Les berceuses, ces chants doux et apaisants, sont essentielles pour endormir les enfants et créer une atmosphère de tranquillité. Elles sont bien plus que de simples chansons pour endormir bébé, elles sont le reflet de l'histoire, de la culture et des émotions humaines, et elles continuent de jouer un rôle crucial dans le développement émotionnel et social des enfants. Depuis des millénaires, chaque culture a développé ses propres mélodies et traditions pour bercer les enfants. Cet article explore l'histoire et l'origine des berceuses, en mettant en lumière leur rôle dans la transmission de la mémoire, de la culture et de l'intime.

Origines Anciennes et Évolutions Historiques

Les premières berceuses remontent à l'Antiquité. Les anciens Égyptiens, par exemple, utilisaient des mélodies simples pour calmer et endormir bébé. Ces chants, souvent porteurs de significations religieuses et culturelles, servaient à apaiser l’enfant tout en invoquant des protections divines.

Au fil des siècles, les berceuses ont évolué pour s'adapter aux changements sociaux et culturels. Pendant le Moyen Âge, les berceuses étaient souvent teintées de superstition, avec des paroles destinées à éloigner les forces malveillantes. À la Renaissance, elles sont devenues plus sophistiquées, intégrant des éléments de poésie et de musique classique.

Aujourd'hui, les berceuses représentent un mélange harmonieux de traditions anciennes et d'influences contemporaines. Elles sont chantées dans diverses langues et dialectes, tout en étant adaptées aux préférences musicales modernes. Avec l'avènement des technologies numériques, les enregistrements audio et les applications dédiées à la musique pour bébé ont révolutionné la manière dont les parents bercent leurs enfants.

Berceuses et Transmission de la Mémoire

Nombre de berceuses constituèrent, tout au long des siècles, des moyens de transmission d’une mémoire traumatique liée à des persécutions de nature politique, raciale ou religieuse. Au-delà de l’aspect mémoriel et testimonial d’un tel répertoire, s’adressant à la fois aux enfants et aux adultes d’une communauté politique, religieuse ou culturelle, c’est aussi ce qu’il dit des difficultés existentielles des individus qui interpelle et intéresse. L’étude de ces répertoires interroge en outre sur l’aspect initiatique de chansons dont la violence du texte contraste parfois de manière frappante avec l’esthétique musicale. Le composant musical de la berceuse est à explorer dans cette perspective.

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Berceuses dans les Camps de Concentration Nazis

Élise Petit, musicologue, a réuni un corpus de berceuses dans les camps de concentration nazis dans le cadre de sa thèse de doctorat. S’il y a, en apparence, comme une incongruité à mêler berceuses et mémoire traumatique, voire un oxymore, nombre de berceuses constituèrent, tout au long des siècles, des moyens de transmission d’une mémoire traumatique liée à des persécutions de nature politique, raciale ou religieuse.

Berceuses en Langues Kanak : Instruments de Mémoires Intimes

À travers des enquêtes auprès de locuteurs et locutrices de différentes langues kanak, les auteurs de « “Ea Ea Pepe” Berceuses en langues kanak : des instruments de mises en voix de mémoires intimes en contexte plurilingue et pluriculturel (Nouvelle-Calédonie) » mettent au jour, grâce à des analyses linguistiques, ethno-musilinguistiques et socio-didactiques, le rôle des berceuses dans l’apprentissage des langues minorées, dans la transmission de l’héritage familial qu’elles véhiculent et dans la préservation de sa connaissance.

Fonction et Symbolisme des Berceuses

La berceuse n'est pas définie lexicalement comme un type de musique ou de texte, mais, entre autres, par une fonction (celle d'endormir) et par un public (les enfants). Fonction puissante et complexe qui va bien au-delà de l’endormissement. Cette fonction a sans doute à voir avec un traumatisme originel : celui de la séparation du corps maternel. Sans doute le traumatisme que constitue la naissance puis les séparations successives auquel le bébé puis l’enfant sera confronté, est à la fois « guéri » et réactivé par le chant et le mouvement si particulier de la berceuse.

Aux origines de la berceuse, il y a une toute première mémoire dans le cerveau du bébé et de l’enfant, celui du bercement prénatal, intra-utérin, des sons et des mouvements qu’il perçoit bien avant sa naissance.

L'Espace Maternel Archaïque

Anne Dufourmantelle est sans doute celle qui a exploré avec le plus de justesse la façon dont la berceuse relève d’un espace maternel archaïque, qu’elle baptise « la sauvagerie maternelle », un espace « littéralement pré-historique (non temporel comme disait Freud) qui rend possible la pensée, l’imaginaire, les représentations, un réservoir psychique en quelque sorte, ayant emmagasiné les “dits” des générations antérieures. » Elle précise plus loin qu’il ne faudrait pas confondre cet « espace-temps pré-œdipien, matrice de tout lien humain » avec « l’inconscient collectif ni une quelconque autre mémoire ». Mais c’est pourtant bien le terme « mémoire » qu’elle sollicite lorsqu’elle explique : « au commencement de toute existence il y a une peau, une voix, un visage. Sa peau, sa voix, son visage. À jamais unique pour nous. […] De cette première mémoire, il ne nous reste aucune image, juste une sensation de chaleur, […] un chuchotement, une sensation qui nous fait comme une peau sur notre peau, une voix contre notre voix » ; et de préciser que « quand le nouveau-né a été - comme un petit animal - enveloppé, caressé, bercé par sa mère, cet amour lui constitue une sorte d’enveloppe psychique et physique […] qui va lui donner accès tout au long de sa vie à une véritable puissance ».

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Berceuses comme Exutoire

Si l’objectif premier de la berceuse reste l’endormissement de l’enfant, certaines berceuses collectées évoquent cet enfant comme un fardeau et nombre d’entre elles s’en prennent, parfois avec virulence, au père absent. La berceuse acquiert alors un rôle d’exutoire et permet de formuler un mal-être qui contredit ici encore l’esthétique du genre musical : les enjeux d’apaisement s’appliquent parfois en premier lieu à la mère elle-même (ou à celle qui berce l’enfant à sa place). La berceuse de tradition orale offre un espace inédit de liberté pour l’interprète/créatrice, qui chante pour un enfant dont elle suppose qu’il ne comprend pas le sens de ses récriminations.

Variations Culturelles et Géographiques

Les berceuses varient considérablement d'une culture à l'autre, reflétant les valeurs, les croyances et les traditions locales.

Berceuses et Chants d'Enfant Arctiques

Stéphane Aubinet propose une approche ethnographique de la berceuse dans l’espace circumpolaire et révèle un répertoire particulier et des pratiques communes autour d’un genre intime, correspondant à une pratique homogène parmi les populations autochtones, consistant à attribuer aux nouveau-nés et jeunes enfants des mélodies composées expressément pour eux (yoik d’enfant, ou dovdna chez les Sámi, nyukubts chez les Nenets de Sibérie, etc.). Il montre comment dans certaines communautés, ces mélodies servent à calmer et à endormir l’enfant, à la manière de berceuses, et sont chantées par des femmes, mais aussi parfois par des hommes.

Komori Uta : Berceuses Japonaises

L’article de Clara Wartelle-Sakamoto « L’ambivalence des komori uta, berceuses japonaises : évolution d’un répertoire » révèle l’évolution particulière des komori uta, chansons des gardes d’enfant, au début du xxe siècle, une évolution qui reflète plusieurs des changements majeurs que connut la société japonaise à l’époque. Les berceuses pouvaient avoir la fonction d’endormir ou amuser l’enfant confiées à de toutes jeunes filles, mais se révélaient surtout être un exutoire à la pénibilité de leur métier et à leurs chagrins quotidiens. Parfois chants d’endormissement, parfois chants de labeur, elles furent tour à tour récupérées par la chanson populaire et la musique classique, selon des processus compositionnels qui estompèrent peu à peu l’origine de leur création : les gardes d’enfants.

Berceuses Italiennes : Peurs Féminines et Luttes

L’article de Valentina Avanzini « “Ninna nanna che tu crepi”. Female Fears and Struggle in Italian Lullabies Between the 19th and 20th Century » vise à analyser les berceuses collectées dans toute la péninsule italienne entre la fin du xixe et la fin du xxe siècle, qui se révèlent être une forme de contre-narration, un espace de liberté et de libre expression de la parole féminine et de son point de vue, exutoire de ses peurs et de ses difficultés quotidiennes face au rôle de mère et d’épouse.

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Berceuses Instrumentales et Représentations de l'Enfance

Matthew Roy s’intéresse pour sa part aux berceuses instrumentales au xixe siècle dans son article intitulé « Instrumental Lullabies and Nineteenth-Century Representations of Childhood, Girlhood, and Motherhood ». Composées en majorité par des hommes, ces berceuses constituent un instrument de socialisation patriarcale à destination des jeunes pianistes de la classe moyenne - en particulier des filles - cherchant à définir et à contrôler l’enfance, la jeunesse et la maternité. Cependant Matthew Roy montre comment certaines compositrices comme Florence Newell Barbour et Juliet Adams rejettent dans leurs compositions et à travers l’iconographie des illustrations l’idéalisation de la mère parfaite et de l’enfance, qui perdure pourtant jusqu’à nos jours dans les répertoires de berceuses à destination de la jeunesse.

Berceuses dans la Musique Instrumentale au XXe Siècle

Plusieurs articles de ce volume s’intéressent aux compositions de berceuses dans la musique instrumentale au xxe siècle. Dans « Danger or Shelter? Lullabies in the Music of Benjamin Britten », Marinu Leccia montre comment les berceuses qu’il recense dans l’œuvre du compositeur britannique renvoient à l’esthétique ludique de Britten, qui place l’enfant au centre d’un grand nombre de ses œuvres. À travers quelques études de cas (A Charm of Lullabies, The Rape of Lucretia, The Turn of the Screw, A Midsummer Night’s Dream), cet article examine la manière dont Britten joue à tester les frontières sémiotiques de la berceuse, brouille la relation mère-enfant par de nombreuses inversions, et fait notamment de l’enfant une figure ambivalente entre le monde de l’enfance et le monde des adultes. Damien Bonnec analyse dans « Assises de la berceuse. Motifs et poétique du bercement chez Gérard Pesson » la place des berceuses l’univers poétique du compositeur, où l’intime et le rapport à l’enfance ont toujours été prisés et recherchés, ainsi que dans son esthétique.

Contenu Textuel et Poétique des Berceuses

Parmi les articles de ce volume se trouvent également des contributions qui portent leur attention sur le contenu textuel et poétique des berceuses, depuis la poésie latine de Pontano, en passant par la poésie latino-américaine de l’autrice chilienne Gabriela Mistral ou du poète cubain Nicolás Guillén, jusqu’au roman Ru (« bercer » en vietnamien) de Kim Thúy. Aline Smeesters analyse les douze berceuses latines (intitulées Naeniae) du poète néo-latin Giovanni Pontano (1426-1503), adressées à son propre fils au berceau et composées dans les années 1469-1471.

Berceuses et Subversion dans la Littérature Latino-Américaine

Deux articles mettent en évidence la potentialité « subversive » de la berceuse dans la littérature latino-américaine contemporaine. Dans l’article « Antojo de palabras para la infancia: la canción de cuna latinoamericana como caudal poético de denuncia y ternura », Carola Vesely Avaria renvoie aux berceuses traditionnelles de la culture mapuche et afro-antillaise et dégage les principales caractéristiques des berceuses d’auteurs et autrices hispano-américaines, au rang desquelles se trouve la dénonciation des conditions d’existence précaires. L’article de Zoé Saunier approfondit la réflexion sur « La potentialité subversive de la berceuse » à partir de l’analyse de trois textes latino-américains se présentant comme des berceuses : « Duerme negrito » (chant traditionnel caribéen), « Canción de cuna para dormir a un negrito » (poème d’Ildefonso Pereda Valdès, 1936), et « Canción de cuna para despertar a un negrito » (poème de Nicolás Guillén, 1958). Après une rapide contextualisation et une présentation du cadre théorique à partir duquel évolue la réflexion, l’article s’intéresse à la manière dont ces textes, tout en s’inscrivant dans le genre de la berceuse, en subvertissent parfois les modalités (formelles et thématiques). La berceuse a pour vocation non pas d’endormir l’enfant mais plutôt de réveiller les consciences pour subvertir l’ordre établi, pour dénoncer, remettre en question, voire appeler à la révolte.

Berceuses et le Passage de l'Oral à l'Écrit

Ce qui se perd, c’est tout un monde de sensations au profit de l’esthétisation plus ou moins grande d’un répertoire patrimonial à conserver et à transmettre. L’événement de parole chaque fois unique qu’est le chant de la berceuse repose sur la co-présence, la proximité, le corps à corps. Qu’il se trouve dans son berceau, qu’il soit enveloppé dans des bras protecteurs, l’enfant reconnaît l’inflexion d’une voix, ressent la chaleur, le souffle de la personne qui le berce. Le rythme du balancement, le rythme des pulsations cardiaques lui rappellent (peut-être) le rythme bienfaisant du temps où il vivait dans le ventre maternel. La répétition de sons ou de mots berceurs plus ou moins monosyllabiques (do, do) qui imite le va-et-vient du bercement scande la chanson.

Le Corps et le Geste

On l’aura compris, ici, c’est la perte du corps que le passage au répertoire, au corpus révèle. Les corps (celui du bercé, celui du berceur) en co-présence, la gestualité et le toucher, la voix et ses inflexions mélodiques et changeantes jouent un rôle essentiel dans la berceuse. En effet, pour remplir sa fonction, la berceuse peut se passer de mots - elle peut être une sorte de murmure fredonné sur un rythme particulier. Elle ne peut pas se passer du corps et du geste.

Berceuses et le Sommeil Éternel

Il est possible d’esquisser une homologie entre le sommeil pacifié engendré par la berceuse et le sommeil éternel. C’est cette homologie - la langue nous y invite, les rites aussi - entre le berceau et la tombe que certains imaginaires culturels ou artistiques prennent en charge.

La Berceuse dans l'Art

Un tableau de Vincent van Gogh intitulé La Berceuse peut nous introduire précisément à ce double endormissement. L’artiste se demande en effet s’il a « chanté avec ses couleurs une petite berceuse » (lettre à son ami Köning, 17 janvier 1889). Le tableau semble bien aller de l’enfance perdue à la mort prochaine. La série des Berceuses (cinq toiles peintes de 1888 à 1889) encadre le fameux épisode de l’oreille coupée et précède le suicide de 1890.

Rituels Funéraires et Berceuses

À travers la danse sarde de l’argia (c’est une araignée à la piqûre très venimeuse) l’anthropologie culturelle nous donne un second exemple de ce continuum symbolique entre bercement des vivants et bercement des morts. La personne piquée par l’argia doit être exorcisée dans les formes requises par le rite thérapeutique. L’argia, âme coupable et condamnée, vient en effet du monde des (mauvais) morts et elle injecte en quelque façon son tourment indicible à l’individu qu’elle pique. Celle ou celui qui est piqué peut être identifié à un enfant ou à un défunt, aussi existe-t-il une grande diversité de chants et d’actions cérémonielles pour prier « la grande argia » de s’en aller. Et le choix du rite approprié se fait en fonction de l’identification. Ainsi l’argia « petite fille » nécessite de placer la victime (un mort que l’on veut faire revenir à la vie) dans un grand berceau protecteur. Puis, on lui chante des ninne nanne. Il faut les chanter en pleurant.

Berceuses Modernes et Littérature de Jeunesse

Aujourd’hui les berceuses font partie à part entière de la littérature de jeunesse. Un premier exemple nous est donné par le site Ricochet (Institut suisse Jeunesse et Médias), plate-forme numérique dédiée à littérature pour l’enfance et la jeunesse. À l’entrée thématique « berceuses », une vingtaine d’occurrences sont répertoriées. Il y a quelques albums mais plus particulièrement des livres-CD.

Esthétisation de la Berceuse

Mes plus belles berceuses jazz et autres musiques douces pour les petits sont présentées par l’éditeur comme « les plus belles berceuses jazz à mettre entre toutes les oreilles pour s’éveiller à la beauté du monde… ; la présence d’« interprètes exceptionnels » est également signalé. Le berceur de la tradition orale n’a pas besoin d’une technique vocale sophistiquée pour exécuter ce chant plutôt monotone. Mais, ici, la berceuse est en quelque sorte « élevée » au rang de spectacle musical à forte plus-value esthétique. Cette esthétisation se retrouvent également dans les autres titres : Les plus belles berceuses classiques, Les berceuses de grands musiciens, Henri Dès. Les plus belles berceuses. On vante l’intérêt pédagogique qui permet « d’aborder le répertoire classique ». 27 chansons et berceuses propose des chansons « sélectionnées parmi les plus connues, à lire, à chanter et à regarder à deux ».

Exemples de Berceuses Populaires

Chanter des berceuses à son bébé dès la naissance et même avant est grandement bénéfique à son développement, mais pourquoi ? Une berceuse est bien plus qu’une chansonnette qui endort les enfants, il s’agit d’un héritage culturel qui existe dans le monde entier. Si ces chansons douces peuvent paraître anodines, elles tiennent en vérité de nombreux pouvoirs ! En effet, chanter dès le plus jeune âge d’un enfant, et même lorsqu’il est encore dans le ventre de sa mère permet de créer un lien affectif entre l’enfant et ses parents, tout en l’habituant aux sons de sa langue maternelle. Racontant de belles histoires, les berceuses permettent aussi d’apprendre du vocabulaire dans les premières années d’un enfant.

Au Clair de la Lune

Cette chansonnette très célèbre est l’une des comptines les plus chantée par les enfants. Son origine reste inconnue aujourd’hui mais elle remonterait au 18e siècle. Cette dernière a été enregistrée en 1860 par Édouard-Léon Scott de Martinville, ce qui en fait le plus ancien enregistrement sonore connu ! Elle reprend de grands personnages de la commedia dell’arte, notamment Pierrot, et Arlequin qui est présent dans les couplets les moins connus de la berceuse. « Au clair de la lune / Mon ami Pierrot / Prête-moi ta plume / Pour écrire un mot.

Ah ! Vous dirai-je, maman

Souvent considérée comme la plus courte des berceuses, avec seulement quatre phrases, cette berceuse est aussi certainement l’une des plus célèbre. Datant de 1758, on l’a doit à un violoniste du roi Leclerc qui créa la mélodie afin de créer une contredanse. Immédiatement, celle-ci fut reprise par les nourrices et mamans. Mozart a tant popularisé la mélodie, qu’elle lui est souvent attribué, à tort. Avec sa mélodie simple et répétitive, les enfants apprécient cette berceuses. « Ah ! vous dirai-je, maman, / Ce qui cause mon tourment. / Papa veut que je raisonne, / Comme une grande personne.

Fais dodo, Colas mon petit frère

Cette berceuse très populaire en France et dans les pays francophones a des origines anciennes mais difficiles à identifier. Pourtant, la chanson a endormi de nombreux enfants de toutes générations ! « Fais dodo Colas mon p’tit frère, / Fais dodo t’auras du lolo ; / Maman est en haut qui fait du gâteau, / Papa est en bas qui fait du chocolat.

Frère Jacques

Meunier tu dors serait issue d’une chanson de Léon Raiter, un compositeur et éditeur de musique français d’origine roumaine mort en 1978, et de Fernand Pothier. Mais encore aujourd’hui, il y a peu d’informations à ce sujet. Cette comptine française du 18e siècle est si célèbre qu’elle fut traduite dans de nombreuses langues, longtemps d’un compositeur inconnu, il semblerait qu’on la doive à Jean-Philippe Rameau. Elle peut aussi bien endormir vos jeunes enfants que leur apprendre à parler. En participant aux « Ding, Ding, Dong » cette chansonnette permet de renforcer le lien affectif des parents et de l’enfant. « Frère Jacques, / Dormez-vous ? / Sonnez les matines !

Une souris verte

Une souris verte est certainement la plus connue des comptines ! Apprise dès le plus jeune âge, elle peut aussi être utilisée comme berceuses avant l’entrée à l’école. En maternelle, les enfants apprennent cette chanson qui leur permet de travailler leur motricité et coordination. Cette comptine remonterait au 17e ou 18e siècle, et son origine est toujours incertaine, ce qui rend son interprétation très complexe et pleine d’hypothèses.

Twinkle, Twinkle, Little Star

Pour finir, cette berceuse, plus connue sous son nom anglais Twinkle, Twinkle, Little Star est la plus populaire des berceuses et comptines anglophones. Les paroles sont tirées du poème The Star de Jane Taylor, publié en 1806 ; et vous avez certainement reconnue la mélodie ! C’est en effet celle de la berceuse « Ah ! Vous dirai-je, maman ». « Twinkle, twinkle, little star, / How I wonder what you are! / Up above the world so high, / Like a diamond in the sky. / Twinkle, twinkle, little star, / How I wonder what you are! »« Brille, brille, petite étoile / Comme j’aimerais savoir ce que tu es !

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