Le système fiscal français prend en compte la situation familiale des contribuables pour le calcul de l'impôt sur le revenu. Cette prise en compte se fait via le concept de "foyer fiscal" et de "parts fiscales". Le nombre de parts fiscales attribuées à un foyer a un impact direct sur le montant de l'impôt à payer. Cet article explique en détail comment les enfants sont pris en compte dans le calcul des parts fiscales, en abordant les règles générales, les cas spécifiques de garde alternée, et les stratégies d'optimisation fiscale.

Foyer fiscal et parts fiscales : Définitions

Pour l’administration fiscale, le foyer fiscal correspond à une situation familiale. Il est délimité par un certain nombre de personnes : le couple ou la personne seule, les enfants et les personnes à charge pour la famille. L’impôt sur le revenu est calculé par foyer fiscal. Il existe donc autant de déclarations de revenus transmises à l’administration que de foyers fiscaux en France. Les personnes qui composent le foyer fiscal sont appelées parts fiscales.

Le nombre de parts fiscales qui composent votre foyer est essentiel, car il influe sur le montant du quotient familial, ratio clé dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Pour calculer le nombre de parts fiscales, vous devez prendre en compte les personnes représentantes de votre foyer ainsi que les personnes à charge (enfants, personnes âgées ou invalides…), sachant que le nombre d’enfants ou ceux en garde alternée ne donnent pas le même nombre de parts fiscales dans le foyer.

Comment calculer les parts fiscales de son foyer

Pour calculer le nombre de parts fiscales, vous devez d’abord délimiter votre foyer fiscal, selon la règle suivante :

  • une personne seule représente un foyer fiscal
  • un couple marié ou pacsé représente un foyer fiscal
  • un couple en concubinage compose deux foyers fiscaux (chaque personne étant considérée comme seule par l’administration puisqu’aucun lien juridique - tel que le mariage ou le pacs - ne les lie)

Ainsi, un couple marié ou pacsé établira une déclaration de revenus commune. Pour un couple un concubinage, chaque membre devra établir sa propre déclaration de revenus et devra payer son propre impôt sur le revenu.

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La règle générale pour le nombre de parts fiscales est la suivante :

  • une personne célibataire qui vit seule est un foyer fiscal comprenant une personne, soit une part fiscale
  • un couple marié ou pacsé représente un foyer fiscal comprenant deux personnes, soit deux parts fiscales
  • un couple en concubinage représente deux foyers distincts ; chaque foyer comporte une part fiscale

Enfants à charge et parts fiscales

Un enfant à charge représente une demi-part fiscale dans le foyer pour les deux premiers enfants. À partir du troisième, un enfant représente une part fiscale. Notez que les enfants à charge peuvent être les enfants légitimes, naturels, adoptifs et/ou recueillis au cours de leur minorité par le foyer.

Le calcul des parts fiscales pour enfants à charge est ainsi :

  • un couple marié ou pacsé + 1 enfant à charge = 2.5 parts fiscales
  • un couple marié ou pacsé + 2 enfants à charge = 3 parts fiscales
  • un couple marié ou pacsé + 3 enfants à charge = 4 parts fiscales
  • un couple marié ou pacsé + 4 enfants à charge = 5 parts fiscales
  • à partir de 5 enfants = 1 part par enfant supplémentaire

Le nombre de parts fiscales en cas de garde alternée des enfants

Pour un couple marié, pacsé ou une personne veuve qui accueille un ou plusieurs enfant(s) dans le foyer en situation de garde alternée, le nombre de parts fiscales du foyer est ainsi :

  • un couple marié, pacsé ou une personne veuve + 1 enfant en garde alternée au sein du foyer : 2.25 parts fiscales dans le foyer
  • un couple marié, pacsé ou une personne veuve + 2 enfants en garde alternée au sein du foyer : 2.5 parts fiscales dans le foyer
  • un couple marié, pacsé ou une personne veuve + 3 enfants en garde alternée au sein du foyer : 3 parts fiscales dans le foyer
  • un couple marié, pacsé ou une personne veuve + 4 enfants en garde alternée au sein du foyer : 3.5 parts fiscales dans le foyer

Pour une personne célibataire, divorcée ou séparée qui accueille un ou plusieurs enfant(s) dans le foyer en situation de garde alternée, le nombre de parts fiscales est ainsi :

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  • une personne + 1 enfant en résidence alternée au sein du foyer : 1.25 part fiscale dans le foyer
  • une personne + 2 enfants en résidence alternée au sein du foyer : 1.5 part fiscale dans le foyer
  • une personne + 3 enfants en résidence alternée au sein du foyer : 2 parts fiscales dans le foyer
  • une personne + 4 enfants en résidence alternée au sein du foyer : 2.5 parts fiscales dans le foyer

Impact du nombre de parts sur le quotient familial et l'impôt

Le nombre de parts fiscales dans votre foyer est important, car il détermine le montant de votre quotient familial, ratio utilisé dans le calcul de l’impôt sur le revenu (et plus précisément pour déterminer le taux d’imposition applicable au foyer).

Le quotient familial de votre foyer est calculé ainsi : Revenu net imposable du foyer / nombre de parts fiscales

Moins le quotient familial est élevé, moins le taux d’imposition pratiqué est élevé. En version ultra-simplifiée : Un nombre élevé de parts fiscales = un petit quotient familial = un petit taux d’imposition = moins d’impôts sur le revenu à payer.

Majoration des parts fiscales

Certaines personnes à charge ou situations personnelles ouvrent droit à une part ou une demi-part fiscale supplémentaire. Par exemple :

  • une personne titulaire de la carte d’invalidité = une demi-part fiscale supplémentaire pour le foyer, sous certaines conditions
  • une personne titulaire de la carte de victime de guerre, d’une pension militaire ou d’ancien combattant = une demi-part supplémentaire pour le foyer fiscal, sous certaines conditions
  • une personne âgée de plus de 74 ans = une demi-part fiscale supplémentaire pour le foyer, sous certaines conditions d’invalidité…

Plafonnement du quotient familial

Si le revenu net imposable du foyer fiscal dépasse un certain montant, la demi-part supplémentaire normalement octroyée pour un enfant ou une personne à charge ne produira pas les mêmes effets sur le calcul de l’impôt sur le revenu.

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Optimisation fiscale en cas de garde alternée

Plusieurs stratégies sont possibles pour optimiser la déclaration d’impôt si vos enfants sont en résidence alternée. Le fait de déclarer un enfant à charge en garde alternée permet d’augmenter les parts du quotient familial et de réduire la fiscalité.

Règles à respecter

En cas de désaccord entre les parents, celui qui héberge pleinement les enfants devra les prendre à charge. A défaut, une ordonnance du juge peut aussi venir trancher. L’ordonnance du JAF dira qui doit mettre les enfants à charge.

Il est impossible de rattacher l’enfant pleinement aux deux parents. Le fisc s’en apercevra, il y’a beaucoup de redressements fiscaux à ce niveau.

Stratégies d'optimisation

  1. Répartition des enfants : En cas de garde alternée, les parents se partagent les parts fiscales supplémentaires liées aux enfants, ce qui réduit l’impôt. Il est possible de maximiser la réduction d’impôt en choisissant comment déclarer les enfants (pleinement à charge ou en garde alternée) en fonction de la situation fiscale de chaque parent.
  2. Frais de scolarité et de garde : La garde alternée impacte les réductions pour frais de scolarité et frais de garde (crèche, nourrice), ces avantages étant partagés entre les deux parents.
  3. Parent isolé : Un parent isolé peut bénéficier d’une demi-part supplémentaire qui sera divisée par deux en cas de garde alternée.

Exemples

  • Exemple 1 : Mr et Mme se séparent et ont 3 enfants en garde alternée. Chaque parent aura 2 parts fiscales (1 part de base + 0.25 pour les 2 premiers enfants + 0.5 pour le troisième).
  • Exemple 2 : Mr est seul et a un enfant à charge et un en garde alternée. Il doit ajouter +0.75 parts fiscales selon le tableau.
  • Exemple 3 : Mr et Mme sont en couple, ont 2 enfants à charge et 2 en résidence alternée. Ils doivent ajouter +2 parts fiscales.

Cas particuliers

  1. Réduction pour frais de scolarité : Le rattachement en garde alternée ou non d’un enfant a des conséquences sur la réduction pour frais de scolarité (61 € par enfant au collège, 153 € pour le lycée et 183 € s’il fait des études). Cet avantage fiscal est possible uniquement si l’enfant est rattaché et sera partagé en deux en cas de résidence alternée.
  2. Parent isolé : Si vous vivez seul et avez au moins un enfant à charge, vous pouvez bénéficier d’une demi-part supplémentaire pour « parent isolé ». En cas de garde alternée, cet avantage reste possible mais il sera divisé par deux.
  3. Frais de garde : Le crédit d’impôt de 50% pour frais de nourrice sera partagé en deux si l’enfant est en garde alternée.
  4. Enfant majeur : L’enfant majeur ne peut pas être mis en garde alternée pour la déclaration d’impôt, mais il peut être rattaché au foyer fiscal d’un des parents. Il faut mettre en parallèle les conseils de cet article avec celui que j’ai rédigé sur l’enfant majeur : faut-il rattacher ou non l’enfant majeur pour les impôts?

Comment déclarer un enfant en garde alternée

Si vous avez des enfants en résidence alternée, il faudra remplir la case H de la déclaration d’impôt. Vous y indiquez le nombre d’enfants concernés. Cette case est sur la page 2 du formulaire Cerfa 2042. Vous noterez aussi la présence de la case I. Celle-ci sert si votre enfant possède la carte invalidité. Dans ce cas, vous avez des parts supplémentaires. Voir : invalidité et parts fiscales pour les impôts.

Déclarer un enfant : Naissance, âge et autres situations

Naissance en cours d'année

Si votre enfant est né au cours de l'année d'imposition, il vous donne droit à une demi-part supplémentaire (ou une part supplémentaire à partir du troisième enfant à charge) quelle que soit sa date de naissance. Pour cela, vous devez indiquer l'année de naissance de cet enfant dans la rubrique « Personnes à charge » de la déclaration de revenus.

Condition d'âge au 1er janvier

Si votre enfant mineur est âgé de moins de 18 ans au 1er janvier de l'année d'imposition, il est compté à votre charge à l'impôt sur le revenu, qu'il soit légitime, adoptif, naturel (filiation légalement établie) ou recueilli, dès lors que vous en assurez la charge effective d'entretien et d'éducation.

Enfant handicapé

Si vous avez un enfant handicapé dans l'incapacité de subvenir à ses besoins, il peut être compté à charge quel que soit son âge. Si votre enfant est titulaire de la carte d’invalidité ou de la carte mobilité inclusion mention « invalidité », vous devez l’indiquer dans votre déclaration de revenus.

Divorce ou séparation

Si vous êtes divorcés ou séparés, l'enfant est compté à la charge du parent chez lequel il réside habituellement et qui en assure la charge d'entretien et d'éducation. Si votre enfant mineur réside en alternée au domicile de ses parents séparés ou divorcés, la charge est présumée partagée de manière égale entre les deux parents.

Concubinage

Si vous vivez en concubinage et avez un ou plusieurs enfants communs, vous êtes imposables séparément à l’impôt sur le revenu et bénéficiez chacun du nombre de parts déterminé en fonction des enfants dont vous assumez, le cas échéant, la charge d’entretien à titre exclusif ou principal.

Dans le cas où la charge d’entretien de ou des enfants mineurs est partagée et qu’aucun des deux parents ne justifie en avoir la charge principale, cette charge peut être réputée partagée et chacun bénéficie d’une augmentation (qui est partagée) de son nombre de parts.

Avantage fiscal

Vous avez droit à une demi-part supplémentaire par enfant pour les deux premiers enfants, et à une part supplémentaire par enfant à partir du troisième, ce qui diminue le montant de votre impôt sur le revenu (en cas de résidence alternée ou de charge partagée, les majorations du nombre de parts sont divisées par deux). Une demi-part supplémentaire est accordée pour chaque enfant titulaire de la carte d’invalidité ou de la carte mobilité inclusion mention « invalidité ».

Enfant majeur

Deux possibilités s'offrent à vous :

  • Sans demande de rattachement : Vous pouvez encore le compter à charge, en qualité d'enfant mineur pour la déclaration de revenus, et continuer ainsi à bénéficier d'une majoration de part sur l'année entière. Dans ce cas, vous devez ajouter à vos revenus ceux qu'il a perçus du 1er janvier à la date de sa majorité. Votre enfant, lui, doit souscrire personnellement une déclaration de revenus pour les revenus qu'il a perçus, depuis la date de sa majorité jusqu'au 31 décembre.
  • En cas d’acceptation de la demande de rattachement : Vous acceptez la demande de rattachement de votre enfant à votre foyer pour l'année entière. Dans ce cas, vous devrez déclarer ses revenus de l'année entière sur votre déclaration. Il n'aura pas de déclaration personnelle à souscrire.

Prélèvement à la source

Afin d'adapter votre prélèvement à la source suite à la naissance ou l'adoption d'un enfant, vous devez signaler cet événement dans les 60 jours à l'administration via le service « Gérer mon prélèvement à la source » disponible dans votre « espace particulier ». Ceci permettra d'ajuster immédiatement votre taux de PAS et, si vous en avez, vos acomptes contemporains.

Cependant, la déclaration d'un changement de situation de famille sur le service « Gérer mon prélèvement à la source », ne remplace pas le dépôt l'année suivante de la déclaration de revenus qui prend en compte l'ensemble de vos revenus et charges.

Informations à remplir et à vérifier sur la déclaration

Le nombre de parts dont vous avez bénéficié est, en principe, prérempli sur la déclaration des revenus. Seuls vos enfants mineurs y sont indiqués ainsi que la demi-part dont vous bénéficiez pour situation particulière.

Vous devez rajouter sur la déclaration :

  • les enfants nés
  • les enfants majeurs qui demandent leur rattachement à votre foyer fiscal s’ils ont moins de 21 ans OU moins de 25 ans et s’ils poursuivent leurs études (y compris par correspondance ou en apprentissage)
  • votre situation particulière si elle est intervenue. Pensez à vérifier si vous pouvez prétendre à une demi-part supplémentaire selon votre situation personnelle.
  • votre situation de parent isolé (case T)

Situations familiales particulières

Certaines situations particulières, familiales ou non, donnent droit à des demi-parts supplémentaires.

  • Parents isolés : Cochez la case T Si vous êtes parent isolé, le premier enfant compte pour 1 part, le deuxième pour 0,5 part, le troisième et les suivants pour 1 part chacun.
  • Veuf ou veuve : Si vous êtes veuf ou veuve, que vous viviez seul(e) ou non, et que vous avez des enfants à charge ou rattachés (ou vous avez recueilli une personne invalide sous votre toit) vous bénéficiez du même nombre de parts qu'un couple marié ou pacsé.
  • Enfants invalides et personnes invalides recueillies : Les enfants infirmes ou invalides sont considérés à charge quel que soit leur âge. S’ils sont titulaires de la carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention « invalidité », vous bénéficiez d’une demi-part supplémentaire.
  • Personnes invalides mariés/pacsés ou non : Vous bénéficiez d’une demi-part supplémentaire si vous ou votre conjoint ou partenaire êtes titulaire d'une pension pour une invalidité d’au moins 40 % ou titulaire de la carte d'invalidité.
  • Titulaire de la carte du combattant ou d’une pension militaire d'invalidité : Vous bénéficiez d’une demi-part supplémentaire si vous êtes mariés ou pacsés et que l’un des conjoints est titulaire d’une carte de combattant ou d’une pension militaire d’invalidité et qu’il a plus de 74 ans.
  • Vous vivez seul(e) et vous avez élevé des enfants : Vous pouvez bénéficier d’une demi-part supplémentaire si vous vivez seul(e) et remplissez les conditions cumulatives suivantes : vous avez un ou plusieurs enfants majeurs ou faisant l'objet d'une imposition distincte, vous avez un enfant décédé après l'âge de 16 ans ou par suite de faits de guerre, vous avez adopté un enfant.

Rattachement ou déduction d'une pension alimentaire pour un enfant majeur

Certains parents d’enfants majeurs peuvent choisir entre deux options : le rattachement à leur foyer fiscal ou la déduction des frais d’hébergement, de nourriture et de scolarité.

Conditions de rattachement

Si votre enfant avait moins de 21 ans, ou moins de 25 ans et qu’il poursuivait ses études le 1er janvier 2024, le rattachement est possible. Dans ce cas, vous bénéficiez d’une majoration de votre quotient familial. Toutefois, l’économie fiscale qui en résulte ne peut pas dépasser 1 791 euros pour chaque demi-part supplémentaire.

Déduction des frais d'hébergement et de nourriture

Si vous choisissez de détacher votre enfant de votre foyer fiscal, la loi vous donne la possibilité de déduire une partie des frais d’hébergement et de nourriture de vos revenus imposables.

  • Enfant majeur vivant chez vous : Vous pouvez déduire sans justificatif 4 039 euros par enfant majeur et ce, sans justificatif. Vous pouvez déduire le double de ce montant si votre enfant est marié ou pacsé. Si vos dépenses réellement supportées ont été plus élevées et que vous pouvez le justifier, vous avez le droit de les déduire pour leur montant réel, toutefois plafonnées à 6 794 euros par enfant.
  • Enfant majeur ne vivant pas chez vous : Si vous déduisez un forfait, vous n’avez pas besoin de justificatifs. Si vous déduisez les dépenses réelles, pensez à conserver les justificatifs de ces dépenses (logement, alimentation, soins médicaux, scolarité, assurance, abonnements, etc.).

Pension versée à un enfant majeur

La pension déduite est imposable au nom du parent qui la perçoit si l’enfant majeur est rattaché à son foyer fiscal. Cependant, le juge ou les parents peuvent avoir décidé que la contribution serait versée directement à l’enfant majeur.

Vous ne pouvez pas bénéficier à la fois du rattachement et de la déduction de la pension alimentaire. Vous devez choisir.

En résumé, cette dernière voie permet une plus grande économie d’impôt aux contribuables les plus fortement taxés. En effet, le rattachement au foyer fiscal permet une économie d’impôt maximale de 1 791 euros par enfant majeur, alors que le gain fiscal tiré de la déduction de la pension alimentaire peut se calculer en multipliant le taux marginal d’imposition au montant de la pension alimentaire déductible (plafond de 6 794 euros sur justificatifs).

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