Introduction

La paternité, un thème central dans la Bible, est abordée sous divers angles, révélant la nature de Dieu en tant que Père et offrant des modèles pour les pères terrestres. Cet article explore les différentes facettes de la paternité à travers les Écritures, en s'appuyant sur des exemples concrets et des interprétations théologiques.

Dieu, le Père Parfait

La Révélation du Père à travers Jésus

Le passage de l’Évangile, le Notre Père, est le plus célèbre de toute la Bible. Cette prière est la plus précieuse de toutes : elle est enseignée par Jésus lui-même. Pourtant, dès les premiers mots - notre Père qui es aux cieux - il se passe quelque chose d’extraordinaire. Le Dieu auquel nous nous adressons dans la prière, c’est le Dieu tout-puissant, le « Dieu de la gloire qui déchaîne le tonnerre », le Dieu qu’on ne peut pas voir tant il est saint. On le croit parfois silencieux, on a du mal à le trouver, il semble bien loin dans son ciel. Et voici que ce Dieu immensément grand, Jésus nous invite à le reconnaître comme notre Père. Or, quoi de plus proche qu’un père pour son enfant ? Jésus nous révèle que la grandeur infinie et la sainteté absolue du Seigneur de l’univers ne sont pas incompatibles avec sa proximité. Nous nous égarons parfois en pensant que Dieu est trop loin, qu’il ne nous entend pas, qu’il nous a oubliés. Ou bien, au contraire, nous nous fabriquons un petit dieu - une idole - tout à notre convenance, mais dénué de grandeur et de puissance. Le Dieu de Jésus-Christ, c’est ce Dieu à la fois si grand et si proche.

L'Année du Père et la Réconciliation

Ce premier dimanche de l'Avent ouvre l'Année du Père et de la réconciliation. Nous avons réunis pour l'occasion deux théologiens, qui sont aussi des éducateurs : Armelle de la Tribouille, enseignante à l'Ecole Cathédrale ; et Xavier Lacroix, doyen de la Faculté de théologie de Lyon. Pourquoi le Père arrive-t-Il le dernier dans ces trois années de préparation qui nous conduisent au Grand Jubilé de l'an 2000 ? Armelle de la Tribouille - Nous ne connaissons le Père que par le Fils qui nous Le révèle. Et seul l'Esprit Saint peut nous aider à comprendre les paroles du Fils sur le Père et à nous tourner vers Lui en vérité. Les deux années précédentes nous conduisent donc à ce point culminant, ce sommet de la Révélation chrétienne : Dieu est Père. Xavier Lacroix - En commençant par l'Année du Père, nous aurions eu la tentation de projeter sur Lui nos pauvres images toutes faites, bien trop humaines et négatives de la paternité. Or Dieu, fondamentalement, demeure mystère.

L'Invocation "Abba"

La prière que le Seigneur a enseignée à ses disciples commence par l’invocation : « Notre Père » (comme nous le prions ordinairement en suivant le texte de l’évangile de Matthieu) ou simplement « Père » (dans la version de l’évangile de Luc). C’est une adresse simple, directe, chargée d’affection et de tendresse : elle révèle immédiatement le visage du Dieu auquel les croyants s’adressent. Dieu est certes Saint, Créateur et Sauveur, mais il peut être invoqué aussi comme Père­ Abba, dans l’araméen de Jésus, c’est-à-dire « papa, père bien-aimé ». Cette invocation définit notre Dieu, mais elle signifie également quelque chose pour nous, qui la disons. Nous y exprimons notre ardent désir de l’authentique paternité consolatrice de Dieu. Et surtout, nous y confessons notre origine. Car parmi les grandes questions qui habitent notre cœur, il en est une qui résonne constamment : « D’où venons-nous ? ». En appelant Dieu Père, nous affirmons que l’origine de notre existence est en lui, que nous avons été voulus, pensés, aimés et appelés à la vie par ce « Père qui est aux cieux ». Cette certitude donne son sens à notre vie et nous permet d’articuler notre foi en des comportements quotidiens.

Dieu comme Origine et Autorité

En désignant Dieu du nom de " Père ", le langage de la foi indique principalement deux aspects : que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité (cf. Is 66, 13 ; Ps 131, 2) qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme. Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines (cf. Ps 27, 10), tout en en étant l’origine et la mesure (cf. Ep 3, 14 ; Is 49, 15) : Personne n’est père comme l’est Dieu.

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Exemples de Paternité dans l'Ancien Testament

Abraham, le Père de la Foi

Dieu dit : « Prends ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac. Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l'âne. Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac et porta lui-même le feu et le couteau. Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit un autel et rangea le bois. Alors l'ange de l'Eternel l'appela depuis le ciel et dit : « Abraham ! Abraham leva les yeux et vit derrière lui un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Abraham donna à cet endroit le nom de Yahvé-Jiré. je te bénirai et je multiplierai ta descendance : elle sera *aussi nombreuse que les étoiles du ciel, pareille au sable qui est au bord de la mer. Abraham retourna vers ses serviteurs. Ils se levèrent et repartirent ensemble à Beer-Shéba.

Cet épisode illustre l'obéissance d'Abraham à Dieu, même lorsqu'il lui est demandé de sacrifier son propre fils. C'est une métaphore de la foi et de la confiance absolue en la volonté divine.

Joseph, le Père Adoptif de Jésus

Saint Joseph figure dans l’histoire de la Bible et de l’Église comme « le grand silencieux ». époux, Joseph. sainteté mais il accorde une grande profondeur à sa mission. reçu l’annonce de l’ange en songe. l’appelle « juste ». justice sociale et aux revendications salariales. justice équivaut à la sainteté. bâtiment mais parce qu’il a ajusté sa volonté à celle de Dieu. réalisation de son existence, malgré les apparences. qui plaignent Joseph. mauvais rôle. Il n’était ni tout à fait un mari ni tout à fait un père. père. sentiment étrange. sortir de son sein. Il faisait partie d’elle-même. cas. moi. Recouvert de sang, ses cris ne me le rendaient pas attirant. reconnaître comme mon enfant. Joseph. Me voilà en train de vivre sa propre démarche d’adoption. n’avais aucun doute sur ma paternité. un jour de ses difficultés avec son père. mère, lors de sa naissance, son père n’avait pas apprécié sa couleur. Il ne l’avait pas adopté. Il ne l’aima pas vraiment. couple. manière ou d’une autre. Pas d’adoption, pas d’engagement, pas d’amour. adopter sous peine de vivre en contradiction stérile avec nous-mêmes. d’une autre Église que les nôtres ? bouteille » dit le proverbe. état d’esprit. Les comparaisons sont odieuses. alors que chacun est unique ? de saint Joseph nous invite à l’action. pratique » (Luc 11, 28). Jésus, Fra Angelico le présente rayonnant dans son rôle. nous révèle le sens de cette charge : « veiller sur », « surveiller ». troupeau qui leur est confié par Dieu. représenté dans l’art revêtu des vêtements du grand-prêtre. de la divinité. de la divinité » (Colossiens 2, 9). sur elle et sur le développement intégral de son fils adoptif, Jésus.

Saint Joseph, en acceptant de devenir le père adoptif de Jésus, démontre un acte de foi et d'obéissance à la volonté divine. Il a aimé Jésus. aimé son père. Puissions-nous l’aimer comme Jésus l’a aimé ! Confions-lui nos soucis matériels et spirituels. intercédera pour nous auprès de son fils Jésus. aussi sa foi et sa fidélité ! Fr. Manuel Rivero, o.p.7 avril 2012 Fr. Manuel Rivero, o.p.

Éducation Paternelle et Transmission de Valeurs

Abba ! l’éducation paternelle sur les actions de l’enfant. Jésus a reçu une éducation humaine, spirituelle et professionnelle. son père Joseph ? originale de Jésus à Gethsémani la veille de sa Passion. Galates (4, 6). pour Jésus la tendresse et l’amour fidèle de son père Joseph. l’approche du supplice de la croix : « Abba ! Père ! rappelle saint Luc l’évangéliste. proclamer son accomplissement : « L’Esprit du Seigneur repose sur moi. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres » (cf. annoncé par les prophètes (cf. Matthieu 1, 16). « fils de David » parce que fils de Joseph. La prière eucharistique numéro un cite saint Joseph. honoré par son épouse et par son fils Jésus.

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Dans le contexte biblique, l'éducation paternelle est essentielle pour la transmission des valeurs spirituelles et morales. Joseph, en tant que père de Jésus, a joué un rôle crucial dans son éducation humaine, spirituelle et professionnelle.

La Paternité Spirituelle

Saint Paul, un Père Spirituel

Saint Paul se considère comme le « père », non seulement de quelques disciples chéris, mais de communautés entières. C'est particulièrement clair pour Timothée, qu'il désigne, au moins cinq fois, comme son « enfant », son « véritable enfant », son « enfant bien-aimé ». Par exemple en 1 Corinthiens 4, 17. C'est pareil pour Tite. Quand il écrit à Philémon pour lui recommander Onésime, il le lui présente comme « mon enfant, que j'ai engendré dans les chaînes » (Philémon, verset 10). Mais il ne s'agit pas seulement de quelques privilégiés qui seraient particulièrement chers au cœur de Paul. Les « enfants bien-aimés », ce sont aussi les Corinthiens, alors que la communauté lui donne bien du souci (1 Corinthiens 6, 13). Ce sont aussi les Galates, qui ont pratiquement reniés l'Evangile : « Mes petits enfants, vous que j'enfante à nouveau dans la douleur jusqu'à ce que le Christ soit formé en vous » (Galates 4, 19). Ici, le verbe employé désigne la maternité puisqu'il s'agit d'un processus dans la durée. Une phrase est particulièrement claire : « Auriez-vous des milliers de pédagogues dans le Christ que vous n'avez pas plusieurs pères ; car c'est moi qui, par l’Évangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus » (1 Corinthiens 4, 15). La symbolique de la paternité l'emporte nettement sur celle de l'éducation.

Saint Jean et ses "Petits Enfants"

De même, saint Jean adresse sa première épître à ses « petits enfants ». Autant que les autres évangélistes, saint Jean distingue nettement, en Dieu, le Père et le Fils. Jésus est l'Envoyé. Il ne dit, ni ne fait rien que le Père ne le lui ait montré. Il est venu pour faire la volonté du Père. Cependant, au moins une fois, il appelle les disciples ses « petits enfants » (Jean 13, 33). Le mot employé est le diminutif du mot qui désigne proprement les « enfants », comme lorsque saint Jean dit que nous sommes « les enfants » de Dieu. L'apôtre est leur père ; il représente le Père ; mais il n'est pas le Père. Ils exercent donc une mission de paternité spirituelle. Cependant, ils ne doivent pas oublier qu'ils sont aussi les frères des fidèles.

Le Rôle de l'Abbé

Dans l'araméen que Jésus parlait, « père » se disait « abba ». Le mot est passé dans nos langues. La Régle de saint Benoît dresse le portrait de l'abbé qui doit se comporter « comme un père » envers les moines, à la fois exigeant et attentif à chacun. On y trouve cette jolie formule : « L'abbé n'exagère rien.

Interprétations et Mises en Garde

Ne pas Isoler les Versets

Il est exact qu'il est écrit « Ne donnez à personne le nom de père » (Mt 23,9) mais dans l’Évangile lui-même comme chez les premiers chrétiens, ce texte n'a jamais été pris à la lettre. Devant une affirmation aussi radicale, il faut se rappeler d'abord un principe simple : un verset de l'Ecriture ne doit jamais être isolé. Le prototype est le jansénisme qui exploite quelques phrases de saint Paul sur le péché et la grâce, elles-mêmes reprises par saint Augustin dans un climat polémique contre Pélage. On pourrait dire de même pour Arius, refusant au Fils d'être l'égal du Père, ne faisant qu'un avec lui. Il ne s'agit pas seulement de replacer une phrase dans son contexte immédiat : c'est le problème des déclarations politiques, dont sont extraites les « petites phrases ». Plus profondément, il s'agit de la Révélation qui ne peut s'exprimer en un quelconque slogan.

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La Paternité Humaine comme Symbole

Dieu méprise si peu la paternité humaine que la venue du Précurseur est annoncée à son père, Zacharie, qui prononcera, ensuite, beau cantique du Benedictus. Mieux encore : Dieu donne à son Fils, « conçu du Saint Esprit, né de la vierge Marie », un père en la personne de Joseph. Plusieurs fois, ce sont des pères qui viennent demander à Jésus, et qui obtiennent de lui, une guérison : Marc 9, 16 et suivants ; Jean 4, 46 et suivants. Jésus est sans illusion sur la médiocrité humaine mais quand il veut parler de son Père, il s'appuie sur la paternité humaine : « Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson… Si donc vous qui êtes mauvais…, combien plus le Père du ciel ! » (Luc 11, 11-13). L 'équivalent se trouve en saint Matthieu (7, 9-11). Inversement, la parabole du père et de ses deux fils, dont le « prodigue », est propre à saint Luc 15, 11 et suivants). Donc, la paternité n'est en aucune façon dévalorisée par le Christ, puisqu'elle sert de symbole à la paternité divine.

Paternité Humaine et Spirituelle

Il ne faut pas opposer la paternité humaine et la paternité spirituelle. « Tout don excellent, toute donation parfaite vient d'en haut et descend du Père des lumières » (Jacques 1, 13). Or, existe-t-il, au plan humain, une donation plus parfaite que celle de la vie que le père transmet à l'enfant par la médiation de la mère ? L'épître aux Hébreux et saint Jacques ne disent pas autre chose que le verset de l'épître aux Ephésiens cité en titre de ce paragraphe. Ce qui est dit de la paternité se vérifie, à un degré moindre de dignité, dans le champ de l'autorité. Il faut rendre à César ce qui est de son ressort. « Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu » (Romains 13, 1-7). Mais si César exige un culte comme nous n'en devons qu'à Dieu, il faut le refuser : Dieu seul est Seigneur, Dieu seul est Père, absolument.

Le Psaume 103 : Un Modèle de Paternité Divine

Le Psaume 103 nous parle de gratitude et de louange en présence de la bonté de Dieu. Ce psaume s’adresse bien entendu à tous les croyants, mais il est particulièrement pertinent pour les parents, surtout les pères. Attention, Dieu n’a pas appris à être Dieu en observant les pères terrestres - ce n’est pas après avoir vu les gentils papas manifester de la compassion à l’égard de leurs enfants que Dieu s’est décidé à faire de même. Non, ce que le verset 13 cherche à dire, c’est que lorsque nous regardons un bon père, nous voyons une image de Dieu. Dieu a en effet pensé la paternité terrestre pour qu’elle dresse un portrait de lui. Il avait un Fils bien avant la création d’Adam, il était Dieu le Père avant d’être Dieu le Créateur. évidemment, mais pas uniquement. comment Dieu prend soin de ses enfants. paternité divine. Lorsque David écrit : « Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent » (v. 13), il affirme par là que Dieu a créé la paternité à son image et qu’une bonne paternité témoigne de sa personne.

La Miséricorde Éternelle

« Et sa miséricorde [dure à jamais] pour les enfants de leurs enfants, pour ceux qui gardent son alliance » (Ps 103.17-18). Les choses ont changé depuis la venue du Messie. « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous » (Lu 22.20). Une nouvelle alliance s’est ainsi établie entre Dieu et son peuple, couvrant nos péchés par le sang du Christ et nous offrant la possibilité de marcher en nouveauté de vie par la puissance de l’Esprit. peu qu’ils gardent son alliance. à jamais pour ceux qui le craignent », nous est-il dit. vers toutes les promesses qu’il a en réserve pour nous ! venir à lui. Avec révérence, avec humilité. que ce soit. ceux qui (…) se souviennent de ses commandements afin de les accomplir ». foi authentique dans le rédempteur est demandée. d’une vie ! toutes deux tangibles et porteuses de fruit. que Dieu nous a sauvés. sommes que poussière. De l’herbe tout au plus. qu’un vent souffle sur elle, la voilà disparue ! la reconnaît plus (v. 15,16). enfants. commandements.

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