Il est fréquent que les parents s'interrogent sur la meilleure position pour faire dormir leur bébé. Les recommandations médicales insistent souvent sur le couchage sur le dos pour réduire les risques de mort subite du nourrisson (MSN). Cependant, certains bébés se mettent d'eux-mêmes sur le côté. Cet article vise à informer les parents sur les risques potentiels et les mesures de sécurité à prendre lorsque leur nourrisson se met sur le côté tout seul.
Pourquoi les médecins recommandent-ils de coucher les bébés sur le dos ?
La position de couchage sur le dos est associée à une réduction significative des cas de mort subite du nourrisson. C'est pourquoi les médecins recommandent généralement de privilégier cette position.
Les avantages potentiels de la position latérale
Malgré les recommandations générales, faire dormir un bébé sur le côté peut présenter certains avantages dans des situations spécifiques :
- Réduction des symptômes de reflux gastro-œsophagien (RGO) : La gravité peut aider à empêcher le contenu de l’estomac de remonter dans l’œsophage, réduisant ainsi les épisodes de reflux et les régurgitations.
- Amélioration de la respiration : La position latérale peut améliorer la respiration, surtout si le bébé a tendance à avoir des problèmes respiratoires liés au reflux.
- Correction de la plagiocéphalie (tête plate) : En plaçant le bébé sur le côté, on peut aider à réduire la pression exercée sur la partie plate de sa tête, favorisant ainsi une croissance plus uniforme du crâne. La position sur le côté peut inciter le bébé à tourner sa tête naturellement pendant son sommeil, l’aidant ainsi à prévenir ou à corriger son problème de plagiocéphalie.
Il est important de consulter un pédiatre pour obtenir des conseils spécifiques sur la position et la posture de sommeil recommandée pour votre bébé, en particulier en cas de plagiocéphalie.
Les risques associés au couchage sur le côté
La position sur le côté est désormais fortement déconseillée pour endormir votre bébé. Bien qu'elle puisse sembler naturelle, coucher son bébé sur le côté présente un risque important : votre nourrisson pourrait basculer sur le ventre, une posture dangereuse pour sa respiration !
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Que faire si votre bébé se met sur le côté tout seul ?
- Avant 6 mois : Les spécialistes recommandent de coucher bébé sur le dos jusqu’à l’âge d’un an, car cette position réduit significativement les risques de mort subite du nourrisson. Dormir sur le côté peut sembler confortable, mais chez un nouveau-né, cette posture peut être instable : il pourrait basculer sur le ventre sans avoir la force de se retourner.
- Après 6 mois : À partir de 6 mois environ, lorsque bébé maîtrise bien le retournement dos-ventre et ventre-dos, il peut choisir naturellement de dormir sur le côté, sans que cela soit inquiétant. Une fois que votre bébé peut se retourner dans les DEUX sens en toute confiance et de manière autonome, vous pouvez le laisser trouver sa position de sommeil préférée. Essayer de le repositionner sur le dos après chaque retournement pourrait perturber son sommeil et n'est pas nécessaire une fois qu'il peut se retourner seul des deux côtés.
Conseils de sécurité pour le sommeil de bébé
Quel que soit l'âge de votre bébé, il est essentiel de garantir un environnement de sommeil sûr :
- Matelas ferme et adapté : Le matelas doit être ferme et bien ajusté au lit.
- Lit dégagé : L’utilisation de couvertures, oreillers et peluches doit être limitée pour éviter tout risque d’étouffement. Les doudous, peluches, couettes, couvertures pouvant recouvrir, étouffer ou confiner l’enfant sont à proscrire.
- Pas de cale-bébé : Les matériels de contention (cale bébé, cale tête, coussin de positionnement, réducteur de lit, etc.) sont inutiles, délétères et dangereux car ils peuvent favoriser le retournement ventral et augmentent le risque de décès asphyxique par enfouissement.
- Température de la chambre : La chambre de bébé ne doit pas être un four. Bébé dormira convenablement aux alentours de 19° d’où la nécessité de maintenir une température de sa chambre entre 18° et 20°. Cette chambre devra en outre être aérée tous les jours.
- Gigoteuse : Utilisez une gigoteuse pour bébé comme alternative sûre et confortable aux couvertures.
- Abaissez le matelas du lit : Les bébés sont souvent motivés à maîtriser leur prochaine compétence ! Une fois qu'ils ont maîtrisé le retournement, ils peuvent commencer à se redresser.
- Pas de fumée : Il convient aussi de ne pas fumer pas dans l’espace où il y a le bébé.
L'importance de la motricité libre
Dès que votre enfant se met à faire du dos ventre, la meilleure chose que vous puissiez faire c’est poursuivre son développement psychomoteur via la motricité libre. Katia Saby préconise aux parents « d’exercer bébé à se retourner avec des jouets en journée. L’idée est de lui donner l’envie de se retourner à droite à gauche en exerçant des appuis au niveau de l’épaule au niveau de la hanche. Cette participation active du parent au développement moteur de bébé est aussi recommandée pour les enfants dont une plagiocéphalie est diagnostiquée, c’est à dire une déformation du crâne bénigne. Le parent peut aider bébé à bouger sa tête en l’attirant avec des jouets, en le mettant un peu sur le ventre etc. L’idée est d’améliorer la mobilité de la tête de bébé afin que la tête plate se résorbe.
Le reflux gastro-œsophagien (RGO)
Quand on a un bébé qui souffre de reflux on sait que la position allongée sur le dos peut-être très inconfortable pour lui. Pour l’aider et lui éviter trop de douleurs, vous pouvez le maintenir en position verticale au moins 30 minutes après sa dernière prise alimentaire. Pour le coucher vous pouvez surélever son matelas d’environ 30 degrés, ce qui lui permet de limiter les remontées gastriques.
Endormissement autonome : mythe ou réalité ?
En consultant les nombreux articles dédiés au sommeil des enfants, un élément revient systématiquement : l’endormissement autonome serait un indispensable pour un bon sommeil. Et lorsque l’on est parents d’un enfant qui peine à s’endormir et se réveille de nombreuses fois la nuit, on ne prend pas ce genre d’infos à la légère.
S’endormir est un verbe pronominal. Il est évident qu’un parent participe à mettre en place des actions pour favoriser le sommeil de son enfant. Mais en réalité, votre enfant s’endort bel et bien seul, qu’il soit dans vos bras ou dans son lit. Cela signifie qu’un endormissement est finalement toujours autonome, même quand un enfant s’endort dans les bras de ses parents.
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L’endormissement autonome décrit la capacité d’une personne à s’endormir dans son lit sans l’intervention d’une personne extérieure. Nous pouvons donc considérer par cette définition qu’un bébé qui s’endort au sein, bercé, collé à ses parents ne s’endort pas de façon autonome. Idem pour un enfant qui s’endort en tenant la main de son parent. En d’autres termes, un enfant s’endort se façon autonome lorsqu’il est capable d’être posé éveillé dans son lit et de s’endormir par lui-même. Cela induit que l’enfant a acquis la compétence de s’auto-apaiser pour aller vers le sommeil. Cela n’est pas inné et demande plus ou moins de temps selon les enfants.
Les objets apaisants
Certains enfants ont aussi besoin d’objets apaisants pour s’endormir. C’est d’ailleurs tout à fait conseillé d’investir un doudou ou de trouver des objets qui permettront à votre bébé se s’endormir plus sereinement. Ces objets apaisants permettent à l’enfant de trouver de la douceur et du réconfort, indispensable pour s’endormir. Ces objets ne remettent pas en cause la capacité d’un enfant à s’endormir de façon autonome. Sauf si l’adulte doit sans cesse revenir pour remettre la musique ou la tétine.
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