L'objectif de cet article est d'explorer l'histoire de Chris Conte, alias Poisson Fécond, un vidéaste web et entrepreneur français, ainsi que de plonger dans la complexité de l’économie urbaine d’Ancien Régime à travers l'exemple du marché du poisson à Grenoble. Nous examinerons son parcours sur YouTube, son entreprise Khundar, et son premier roman, tout en explorant l'organisation et les acteurs de la filière du poisson, les motivations de la transformation du marché ouvert en halle couverte, et le rôle des femmes dans le commerce du poisson.
Poisson Fécond: Un Parcours de Youtubeur à Grenoble
Chris Conte, de son vrai nom Brice Chris Conte-Ydier, est né le 8 février 1988. Après avoir obtenu un baccalauréat en sciences et technologies de la gestion (STG) et une licence en psychologie, il se tourne vers la création de vidéos en ligne en 2011. Ses premières vidéos explorent des sujets variés, allant des matières inutiles au dessin.
Des Débuts Difficiles à l'Ascension sur YouTube
Chris Conte plonge dans YouTube à l'été 2011 avec derrière lui une fin de scolarité un peu alambiquée. Il se voit bien graphiste, alors il quitte le lycée pour finalement y revenir pour passer un Bac STG avant de faire une licence de psychologie. Mais entre un avenir de prof ou celui de YouTubeur, le choix est vite fait : la seconde option l'emporte. Bien décidé à conquérir le monde, Chris commence par des vidéos qui parlent des matières inutiles et de dessin.
Initialement, Chris tâtonne, cherchant le concept parfait pour sa chaîne. Il réalise 8 épisodes de podcasts et mini-cours traitant de science et de psychologie, mais constate que son émission ne décolle pas. Il vit alors chez ses parents en banlieue parisienne, qui ne croient pas vraiment en son avenir sur YouTube.
Le Succès avec "Les Trucs à la Chris"
Chris persévère et tente un nouveau concept : "Les Trucs à la Chris". Le contenu est bien plus varié, entre sciences, culture geek, le web et les jeux vidéo. Parmi les pépites, on retrouve "6 trucs à savoir sur le pénis de l'homme" et "6 trucs à savoir sur la vie après la mort", qui dépassent aujourd'hui les 4 millions de vues. La machine est lancée, et tout s'accélère pour Chris : 100 000 abonnés en septembre 2014, 300 000 deux mois plus tard. Il peut désormais se verser un SMIC grâce à ce qui est enfin devenu son métier.
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Déménagement à Grenoble et Diversification des Chaînes
Janvier 2015 marque un tournant dans la vie et la carrière de Chris : il quitte la chambre de chez ses parents pour se mettre en colocation à Grenoble avec son ami Romain, lui aussi YouTubeur. Avec lui, il crée Quantic Shark, une chaîne qui parle de jeux vidéo, quand, seul de son côté, il lance Le Verseau, où il fait des vidéos d'ASMR pour se relaxer. Il abandonnera finalement les deux projets, mais cela ne freine pas Chris dans sa soif avide de créer. Il s'y investit à fond, et une fois de plus, ça marche : au soir du 1er juin 2016, sa chaîne dépasse le cap du million d'abonnés.
Chris ne s'arrête pas là et crée de nouvelles chaînes annexes à la pelle. D'abord El Chris Conte en juillet 2018, qui explore les coulisses de Poisson Fécond et chaîne de vlogs du Khundar. Ensuite, en décembre, il lance Astro Fécond où Chris explore le génie humain avec ses abonnés, mêlant inventions, découvertes et créativité. En décembre 2021, le YouTubeur crée Conte Fécond avec des histoires horrifiques immersives. Enfin, la petite dernière, active depuis janvier 2022 : Psyché Fécond où Chris mène des expériences grandeur nature aux limites de la conscience.
Les Vidéos Populaires et le Rythme de Publication
Parmi ses vidéos les plus vues, on retrouve "Et si Hitler avait gagné la Seconde Guerre Mondiale ?" (5,7 millions de vues) et "Et si Harry Potter avait été à Serpentard ?" (5 millions de vues). C'est sans compter la multitude de types de formats proposés entre les "Comment survivre", les "Ça fait quoi" en compagnie de son cobaye de fiction Gustave, les "Pires"… Au total, 655 vidéos et plus de 602 millions de vues cumulées. S'il est soutenu par son équipe, le rythme de publication reste soutenu : une à deux vidéos publiées par semaine, sachant qu'il faut quelques heures pour trouver le sujet, de même pour écrire le script, sans oublier le temps du tournage, et deux à trois jours de montage (sa partie à lui). En tout, il faut donc une bonne semaine pour produire une vidéo.
L'Entreprise Khundar
En septembre 2015, Chris Conte fonde Khundar, une société qui regroupe ses activités liées à la chaîne Poisson Fécond et à la création de jeux vidéo. Le chiffre d’affaires de Khundar pour sa première année (2015-2016) est estimé à 57 000 euros, générés principalement par la publicité et des partenariats commerciaux.
Le Médaillon d'Orion: Premier Roman de Chris Conte
Publié le 13 octobre 2022 aux Éditions First, Le Médaillon d’Orion est le premier roman de Chris Conte. Ce roman jeunesse suit les aventures d’Ariane Armand, une adolescente dont la vie bascule lorsqu’elle reçoit un médaillon aux pouvoirs mystérieux.
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Le Médaillon d'Orion est un roman augmenté : 300 illustrations et des pistes musicales disséminées tout au long de l’histoire pour plonger le lecteur dans une expérience immersive inédite. Il lui suffit de télécharger l’application SonoBox (téléchargement gratuit sur Apple et Androïd) et de mettre son casque sur les oreilles. Un projet augmenté rendu possible grâce à des fonds levés via une campagne Ulule.
Le Commerce du Poisson à Grenoble : Un Aperçu de l'Ancien Régime
Le commerce du poisson constitue un point d’entrée à la fois original et fécond dans l’économie urbaine d’Ancien Régime. L’objectif de cet article est de montrer l’intérêt d’une entrée par le marché du poisson dans la complexité de l’économie urbaine d’Ancien Régime, à travers ses acteurs, ses espaces et ses pratiques. Une première partie envisage l’organisation et les différents acteurs de la filière du poisson, en amont et en aval du marché de la « Pêcherie ». Sont analysées, dans un deuxième temps, les motivations et les étapes de la transformation de ce marché ouvert en halle couverte et fermée et, à travers les résistances que ce processus suscite, les enjeux liés à l’emplacement de certains marchés. Un dernier axe s’attache à saisir les rôles joués par les femmes dans le commerce du poisson, qu’il soit licite ou illicite, et ce qu’ils révèlent sur la place de ces dernières dans l’économie urbaine.
Organisation et Acteurs de la Filière du Poisson
L’approvisionnement de Lyon en poisson voit intervenir une grande variété d’acteurs puisque coexistent, en quelque sorte, une filière publique et une filière privée. Par ailleurs, il n’existe pas toujours de frontière étanche entre le commerce de gros et la vente au détail.
En 1533, François Ier avait confirmé le droit des habitants de Lyon de faire venir dans leur ville de la marée fraîche « sans payer aulcun droit et debvoir de peaige1. » L’usage est que le Consulat nomme ceux qui sont chargés d’approvisionner la ville, « avec pouvoir et puissance d’aller en Provence, Languedoc, Genève et sur le lac du Bourgey achepter poissons de mer et desdits lacs » et de les conduire à Lyon en exemption de tous droits2. Tout au long du XVIIe siècle - et en dépit d’un édit de Louis XIII conférant en 1620 l’hérédité aux offices de vendeurs de poissons et jurés messagers ordinaires des villes3 -, les échevins continuent à attribuer des lettres de provision pour la messagerie et la chasse-marée entre Genève et Lyon, cette dernière fonction consistant à « voyturer et conduire les truittes et autres poissons de marée ainsy qu’on a accoustumé d’y en porter dudit Genève pour en apres estre en cette ville debitez et vendus en la forme et maniere accoustumée4. » Il est ainsi rappelé, dans les registres des délibérations consulaires du 29 avril 1632, que les charges de messagerie et chasse-marée appartiennent à la ville.
Le prix de la ferme varie, dans la seconde moitié du siècle, entre 1200 et 3000 livres par an, mais la concurrence des marchands genevois et de particuliers animant des filières illicites et concurrentes tend à rendre de plus en plus délicat le recrutement des fermiers et à faire baisser le montant des baux. En témoigne la plainte de Mathieu Le Comte, messager de Lyon à Genève en vertu d’un bail conclu pour douze ans au prix de 3000 livres par an, qui dénonce le 9 janvier 1663 devant la sénéchaussée la concurrence que lui font « quelques particuliers habitans de ladite ville de Genève » qui amènent à Lyon « de la truitte qu’ils vendent et débitent publiquement ». Ces « particuliers » sont en réalité les fermiers « de la pesche du poisson du Rhosne dans l’estendue des terres de ladite ville de Geneve », qui viennent approvisionner directement certains marchands de Lyon - notamment un certain Anthoine Boyron, « marchand harangier » du quartier de la Pêcherie6. Les années 1660-1670 sont ainsi marquées par le désistement de plusieurs fermiers qui ne parviennent plus à rentrer dans leurs frais7.
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Le poisson de mer vient, quant à lui, de Provence depuis Martigues. Le 20 octobre 1654, le Consulat permet à Claude Tissiel, marchand de Lyon, de faire venir à ses frais, durant le carême ainsi que toutes les semaines de la Toussaint au mois d’avril, de la marée fraîche de Martigues9. Cinq ans plus tard (10 mai 1659), un brevet du roi donne à Antoine Pilocherie, fruitier ordinaire de sa maison, la permission d’établir une chasse-marée à Martigues, « par laquelle il fera voiturer et porter toutes sortes de poissons frais de la mer dans les villes de Lyon et Grenoble ». Le poisson sera acheté à Martigues ou dans d’autres lieux qu’il jugera bon en Provence. Pilocherie devra également fournir en poissons les villes qui sont sur la route entre Martigues et Lyon, en particulier Orange et Avignon. Moins de trois ans après la délivrance de ce brevet, on apprend que Pilocherie a traité avec un certain sieur Claude Paradis, marchand tapissier de la ville de Lyon résidant alors à Aix-en-Provence et, moyennant la somme de 2750 livres (dont 900 livres furent payées comptant), lui a cédé ses droits, faculté et permission d’établir cette chasse-marée - lui remettant d’ailleurs à cette occasion le brevet accompagné des lettres patentes. Mais le Consulat de Lyon s’oppose à l’enregistrement du brevet en soutenant que les chasse-marées appartiennent de temps immémorial à la ville. Pilocherie propose alors de traiter à l’amiable : devant notaire, et moyennant 1100 livres payées par le Consulat à Paradis, ce dernier se désiste de son brevet en faveur des autorités lyonnaises (28 février 1662). Quelques mois plus tard, le Consulat est maintenu, par un arrêt du Conseil d’État, « en la possession de nommer et pourvoir en la chassemarée de Martigues à Lyon ». À compter de cette date, le bail est régulièrement renouvelé par le Consulat pour un montant (trente livres par an) très inférieur à celui de la chasse-marée de Genève, signe que les profits à réaliser sont sans doute, ici, bien moindres.
Parallèlement à cette filière contrôlée par le Consulat et qui demeure prioritaire à certaines périodes de l’année - le monopole de l’approvisionnement de la ville en truites de Genève revient ainsi, au moment du carême, au maître de la chasse-marée11 - existent des entreprises privées. Lyon compte ainsi un certain nombre de marchands poissonniers12 qui, à l’instar des marchands de grains, se fournissent en gros - parfois en s’associant entre eux - en poissons tirés des étangs de Bresse et surtout de Dombes (carpes et brochets), par le biais de contrats de pêche passés avec les fermiers des seigneurs locaux13. Ces marchands jouent ensuite le rôle de grossistes auprès des revendeurs ou détaillants. Il est en outre permis à toute personne « d’amener et vendre truittes de la rivière d’Ain ou autres, ensemble des saulmons […] dont aussi sera fait taux14. » Les quartiers de Saint-Georges et de Saint-Vincent sont par ailleurs peuplés de pêcheurs qui officient sur la Saône15.
Quelle que soit sa provenance, le poisson frais est conservé vivant dans des bateaux-réservoirs, appelés bachuels ou barques, que les poissonniers tiennent amarrés sur plusieurs rangs au port de la Pêcherie, à proximité du pont de Saône. Ces bateaux larges et arrondis, munis de caissons à demi immergés, sont en réalité des viviers flottants, puisque le poisson frais doit toujours être vendu vivant17. Les permissions d’amarrage délivrées par les échevins sont conservées dans les registres de la voirie18. L’inventaire après décès du marchand poissonnier Louis Benoist montre par exemple qu’il était propriétaire de cinq bateaux sur la rivière de Saône, « scavoir deux appellés navets estans attachés dans le lieu ou sont tous les bateaux des marchans poissonniers pour la debite des marchans poissonniers », estimés avec leurs droits d’attache 850 livres, et trois « petits batteaux navigans » estimés 150 livres19. Le poisson est revendu sur place soit directement aux consommateurs, soit à des détaillants, qu’il s’agisse des « poissonniers, poissonnieres et merlucheres » qui se chargent de l’écouler sur le marché ou des « colporteuses » qui le vendent « en destal et en destrempe » dans les rues20. La vente de poisson séché ou salé (hareng, morue verte, saumon salé) s’effectue quant à elle en boutique, chez les épiciers mais également chez des marchands spécialisés tel le « marchand haranger » Jean Jambre qui propose des morues et des merluches21.
Transformation du Marché Ouvert en Halle Couverte
À Lyon comme dans toutes les villes de l’Europe moderne, le commerce est présent partout, sur les marchés et dans les boutiques, mais aussi dans les rues, sur les places et les ponts. La grande ordonnance de police de 1640, comme celle qui, un quart de siècle plus tard, prend des mesures de voirie en prévision des processions du jubilé, évoquent ainsi longuement les « revendeurs, revenderesses, fruitieres, herbieres, poissonnieres, merlucheres et autres qui estalent en public dans les rues23 » et, en particulier, aux deux extrémités du pont de Saône : sur la place du Change du côté de Fourvière, sur celles de l’Herberie et de la Pêcherie du côté de Saint-Nizier24. À la forte croissance démographique que connaît alors la ville - de 30 000 à 35 000 habitants à la fin du XVIe siècle à environ 100 000 au début du XVIIIe siècle - répondent, surtout après 1640, une intense activité de construction et plusieurs projets d’embellissement urbain. Dans un siècle qui découvre la circulation du sang en même temps que les vertus de la raison, il s’agit pour le Consulat de faciliter les déplacements dans la cité, d’en évacuer les déchets, d’en régulariser le tissu25. Plus précisément, le basculement du centre des affaires du quartier du Change (côté de Fourvière) vers celui des Terreaux (Presqu’île) voit l’affirmation progressive dans ce dernier secteur d’un urbanisme ségrégatif : c’est en effet sur la place des Terreaux que sont bientôt érigés le nouvel hôtel de ville - dont la construction débute en 1646 - et le couvent des Dames de Saint-Pierre - rebâti à partir de 1659 et dont la façade clôt la place au sud. Ce processus de mise en valeur du quartier s’accompagne d’une volonté de rejeter à la périphérie de la ville des marchés considérés comme trop bruyants et polluants - le marché aux porcs est le premier à en faire les frais - et de cantonner les autres (boucherie, poissonnerie) dans des espaces clos et clairement délimités, à la fois pour des raisons d’hygiène, donc de santé publique, et pour faciliter la circulation dans des secteurs très fréquentés.
Dans ce contexte, les transferts successifs - et souvent laborieux - dont le marché aux poissons fait l’objet au cours du XVIIe siècle s’accompagnent d’une transformation parallèle du marché ouvert en halle couverte et fermée. Au début du siècle, le marché aux poissons se tient en plein air, au débouché du pont de Saône du côté de Saint-Nizier, à proximité des bachuels amarrés sur la rivière, soit dans un des secteurs les plus fréquentés de la ville. Mal délimité, il se prolonge jusque dans la rue de la Platière. Ce marché de plein vent constitue alors non seulement un obstacle à la circulation mais aussi, si l’on en croit le Consulat, une source de « grande puanteur qui proceddoit des eaux, poissons mortz et autres immondices que lesdites poissonnieres gettoient dans la place estant au bout dudit pont, lesquelles immondices servoient de spettacle a tous les passans et qui estoient pour infecter tout ce quartier la26. » En 1618, le marché est - théoriquement - transféré une première fois sur une place située à l’ouest de la boucherie de la Lanterne (Terreaux) et à proximité du port des Augustins, soit bien plus au nord par rapport au pont de Saône. À cette occasion, il est clos de barrières de chêne27. Moins de vingt ans plus tard, en 1636, le Consulat lance un premier appel d’offres pour la construction, sur ce même emplacement, de halles « pour y tenir le marché et vendre les merluches et autres poissons frais et sallés ». Si l’annonce reste sans suite, les échevins rappellent cependant, en 1640, la nécessité d’une « halle couverte, afin que la chaleur ne portast prejudice aux poissons28. » En dépit d’un nouvel appel d’offres en 1647, aucun changement n’intervient pendant encore plus de deux décennies29. En 1658 pourtant, le jeune Louis XIV octroie, à l’occasion de son passage à Lyon, au dénommé Maurice Marguin « le pouvoir, faculté et permission de faire construire une halle en la place de la poissonnerie de la ville de Lyon pour la commodité des poissonnières lesquelles sont exposées tous les jours aux injures du temps » ; en guise d’indemnisation pour les frais qu’il engagera dans la construction de cette halle, Marguin pourra « prendre et lever pour chacune place qu’il louera a chaque poissonnière la somme de trente livres par an ». Il sera propriétaire de la halle dont il pourra jouir, ainsi que ses successeurs, « a perpétuité30. » L’événement nous rappelle que la création d’un marché est, juridiquement, du ressort de l’autorité souveraine. Mais en raison, entre autres, de l’emplacement choisi, le Consulat se montre hostile à ce projet qui ne voit jamais le jour.
Ce n’est finalement qu’en 1670 qu’est prise la décision de démolir plusieurs maisons situées entre la place de la Pêcherie et la rue de la Tête de Mort afin de …
Rôles des Femmes dans le Commerce du Poisson
Un dernier axe s’attache à saisir les rôles joués par les femmes dans le commerce du poisson, qu’il soit licite ou illicite, et ce qu’ils révèlent sur la place de ces dernières dans l’économie urbaine.
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