La Procréation Médicalement Assistée (PMA) est devenue une réalité pour de nombreux couples et femmes seules désirant un enfant. En France, un enfant sur 30 est issu d'une PMA, témoignant de l'importance croissante de ces techniques. Bien que la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules ait été légalisée en France en 2021 par la loi bioéthique, le parcours reste souvent long et émotionnellement éprouvant. Cet article explore les témoignages de ceux qui ont emprunté ce chemin, mettant en lumière les défis, les espoirs et la joie d'accueillir un enfant grâce à la PMA.
La PMA : Un aperçu des techniques et des enjeux
La PMA englobe diverses techniques médicales visant à aider à la conception. Les plus courantes sont l'insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV). La FIV, popularisée par le "bébé éprouvette" en 1978, consiste à féconder un ovule avec du sperme en laboratoire avant de l'implanter dans l'utérus.
La légalisation de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules en France a été une avancée significative. Cependant, le processus soulève des questions importantes :
- Quelles sont les considérations à prendre en compte avant de se lancer dans une PMA ?
- Quel est l'impact financier et psychologique de ce parcours ?
- Comment se déroule concrètement le processus ?
- Comment surmonter les échecs potentiels ?
Ces questions sont au cœur des témoignages que nous allons explorer.
Le parcours de Camille et Aurélie : Cinq ans d'espoir et de persévérance
Camille Decrozant et sa compagne Aurélie sont en couple depuis 14 ans. Elles sont les heureuses mamans d'Alma, une petite fille née d'une PMA en 2019. Leur parcours a duré cinq ans, une période marquée par l'espoir, les échecs et une détermination sans faille.
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"C'est la vie", comme le raconte Camille, est un témoignage de leur long parcours pour accomplir leur rêve de maternité. En 2014, elles décident de se lancer dans une PMA, encore illégale en France pour les femmes seules et les couples de femmes. Le couple commence son parcours en Belgique. Après une dizaine d'échecs, Camille et Aurélie commencent à se fatiguer. Puis, finalement, Alma naît en 2019.
Tout au long du processus, Camille Decrozant et sa compagne veulent documenter cette grossesse pour raconter son histoire à leur enfant. Pourtant, "en dehors des parcours très classique, il était difficile de trouver un support adapté", explique Camille. C'est comme ça qu'est né Bam Badam, un livre de naissance entièrement personnalisable. Famille, conception, don de gamètes, accouchement, hospitalisation : l'ouvrage permet de retracer tous les événements qui ont mené à la naissance du bébé, avec poésie et tendresse.
Leur expérience souligne l'importance d'avoir des ressources adaptées pour documenter et partager l'histoire unique de chaque enfant conçu par PMA.
Daphné et Julie Guillot : Un livre pour combler un manque
Daphné et Julie Guillot ont accueilli leur premier enfant en 2021 après avoir eu recours à une PMA en Espagne.
Julie et Daphné se sont rencontrées il y a huit ans à Paris. Elles n’avaient jamais vraiment pensé, ni eu le désir de devenir maman. Puis, l’idée d’avoir un enfant ensemble a émergé. Pourtant, en mai 2013, la loi sur le mariage pour tous a été adoptée sous la présidence de François Hollande. Bien que le président souhaitait étendre l'accès à la PMA aux femmes célibataires et aux couples lesbiens, cette mesure est finalement abandonnée à cause des manifs pour tous.
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Les deux jeunes femmes commencent leur parcours PMA en 2019, elles entament l’écriture de leur livre au même moment. "On ne trouvait pas de livre qui nous satisfasse vraiment". Elles décident alors d’écrire celui dont elles auraient eu besoin. "On a fait une veille médiatique, des entretiens avec différentes femmes : médecin du planning familial, des journalistes, des militantes…. On articule un récit documentaire, où on cite des propos sourcés de ce qu’il se passe depuis 2013. L’histoire racontée n’est pas tout à fait la nôtre.
Leur démarche témoigne d'un besoin de représentation et de partage d'expériences dans le domaine de la PMA.
Le témoignage de Laura et Corentin : Un parcours du combattant vers le bonheur
Laura et Corentin partagent leur expérience de PMA, offrant un regard croisé sur les défis et les joies de ce parcours.
Pour Corentin, l'annonce de la nécessité d'un spermogramme a été une première étape surprenante mais acceptée sans hésitation. Il souligne une différence fondamentale dans le vécu de la PMA entre les hommes et les femmes. "De manière générale l’intégralité de ce parcours PMA n’est pas vécue de la même manière pour l’homme et pour la femme. De mon côté, j’étais moins impatient d’avoir un enfant et devenir papa et j’avais un plus grand recul (qui me sera bénéfique pour la suite) sur la situation. Première injustice de l’histoire, l’homme n’a pas cette fameuse horloge biologique qui tourne et nous presse (nous oppresse, vous oppressent vous mesdames). La femme quant à elle a une date butoir qu’il est important de ne pas rater pour concevoir un enfant, naturellement ou non d’ailleurs. De plus ce que l’homme doit faire et traverser médicalement est bien dérisoire au regard de ce que doit subir la femme."
Il décrit son rôle comme étant principalement un soutien pour Laura, "Mon rôle de futur papa est assez limité mais hyper simple : être présent coûte que coûte ! Jouer le rôle de punching-ball pas toujours justifié, d’épaule solide pour se reposer parfois, de bras pour les câlins de réconfort souvent."
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Laura, quant à elle, ressentait une forte pression sociale pour avoir un enfant. "Elle ressentait de plus en plus la pression sociale de quelques personnes de la famille qui lui sortaient régulièrement : « Et toi, c’est pour quand ? ». Si on nous avait donné 1€ à chaque fois que l’on nous a sorti cette phrase, les études de notre fils seraient déjà payées !"
Leur parcours a duré deux ans, et malgré les difficultés, ils en gardent un souvenir positif. "Cette épreuve, ce combat ou ce parcours appelez-le comme vous voulez, aura duré 2 ans et étonnamment je n’en garde pas un mauvais souvenir. C’est facile à dire après coup mais on oublie vite, en tout cas j’ai vite oublié cette période. C’est surtout lié au fait que la grossesse de Laura se soit super bien passée. Pas de nausée, pas de maladie, pas d’envie de femme enceinte, pas chiante pour un sous ! Je lui disais même souvent qu’elle était « moins chiante enceinte que pas enceinte » 😉"
Ils insistent sur l'importance de ne pas laisser la PMA entraver leur vie sociale et de profiter de chaque instant. "On profite bien plus qu’on ne l’aurait pensé : vacances dans les landes, voyage en Guadeloupe, préparation de notre mariage, travaux dans la maison, EVG et EVJF des copains. Clin d’œil à celles et ceux qui nous ont dit ou se sont entendus dire « Profitez car après vous ne pourrez plus faire tout ça… » Foutaises ! Et SPOILER : je n’ai jamais fait autant la fête que depuis que je suis papa. Alors oui, on a toute notre famille et nos amis à côté, on a la chance d’être extrêmement bien entourés mais on s’était toujours promis que cet enfant ne serait pas un obstacle à notre vie sociale et nous avons tenu parole. On s’organise pour ça."
Le 7 avril 2023, leur fils est né, comblant leur bonheur. "Et le 7 avril 2023, le petit rayon de soleil pointe le bout de son nez. Il a maintenant 1 an passé. Il est potelé, joufflu, souriant, drôle, malicieux, coquin, dormeur, gentil, charmeur."
Ils recommandent de ne rien changer à leur parcours, y compris la présence d'une photographe lors de l'accouchement. "De la PMA à la photographe lors de l’accouchement : si c’était à refaire je ne changerai absolument rien. Cela fait partie de notre histoire."
Leur témoignage est un message d'espoir et de persévérance pour tous ceux qui se battent pour devenir parents grâce à la PMA.
Valentine : La photographie comme thérapie et témoignage
Valentine, photographe, a utilisé son art pour surmonter les épreuves du deuil périnatal et de la PMA. En photographiant son corps, son chagrin, ses traitements et sa seconde grossesse, elle a d'abord pansé ses blessures. De cette intimité capturée est né un livre-photo, "I've always wanted to be a mom", un témoignage rare et lumineux sur ce que l'on ne devrait pas traverser seule, dans le silence.
Elle décrit son parcours comme une succession d'épreuves, "Les mois passent et rien ne se passe… Moi, j’ai cette pression (que je me mets), cette attente (qui grandit) et cette déception (intense) à en pleurer quand les règles arrivent tous les mois. À cette époque, on commence à essayer sans trop se mettre de pression, mais les mois passent et rien ne se passe… Je me sens découragée, j'ai peur que ça ne fonctionne pas. Je commence à tout suivre, tout calculer, je ne pense qu'à ça. En plus on a un groupe d'amis pour qui, j'ai l'impression, que tout est super simple. Chacun.e nous annonce sa grossesse."
En Irlande, où elle résidait avec son mari Florian, elle a dû faire face à la dure réalité de la législation sur l'IVG et l'IMG. "En Irlande, le droit à l'IVG et à l'IMG est illégal après 12SA, même pour des raisons médicales. On commence les premiers rendez-vous pour confirmer la grossesse, les prises de sang, etc. Nous apprenons très vite que nous attendons un petit garçon. Puis, alors que je suis à 12 semaines de grossesse, c'est la douche froide. On nous annonce que notre bébé à une maladie génétique. À ce stade-là de la grossesse, il faut savoir qu'en Irlande, le droit d'interrompre une grossesse est légal depuis 2019 mais une IVG et ou IMG devient illégale après 12 semaines de grossesse. La généticienne nous parle alors d'aller à Londres où les lois sont plus souples pour une IMG. Nous sortons de ce rendez-vous le cœur brisé, à devoir prendre une décision impossible. Pour nous, il est inconcevable de vivre ça loin des nôtres, et sans être entourés. Alors nous nous rendons en Belgique où vivent encore mes parents."
L'IMG a eu lieu en Belgique, un moment douloureux qu'elle a immortalisé avec son appareil photo. "Novembre 2022. L'IMG a donc lieu en Belgique. Je suis alors à 14 semaines de grossesse et je n’ai aucune idée de ce qui m’arrive. Je suis dans un flou total, comme si je me dédoublais et que je regardais de l’extérieur ce qui m’arrive. Une partie de moi n’arrive pas à comprendre ce qu’il se passe, une autre veut juste que ce cauchemar se termine. J’échange beaucoup avec la gynécologue qui réalise l’interruption de grossesse, elle nous rassure et nous sommes aujourd’hui encore en contact avec elle. Elle compte beaucoup pour moi."
La photographie est devenue son moyen de survie, "Je me sens tellement seule, tellement triste, alors je photographie tout ce que je vis pour y donner du sens. Je ressens un vide immense, je pleure tous les jours. Je me sens tellement seule, tellement triste, alors je photographie tout ce que je vis pour y donner du sens. J’ai toujours fait de la photo. Petite, j’empruntais l’appareil de mon père et je prenais des photos avec, de mes amies, de mes voyages, de ma famille. J’ai une approche plutôt documentaire, j’aime questionner le lien entre l’individu et le territoire. Comme Bliss, j’aime questionner l’intime, raconter des récits à la fois personnels et universels à travers une approche sensible et engagée. J’aime photographier mon quotidien, les choses qui m’entourent et capturer des fragments de vie. Et l’argentique est pour moi un vrai moyen d’expression. Le fait de ne pas voir sa photo immédiatement, de devoir attendre de la développer, d’avoir un nombre limité par pellicule, tout ça cultive la nécessité d’avoir une intention dans chaque image. Je commence donc à photographier toutes les étapes de ce parcours si tumultueux. Les piqûres, les rendez-vous au labo et chez le médecin. La photographie devient mon moyen de survie, elle rend l'attente plus douce. Au lieu de faire une fixette sur ce bébé que je désire et ce bébé perdu, chaque photo devient l'objectif du jour. J'écris aussi sur ce que je vis et je garde précieusement chaque note, chaque compte-rendu et chaque écho comme un témoignage de cette période."
Après un premier transfert d'embryon négatif, elle a persévéré et a finalement réussi à tomber enceinte. "Fin juillet 2023. On transfère l’embryon “sain” et début août je reçois un premier résultat : négatif, je ne suis pas enceinte. Toute la pression retombe, toutes les émotions surgissent, j'ai l'impression que je ne vais jamais y arriver. Mais c’est notre premier essai. Donc rebelotte, on enchaîne piqûres, rendez-vous médicaux et puis la ponction… Cette fois, nous avons 9 embryons à tester."
Sa deuxième grossesse a été source d'anxiété, "Cette deuxième grossesse est assez stressante, surtout au début. Je vis dans la peur constante que tout s’arrête, que l’on m’annonce une mauvaise nouvelle. J’ai un gynécologue très compréhensif qui accepte que je fasse des échographies tous les mois, ce qui me rassure énormément. Mais le début de la grossesse est ponctué de moments compliqués. Les risques de trisomie ne sont pas bons : 1/170. Je dois refaire les tests, gérer l’attente toujours trop longue et angoissante. J’apprends aussi que le résultat pour le CMV est “faiblement” positif. Heureusement j’apprends que c’est le laboratoire qui a commis une erreur dans les analyses (je n’y suis plus jamais retournée). Puis je dépasse enfin les 14 semaines de grossesse, je peux souffler."
La photographie lui a permis de garder une trace de ce qu'elle avait tant attendu, "La photo devient alors salvatrice. Photographier mon corps qui change pour garder trace de ce que j’ai tant attendu."
Elle a donné naissance à sa fille en juillet, un moment qu'elle a également immortalisé avec son appareil photo. "Juillet 2024. Il fait très chaud chez nous. Ça fait plusieurs semaines que je ne dors pas, merci la chaleur et mes envies de faire pipi. Ça fait plusieurs semaines aussi que j’ai des contractions. Une nuit, vers une heure du matin, je me réveille pour aller aux toilettes et, à peine recouchée, je sens un liquide couler entre mes jambes, je sens que ça goutte : je perds les eaux ! Je réveille Florian qui est tout excité. Moi, je n’ai qu’une hâte : ne plus être enceinte et enfin rencontrer mon bébé ! Douche, valise, taxi et on arrive vers 2h00 du matin à la maternité. Mon col est dilaté d’un centimètre. Pour la péridurale, il va falloir attendre… Je demande à prendre un bain. On m’installe dans une petite pièce avec une grande baignoire rose. L’eau est chaude, ça aide à accélérer les choses. Le col est ouvert à 3 cm. La douleur est déjà très intense pour moi alors je choisis la péridurale peu dosée. Choix que je ne regrette pas du tout. Au moment de la poussée, je suis reposée et en forme pour pousser !"
"Photographier ma maternité et écrire ce livre-photo, ça m'a permis de guérir," conclut-elle.
Son témoignage souligne le pouvoir de l'art comme moyen d'expression, de guérison et de partage d'expériences intimes.
Astrid Mahon : À la recherche de ses origines après une découverte inattendue
Astrid Mahon a découvert à l'âge de 12 ans qu'elle avait été conçue grâce à un donneur anonyme de sperme. Elle a ensuite appris qu'elle avait pas moins de 16 demi-frères et sœurs. Son histoire met en lumière les enjeux de l'anonymat des donneurs et la quête d'identité des enfants conçus par PMA.
"J'avais 12 ans et c'est ma mère qui, un soir, devant les informations, me l'apprend. En fait, il y avait un reportage sur Amandine, le premier bébé éprouvette. Elle me demande si je sais comment je suis née", raconte Astrid. "Sur le coup, je reste un petit peu dubitative. Elle m'explique que mon père, à la suite de la radiothérapie pour des tumeurs, est stérile et qu'ils ont dû avoir recours à un donneur de sperme pour réussir à m'avoir."
Cette révélation a été un choc pour Astrid, "Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait. J'étais un peu perdue. Il y avait mes deux parents et puis il y avait une troisième personne, à l'origine de ma naissance."
Elle a ensuite découvert qu'elle faisait partie d'une fratrie de 17 enfants issus du même donneur. "Tous les quatre mois, un nouveau demi-frère ou une nouvelle demi-sœur apparaissait. Très régulièrement, de nouveaux demis sont apparus. Actuellement, nous sommes 17", confirme-t-elle.
Malgré l'absence d'histoire commune, une relation forte s'est nouée entre les membres de cette fratrie. "C'est ça qui est très rigolo et surprenant - on n'a pourtant pas été élevé ensemble, il n'y a pas d'histoire en commun - et pourtant il y a quelque chose de très fort qui s'est noué directement", lance Astrid Mahon. "Même si on n'a pas grandi ensemble, qu'on n'a pas les mêmes histoires, la relation est tellement naturelle et facile que l'on a cette sensation d'avoir quelque chose en commun", met-elle en avant, soulignant avoir eu "besoin de pouvoir s'identifier à quelqu'un" par rapport à "la couleur de ses yeux" ou encore son "groupe sanguin".
Astrid est désormais à la recherche de l'identité de son père biologique. "J'espère un jour trouver le donneur" mais "j'ai bien peur qu'il soit déjà décédé, il avait déjà entre 30 et 40 ans dans les années 70", indique-t-elle. "Cependant, j'espère qu'un jour, l'un de ses enfants ou de ses petits enfants fera un test ADN. J'aimerais bien obtenir des photos à différents âges, savoir ce qu'il a fait dans la vie", continue-t-elle.
Son témoignage soulève des questions éthiques sur l'anonymat des donneurs et le droit des enfants conçus par PMA à connaître leurs origines.
Les défis et les espoirs de la PMA : Un parcours semé d'embûches
Les témoignages recueillis mettent en lumière les défis et les espoirs associés à la PMA. Les couples et les femmes seules qui s'engagent dans ce parcours doivent faire face à :
- Des épreuves émotionnelles : Les échecs répétés, les traitements hormonaux, l'attente et l'incertitude peuvent être très éprouvants.
- Des contraintes financières : La PMA peut être coûteuse, surtout si elle nécessite un recours à l'étranger.
- Des questions éthiques : L'anonymat des donneurs, la sélection des embryons et les limites de la science soulèvent des questions morales complexes.
- Le regard des autres : La pression sociale, les jugements et le manque de compréhension peuvent être difficiles à supporter.
Malgré ces défis, la PMA offre un espoir immense à ceux qui ne peuvent pas concevoir naturellement. Les témoignages de Camille et Aurélie, Daphné et Julie, Laura et Corentin, Valentine et Astrid montrent que la persévérance, le soutien mutuel et l'acceptation de l'aide médicale peuvent mener au bonheur d'accueillir un enfant.
PMA : Un regard sur les aspects légaux et sociétaux
La PMA a connu une évolution significative en France, notamment avec la légalisation de l'accès aux couples de femmes et aux femmes seules en 2021. Cependant, des inégalités persistent, notamment en ce qui concerne l'accès aux techniques les plus avancées et le remboursement des traitements.
La question de l'anonymat des donneurs est également un sujet de débat. Si le modèle français privilégie l'anonymat, d'autres pays autorisent l'accès aux informations non identifiantes ou même à l'identité du donneur à la majorité de l'enfant.
La PMA soulève également des questions sur la filiation et la parentalité. Comment définir les liens familiaux dans le contexte de la PMA ? Quels sont les droits et les responsabilités des différents acteurs impliqués (parents biologiques, parents d'intention, donneurs) ?
Ces questions nécessitent une réflexion approfondie pour garantir un cadre juridique et éthique adapté aux évolutions de la PMA.
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