L'allaitement maternel est une aventure unique, remplie de joies et parfois d'interrogations. Une maquere consultante en lactation est une professionnelle formée pour accompagner les mères dans cette étape cruciale. Cet article vise à éclaircir le rôle de cette consultante, tout en offrant un guide complet sur l'alimentation pendant l'allaitement, les mythes à déconstruire et les conseils pratiques pour une expérience sereine.

Qu'est-ce qu'une Maquere Consultante en Lactation?

La maquere consultante en lactation est une experte en allaitement qui fournit un soutien personnalisé aux mères. Elle possède une connaissance approfondie de la physiologie de la lactation, des techniques d'allaitement et des problèmes courants que les mères peuvent rencontrer. Son rôle est d'aider les mères à atteindre leurs objectifs d'allaitement, en leur fournissant des informations, des conseils et un soutien émotionnel.

Alimentation pendant l'allaitement: ce qu'il faut savoir

Pendant l’allaitement, il est conseillé de conserver les bonnes habitudes alimentaires prises pendant la grossesse, afin de s’assurer qu’on produit un lait qui répond aux besoins de notre nourrisson. Bonne nouvelle : l’alimentation idéale pendant l’allaitement est plus permissive que pendant la grossesse. La question serait plutôt “Y a-t-il vraiment des aliments interdits quand on allaite ?” Car contrairement à la grossesse, où nombre d’aliments sont interdits pour des raisons bactériologiques (pour éviter toxoplasmose, listériose, salmonellose…), l’allaitement est beaucoup plus permissif.

Les aliments à consommer avec modération ou à éviter

S'il ne fallait retenir qu'un seul aliment fortement déconseillé lorsqu'on allaite, ce serait en fait… une plante. La sauge est déconseillée, tout simplement parce qu’elle a une activité “œstrogènes like” et que, de ce fait, elle diminuerait drastiquement la production de lait. Le persil et la menthe sont plutôt à consommer avec parcimonie, car ces deux plantes seraient, comme la sauge, antigalactogènes, c’est-à-dire susceptibles de diminuer la lactation.

Ail, chou, épices et autres aliments: mythes et réalités

Ail, chou, épices… On entend toutes sortes de choses quant aux aliments qu’il vaudrait mieux éviter quand on allaite. Certes, le lait maternel prend légèrement le goût (et la couleur !) des aliments mangés par la maman. Mais justement, il serait dommage de priver bébé de toutes ces palettes de goût, de peur qu’il refuse le sein. Il sera toujours temps, a posteriori, si l’on constate, grâce à un journal alimentaire, que le chou mangé par la maman provoque des gaz au bébé allaité, d’éviter d’en manger à l’avenir.

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Chocolat et caféine: attention à la consommation

Certaines mamans qui allaitent ont constaté que leur bébé semblait gêné après qu’elles ont mangé du chocolat. Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce phénomène, sans que l’on ait trouvé de preuve. Des composés tels que la théobromine ou la thiamine seraient-ils en cause ? La présence de substances issues du soja (lécithines notamment) ? Ou encore les résidus de produits laitiers ? Nous l’ignorons. Des mères ont remarqué, par exemple, que leur consommation de chocolat semblait accélérer le débit du lait. La caféine passe dans le lait maternel. Thé, café et autres boissons contenant de la caféine (boissons énergisantes notamment, chocolat dans une moindre mesure) sont donc à limiter, d’autant que l’élimination de la caféine est plus lente chez le bébé que chez l’adulte.

Les aliments autorisés

C’est la bonne nouvelle pour toutes les femmes qui raffolent de fromage au lait cru, de sushi et autres makis, de steak tartare : les restrictions qui s’appliquaient durant la grossesse n’ont plus de raison d’être. En effet, les éventuelles bactéries présentes dans l’alimentation ne passent pas dans le lait maternel. Pas de risque, donc, de rendre bébé malade.

Le poisson: lequel privilégier?

Comme pendant la grossesse, on conseille aux jeunes mamans qui allaitent de limiter leur consommation de poissons prédateurs, tels que la daurade, l’espadon, le marlin, le requin, la lamproie, le siki, le bar ou encore le thon. À éviter aussi, le foie de poisson (de morue notamment), qui accumule beaucoup de polluants. Mieux vaut privilégier les poissons en bas de la chaîne alimentaire, comme la sardine et le maquereau, qui sont, par ailleurs, intéressants pour leur teneur en acides gras oméga-3.

Le soja: à consommer avec modération

Le soja contient des phytoestrogènes qui passent dans le lait maternel. Aussi, comme durant la grossesse, les produits au soja ne sont pas foncièrement interdits durant l’allaitement, mais il est conseillé de limiter sa consommation à un produit à base de soja par jour (yaourt au soja, tofu, lait végétal à base de soja, tempeh…). Tout en sachant que la teneur en isoflavones (les fameux phytoestrogènes tant décriés) des produits à base de soja varie selon le mode de fabrication : les fèves de soja grillées en contiennent bien plus que le tofu, par exemple. Mais comme la teneur en isoflavones n’est pas indiquée sur l’étiquette, difficile d’évaluer son exposition.

L’alcool et l’allaitement: une question délicate

“Contrairement à ce qu’on pourrait croire, allaiter ne veut pas dire devenir une sainte”, souligne la consultante en lactation Carole Hervé. Loin de vouloir banaliser la consommation d’alcool pendant l’allaitement, la spécialiste garantit qu’il est possible de concilier une consommation modérée et épisodique d’alcool avec le fait d’allaiter, mais que le problème réside dans la définition de la “modération” et de l’interprétation des femmes. Car l’alcool passe dans le lait maternel : les niveaux d’alcool qui y sont mesurés sont similaires à ceux mesurés dans le sang maternel, et atteignent leur maximum 30 à 60 minutes après la consommation d’une boisson alcoolisée. Carole Hervé confirme que, même lorsque l’on parle d’alcool, les bienfaits de l’allaitement demeurent supérieurs aux risques liés à cette consommation, à condition qu’elle reste occasionnelle et raisonnable. Il existe sur Internet des tableaux (notamment ici ou là) indiquant, selon le poids de la mère et le nombre de verres d’alcool consommés, le temps qu’il faut attendre avant de donner le sein à son bébé. Pour “gagner en quiétude”, les femmes qui allaitent et souhaitent consommer un peu d’alcool peuvent tirer leur lait au préalable, et attendre plusieurs heures avant d’allaiter de nouveau leur bébé, conseille Carole Hervé. Il faut cependant garder en tête que plus un bébé est jeune, plus il tète souvent. Les toutes premières semaines d’allaitement ne sont donc pas vraiment le bon moment pour s’octroyer un petit verre de vin, de champagne ou autre.

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La montée de lait: comment la favoriser naturellement?

La montée de lait, qui se produit deux à trois jours environ après la naissance du bébé, est un phénomène physiologique. Ce processus est déclenché par la chute des hormones placentaires après l’accouchement et l’expulsion du placenta. Pour favoriser la montée de lait, plutôt que de se ruer sur des aliments dits galactogènes, on essaiera d’abord d’autres astuces qui ont fait leurs preuves : des tétées précoces (ou à défaut l’expression manuelle du lait ou avec un tire-lait), et des tétées fréquentes et efficaces (ou rendue comme telles par le biais d’un geste de compression de la glande mammaire, par exemple). Car, plus un bébé va téter souvent les premiers jours, plus le sein sera drainé et la lactation stimulée.

Les plantes galactogènes: un coup de pouce naturel

Il existe des plantes dites galactogènes, connues pour augmenter la production de lait. Citons notamment le fenugrec, le galéga et le chardon béni, ainsi que le fenouil et l’anis vert dans une moindre mesure. En sachant que le fenugrec a une odeur très forte et possède des contre-indications, notamment car il stimule l’appétit et peut entraîner une hypoglycémie (à éviter en cas de diabète, notamment).

Coliques du nourrisson et alimentation maternelle: démêler le vrai du faux

Attention à ne pas tout mettre sur le dos des coliques, alerte Carole Hervé, consultante en lactation. Attention, en outre, à ne pas mettre trop vite une étiquette de “bébé à coliques”, au risque de passer à côté d’autre chose. Dans un second temps, on pourra mettre en place un journal alimentaire, où l’on notera ce que l’on mange et les réactions du bébé, afin de mettre en évidence une éventuelle intolérance alimentaire, et désigner le ou les aliment(s) responsable(s), qu’il s’agira d’éviter pour le bien-être de bébé.

Régime et allaitement: les précautions à prendre

Il est fortement déconseillé de se lancer, pendant l’allaitement, sans accompagnement par un professionnel qualifié, dans un régime amaigrissant hypocalorique. Car un régime drastique et mal conduit pourrait entraîner des carences pour la maman, et in fine des apports incomplets pour son bébé. Il existe en effet des protocoles spécifiques pour mère allaitante, qui se rapprochent plutôt d’un rééquilibrage alimentaire que d’un régime minceur. Il faut toutefois garder en tête qu’une partie du poids que l’on prend durant la grossesse a pour but d’aider la mère à trouver l’énergie nécessaire à allaiter. Plutôt que de se focaliser sur la balance, dont on aimerait voir les chiffres descendre plus vite, mieux vaut-il prendre son mal en patience, car chez certaines femmes, l’allaitement s’accompagne d’une fonte des graisses stockées durant la grossesse, et ce sans le moindre effort ou régime draconien. Ça peut valoir le coup de se donner plusieurs mois pour voir comment son corps réagit à l’allaitement.

Végétalisme et allaitement: l'importance de la vitamine B12

Une mise en garde cependant : une femme qui allaite et qui suit un régime végétalien (aussi appelé vegan) devra impérativement se supplémenter en vitamine B12, car celle-ci est absente des aliments d’origine végétale ou des champignons (hors produits enrichis). Aussi, si le fait de manger des produits laitiers et/ou de la viande permet généralement de couvrir les besoins en B12, une alimentation végétalienne ne suffit pas. Car ce qu’une mère allaitante ne fournit pas à son bébé par l’alimentation, l’organisme le prend sur les “réserves”.

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Besoins caloriques et compléments alimentaires pendant l'allaitement

Pas de panique : il n’est nul besoin de compter assidûment les calories lorsqu’on allaite. Cependant, il est bon de savoir que l’allaitement est un processus qui demande de l’énergie : une femme qui allaite de manière exclusive a besoin en moyenne de consommer 300 à 1 000 calories de plus par jour qu’une femme qui n’allaite pas. Ce qui équivaut a minima à deux collations de plus par jour, par exemple en milieu de matinée et au goûter. Pour les atteindre, il est recommandé de manger 3 à 4 produits laitiers par jour, en favorisant les fromages riches en calcium (comté, cantal, beaufort…), et/ou de boire une eau riche en calcium (Hépar, Contrex, Courmayeur…). Mais il existe aussi des sources végétales de calcium qu’il serait dommage de ne pas consommer : fruits à coque (amandes, noisettes, noix…), laits végétaux enrichis en calcium, légumes à feuilles vertes (épinards, poireaux, cresson, roquette…), sésame. Cela étant, de nombreuses femmes enceintes se voient prescrire des complexes multivitaminés par leur gynécologue ou sage-femme, et projettent donc de continuer durant l’allaitement. A priori, pas de problème, mais se pose la question de l’utilité de ces compléments si l’on a une alimentation équilibrée, et que l’on mange de tout en quantité raisonnable. Il faut garder en tête que les compléments alimentaires contiennent des additifs (anti-agglomérants et autres colorants, dont très décrié le dioxyde de titane…).

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