L'arrivée d'un enfant est une période de grands changements, tant sur le plan émotionnel que physique. L'intimité du couple est souvent affectée par les conséquences de la grossesse et de l'accouchement. Il est donc essentiel de comprendre les risques associés aux rapports non protégés après l'accouchement et de prendre les mesures nécessaires pour une reprise de la vie sexuelle en toute sécurité et sérénité.

L'Évolution de l'Intimité Après l'Arrivée d'un Enfant

Après la naissance d'un enfant, l'intimité du couple évolue. Il est fréquent que la sexualité et le désir fluctuent. Certains parents ressentent moins de désir, tandis que d'autres ne remarquent aucune différence. Il n'y a pas de norme établie, chaque couple construisant son nouvel équilibre en tant que "couple amant" et "couple parents". Ce nouvel équilibre à trouver avec un enfant concerne également les parents adoptifs, pour qui l'arrivée de cet enfant est souvent très attendue.

Conséquences Physiques et Psychologiques de l'Accouchement sur la Sexualité

Conséquences Physiques

Après une grossesse et un accouchement, le corps a besoin de temps pour récupérer. Les saignements vaginaux surviennent après l'accouchement, abondants pendant les 24 à 48 heures post-partum, puis diminuent pour ressembler à des règles normales. Au total, ils peuvent durer entre deux et six semaines. Au-delà, il est conseillé de consulter son médecin ou sa sage-femme.

L'utérus se contracte pour fermer les vaisseaux sanguins qui alimentaient le placenta et pour reprendre sa forme initiale, engendrant des crampes, plus ou moins douloureuses, qui durent pendant plusieurs jours. Le périnée est provisoirement distendu, mais la rééducation périnéale, six à huit semaines après l'accouchement, permet de le remuscler pour lui faire retrouver sa tonicité. Un périnée tonique permet d'éviter les fuites urinaires et d'avoir une meilleure sensibilité lors des rapports sexuels. La rééducation est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie.

Les douleurs après un accouchement freinent la sexualité chez la mère. La zone du périnée peut être gonflée et endolorie. De plus, à la suite d'une épisiotomie ou d'une éventuelle déchirure du périnée, la cicatrice est douloureuse pendant plusieurs jours. En cas de césarienne, la cicatrice abdominale est, elle aussi, douloureuse pendant quelques semaines. Il est important d'en parler à son partenaire, car il n'est pas toujours conscient de ces douleurs. Parler de ces douleurs est parfois tabou, car elles concernent des zones intimes. En parler entre partenaires est primordial pour trouver ensemble des pratiques non douloureuses. En parler à son médecin ou sa sage-femme est également important si la gêne ne se résout pas d'elle-même.

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Conséquences Psychologiques

La fatigue est un facteur important, car le nouveau-né réclame de l'attention de jour comme de nuit les premiers mois. L'estime de soi peut également être affectée. Le corps de la mère change pendant la grossesse et après l'accouchement. Les changements sont différents pour chaque femme : un ventre plus rond, une poitrine différente d'avant la grossesse, des vergetures… Parfois, ces changements physiques sont mal vécus et peuvent avoir un impact sur l'estime de soi et la libido. Chaque femme se réapproprie son corps à sa manière et à son rythme.

Le baby-blues est une fragilité émotionnelle très fréquente, qui peut être ressentie par la maman ou par le papa. Le plus souvent, le baby-blues dure quelques jours. Si les symptômes persistent ou qu'une lassitude et/ou un manque d'entrain paraissant anormaux sont ressentis, il faut en parler à son médecin ou sa sage-femme, car il peut s'agir d'une dépression. Quand le baby-blues touche le père, on parle de daddy-blues.

La dépression après l'accouchement, appelée aussi dépression post-partum, a lieu la première année après la naissance et touche entre 15 et 20 % des mères. Elle peut se manifester de plusieurs manières : des troubles du sommeil, une grande tristesse, une fatigue extrême, un désintérêt pour le nourrisson, des angoisses irréalistes, l'impression de ne pas être à la hauteur en tant que mère… Soigner une dépression post-partum nécessite l'aide d'un médecin ou d'un psychologue.

Allaitement et Sexualité

Là encore, il n'y a pas de norme. L'allaitement fait chuter le taux d'œstrogènes. Certaines mères peuvent ressentir moins de désir pour leur partenaire. D'un autre côté, allaiter déclenche la production d'ocytocine, qui participe à l'excitation sexuelle. L'allaitement s'accompagne parfois de sécheresse vaginale qui crée un inconfort. Il ne faut pas hésiter à en parler à son pharmacien, son médecin généraliste ou à sa sage-femme.

Les Risques d'un Rapport Non Protégé Après l'Accouchement

Les rapports sexuels non protégés après l'accouchement présentent deux risques principaux : une nouvelle grossesse et la transmission d'infections sexuellement transmissibles (IST).

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Risque de Grossesse

Sans contraception, il est possible de tomber enceinte de nouveau après la naissance du bébé. En effet, 21 jours après l’accouchement, l’ovulation reprend, même sans le retour de vos règles. En cas de rapport sexuel non protégé à partir du 21e jour, la fécondation est donc possible.

Néanmoins, si vous allaitez votre bébé de manière exclusive pendant les 6 premiers mois et suivant les conditions détaillées plus bas, il est possible que le retour de l’ovulation soit repoussé grâce à la production de prolactine. En suivant cette méthode, le risque de grossesse à 6 mois n’est pas écarté bien qu’il soit inférieur à 2 %. La contraception post-partum n’est pas nécessaire avant le 21e jour après votre accouchement, car l’ovulation n’a pas encore repris.

Si vous n’allaitez pas, à partir du 21e jour après l’accouchement, il est possible que vous tombiez à nouveau enceinte, même avant le retour de vos règles, d’où l’importance d’une contraception adéquate. La date de reprise du contraceptif après l’accouchement dépend de la méthode de contraception choisie.

  • Vous pouvez prendre la pilule microprogestative ou demander la pose d’un implant progestatif à partir du 21e jour après l’accouchement.
  • Vous pouvez opter pour la pilule combinée ou oestroprogestative à partir du 42e jour après l’accouchement, à condition que vous n’allaitiez pas. Ce délai peut être raccourci à 21 jours si vous ne présentez pas de facteur de risque thrombo-embolique veineux ni d'autres contre-indications.
  • Vous pouvez demander la pose d’un stérilet au cuivre ou au lévonorgestrel 4 semaines suivant l’accouchement par voie basse. Cependant, il est possible d’effectuer la pose d’un stérilet au cuivre sans hormone 48 heures après l’accouchement, mais ceci n’est pas d’usage courant. En cas d’accouchement par césarienne, la pose du stérilet s’effectue uniquement après 12 semaines.

Les contraceptions avant la grossesse et après l’accouchement peuvent être différentes. En effet, à la naissance du bébé, il faut choisir une contraception en fonction de votre profil :

  • les risques de thrombose veineuse ou artérielle ou de phlébite ;
  • les antécédents pathologiques ;
  • les pathologies survenues en cours de grossesse (alitement, diabète gestationnel…) ;
  • le choix d’allaitement.

Ces nouveaux paramètres peuvent influer sur les méthodes de contraception idéales. Ainsi, si vous preniez, par exemple une pilule de 3e génération contenant du désogestrel, il se pourrait que vous deviez changer de pilule en raison des risques de thrombo-emboliques. Si vous utilisiez un patch ou un anneau avant la grossesse, ils seraient conseillés uniquement en dernier recours. Il est donc important de consulter votre médecin, gynécologue ou sage-femme pour le choix de la contraception après un accouchement.

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Les premières règles après l’accouchement correspondent à ce qu’on appelle le retour de couches. Elles surviennent généralement 6 à 8 semaines après l’accouchement en cas de non-allaitement. Si vous allaitez votre bébé, les règles reviennent plus tardivement. Si vous ne souhaitez pas tomber enceinte, vous devez reprendre une contraception 3 semaines après la naissance du bébé. La reprise de la pilule après l’accouchement doit se faire avant le retour du saignement (à 6 ou 8 semaines). En effet, l’ovulation, c’est-à-dire le retour de la fertilité, reprend dès le 21e jour après l’accouchement, sauf en cas d’allaitement exclusif (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée - MAMA).

Le choix de la méthode de contraception post-partum dépend de plusieurs paramètres (allaitement, risque de thrombose, urgence contraceptive). Pour connaître la plus adaptée à vos besoins et votre profil, vous devez consulter votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme.

En raison des modifications subies par le corps à la naissance du bébé, le risque de thrombose veineuse est plus important dans les premières semaines de l’accouchement. Les méthodes contraceptives comme le DIU, le patch et les injections sont alors conseillées uniquement en dernier recours. Les pilules de 3e et 4e génération augmentant ces risques, les pilules progestatives de 2e génération et les pilules microdosées sont à privilégier.

Après l’accouchement, vous disposez de plusieurs choix de contraception. En accord avec votre médecin, sage-femme ou gynécologue, il est possible de choisir la plus adaptée à votre corps :

  • la pilule œstroprogestative ou combinée : pour les femmes qui n’allaitent pas ;
  • l’anneau vaginal et le patch transdermique : en cas d’intolérance aux pilules de 1ère et 2e génération ou d’impossibilité de recourir aux autres méthodes de contraception ;
  • la pilule microdosée ou progestative (lévonorgestrel ou désogestrel) : pour les femmes allaitantes ;
  • l’implant sous-cutané (à l’étonogestrel) : pour une contraception de longue durée ;
  • l’injection d’acétate de médroxyprogestérone : en cas d’impossibilité de recourir à une autre méthode contraceptive ;
  • le dispositif intra-utérin au cuivre ou lévonorgestrel (stérilet) : si le risque d’infection est écarté avant la pose ;

D’autres méthodes sont également envisageables en fonction de vos besoins :

  • méthode barrière (féminin ou masculin) : pour les partenaires assidus et avertis sur le taux d’échec plus élevé par rapport aux méthodes hormonales ;
  • méthode naturelle MAMA : pour les mères qui allaitent exclusivement leur bébé ;
  • méthode de stérilisation (ligature, électrocoagulation, pose d’anneaux) : si vous cherchez une méthode « irréversible ».

Si vous allaitez, les pilules microprogestatives ou microdosées sont conseillées. Vous pouvez commencer la contraception 21 jours après l’accouchement. Les contraceptions œstroprogestatives sont déconseillées pendant les 6 premiers mois après l’accouchement. Si vous n’allaitez pas, vous pouvez prendre la pilule œstroprogestative ou combinée qui convient à partir du 42e jour après l’accouchement et la pilule microdosée à partir du 21e jour.

Théoriquement, l’allaitement permet de retarder la date de la première ovulation. En effet, la tétée provoque chez la mère la production de prolactine. Cette hormone bloque l’ovulation et empêche de tomber enceinte durant les 6 premiers mois du bébé.

Pour une contraception naturelle efficace, il faut utiliser la méthode MAMA c’est-à-dire réunir les conditions suivantes :

  • allaiter un enfant de moins de 6 mois ;
  • lui donner exclusivement le sein (jour et nuit) à raison de 6 à 10 tétées par jour avec un intervalle maximal de 6 heures entre 2 tétées la nuit et de 4 heures le jour ;
  • ne pas avoir eu de retour de couches.

Cette technique est efficace et naturelle, mais ne convient pas aux femmes qui travaillent. Dès que les tétées sont moins fréquentes ou trop espacées, la contraception n’est plus assurée. Ainsi, vous devez utiliser une autre méthode de contraception :

  • en cas de retour de couches ;
  • en cas de tétées moins fréquentes et moins longues ;
  • aux 6 mois du bébé ;
  • à la prise du biberon par le bébé.

Pour les mères allaitantes, la pilule microprogestative et l’implant progestatif sont recommandés. Vous pouvez commencer la contraception à partir de 21 jours après l’accouchement. Le stérilet au cuivre peut être posé dans les 48 heures après l’accouchement, en prenant compte les risques d’infection.

Si vous pratiquez l’allaitement mixte, les contraceptifs suivants sont recommandés :

  • DIU - 4 semaines après l’accouchement sauf en cas de césarienne ;
  • pilule microprogestative ou implant progestatif - 3 semaines après l’accouchement.

Dans les deux cas, les pilules œstroprogestatives ne sont pas recommandées au moins pendant les 6 premières semaines d’allaitement, car elles peuvent avoir une incidence sur la production de lait maternel. Si vous allaitez, consultez votre médecin, gynécologe ou sage-femme afin de trouver le moyen de contraception le plus adapté.

Risque d'Infections Sexuellement Transmissibles (IST)

Seul le préservatif, externe (dit masculin) ou interne (dit féminin), protège contre la transmission de la plupart des infections sexuellement transmissibles (IST). Si l’on n’a pas d’autres moyens de contraception (pilule, implant, dispositif intra-utérin par exemple), il est indispensable de l’utiliser pendant un rapport si vous et votre partenaire n’avez pas encore effectué de dépistage du VIH et des IST, si l’on a plusieurs partenaires et/ou que l’on ne souhaite pas avoir d’enfant.

Les IST sont dues à des bactéries, virus ou parasites transmis entre les partenaires lors d’une relation sexuelle. Elles sont en constante augmentation en France comme dans le monde, sauf dans le cas du VIH pour lequel le nombre de nouvelles contaminations découvertes reste stable depuis quelques années. Même si certaines d’entre elles sont asymptomatiques, les IST entraînent généralement des désagréments, et peuvent avoir de lourdes conséquences si elles ne sont pas prises en charge rapidement.

Il en existe plus d’une trentaine, mais les plus courantes sont les suivantes :

  • Les infections d’origine bactérienne ou parasitaire, telles que la chlamydiose (ou infection à chlamydia), la gonorrhée (ou infection à gonocoque), la syphilis ou encore la trichomonase ; il est possible d’en guérir si elles sont dépistées et traitées à temps ;
  • Les infections d’origine virale, comme l’hépatite B, l’herpès génital, le VIH ou encore le papillomavirus humain (HPV), qui sont plus difficiles, voire impossibles à soigner de manière définitive, mais pour certaines d’entre elles peuvent être prévenues par une vaccination.

Le risque de contracter une IST varie en fonction de nombreux facteurs, notamment l’âge, le sexe ou encore les pratiques sexuelles : environ 6 000 personnes découvrent chaque année en France qu’elles sont séropositives au VIH, et entre 2021 et 2023, le nombre d’infections à gonocoque a progressé de 55%, celui d’infections à chlamydia de 10% et celui de la syphilis de 20%.

Les complications et risques encourus liés aux IST sont multiples si ces dernières ne sont pas prises en charge à temps :

  • Chlamydiose : risque de salpingite (infection des trompes de Fallope), d’infertilité, de grossesse extra-utérine ou encore d’atteinte oculaire du nouveau-né si une mère est infectée ;
  • Gonorrhée : risque d’urétrite, d’infections génitales hautes des trompes de Fallope et d'infertilité ;
  • Syphilis : lésions génitales, cutanées, osseuses ou même neurologiques dans les cas les plus graves ;
  • Trichomonase : risque d'écoulements génitaux ;
  • Hépatite B : risque de cirrhose (cancer du foie) ;
  • Herpès génital : risque de poussées herpétiques durant toute la vie et risque de transmission au nouveau-né lors de l’accouchement si la mère est infectée ;
  • VIH : contamination à vie, atteinte grave du système immunitaire en cas d’absence de traitement, la transmission entre la mère et l’enfant est possible ;
  • HPV : condylomes et risque de cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus ou des amygdales.

Toutes ces infections et leurs complications peuvent être évitées grâce à de nombreux outils de prévention disponibles et pris en charge par l’Assurance Maladie : préservatifs, vaccination, Traitement Pré Exposition (PrEP), Traitement Post Exposition (TPE), dépistages réguliers…

Il faut savoir que la transmission des IST ne se limite pas à la pénétration vaginale non protégée, et que tout autres pratiques sexuelles peuvent être à risque de transmission.

Solutions Pour Retrouver son Intimité en Toute Sécurité

Maintenir un Lien Physique avec son Partenaire

Les moments de tendresse (caresses, baisers…) sont importants pour un couple de manière générale et ils le restent après l’arrivée d’un enfant. Il est nécessaire de définir des moments et des espaces dédiés au couple. Par exemple, cela peut se traduire par le fait de faire dormir l’enfant en dehors de la chambre parentale pour favoriser l’intimité.

Partager les Tâches Domestiques

La sexualité est plus épanouie chez les couples qui s’occupent équitablement des enfants et des tâches domestiques. La charge mentale, souvent portée par les femmes, peut être une source de frustration dans la vie quotidienne. Cette charge mentale laisse parfois peu d’espace et de temps au désir et à la sexualité.

La Sexualité en Pratique

Il est normal que l’arrivée d’un enfant nécessite un temps d’adaptation aux deux partenaires. Il faut alors trouver un nouveau rythme pour sa sexualité, sans culpabiliser. Il est important d’en parler à deux.

Certaines astuces peuvent aider le couple à avoir des rapports sexuels :

  • penser à la sensualité autant qu’à la sexualité ;
  • faire monter le désir à travers des caresses, des mots bien choisis. La libido commence par l’imaginaire ;
  • ne pas forcément se focaliser sur la pénétration. Il existe de nombreuses façons de donner et de recevoir du plaisir sexuel ;
  • utiliser des lubrifiants. Après l’accouchement, la sécheresse vaginale est plus fréquente et gêne autant la femme que son partenaire. Les lubrifiants aident à rendre les caresses et la pénétration plus agréables ;
  • varier les positions. Certaines positions peuvent être inconfortables après l’accouchement. Par exemple, après une césarienne, la position du missionnaire n’est pas conseillée, car le poids du partenaire sur le ventre peut réveiller la douleur de la cicatrice ;
  • pour les mères qui allaitent : tirer le lait ou nourrir bébé au préalable permet d’éviter que du lait s’écoule pendant la relation sexuelle.

Si ces solutions ne fonctionnent pas, faites appel à un professionnel de santé (une sage-femme, un psychologue ou un médecin).

Que faire après un rapport non protégé ?

  • Envisager au plus vite une contraception d’urgence : Si vous n’utilisez pas de moyen de contraception et qu’il y a un risque de grossesse non désirée, vous pouvez prendre une contraception d’urgence dans les 3 à 5 jours suivant le rapport sexuel non protégé. Il existe 2 types de contraception d’urgence : la pilule contraceptive d’urgence, également appelée pilule du lendemain ; le dispositif intra-utérin en cuivre (également appelé DIU ou stérilet). L’efficacité de la pilule d’urgence dépend du délai dans lequel vous la prenez après avoir eu des relations sexuelles mal ou non protégées, mais elle ne protège pas contre les IST. Le DIU au cuivre est le moyen le plus efficace pour éviter une grossesse (99% d’efficacité), et c’est également un mode de contraception à long terme. Il doit être posé par un professionnel de santé dans les 5 jours suivant les relations sexuelles non protégées.
  • Parler de l’exposition au VIH avec votre médecin : Si vous craignez une exposition au VIH après un rapport non protégé, contactez un médecin ou un CeGIDD (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic) ou rendez-vous dans un service d’urgences dès que possible : en cas de risque récent de contamination par le VIH, il existe en effet un traitement post-exposition (TPE) à prendre dans les 48 heures.
  • Prenez le temps de savoir comment vous vous sentez : Il est tout à fait normal de ressentir un éventail d’émotions après une relation sexuelle non protégée. N’hésitez pas à partager vos craintes avec quelqu’un de confiance, un ami ou un membre de votre famille si c’est possible.

Que faire les semaines suivantes

  • Faire un test de grossesse : La seule façon de savoir si vous êtes enceinte, c’est de faire un test de grossesse au moins 3 semaines (21 jours) après les dernières relations sexuelles non protégées ou le premier jour de retard de vos règles.
  • Faire un dépistage d’IST : Si vous développez des symptômes, il faut immédiatement procéder à un dépistage des IST. Même si vous ne remarquez aucun symptôme, il est préférable de vous faire dépister après des relations sexuelles non protégées, car certaines IST sont totalement asymptomatiques. Pour des résultats précis, vous pouvez vous faire dépister entre la 2ème et la 6ème semaine suivant vos relations sexuelles non protégées.

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