L’allaitement est une période unique où les choix alimentaires et hydriques de la maman ont un impact direct sur le bien-être du bébé. Certaines boissons peuvent en effet passer dans le lait maternel et entraîner des effets indésirables chez le nourrisson. Quand on allaite, chaque choix alimentaire soulève des questions, et les boissons gazeuses ne font pas exception. Certaines mamans apprécient leur côté rafraîchissant, d’autres s’interrogent sur leurs effets possibles sur le lait maternel et sur le bébé. La bonne nouvelle, c’est qu’aucune interdiction stricte ne pèse sur ces boissons. Tout dépend surtout de leur composition, de la fréquence de consommation et de l’équilibre global de l’alimentation de la mère.

Effets des boissons gazeuses sur la mère et le bébé

Les boissons gazeuses ne passent pas directement dans le lait maternel, mais certains de leurs composants peuvent y laisser une trace. Chez la mère, ces boissons peuvent provoquer des ballonnements ou une sensation d’inconfort digestif. L’acidité de certains sodas peut aussi accentuer les reflux ou la lourdeur après les repas. Du côté du bébé, le principal élément à surveiller est la caféine présente dans certains sodas comme le Coca Cola. En petites quantités, elle est généralement bien tolérée, mais si la consommation devient régulière, elle peut favoriser l’agitation, des troubles du sommeil ou des difficultés d’endormissement. Le sucre et les édulcorants, quant à eux, ne se transmettent pas tels quels au lait maternel.

Les différents types de boissons gazeuses et leurs composants

Toutes les boissons gazeuses ne se valent pas. Certaines sont simplement composées d’eau pétillante, d’autres contiennent des additifs, de la caféine ou encore beaucoup de sucre. Les sodas à base de cola ou certaines boissons énergisantes gazeuses renferment de la caféine. Cette substance peut passer dans le lait maternel et rester plusieurs heures dans l’organisme du bébé. En excès, elle risque de provoquer irritabilité, nervosité ou troubles du sommeil. Un simple canette de soda classique contient l’équivalent de plusieurs morceaux de sucre. Même si ce sucre ne passe pas directement dans le lait maternel, il peut accentuer la fatigue, favoriser une prise de poids et influencer la santé dentaire de la mère. Certains sodas « light » ou « zéro » remplacent le sucre par des édulcorants artificiels. Les études montrent que la plupart d’entre eux sont considérés comme compatibles avec l’allaitement, mais leur consommation régulière reste controversée. Le dioxyde de carbone qui rend une boisson pétillante n’a pas d’impact sur le lait maternel.

Recommandations des spécialistes

Le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) précise qu’une consommation modérée de caféine, autour de 300 mg par jour, est généralement sans danger pendant l’allaitement. Cette limite inclut toutes les sources de caféine (café, thé, chocolat, sodas et boissons énergisantes). Les organismes de santé conseillent de réduire la consommation de sodas riches en sucres ajoutés. Ces boissons apportent des calories vides et peuvent accentuer la fatigue, sans réel bénéfice nutritionnel pour la mère. Pour les versions « light » ou « zéro », certains édulcorants peuvent passer dans le lait maternel, mais en quantités infimes. Les experts rappellent que la boisson la plus adaptée pour couvrir les besoins d’une maman allaitante reste l’eau.

Alternatives saines aux sodas

Un simple verre d’eau peut devenir plus attrayant en y ajoutant quelques tranches de citron, d’orange, des feuilles de menthe ou encore des morceaux de fruits rouges. Certaines tisanes à base de plantes sont compatibles avec l’allaitement, comme la camomille, le rooibos ou la verveine. Elles permettent de varier les saveurs tout en restant hydratantes. Pour celles qui apprécient les bulles, une eau gazeuse sans sucre ni édulcorant reste une alternative intéressante. Préparés avec des fruits frais et un peu d’eau, de lait végétal ou de yaourt, les smoothies sont une manière gourmande de s’hydrater tout en profitant des vitamines et fibres.

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Hydratation et allaitement

L’allaitement augmente naturellement les besoins en eau. Une bonne hydratation soutient la production de lait et contribue au bien-être de la mère. En moyenne, une femme qui allaite a besoin d’environ 2 à 2,5 litres de liquides par jour, dont une grande partie provient de l’eau. Si les boissons gazeuses peuvent être consommées ponctuellement, l’eau reste la base. Le café, le thé et les sodas à la caféine doivent être pris avec modération pour éviter toute accumulation.

Aliments et boissons à éviter ou à limiter pendant l'allaitement

Outre les sodas, certaines autres boissons et aliments sont à consommer avec modération ou à éviter pendant l'allaitement :

  • Les boissons alcoolisées: L’alcool passe dans le lait maternel et peut perturber le développement neurologique et le sommeil du nourrisson. Il est donc préférable de privilégier les cocktails sans alcool ou simplement de l’eau pétillante avec des fruits frais. La consommation de boissons alcoolisées (bière, vin, cidre, alcool fort, apéritif) est à éviter pendant l’allaitement maternel, particulièrement pendant les premières semaines. L’alcool passe en effet dans le lait puis dans l’organisme du bébé, qui est encore immature pour le métaboliser. D’autre part, la consommation d’alcool est associée à une diminution de la production de lait et du réflexe d’éjection chez la mère. Passées les premières semaines d’allaitement, si une occasion spéciale se présente et/ou que vous ne pouvez pas résister, un verre d’alcool reste envisageable, mais de manière exceptionnelle. Après avoir bu 1 verre standardisé d’alcool, attendez au minimum 2 à 3 heures avant de redonner le sein à votre bébé. Si ce n’est pas l’heure de la tétée, vous pouvez tirer votre lait et le lui donner plus tard. Dans le cas d’une soirée alcoolisée, il est impératif que vous respectiez un délai de 12 heures après le dernier verre d’alcool bu, avant de remettre votre bébé au sein. Pour éviter tout risque d’engorgement et pour continuer à stimuler votre lactation durant ces 12 heures, tirez votre lait et jetez-le. Le mieux reste encore de s’abstenir ou de se limiter à un verre.
  • Les boissons énergisantes: Elles contiennent de fortes doses de caféine et d’autres stimulants qui peuvent provoquer agitation et troubles du sommeil chez le bébé. Il est préférable de choisir une infusion douce sans théine ni caféine, comme la camomille ou le rooibos.
  • Le café en excès: Un excès de caféine peut rendre le bébé irritable et perturber son sommeil. Il est recommandé de limiter sa consommation à une ou deux tasses par jour maximum, et de préférence juste après la tétée pour réduire l’impact.
  • Les jus non pasteurisés: Ils peuvent contenir des bactéries ou parasites dangereux pour la maman et, indirectement, pour le bébé. Il est préférable de privilégier les jus pasteurisés ou préparer soi-même ses jus en veillant à bien laver les fruits.
  • Certains poissons: Certains poissons peuvent être nocifs pour votre enfant car ils contiennent des polluants, notamment du mercure. Par exemple le brochet, la truite grise, l’achigan ou encore le caviar et le foie de poisson absorbent en plus grande quantité ces polluants, qui sont de plus en plus présents dans la nature. L’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de limiter la consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte-baudroie, loup-bar, bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon…) dont les niveaux de mercure et autres polluants sont plus élevés ; d’éviter de manger de l’espadon, marlin, siki, requin et lamproie ; de restreindre la consommation d’anguilles, barbeaux, brèmes, carpes, silures à 1 fois tous les 2 mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes.
  • Aliments à potentiels allergènes: Durant la diversification alimentaire, étape où votre enfant commencera à consommer d’autres aliments que le lait, certains fruits ou légumes devront être introduit plus tard à cause des risques d’allergies possibles. Parmi les produits réputés comme allergènes, on retrouve notamment les fraises, les fruits exotiques en général ou encore certains agrumes. Heureusement, il n’y aurait à priori pas de lien entre votre alimentation et les risques d’allergies pour les enfants allaités. Vous pouvez donc consommer sans craintes tous ses aliments, excepté s’il y a un terrain familial « à risque », il est déconseillé, d’après l’INPES, de consommer des aliments contenant de l’arachide.

Aliments qui favorisent l’allaitement

Certains aliments peuvent favoriser l’allaitement et la production de lait. Il est également prouvé que, outre ces aliments « magiques », plus vous donnerez le sein, plus vous produirez du lait. Proposez donc régulièrement le sein à bébé. Parmi les aliments recommandés, la bière (sans alcool bien sûr) ou levure de bière en paillettes pourront augmenter la quantité de lait produite. De même que certaines plantes comme le fenouil, l’anis, la verveine, ou encore la feuille de framboisier rouge. Les lentilles, amandes, noix de cajou, et dattes ont également une influence positive. Certains épices comme le curry ou le cumin apportent une saveur qui devrait plaire à bébé, qui tétera alors plus longtemps, ce qui augmentera votre quantité de lait.

Rester en forme et éviter les carences pendant l'allaitement

Allaiter demande énormément d’énergie, la nouvelle maman devra donc être attentive à son alimentation, afin de ne pas développer de carences, mais aussi fournir à bébé tous les apports dont il a besoin.

  • Le magnésium: Lorsque vous allaitez, l’apport recommandé en magnésium augmente, il faut donc trouver des sources pour éviter les carences. Pour cela, vous pouvez consommer des céréales complètes, du chocolat, ainsi que des légumes verts comme les haricots, les épinards, ou encore l’artichaut qui est aussi riche en fer.
  • Le calcium: Pour avoir des os solides, vous pouvez insister sur les produits laitiers : le lait, le fromage et les yaourts. Cependant, d’autres aliments sont également des sources, souvent méconnues, de calcium : les amandes, le tofu ou encore les légumes verts comme le brocoli, le cresson ou le chou.
  • Les vitamines: Parmi les vitamines à privilégier, la vitamine D est nécessaire à la croissance et au bon développement de bébé. Cette vitamine est présente notamment dans de nombreux poissons, le lait, la margarine ou encore le jaune d’œuf. La vitamine C permet de renforcer votre système immunitaire, comme celui de bébé, mais également de lutter contre les infections. Vous pouvez consommer du poivron, kiwi, fraise, litchi ou encore des agrumes comme l’orange ou le citron.

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