L'utilisation d'hormones dans la gestion de la reproduction est une pratique courante dans l'élevage moderne. Parmi ces hormones, la PMSG (Gonadotropine Sérique de Jument Gravide) et l'HCG (Gonadotropine Chorionique Humaine) jouent un rôle important dans l'amélioration des performances de reproduction des animaux d'élevage. Cet article explore en détail le rôle de ces hormones, leurs applications spécifiques, les précautions à prendre et les alternatives possibles.

Hormones clés dans la gestion de la reproduction

Les hormones telles que les prostaglandines, les progestagènes, la GnRH, la PMSG et l'HCG sont essentielles dans la gestion de la reproduction. Utilisées correctement, elles peuvent améliorer les performances de reproduction des femelles et faciliter le travail des éleveurs. Cependant, il est crucial d'éviter les excès, contrairement à certaines pratiques observées dans certains élevages aux États-Unis, où les hormones sont moins coûteuses qu'en France. Les traitements hormonaux doivent être considérés comme des outils et non comme des solutions miracles, et leur efficacité est optimisée lorsqu'ils sont utilisés dans le cadre d'un suivi de la reproduction, sur des animaux bien nourris et non stressés.

Synchronisation des chaleurs avec des progestagènes

Depuis l'arrêt de la fabrication des implants, seuls deux dispositifs vaginaux sont disponibles pour synchroniser les chaleurs : le CIDR et le Prid Delta. Ces dispositifs libèrent des progestagènes, des analogues de la progestérone, qui bloquent le cycle des femelles et empêchent l'ovulation. Le dispositif peut être laissé en place pendant 7 à 9 jours. Une injection de prostaglandines PGF2 Alpha est effectuée 24 heures avant le retrait du dispositif. Au moment du retrait, une injection de PMSG peut être nécessaire pour induire l'ovulation, surtout si la femelle est mal ou pas cyclée. La dose de PMSG varie selon la race et le type d'animal (vache ou génisse), et il est important d'éviter le surdosage.

Ces traitements permettent de s'affranchir de l'observation des chaleurs pour l'insémination, qui peut être réalisée à l'aveugle 56 heures après le retrait du dispositif (48 heures pour les génisses avec un dispositif posé pendant 7 jours). Les deux dispositifs donnent des résultats comparables, et le choix entre le CIDR et le Prid Delta dépend des préférences des prescripteurs. Il est important de s'assurer que les dispositifs intra-vaginaux sont correctement dépliés dans le fond du vagin pour éviter le rejet.

Prostaglandines PGF2 Alpha

Les prostaglandines PGF2 Alpha provoquent la lyse (régression) du corps jaune éventuellement présent sur un ovaire en 24 heures et l'apparition des chaleurs généralement en deux à sept jours chez les vaches cyclées. Le cycle œstral d'une vache dure environ 21 jours, le jour zéro (J0) correspondant au début des chaleurs. Un traitement avec cette hormone n'est donc envisageable que sur des femelles cyclées, ce qui est généralement le cas chez les races laitières. Un traitement avec deux injections à 11 jours d'intervalle est plus efficace qu'une seule injection, car il garantit qu'une des deux injections sera réalisée entre J5 et J17. Cependant, cette sécurité double le prix de la synchronisation. Quel que soit le protocole utilisé, il est préférable d'inséminer sur chaleurs observées pour être certain de le faire au bon moment, car la durée de lyse du corps jaune varie selon son âge.

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Protocole GnRH et Prostaglandines

Ce protocole se base sur l'utilisation de GnRH et de prostaglandines. Bien que systématisé dans certains troupeaux aux États-Unis, ce protocole est critiqué en termes d'image. Il est également plus coûteux que les autres et ne peut pas être appliqué à tous les animaux, étant déconseillé chez les génisses en raison de sa faible efficacité en termes de taux de gestation. Ce traitement est particulièrement utile pour les vaches cyclées dont l'éleveur a du mal à détecter les chaleurs. Son efficacité dépend de la présence d'un follicule de grande taille (plus de 10 mm de diamètre) sur l'ovaire, ce qui peut être vérifié par échographie. Dans les élevages où la détection des chaleurs n'est pas un problème, un traitement avec une injection de GnRH suivie d'une injection de prostaglandines sept jours plus tard donne de bons résultats et coûte moins cher. De plus, il améliore légèrement la fertilité, ce qui peut être intéressant pour les inséminations réalisées avec des doses coûteuses.

Traitement des affections post-partum et repeat breeding

En cas d'endométrite diagnostiquée à partir de 21 jours après le vêlage, la vache est traitée avec un antibiotique intra-utérin, suivi éventuellement 12 à 15 jours plus tard d'une injection de prostaglandines PGF2 Alpha. Les vaches repeat breeding (vaches avec cycles réguliers mais qui ne prennent pas facilement à l'IA) peuvent être traitées avec un protocole à base de GnRH. Une injection 4 à 6 heures avant l'insémination améliore la qualité de l'ovulation et le timing entre l'ovulation et l'insémination. Il est également possible de refaire une injection de GnRH ou d'HCG cinq jours après l'insémination.

Traitement des kystes folliculaires

Les kystes folliculaires post-partum sont souvent favorisés par les déficits énergétiques importants en début de lactation et se résorbent généralement dans les 60 jours après le vêlage. Cependant, si plus de 10 % des vaches d'un troupeau sont affectées, il est nécessaire de s'inquiéter. Une solution consiste à utiliser du GnRH à double dose plutôt que de l'HCG. Le GnRH aide à transformer le kyste folliculaire en corps jaune, ce qui est un peu moins efficace mais aussi moins coûteux que l'HCG. Il est déconseillé d'éclater le kyste folliculaire manuellement, car cela risque d'endommager l'ovaire.

Utilisation des traitements de synchronisation des chaleurs

Les traitements de synchronisation des chaleurs sont relativement peu utilisés par les vétérinaires ou les techniciens des coopératives d'insémination par rapport au nombre total de femelles inséminées. La demande des éleveurs concerne principalement la synchronisation des femelles allaitantes pour grouper les vêlages et faciliter l'insémination artificielle et la gestion des retours en chaleurs. Cependant, l'utilisation des traitements hormonaux diminue globalement, en raison des investissements dans les outils de monitoring pour améliorer la détection des chaleurs. En revanche, l'utilisation des traitements pour améliorer le confort de travail des éleveurs est en augmentation.

PG600Ⓡ : Un médicament vétérinaire à base de PMSG et HCG

PG600Ⓡ est un médicament vétérinaire contenant de la gonadotropine sérique (PMSG) et de la gonadotropine chorionique (hCG), utilisé chez les porcins (cochettes et truies). Il est indiqué pour l'induction de l'œstrus et de la cyclicité chez les cochettes prépubères, ainsi que pour l'induction et la synchronisation de l'œstrus et le traitement de l'anœstrus chez les truies au sevrage.

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Composition

Le médicament se présente sous forme de lyophilisat et de solvant pour solution injectable. Un flacon de 1 dose contient 400 UI de PMSG et 200 UI d'hCG, tandis qu'un flacon de 5 doses contient 2000 UI de PMSG et 1000 UI d'hCG. Les excipients incluent le mannitol, le phosphate monosodique dihydraté, le phosphate disodique dihydraté, l'hydroxyde de sodium, l'acide phosphorique concentré et l'eau pour préparations injectables.

Contre-indications

PG600Ⓡ ne doit pas être utilisé en cas d'hypersensibilité aux substances actives, chez les truies présentant des ovaires polykystiques, chez les animaux gestants ou chez les truies atteintes d'infections utérines ou vaginales.

Précautions d'emploi

L'administration du traitement au cours de la phase lutéale primaire ou en milieu du cycle pourrait favoriser le développement de kystes ovariens. Il est important de ne pas modifier la posologie, car l'augmentation des doses n'augmente pas l'efficacité du médicament. Des précautions d'asepsie doivent être prises lors de l'injection.

Précautions pour l'administrateur

Il est crucial d'agir avec précaution pour éviter toute auto-injection accidentelle. En cas d'auto-injection, il est impératif de consulter immédiatement un médecin et de lui montrer la notice ou l'étiquette. Le médicament peut entraîner une légère irritation de la peau, il est donc recommandé d'éviter tout contact avec la peau et de porter des gants de protection. En cas de renversement accidentel, rincer immédiatement et abondamment avec de l'eau. Les personnes hypersensibles aux gonadotrophines doivent éviter de manipuler ce médicament. Les études menées sur des animaux de laboratoire ont mis en évidence des effets tératogènes après administration de l'association hCG/PMSG. Le produit ne doit donc pas être administré par des femmes enceintes, ayant l'intention de tomber enceintes ou susceptibles de l'être. Il est recommandé de se laver les mains après utilisation.

Interactions et effets indésirables

Aucune interaction médicamenteuse n'est connue. Cependant, en l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments vétérinaires. Dans de rares cas, une anaphylaxie peut survenir chez les porcins (truies et cochettes). Un traitement à base d'adrénaline et de glucocorticoïdes doit être rapidement instauré. Il est important de notifier tout effet indésirable observé.

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Posologie et administration

La voie d'administration est intramusculaire ou sous-cutanée. La dose est de 5 mL de solution reconstituée par truie, soit 400 UI de PMSG et 200 UI d'hCG par animal, en une seule administration. Chez les truies, pour l'induction et la synchronisation de l'œstrus, le médicament doit être administré de préférence le jour (ou à défaut le lendemain) du sevrage. Les premières chaleurs s'observent 3 jours après le traitement. Pour le traitement de l'anœstrus, l'injection peut être répétée si nécessaire 20 à 21 jours plus tard. Chez les cochettes, le moment du traitement doit être déterminé pour chaque élevage en fonction de la race, de l'environnement et de la conduite en bande.

Propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques

La PMSG et l'hCG sont des glycoprotéines qui se fixent sur les récepteurs FSH et LH des cellules cibles situées dans les gonades. Chez les femelles, la PMSG stimule la croissance et le développement des follicules antraux, tandis que l'hCG participe à la maturation folliculaire et à l'induction de l'ovulation. Après administration intramusculaire unique, les profils pharmacocinétiques de la PMSG et de l'hCG sont semblables, avec une diminution rapide des concentrations plasmatiques suivie d'une phase d'élimination plus lente. La distribution est rapide dans le foie, les reins et particulièrement dans les ovaires.

Alternatives à l'œstradiol pour la synchronisation des chaleurs chez les bovins

Chez les bovins, la progestérone et les progestagènes sont utilisés pour synchroniser les chaleurs. Cependant, la fertilité n'est pas toujours optimale en raison du développement de follicules persistants chez certaines femelles non cyclées et chez les femelles traitées à des stades spécifiques du cycle. Pour limiter ce problème, des esters d'œstradiol étaient injectés le jour du début du traitement. L'utilisation zootechnique de l'œstradiol étant interdite en Europe, des alternatives efficaces doivent être identifiées. L'efficacité respective de la combinaison d'un agoniste de GnRH (buséréline) ou d'une surcharge de progestagène (Norgestomet) avec un implant de Norgestomet (Crestar®) pour synchroniser les chaleurs et obtenir une fertilité correcte après insémination à des moments prédéterminés est étudiée.

Effet de l'utilisation de doses élevées de PMSG et hCG sur la puberté des agnelles Awassi

Les études concernant la puberté des brebis iraquiennes sont peu nombreuses. Une puberté précoce est associée à un niveau alimentaire important. L'alimentation peut être une des causes expliquant la grande variabilité de l'âge et du poids à la puberté des agnelles Awassi en Iraq. D'autres causes de variation de l'âge à la puberté ont été détectées, telles que la modalité de naissance (simple/double) et la période de naissance. Les agnelles nées simples et en automne atteignent la puberté à un âge plus précoce que les agnelles issues d'une naissance gémellaire et au printemps. L'objectif de certaines recherches est d'étudier l'effet de traitements gonadotropes (doses élevées de PMSG et hCG) sur l'activité ovarienne des agnelles de race Awassi afin d'avancer l'âge à la puberté.

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