni enfants, ni parents, ni frères et sœurs ou leurs descendants, la succession est partagée à parts égales entre la famille maternelle et paternelle.

Et s’il y a un testament ou une donation entre époux ?

Il est possible de prévoir par testament ou par donation entre époux une répartition différente, dans certaines limites. Vous ne pouvez pas « déshériter » vos enfants (ou leurs enfants / petits-enfants si vos enfants sont décédés), ni votre conjoint si vous n’avez pas d’enfants. Une partie de l’héritage doit obligatoirement leur revenir : c’est ce qu’on appelle la « réserve héréditaire ». Ce n’est qu’en l’absence d’enfants et de conjoint survivant (qu’on appelle donc les « héritiers réservataires ») que vous pouvez léguer l’intégralité de votre patrimoine à qui vous le souhaitez.

Le testament

Un testament est un texte qui contient les dernières volontés du défunt. Il peut être fait devant notaire, mais ce n’est pas une obligation (sauf pour certaines dispositions, comme la reconnaissance d’un enfant). Une fois déduite la « part réservataire », le défunt peut ainsi laisser par testament le reste de sa succession (appelé « quotité disponible ») à la ou les personnes qu’il souhaite.

La donation entre époux

La donation entre époux, ou donation au dernier vivant, est un acte réalisé devant notaire. Elle peut être signée au moment du mariage ou par la suite. Elle permet à chacun des époux de favoriser l’autre dans la succession en cas de décès, par rapport à ce que prévoient les dispositions légales par défaut.

Le rôle du notaire et la désignation des héritiers

Le notaire identifie les personnes qui vont succéder à la personne décédée et leurs droits dans la succession. La qualité d’héritier peut être démontrée par tous moyens, notamment par l’établissement d’un acte de notoriété par un notaire, lequel fait foi jusqu’à preuve du contraire.

Vous ne pouvez pas régler vos droits de succession : quelles solutions ?

En principe, le paiement des droits de succession doit se faire dans les six mois qui suivent le décès, au moment du dépôt de la déclaration de succession au centre des impôts. Tous les héritiers sont solidaires du paiement des droits de succession, à l’exception du conjoint survivant, du partenaire pacsé et des frères et sœurs du défunt sous certaines conditions. Cependant, en cas de difficultés financières les empêchant de régler leurs droits, plusieurs solutions s’offrent aux héritiers.

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