Moïse Santamaria, connu du grand public pour son rôle de Manu Léoni dans la série à succès "Un si grand soleil" sur France 2, est bien plus qu'un acteur talentueux. Derrière le flic instinctif et séducteur se cache un homme aux multiples facettes : un père aimant, un sportif accompli, un révolté engagé et un artiste sensible. Cet article explore la vie de Moïse Santamaria, en mettant en lumière sa relation avec ses enfants, son parcours atypique et ses convictions profondes.

Manu Léoni : Un rôle qui fait écho à sa propre vie

Dans "Un si grand soleil", Manu Léoni est un policier acharné, doté d'un flair infaillible pour démasquer les criminels. C'est aussi un homme à femmes, mais son cœur est surtout touché par la sublime Elsa. Moïse Santamaria, qui incarne ce personnage complexe, avoue s'inspirer de sa propre expérience pour donner de la profondeur à son jeu.

L'un des aspects les plus touchants de Manu Léoni est sa relation avec sa fille Camille, interprétée par Léonie Dahan-Lamort. Cette complicité père-fille trouve un écho dans la vie personnelle de Moïse Santamaria, qui est lui-même un "papa poule".

Moïse Santamaria : Un père protecteur et présent

Moïse Santamaria est père de trois enfants : deux garçons et une fille. Il considère qu'il est de son devoir de protéger sa progéniture des regards indiscrets, en évitant notamment de les exposer sur les réseaux sociaux.

"Je sais ce que c’est d’être papa, angoissé pour ses enfants et de ne pas pouvoir les voir", confie l'acteur. Cette phrase prend tout son sens lorsqu'on apprend que Moïse Santamaria a eu son premier enfant à l'âge de 20 ans et qu'il a été séparé de lui pendant une dizaine d'années, ne le voyant qu'occasionnellement. Il révèle à ce sujet qu’il s’agissait pour lui d’un soulagement intense d'obtenir la garde de son premier enfant. Cela lui a permis de retrouver sa stabilité.

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Aujourd'hui, il veille à être présent pour sa famille : "Quand j’accorde du temps à mes enfants, il est accordé pleinement." Il se décrit comme un père autoritaire mais juste, capable de dire à ses enfants ce qui va et ce qui ne va pas, sans pour autant être "coulant".

Malgré les contraintes de son métier, Moïse Santamaria essaie de concilier au mieux sa vie professionnelle et sa vie familiale. Il rentre tous les soirs à la maison et profite de chaque instant passé avec ses enfants. Il reconnaît cependant que son métier l'a parfois privé de moments importants, comme le jour de la naissance de sa fille, où il était en tournage. "L’essentiel, c’est qu’on se soit tous retrouvés très vite et que tout se soit bien passé", relativise-t-il.

Un parcours atypique et une soif d'apprendre

Né le 5 janvier 1979, d'origine franco-espagnole, Moïse Santamaria a grandi en banlieue parisienne. Il quitte l'école assez tôt et exerce différents métiers avant de se découvrir une passion pour la comédie. Il suit pendant trois ans des cours au Cours Viriot, puis effectue un stage auprès de Jack Waltzer en 2011.

"J’ai 41 ans, j’ai grandi en banlieue parisienne. Je suis un autodidacte, j’ai quitté l’école au lycée, j’ai fait plein de métiers et aujourd’hui je suis acteur. Je n’y étais pas destiné ! Mon parcours est fait d’échecs dont j’ai dû me relever", confie-t-il.

Son passé, il s'en inspire pour incarner son rôle dans "Un si grand soleil". "Je sais ce que c'est d'être papa, angoissé pour ses enfants et de ne pas pouvoir les voir".

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C'est à l'âge de 26 ans qu'il décide de se lancer dans une carrière de comédien, sans filet de sécurité : "J’ai commencé mes cours de théâtre à 26 ans. J’ai adoré et je n’ai pas lâché. Mais je l’ai fait sans filet, sans avoir de travail à côté. Je me disais que si j’avais une porte de sortie, je partirais. Pendant cette période, je n’avais pas de sécurité sociale, pas de compte en banque. Et puis tout s’est enchaîné au mieux."

Avant de rejoindre le casting d'"Un si grand soleil" en 2018, Moïse Santamaria a travaillé sur des chantiers. C'est grâce à la fille d'un autre acteur, Jessica Holgado, qu'il a découvert sa vocation. Elle l'a encouragé à suivre des cours de théâtre, ce qu'il a fait avec succès.

Aujourd'hui, il est conscient du chemin parcouru et fier de sa réussite : "J’ai 41 ans, j’ai grandi en banlieue parisienne. Je n’y étais pas destiné ! Mon parcours est fait d’échecs dont j’ai dû me relever. J’ai commencé mes cours de théâtre à 26 ans."

Un homme engagé et révolté

Moïse Santamaria est un homme de convictions, qui n'hésite pas à prendre position sur les sujets qui lui tiennent à cœur. Il se dit révolté de constater que des gens, malgré leur travail acharné, sont dans l'incapacité de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles.

C'est pourquoi il s'est engagé auprès de l'association "Rêves", qui vient en aide aux enfants malades. Il souhaite également transmettre aux jeunes son expérience et les encourager à ne pas reproduire les mêmes erreurs que lui.

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"Ça me blesse beaucoup, par exemple, de savoir que des gens travaillent mais ne peuvent pas se loger, nourrir leurs enfants. Ça me donne envie d'entrer en action !", explique-t-il.

Sur son compte Instagram, il n'hésite pas à exprimer ses opinions, parfois de manière provocatrice. Il se définit lui-même comme un "punk conservateur", qui a du mal à voir ses contemporains "foncer vers la bêtise".

Il a notamment pris position contre le pass sanitaire et le port du masque obligatoire à l'école, estimant que ces mesures sont liberticides et incohérentes. "À mon sens, on bascule dans quelque chose de presque dictatorial, je ne peux pas rester sans rien dire", affirmait-il.

Ses prises de position lui ont valu quelques critiques, mais il assume pleinement ses choix : "Lorsque je considère que quelque chose est injuste, infondé, ou que je sens l’odeur infecte de la pensée unique, je ne peux pas me taire."

Un sportif accompli et un artiste sensible

Moïse Santamaria est un passionné de sports de combat, qu'il pratique depuis l'adolescence. Il accorde une grande importance à son hygiène de vie et entretient son corps avec une discipline exemplaire.

"Je suis quelqu’un qui fait du sport tous les jours, je travaille mon corps depuis des années, donc j’aime beaucoup les scènes d’action et je n’ai pas de doublure", explique-t-il.

Il met un point d'honneur à réaliser lui-même ses scènes d'action, sans faire appel à une doublure. Il travaille en étroite collaboration avec les réalisateurs et les cascadeurs pour améliorer les chorégraphies et rendre les scènes plus réalistes.

Mais derrière cette apparence de "dur à cuire" se cache un homme sensible et attentionné. Il accorde une grande importance au bien-être de ses partenaires de jeu, notamment lors des scènes d'amour.

"Ma priorité c’est que ma partenaire soit à l’aise. D’ailleurs, je me mets toujours d’accord avec elle sur ce que je peux faire ou non. Je rassure beaucoup, il se peut que je glisse à l’oreille un mot ou deux pour rassurer, pour annoncer où je pose ma main… ce genre de choses", confie-t-il.

Il refuse d'être réduit à l'image du "beau gosse musclé qui joue les flics" et souhaite montrer qu'un personnage viril peut aussi être doux, gentil, au soin de ses partenaires ou même sensible et ouvert.

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