La chute de cheveux après l'accouchement, également connue sous le nom d'alopécie post-partum, est un problème courant qui touche près de la moitié des femmes. Bien que fréquente et normale, cette situation peut susciter des inquiétudes. Cet article explore les causes de ce phénomène et propose des solutions pour l'atténuer et favoriser la repousse des cheveux.

Comprendre les causes de la chute de cheveux post-partum

Les hormones en montagnes russes

Quelques mois après la naissance de votre bébé, vous constatez peut-être que vos cheveux tombent plus que d’habitude. Ce phénomène est lié aux variations hormonales naturelles qui suivent la naissance. Pendant la grossesse, vos cheveux peuvent sembler plus denses, plus brillants et tomber moins qu’à l’accoutumée grâce à une hausse importante des hormones œstrogènes, qui prolonge la phase de croissance des cheveux. Ils restent plus longtemps sur votre tête, ce qui donne une impression de chevelure plus volumineuse.

Mais après la naissance de votre bébé, le taux d’œstrogènes chute brutalement, ce qui provoque une reprise du cycle naturel des cheveux. Ceux qui étaient restés « en pause » pendant plusieurs mois entrent en phase de chute, en même temps que les cheveux qui auraient normalement dû tomber. Ce phénomène s’appelle l’effluvium télogène : une chute temporaire, mais souvent spectaculaire.

Après l'accouchement, on peut perdre nos cheveux de façon plus importante qu'avant notre grossesse. La principale cause à cette chute est toute autre : avec son bouleversement hormonal, la grossesse freine le processus naturel de chute de cheveux. En clair, on perd moins de cheveux lorsqu’on est enceinte. Aussi, une fois la grossesse terminée, s'ensuit une chute hormonale importante, celle-là même qui est associée au "baby-blues" ! On parle de désimprégnation hormonale, avec une chute importante des hormones œstrogènes. Après la naissance du bébé, on perd donc à la fois les cheveux que l’on n’a pas perdu enceinte, et les cheveux que l’on perd progressivement en temps normal. Dans le jargon médical, on parle d’effluvium télogène aigu, c’est-à-dire d’une chute de cheveux sans plaque alopécique (dégarnissement), équitablement répartie sur l’ensemble du cuir chevelu. La phase télogène est le nom donné à la dernière phase du cycle du cheveu, celle où le cheveu, mort, cesse de croître, et vient à tomber, pour être remplacé par un nouveau cheveu. Ici, une grande partie des cheveux en phase télogène va tomber de façon plus ou moins simultanée.

Les mêmes changements hormonaux s'opèrent juste après l'accouchement, qu'on allaite ou non. Chez certaines femmes, ces taux élevés de prolactine sont synonymes de cheveux plus fragiles, tandis que chez d’autres, cela n’a pas d’incidence majeure.

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Autres facteurs aggravants

À cela peuvent s’ajouter d’autres facteurs liés à votre quotidien de jeune parent : fatigue intense, stress, carences en fer ou en vitamines… autant d’éléments qui peuvent affaiblir le cuir chevelu et accélérer la chute capillaire. L’arrivée d’un bébé est une période incroyablement bouleversante dans la vie d’une femme. Elle est souvent accompagnée de nombreux changements hormonaux et physiologiques, comme la perte de cheveux.

  • Carences en nutriments : l’allaitement peut épuiser vos réserves de fer, de zinc et de biotine. Une étude de 2019 (The Journal of Nutrition) indique que 70 % des jeunes mamans souffrent de carences.
  • Stress post-partum : le stress physique et mental peut empirer la situation.

Quand et comment se manifeste cette chute ?

La chute de cheveux post-partum ne commence pas immédiatement après l’accouchement. En général, les premiers signes apparaissent entre le deuxième et le quatrième mois après la naissance de votre bébé. Ce délai correspond à la durée de la phase télogène : une fois les cheveux entrés en repos, il faut quelques semaines avant qu’ils ne tombent visiblement.

Ce moment coïncide souvent avec le retour à une vie un peu plus rythmée, parfois la reprise du travail, alors que la fatigue s’est installée, que les nuits sont encore entrecoupées, et que votre corps cherche à retrouver son équilibre. C’est aussi une période où la charge mentale peut être élevée, ce qui n’aide pas à préserver la vitalité des cheveux.

Dans la plupart des cas, cette chute se manifeste de manière diffuse : vous retrouvez plus de cheveux sur votre brosse, dans la douche ou sur l’oreiller. Certaines zones sont parfois plus touchées, comme les tempes ou le haut du crâne. Pas seulement les cheveux : les sourcils et les cils peuvent aussi être touchés, bien que de manière moindre.

Durée de la chute de cheveux post-partum

La chute de cheveux après l’accouchement commence généralement entre le 2e et le 4e mois, et dure en moyenne trois à six mois. Vos cheveux repoussent progressivement à partir du 5e ou 6e mois. Dans certains cas, il faut attendre jusqu’à un an pour retrouver sa densité capillaire. La chute de cheveux post-partum dure généralement de 6 à 12 mois. Si la chute de cheveux du post-partum persiste au-delà de six à huit mois ou s’accentue malgré les mesures ci-dessus, il peut être judicieux, outre un bilan sanguin, d’envisager un traitement médical de fond.

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Allaitement et chute de cheveux : quel lien ?

Vous allaitez votre bébé et vous vous demandez si cela a un impact sur la perte de cheveux ? En réalité, l’allaitement n’aggrave pas la chute capillaire, mais il peut en décaler l’apparition. En effet, l’hormone responsable de la lactation, la prolactine, continue à maintenir certains effets protecteurs sur les cheveux, comme ceux observés pendant la grossesse. Résultat : chez certaines mamans, la chute de cheveux surviendra plus tard, souvent après le sevrage.

Cela étant dit, l’allaitement mobilise énormément de ressources dans le corps. Le lait maternel étant riche en nutriments essentiels, votre organisme puise dans ses réserves pour répondre aux besoins de votre bébé. Si ces apports ne sont pas compensés, cela peut créer ou aggraver des carences, notamment en fer, zinc, vitamines du groupe B ou oméga 3, qui elles, peuvent favoriser la chute de cheveux. C’est pourquoi il est important de veiller à une alimentation équilibrée, riche en nutriments, et de s’accorder des moments de repos dès que possible.

Solutions pour atténuer la chute de cheveux et favoriser la repousse

Bien que l’alopécie post-partum ne puisse pas toujours être évitée, il est possible de la limiter en agissant dès la grossesse et après l'accouchement.

Soins capillaires doux et adaptés

Même si la chute de cheveux après l’accouchement est difficile à éviter totalement, vous pouvez l’atténuer et soutenir la repousse avec des gestes doux, adaptés à votre quotidien de jeune parent. Commencez par prendre soin de vos cheveux avec douceur. Préférez un shampoing sans sulfates, et évitez les coiffures trop serrées. Lors du lavage, massez doucement votre cuir chevelu avec la pulpe des doigts pour activer la microcirculation, sans frotter. Ce geste stimule les bulbes capillaires et favorise la repousse.

Les bienfaits des huiles végétales

Pensez également aux soins naturels comme les bains d’huiles végétales : l’huile de ricin, réputée pour ses vertus fortifiantes, peut être appliquée en masque sur le cuir chevelu, mélangée à une huile plus fluide (olive ou nigelle, par exemple). Laissez poser sous une serviette chaude pendant au moins 30 minutes, puis rincez avec un shampoing doux.

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  • Massez votre cuir chevelu avec des huiles naturelles comme l’huile de ricin.

Un bain de cheveux à l’huile de ricin ou à l’huile d’argan est une bonne alternative pour stimuler la pousse des cheveux, avec ou sans rinçage. Pour un masque longue durée, appliquez-la des racines aux pointes et laissez poser plusieurs heures avant de procéder à 2-3 shampoings et de rincer. Pour une application plus rapide et sans rinçage, prenez un peu d’huile de ricin sur le bout des doigts et massez doucement votre cuir chevelu. Le massage est très important, car il stimule la circulation sanguine, donc l’afflux de sang vers les cheveux. La cerise sur le gâteau : ajoutez quelques gouttes d’huiles essentielles pour une alchimie totale.

Il est conseillé de procéder à des massages du cuir chevelu avec de l'huile de ricin, pour stimuler la pousse des cheveux et renforcer des cheveux fragilisés. On peut aussi réaliser son propre mélange d'hydrolats aromatiques (lesquels sont compatibles avec l'allaitement) ou d'huiles essentielles réputées anti-chute (comme le cèdre de l'atlas, la lavande vraie, ou le romarin). Ou tout simplement mettre quelques gouttes dans son shampoing habituel.

L'importance de l'alimentation

Une alimentation en post-partum variée et équilibrée joue un rôle essentiel dans la santé capillaire. Privilégiez les aliments riches en protéines, en fer, en zinc, et en vitamines du groupe B, tous essentiels à la fabrication de kératine.

Avoir un cheveu sain et en bonne santé (brillant, solide et souple), cela passe aussi par la nutrition ! En effet, certains aliments contiennent des nutriments essentiels pour la croissance et la force des cheveux.

Pour une alimentation équilibrée, il va donc falloir (ré)introduire des aliments qui en contiennent suffisamment pour refaire le plein :

  • Protéines : poisson, jaune d’oeuf, lentilles, haricots…
  • Vitamine B : germe de blé, viande blanche, céréales, champignons…
  • Vitamine E : amandes, noix, noisettes…
  • Fer : coquillages, persil, cacao…
  • Antioxydants : cassis, myrtille, mûre, pruneau, fraise…
  • Acide folique : épinard, brocolis

Petit rappel : le fer déteste la théine (qui l’empêche de se fixer), mais est très ami avec la vitamine C. Boire un verre de jus d’orange pendant un repas, par exemple, permet de mieux absorber le fer des aliments consommés.

En plus de ces aliments, il est également recommandé de consommer des aliments riches en acides gras oméga-3, tels que les poissons gras, les avocats et les graines de lin.

En cas de chute de cheveux, mieux vaut avant tout veiller au contenu de son assiette. Les protéines sont sources d’acides aminés soufrés (notamment L-Cystine ou la méthionine) permettant la formation des constituants de la kératine, composant principal du cheveu. Quant aux vitamines B, elles participent également à la synthèse de la kératine. La vitamine B5 et la vitamine B8, ou biotine, sont d’ailleurs connues et prescrites en cure dans le cas d’une alopécie.

Les compléments alimentaires : un coup de pouce ?

En complément, une cure bien ciblée peut faire la différence. Pensé pour accompagner les mamans dans les semaines et les mois qui suivent la naissance de leur bébé, Calmosine Post-Partum & Allaitement offre une solution complète, naturelle et compatible avec l’allaitement. Sa formule 5-en-1 a été conçue pour répondre à l’ensemble des besoins de cette période si particulière. Elle soutient la vitalité et aide à réduire la fatigue grâce à des vitamines comme la C, la B1, la B6 et la B12. Elle apporte également des nutriments essentiels à la fois pour la maman et pour le nourrisson, notamment les vitamines A et D, l’iode et les oméga-3. Pour mieux vivre les montagnes russes émotionnelles du post-partum, la choline et le magnésium contribuent à l’équilibre émotionnel. Le zinc, quant à lui, aide à limiter la perte de cheveux et améliore visiblement l’état de la peau. Enfin, pour les mamans qui allaitent, l’association de l’origan et du malt d’orge soutient la lactation sur le long terme.

Toutefois, étant donné qu’une grossesse et qu’un accouchement ne sont pas de tout repos pour l’organisme, on peut raisonnablement faire une cure de complément alimentaire à base de multivitamines et minéraux durant le post-partum. On optera donc pour une formule contenant au moins les vitamines du groupe B, éventuellement associées à d’autres vitamines et minéraux essentiels. Le mieux est de commencer une cure de vitamines et minéraux dans les jours qui suivent l’accouchement, après avis médical. Une cure d’un à trois mois est généralement suffisante.

Un autre complément alimentaire idéal contre la chute de cheveux est la levure de bière, que l’on peut prendre en comprimés ou en paillettes à saupoudrer sur les salades. Autre atout majeur de la levure de bière, elle est compatible avec l'allaitement, et même recommandée puisqu’elle aurait des propriétés galactogènes, soit qui favorisent la production de lait. Des caractéristiques qui découleraient de la présence de malt, comme dans la bière.

Une cure de levure de bière : La levure de bière est réputée pour booster, fortifier et régénérer le cheveu. Un must-have pour l’après accouchement ! D’autant que vous pouvez l’utiliser sous forme de gélules ou de paillettes à ajouter à une salade. Sous forme de comprimé, la cure dure en moyenne 3 mois. Pour les mamans qui allaitent, la levure de bière est à utiliser avec précaution (= n’en utilisez pas à tous les repas), car elle est galactogène et pourrait provoquer des mastites. Vous poussez aussi alterner avec l’alfalfa (sous forme de gélules ou de pousses). Cette plante possède les mêmes caractéristiques que la levure de bière (pour l’allaitement également !).

Si les compléments alimentaires peuvent rassurer, ils ne sont pas indispensables, loin de là. Dans certains cas, une cure de complément alimentaire pourra être suivie, toujours sur avis d’un professionnel de santé.

Autres remèdes naturels

  • La poudre d'AmlaRiche en vitamine C, la poudre d’Amla permet au cheveu de se régénérer et de se fortifier. Mélangez-la avec un peu d’eau tiède et 3 gouttes d’une huile végétale nourrissante (par exemple huile de jojoba ou huile d’avocat) et appliquez sur le cuir chevelu. Laissez poser quelques heures et rincez.
  • Le masque capillaire post-grossesseIl existe plusieurs recettes simples à réaliser et hydratantes pour favoriser la repousse des cheveux après la grossesse. La plupart des ingrédients nécessaires sont déjà dans le frigo ou les placards de votre cuisine : masque au miel, au yaourt, à l’aloe vera… Ou encore le classique (mais efficace) masque à l’avocat. Pour cela, mélangez un avocat bien mûr, un oeuf, et de l’huile végétale (par exemple d’amande douce). Appliquez sur le cuir chevelu, massez, puis laissez agir pendant trente minutes. Il ne vous restera plus qu’à rincer et finir le soin avec votre shampoing habituel.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Si la chute de cheveux s’accentue et/ou se prolonge dans le temps et vous inquiète, demandez l’avis d’un professionnel de santé. Il pourra vous conseiller de faire un bilan sanguin pour vérifier qu’il n’y a pas de trouble hormonal (problème de thyroïde par exemple) ou de carence, notamment en fer et vitamine B.

Si la chute de cheveux persiste, il est possible qu’elle soit due à autre chose qu’au post-partum, par exemple à une alopécie androgénétique (liée aux hormones androgènes ou “masculinisantes” et à un terrain génétique) sous-jacente et jusqu’alors passée inaperçue.

Il existe des médicaments et des suppléments disponibles sur ordonnance qui peuvent aider à traiter la chute de cheveux post-partum. En plus des traitements médicaux traditionnels, certaines thérapies alternatives peuvent être bénéfiques pour réduire la chute de cheveux après l'accouchement. Cela peut inclure l'acupuncture, la thérapie par la lumière et le massage du cuir chevelu.

Adopter une routine de soins capillaires appropriée

Pendant la grossesse, il est important de maintenir une routine de soins capillaires appropriée. Évitez l'utilisation excessive de produits chimiques, de colorants capillaires agressifs et d'outils de coiffure chauds. Assurez-vous de vous faire suivre régulièrement par votre médecin pendant la grossesse et après l'accouchement.

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