Le baptême est une étape importante, le premier sacrement dans la vie de tout chrétien. Petits et grands peuvent se faire baptiser selon la tradition. Au fil du temps, la célébration de ce rite a évolué, notamment en ce qui concerne les tenues. Parmi les traditions entourant ce sacrement, la robe de baptême occupe une place particulière. Cet article explore l'histoire et l'origine de cette tradition vestimentaire, en mettant en lumière son évolution à travers les âges.
Des Origines Préhistoriques aux Vêtements de l'Antiquité
L'histoire du vêtement de bébé remonte à la préhistoire. Au Paléolithique, vers 18000 avant JC, les femmes assuraient la survie de bébé en les glissant dans des peaux d’animaux, telles que la chèvre, l’ours, à la manière d’un porte-bébé. Ces peaux étaient cousues avec des aiguilles à chas en os ou en ivoire, et le fil pouvait être en tendon animal, en cordons de cuir, en crins de cheval ou en fibres végétales. Au Néolithique, à partir de 7000 avant JC, l’homme préhistorique se sédentarise et utilise la laine du mouton ou de la chèvre, sans tuer l’animal. Les bébés pouvaient donc porter des vêtements de feutre, avec de la laine qui avait été humidifiée, écrasée et pressée avec une pierre.
Au cours de l’Antiquité, le tissage atteint son âge d’or. Au temps de la Rome Antique, la société est très hiérarchisée, selon son statut dans la cité. La cellule familiale est totalement placée sous l’autorité du pater familias. À la naissance, l’enfant reçoit des soins pour son nombril, avec un linge imbibé d’huile, aidant à la cicatrisation. Ces dernières sont maintenues par une cordelette. Les règles de cette technique sont énoncées par Soranos d'Ephèse (médecin du IIème siècle après JC), qui écrit un précis de gynécologie, sur les maladies des femmes, De arte morbisque mulierum. De larges bandes sont enroulées autour de l’enfant, avec des tampons de laine entre les membres pour éviter le frottement. S’il est reconnu, il reçoit la bulla, un collier avec un pendentif, en forme d’amulette, qui protège du mauvais sort. Cet insigne d'une naissance libre peut être soit en or, pour les familles riches, soit en cuir pour les personnes les plus modestes. À la naissance, l’enfant doit être protégé, en portant des amulettes. Pour vérifier s’il est maudit, ce dernier est placé sur un bouclier, dans l’eau de mer. S’il coule, cela veut dire qu’il est en proie au mauvais œil. Dès que l’enfant sait marcher, il porte une tunique appelée tunica, qui est une sorte de robe avec ou sans manches, qui s’arrête au niveau des genoux.
Les Gaulois utilisaient des matières comme la laine, le chanvre, le cuir, la fourrure et surtout le lin, pour se vêtir, et ils étonnaient les autres peuples par leur maîtrise de la teinture. Avant d’être teint, le tissu subit un mordançage : il est plongé dans un liquide chargé de sels métalliques pour fixer la couleur.
Le Moyen-Âge: Une Période Difficile pour l'Enfance
Le Moyen-Age est une période hostile à l’enfance, où la mortalité infantile est très élevée. L’enfant n’est jamais lavé, en raison des croyances sur l’eau, qui pourrait véhiculer des maladies. Dès l’acquisition de la marche, vers 1 an jusqu’à 7 ans, l’enfant, qu’il soit une fille ou un garçon, porte une longue robe, sans sous-vêtements.
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La Renaissance et l'Évolution de la Mode Enfantine
La France connaît des guerres de religion et est surtout marquée par l’apogée de la royauté, à cette période. Au XVIe siècle, à partir d’un an, le vêtement a pour vocation d’être élégant, et le vestiaire de l’enfant est féminisé. Néanmoins, la robe très couvrante doit être longue et descendre jusqu’aux chevilles. La tête du bébé est toujours couverte de plusieurs épaisseurs, afin de protéger ses os mous du crâne. La Renaissance est marquée par l’abandon des enfants, par les familles les plus pauvres, aux porches des églises, dans les orphelinats. Avec des conditions de vie rudes, les enfants sont habillés avec des robes en coton ou en lin.
Au cours du règne des différents rois de France, le mode vestimentaire des enfants a laissé de nombreuses traces sur des peintures. La robe était bien plus pratique jusqu’à l’acquisition de la propreté. Jean-Jacques Rousseau condamne fermement la mode de l’époque qui entrave les mouvements des enfants, les empêchant de bouger à leur guise : "Les membres d'un corps qui croît doivent être tous au large dans leur vêtement; rien ne doit gêner leur mouvement ni leur accroissement, rien de trop juste, rien qui colle au corps; point de ligatures." Si les filles restent en robe, ce n’est qu’à partir de 3 ou 4 ans que les garçons portent un habit différent. Ils sont habillés d’un costume de matelot, composé d’une veste droite et d’un pantalon à pont. De 1 à 10 ans, filles et garçons sont habillés en robe anglaise sur une pantalette, avec une cape en laine.
L'Importance du Baptême et la Signification de la Robe Blanche
Le baptême est un rite qui symbolise une nouvelle naissance dans la vie d’un chrétien. Chez les catholiques et les orthodoxes, le baptême d’eau signifie la purification pour devenir enfant de Dieu. A la fin du Moyen-Âge et jusqu’au XXe siècle, le baptême donnait également naissance à de nouveaux rapports de parenté, un lien qualifié de spirituel, noué avec un parrain et une marraine.
La tenue portée par les nouveau-nés durant le baptême était généralement une robe blanche, le plus souvent confectionnée avec des broderies de fleurs et ornée de dentelles et de rubans. La matière utilisée dépendait de la classe sociale des parents, soit du coton, soit de la soie.
On parle toujours de la "robe de baptême" mais pourquoi ? La tradition part de Jésus qui se fait baptiser par Jean Le Baptiste. On dit de ce moment qu'une lumière vint du ciel pour illuminer Jésus. Durant plusieurs siècles du II au XIIe siècle, le baptême se fait adulte, souvent même en fin de vie afin de se laver de tous péchés avant de mourir. C'est vers le XIIe siècle que le baptême s'instaure aux bébés. Pourquoi ? Parce que la famine, les guerres, les épidémies et la pauvreté n'épargnent pas les bébés qui sont en première ligne. Un autre élément va rentrer également en compte. Le baptême était pratiqué par immersion et là encore le changement s'effectue. Les évêques décident de supprimer l'immersion et de la remplacer par l'effusion (application d'eau sur le front).
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Le Symbolisme du Blanc et l'Évolution des Rituels
Le petit enfant reçoit, à son baptême, un nouveau vêtement, de couleur blanche. Dans notre culture, le vêtement blanc est signe de fête. Le vêtement de la première communion, de la profession de foi, de l’engagement religieux, sont traditionnellement blancs. Blanche est la robe de la mariée, le jour des noces, ou l’aube des ministres situés dans le chœur pour les célébrations liturgiques.
La remise du vêtement blanc est l’un des trois rites complémentaires qui achèvent le baptismal, après l’onction avec le Saint Chrême, avant la remise du cierge allumé. Vers 215, l’auteur de la Tradition apostolique écrit comment se déroulait le baptême : dans la nuit pascale, le « candidat » se déshabille. Il descend les marches qui mènent au fond d’une petite piscine, le baptistère. Dans l’eau, il reçoit le baptême. Puis le nouveau baptisé remonte par l’autre côté du baptistère et revêt un nouveau vêtement, une aube blanche (alba).
Avant de revêtir le vêtement blanc, il s’agit de quitter ses vêtements, non pas pour renouer avec l’innocence angélique, mais pour marquer l’acceptation de sa pauvreté, de ses limites. Quitter ses vêtements, c’est ressembler au Christ nu sur la croix au moment de sa mort, dénudé par les soldats (Matthieu 27, 28). C’est se retrouver nu comme au jour de sa naissance, abandonner sa vie d’avant. C’est renoncer au « vieil homme », qui veut vivre sans Dieu ou contre Dieu, et au péché entré par lui dans le monde (Romains 5, 12-21).
Le vêtement du baptisé, c’est le Christ, écrit Saint Paul : « Tous vous êtes par la foi, fils de Dieu, en Jésus-Christ. Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. » (Galates 3, 27). Le vêtement blanc est le « vêtement de salut » selon Isaïe 61, 10. Ceux qui marcheront avec le Seigneur sont « habillés de blanc » (Apocalypse 3, 4). Les élus au ciel « sont revêtus de robes blanches, les palmes à la main » (Apocalypse 7, 9), « blanchies dans le sang de l’Agneau » (Apocalypse 7, 14). L’épouse aux noces de l’Agneau est vêtue « de lin d’une blancheur éclatante » (Apocalypse 19, 7).
Vatican II a rendu facultative la remise du vêtement blanc pour les adultes (Rituel n° 226) et les enfants en âge scolaire (Rituel n° 116). Cela se comprend puisque ce symbole ne parle bien qu’associé à celui du dépouillement, montrant le passage de l’homme ancien à l’homme nouveau. C’est le cas dans le baptême par immersion.
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La Robe de Baptême Aujourd'hui: Tradition et Modernité
Aujourd'hui, on attend un mois, voir plus souvent pour que la maman se repose de la naissance. La robe de baptême traditionnelle est plébiscitée par nos clientes souhaitant en faire une robe de famille qui se passe de génération en génération. Elle se caractérise par sa richesse en broderie et de nombreux détails. Le tombé est peut être assez long rappelant une robe de mariée. Elle se compose d'une ceinture autour de la taille qui peut être nouer dans le dos. L'accessoire idéale est le petit béguin ou bonnet formalisant la descente de l'Esprit Saint.
La robe de baptême sera brodée, avec dentelle et ruban. On l'accompagne avec un petit bonnet, un jupon et une cape. Non, la robe de baptême blanche est plus liée à une tradition historique qu'à la demande de L’Église. Celle-ci n'impose pas la robe blanche. Oui, pourquoi pas? Des familles continuent toujours à baptiser leur bébé garçon avec une robe de baptême traditionnelle et longue. Cependant, il est vrai que des tenues pantalon + chemisette font de plus en plus leur apparition voire même le costume complet blanc. Cette tradition se transmet encore dans les familles. La robe de baptême est brodée du nom de l'enfant et de sa date de baptême sur le bas de la robe. Boutique magique permet sur une tenue de baptême de sa boutique en ligne de faire broder le nom de l'enfant ainsi que sa date de baptême. Il faut cependant savoir que la tradition de la robe de baptême blanche pour bébé est liée à la religion catholique.
Si vous souhaitez rester dans la tradition, faites le choix de la robe longue Charlotte en voile de coton et soie. Elle existe en versions longue et courte selon l’âge. Des détails en dentelle sur le haut jusqu’au volant en bas de la robe, les petits plis délicats viennent offrir une belle ampleur au modèle. Des rubans resserrent les manches ballon et un galon de dentelle en coton rehausse le col. Pour compléter la tenue de votre bébé, n’oubliez pas le béguin du même nom. Notre robe Ava et son béguin & bloomer assortis pourront également être très adaptés à un baptême traditionnel. Ceux qui préfèrent une robe plus légère et plus originale, pourront opter pour une robe Suzie. En soie 100%, elle est confectionnée avec des dentelles et une doublure en coton légère. D’un style épuré au look de princesse, le dos est arrondi et rehaussé par une patte de boutonnage et des boutons de nacre.
Côté garçon, la robe est donc devenu peu courante. Le blanc étant toujours de mise, nous vous conseillons de choisir un ensemble lin blanc pour les petits garçons à partir de 3 mois. Les petites filles peuvent porter des robes plus courtes comme la robe Alice ou la robe Julie. La première adopte un style bohème avec une encolure tressée au bords frands et un joli dos travaillé. Plissée en crêpe de coton et doublée, les manches sont agrémentés de jolis perles de rocailles. Les accessoires sont également importants pour faire la différence lors d’un baptême. Des colliers au béguin en passant par les couronnes, vous pouvez très bien allier tradition et modernité.
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