Il n’y a pas d’âge pour découvrir des choses, je le sais bien, et pourtant je suis cette nana qui vient de découvrir le taboulé à la semoule crue et qui le crie sous tous les toits !
Introduction
Louise-Aina Taboulet, surnommée "Nana", est une jeune skateuse leucatoise qui incarne la nouvelle génération du skateboard français. Championne de France en titre, elle s'est qualifiée pour les Jeux olympiques de Paris 2024 et nourrit de grandes ambitions pour l'avenir. Son parcours, sa passion et sa détermination font d'elle une figure inspirante pour les jeunes athlètes.
Un talent précoce
C'est à l'âge de 6 ans que Louise-Aina découvre le skateboard, grâce à sa mère, Caroline Taboulet, qui l'inscrit à des cours à Perpignan. Issue d'une famille de sportifs de haut niveau (ses parents sont des champions de windsurf), elle se passionne rapidement pour cette discipline et ne cesse de progresser.
"Je ne voulais pas qu'elle soit la "fille de". Je voulais qu'elle fasse un sport car c'est une question d'éducation mais pas le même que le nôtre", souligne Caroline.
Sur une planche depuis ses 6 ans à Perpignan, son père Julien Taboulet ajoute : "Nous avons repris le schéma que nous avons connu avec nos parents. Mon père Gérard a participé à la coupe du monde de planche à voile. Nous venions à Leucate et Gruissan très jeunes. Du coup, nous avons fait pareil avec Nana. Être sportif de haut niveau, c’est beaucoup de travail. Nana est très jeune et j’ai envie qu’elle aime encore skater à 40 ans."
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"Nana", comme on la surnomme, est quasiment née avec une planche de skate entre les mains. Accompagnée par ses parents depuis ses débuts, sa mère l’amenait au cours de skate dès l’âge de 6 ans. Et elle n’a plus jamais arrêté de dévaler les circuits. Louise-Aina est une vraie passionnée, on pourrait même dire qu’elle a ça dans le sang.
Elle est membre de l’équipe de France junior de skateboard. C’est en accompagnant sa maman Caroline à une compétition de windsurf à Marseille que Louise-Aina, alias Nana, découvre le skateboard. Première leçon et premières sensations. Elle a 6 ans et un potentiel en devenir. Un sport où il vaut mieux commencer jeune reconnaît d’ailleurs son père Julien : "Il faut être précoce. Tu as moins d’appréhension à 10 ans qu’à 15 ans. Scolarisée en classe de 6e au collège Saint-Louis de Gonzague à Port-Leucate, bonne élève, elle dispose d’un statut de sportif de haut niveau lui permettant de s’entraîner au quotidien. Nana est licenciée au club Skate Ass de Perpignan et s’entraîne entre une et trois heures par jour, 5 jours sur 7 sur tous les skateparks de la région et au-delà. "Je l’emmène partout", précise son père.
Aujourd'hui, décrocher une qualification olympique avant ses 15 ans c'est une fierté. "Je voulais surtout qu'elle soit heureuse", souligne Caroline.
Une détermination sans faille
Malgré son jeune âge, Louise-Aina fait preuve d'une maturité et d'une détermination impressionnantes. Elle s'entraîne dur, persévère face aux difficultés et se fixe des objectifs ambitieux.
Louise-Aina, 14 ans, a une vision très mature dans la manière de pratiquer son sport. Elle travaille beaucoup et c’est d’ailleurs sa philosophie : "Je me donne vraiment pour avoir un bon niveau, je persévère parce que oui, il y a des moments durs parfois mais je m’acharne vraiment sur mon skate pour réussir".
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Louise-Aina : Je m’entraîne jusqu’à six séances de trois heures par semaine. En saison, mes parents travaillent beaucoup et je ride au Wesh Center Crew, le club de mes parents à Leucate, sinon je vais aux skateparks de Perpignan, du Barcarès et de Narbonne.
Elle est en troisième et passe son brevet cette année, mais rien ne lui fait peur. "Ce n'est pas toujours facile de rattraper les cours quand on est à l'autre bout du monde pour les compétitions mais j'ai des profs et des amis compréhensifs et des parents qui ne mettent pas la pression. Je pense que ça va le faire", souligne-t-elle, optimiste. Effectivement, sa mère insiste : "Elle aurait pu passer son brevet en septembre, mais non, elle voulait s'en débarrasser avant les épreuves et la suite et de nouvelles qualifications pour Los Angeles."
Avant chaque compétition, Nana a son petit rituel comme quasiment tous les sportifs de haut niveau. Elle dévoile : "Je fais tourner mes roulettes deux fois en haut et une fois en bas pour enlever la poussière qu’il pourrait y avoir". Son jeune âge est loin d’être un obstacle pour les compétitions notamment, elle évoque, "une très bonne entente entre toutes les concurrentes même au niveau international".
Louise-Aina : Je me suis entraînée dur sur le Cosanostra skatepark de Chelles une semaine avant la compétition pour m’adapter à l’endroit. C’est comme pour un contrôle, tu dois connaître les meilleurs endroits pour placer un trick (une figure) difficile et faire les meilleurs scores. J’étais face à des filles de 15, 18 et 22 ans, dont beaucoup sont des exemples pour moi.
Les Jeux olympiques de Paris 2024 en ligne de mire
La qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024 est un rêve devenu réalité pour Louise-Aina. Elle a décroché son ticket à Budapest et se prépare activement pour cet événement majeur. Elle concourt dans deux catégories : le park et le street.
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Louise-Aina Taboulet a décroché, ce jeudi 20 juin à Budapest, sa qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Elle concourt dans deux catégories : le park et le street. "Quand j'ai compris que j'étais qualifiée je ne savais pas trop comment réagir, j'ai regardé mon coach. Puis, j'ai appelé mes parents et j'ai pleuré". Il faut dire que ce ticket pour des JO elle en rêve depuis longtemps.
"Avant je skatais sans avoir de grands objectifs même pour les compétitions internationales, mais quand j’ai appris que le skate était aux JO, j’ai eu le déclic de vouloir les faire. Pour Tokyo, c’était encore un peu juste".
Elle participera donc les 27 et 28 juillet aux épreuves de street et les 6 et7 août pour celles du park sur la place de la Concorde.
Objectif : des médailles
"Nana" ne compte pas s'arrêter là. Elle aborde les Jeux olympiques avec l'ambition de décrocher une finale et, pourquoi pas, de ramener des médailles.
"Je compte faire de mon mieux, décrocher une finale et peut-être ramener des médailles", espère la jeune championne. Mais les JO de Paris 2024, ne sont pas son seul objectif : "Je compte continuer toute ma vie, faire les JO 2028 et ceux d'après encore !"
Louise-Aina : C’est vrai que c’est mon objectif. Julien : Nous y allons crescendo. La fédération veut accompagner Nana jusqu’aux Jeux olympiques. Mais cela reste du skate, une discipline avec des juges.
Une source d'inspiration
Malgré sa notoriété croissante, Louise-Aina reste humble et garde les pieds sur terre. Elle est consciente de l'importance de son rôle de modèle pour les jeunes générations et souhaite encourager davantage de filles à pratiquer le skateboard.
La jeune fille garde les pieds sur terre malgré sa notoriété qui grandit. "Au collège, certaines personnes et les profs sont au courant que je skate et que je vais faire les JO mais je me sens bien, je ne suis pas embêtée", raconte Louise-Aina.
Louise-Aina : Le skate, c’est un sport très pratiqué par les garçons, alors j’ai envie de montrer qu’une fille peut "rider" et donner envie à d’autres filles comme moi de pratiquer mon sport.
En effet, Louise-Aina, qui espère "voir plus de filles venir au skateboard", rêve déjà "d’ouvrir son école de skateboard dans quelques années au Wesh Center Crew", l’école de windsurf ouverte par ses parents en 2010. Elle ne regrette qu’une chose : "Qu’il n’y ait toujours pas de skatepark à Leucate".
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