Maïtena Biraben, née le 2 juillet 1967 à Épinay-sur-Seine, est une figure emblématique du paysage audiovisuel français. Son parcours, riche et diversifié, l'a menée de la Télévision Suisse Romande aux plateaux de Canal+, en passant par France Télévisions. Au-delà de sa carrière médiatique, Maïtena Biraben est également une mère de famille et une femme engagée, notamment à travers son média "Mesdames", qui met en lumière les femmes de plus de 50 ans.

Une Carrière Multiforme

Maïtena Biraben grandit en région parisienne, puis dans les Landes où elle est éduquée chez les sœurs dominicaines. À 18 ans, elle retourne à la capitale pour suivre des cours d’histoire à l’Université de Paris Tolbiac. Sa carrière dans les médias débute en Suisse, en 1989, après un passage à la Radio Suisse Romande en tant qu'assistante de production. Elle rejoint ensuite la Télévision Suisse Romande en tant qu’animatrice et productrice artistique.

En 1995, suite à son divorce, elle revient à Paris et travaille pour différentes chaînes du câble. Elle anime ensuite "Télé-Casting" sur M6, puis "Vue sur ma mer" et "Emmenez-moi" sur France 2. De 1999 à 2001, elle présente une chronique cinéma dans le "Télématin" de William Leymergie sur France 2. Elle rejoint ensuite France 3 et devient rédactrice en chef de "Plumes z’et paillettes" puis de "Paris, capitale de la mode". Elle anime ensuite "Les Maternelles" sur France 5 de 2001 à 2004, une émission qui lui vaut le 7 d’Or de la meilleure émission éducative.

En 2004, elle quitte France Télévisions pour Canal+, où elle anime diverses émissions, dont "Nous ne sommes pas des anges" (jusqu’en 2006), "Les Nouveaux Explorateurs" (en 2007), "Planète 2048", puis "La Matinale" (en 2008). De septembre 2012 à 2015, elle présente "Le Supplément", une émission d’information et de divertissement. À la rentrée 2015, elle se voit confier la présentation du "Grand Journal" dans une version remaniée, une expérience qui s'avère difficile.

Après son départ de Canal+, Maïtena Biraben revient sur le devant de la scène médiatique avec de nouveaux projets. En 2019, elle anime des entretiens sur LCP et travaille pour la chaîne suisse RTS. En parallèle, elle lance avec Alexandra Crucq le média "Mesdames", dédié aux femmes de plus de 45 ans.

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Vie Privée et Famille

En 1985, Maïtena Biraben rencontre celui qui deviendra le père de Lucas, son premier enfant, né en 1996. Depuis une vingtaine d’années, elle partage la vie de Pierre Clément, journaliste et auteur, qu'elle a épousé en 2012. Pierre Clément est également le père de son deuxième enfant, Gabriel.

Maman aimante, elle ne cherche pas non plus à trop les couver. « Je n’ai pas fait mes enfants pour qu’ils restent chez moi toute leur vie. Depuis une vingtaine d’années, elle partage la vie de Pierre Clément, journaliste et auteur, qui est aussi le père de Gabriel. Le couple s’est marié en 2012, plusieurs années après leur rencontre sur le plateau de l’émission Les Maternelles où ce dernier était rédacteur en chef lorsqu’elle en était la présentatrice. Troisième mariage de Maïtena Biraben, une troisième union qu’elle qualifie de « la bonne » lors de son portrait paru dans Libération en 2016.

Lucas, une forme ancienne du prénom Luc, est un prénom populaire, considéré comme l'auteur du troisième Évangile. Le prénom Lucas est revenu à la mode et fait partie du top 10 des prénoms les plus donnés en France. Gabriel, quant à lui, est un prénom d'origine hébraïque signifiant « Dieu est ma force ».

Engagement Féminin et "Mesdames"

Avec son média "Mesdames", Maïtena Biraben met en avant les femmes de plus de 50 ans. L'objectif est de changer la perception de la société sur les femmes de plus de 45 ans. "Dans la vie de tous les jours, il n'y a pas de femme référente au-delà de 45-50 ans. On ne donne pas d'exemples, on ne fait pas leurs récits, on n'en parle pas, on ne leur donne pas la parole, on ne les voit pas. Elles sont totalement invisibilisées, alors qu'elles sont 9 millions", explique Maïtena Biraben.

Partant du postulat que la société juge inutiles les femmes qui ne peuvent plus avoir d'enfants, Maïtena Biraben s’attaque à cette image réductrice de la femme. Elle constate notamment que le marketing, tout comme la politique, ne s’intéressent pas à elles et les magazines féminins les réduisent à leur santé et à leur beauté. "Quand on nous parle, c'est pour nous demander de rester jolies le plus longtemps possible", observe l’animatrice âgée de 56 ans.

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Selon elle, à 45 ans, la vie n’est pas finie, bien au contraire, et c’est ce que "Mesdames" va mettre en avant. À cet âge, "il y a une espèce de gouache incroyable où on se dit : 'Tiens, on a fait ce qu'on devait faire. On a fait nos enfants, nos carrières, nos mariages, ceci, cela et si on faisait un peu ce qu'on avait envie de faire, nous ?'" "On va vivre jusqu'à 100 ans, je ne peux pas rester vieille 50 ans. Il y a un âge entre les deux""C'est un âge qui n’est raconté uniquement que par le privatif. Tu n'es plus jolie, tu es vieille. Tu ne peux plus avoir d'enfant, tu ne sers à rien, rentre chez toi et va mourir dans le long tunnel qui t'amène en silence jusqu'à la mort. Non ! ", martèle l’animatrice.

"Je veux désassigner les femmes à la mort sociale prématurée parce qu'elles n'ont plus leurs règles. Ça suffit de nous considérer uniquement autour de nos utérus et de nos ovaires. Je vous assure qu'au-dessus, il y a un cerveau et qu’en-dessous il y a des jambes. Ça va, on peut parler d'autre chose !", assure-t-elle.

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