L'avenir d'une société repose sur le bien-être et l'épanouissement de ses enfants. En France, divers acteurs politiques et associatifs s'engagent à défendre les droits de l'enfant et à améliorer leurs conditions de vie. Cet article explore en profondeur les enjeux liés à l'enfance en France, examine les propositions de différents programmes politiques, et met en lumière les initiatives de l'UNICEF France.
Fragmentation de la Gauche Radicale à Bordeaux : un Impact Potentiel sur les Politiques de l'Enfance ?
À Bordeaux, la scène politique locale est marquée par une fragmentation de la gauche radicale. De la liste anticapitaliste qui avait obtenu un score historique aux municipales de 2020 à Bordeaux sont nées cinq listes différentes pour les élections de 2026. Quelques mois avant le premier tour des élections municipales 2026 à Bordeaux, les principaux candidats de la droite et du centre se sont accordés pour proposer une liste commune menée par Thomas Cazenave face à Pierre Hurmic. Les regards se portent désormais de l’autre côté de l’échiquier politique : cinq listes de la gauche radicale se sont déclarées à Bordeaux. Il y a six ans, la liste menée par Philippe Poutou rassemblait des figures des différents courants et avait fait un score historique. Mais cette année, l’union n’est pas vraiment au cœur des programmes.
En 2020, la liste d’union de la gauche radicale avait obtenu 11,7 % des voix au premier tour. Au second, elle avait collecté 9,39 % des bulletins, soit trois conseillers municipaux : Philippe Poutou, Évelyne Cervantes Descubes et Antoine Boudinet. Sous le nom Bordeaux en luttes, elle regroupait notamment des militants du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de La France insoumise (LFI), du Parti de gauche, d’Ensemble et des Gilets jaunes locaux. Dès la fin 2021, le groupe s’était scindé avec les accusations de placardisation et de harcèlement moral portés par Myriam Eckert. Alors quatrième sur la liste, elle avait accédé au conseil municipal après la démission d’Antoine Boudinet. Pour ces nouvelles élections, le collectif qui a conservé le nom de Bordeaux en luttes était le premier à déclarer être candidat dès décembre dernier. On y retrouve Myriam Eckert, Antoine Boudinet, et plusieurs autres figures du mouvement des Gilets jaunes à Bordeaux. Interrogée par actu Bordeaux, Myriam Eckert a rejeté en bloc l’hypothèse de joindre ses forces avec Nordine Raymond ou Philippe Poutou - qu’elle a attaqués en justice. Elle regrette cependant que des listes aux idées similaires à Bordeaux en luttes se soient créées.
Dans la course au Palais Rohan, elle affrontera justement Nordine Raymond, candidat LFI, qui était neuvième sur la liste en 2020. Quant à Petra Bernus, candidate de Révolution permanente, elle était alors sixième. Rouge Bordeaux Anticapitaliste, le nom désormais utilisé par le groupe de Philippe Poutou et Évelyne Cervantes Descubes, présentera sans surprise une liste en mars. La cinquième liste est celle officialisée le 17 décembre dernier par NPA - Révolutionnaires, née de la scission avec le NPA-L’Anticapitaliste de Philippe Poutou en 2022.
À moins de trois mois du premier tour des élections, des convergences sont-elles possibles pour rassembler les forces de la gauche radicale ? « Après les municipales de 2020, il y a eu des désaccords profonds dans Bordeaux en luttes, a rappelé Petra Bernus auprès d’actu Bordeaux, aujourd’hui, il n’est pas possible de s’allier avec LFI ou Philippe Poutou car les convergences n’y sont pas ». Des propos qui trouvent échos dans ceux de Nordine Raymond. L’Insoumis rappelle avoir tenté de « parler l’ensemble de la gauche du Nouveau front populaire (NFP) ». La porte a vite été refermée par les écologistes de Pierre Hurmic. « On voulait montrer qu’on allait défendre le programme du NFP à cette élection. C’est eux qui s’isolent car ils ne veulent pas de programme de rupture. »
Lire aussi: Conseils nutritionnels pour femmes enceintes
Nordine Raymond ne veut pas « des accords signés dans un coin de table », sa stratégie c’est l’union populaire. Et surtout, l’élection n’est pas abordée de la même manière. « La dernière fois, on voulait faire entrer des élus issus des luttes dans le conseil municipal pour titiller ce qu’on pensait allait être la droite. Cette fois, on veut gagner. »« On pense que l’heure est grave, l’extrême droite est présentée comme faisant ses meilleurs scores à Bordeaux. S’il n’y a pas une offre politique capable de gagner qui cristallise la colère sociale alors les gens vont s’abstenir ou voteront pour des listes fachistes. Notre présence est un paratonnerre. » Crédité de très bonnes intentions de votes dans un récent sondage, il affirmait récemment à actu Bordeaux que les discussions étaient en cours avec Philippe Poutou. « Notre but c’est d’être en tête de la gauche au premier tour. Plus on a de forces, plus on y arrivera donc on continue les discussions. Nous, notre porte n’est jamais fermée. « On part ainsi avec notre bilan de 6 ans dans les conseils municipal et métropolitain, une activité d’opposant résolu à la gauche libérale et aux politiques droitières », souligne le groupe dont les têtes de listes doivent être dévoilées en début d’année. En 2020, la liste commune avait obtenu un peu plus de 11 % au premier tour. Les accords se feront-ils finalement pour espérer faire un aussi bon (voire meilleur) score ou les candidats attendront-ils fermement l’entre-deux tours ?
Cette fragmentation pourrait potentiellement diluer les voix de la gauche sur les questions relatives à l'enfance, rendant plus difficile la mise en œuvre de politiques ambitieuses en faveur des enfants.
L'Engagement de l'UNICEF France pour les Droits de l'Enfant
Pour le prochain mandat municipal, l’UNICEF France invite les candidats à s’engager durablement en faveur des droits de l’enfant. Ces 10 engagements s’inscrivent pleinement dans la nouvelle dynamique territoriale lancée par l’UNICEF dès 2026, qui vise à renforcer l’action locale en faveur de l’enfance. Cette dynamique repose sur un double levier : le programme Ville amie des enfants, qui se densifie, et la création d’un nouveau réseau, Territoires d’enfance, pour accompagner encore plus largement les collectivités.
L'UNICEF France joue un rôle crucial dans la promotion et la défense des droits de l'enfant. L'organisation propose 10 engagements clés aux municipalités, visant à faire des 0-18 ans une priorité stratégique de l'action municipale.
Ces engagements s'articulent autour de plusieurs axes :
Lire aussi: Fonctionnement de la Liste Babydream
- Priorité stratégique à l'enfance : Mobiliser toutes les compétences de la ville (petite enfance, éducation, culture, urbanisme, santé) et associer les citoyens, les associations, les professionnels et les enfants eux-mêmes.
- Participation des enfants : Mettre en place des mécanismes de participation pour permettre aux enfants et aux adolescents de contribuer à l'élaboration de politiques locales adaptées à leurs besoins. 73 % des mineurs estiment ne pas être suffisamment ou correctement associés aux décisions qui les concernent.
- Lutte contre la pauvreté infantile : Adopter une politique globale pour répondre aux situations de pauvreté infantile et fournir des services de qualité et accessibles aux enfants et familles les plus défavorisés.
- Accès aux droits pour les enfants sans-domicile : Mobiliser les compétences municipales en matière d’action sociale, d’éducation, de restauration scolaire, d’accueil du jeune enfant et de santé pour accompagner les enfants sans-domicile dans leur accès aux droits.
- Santé mentale : Renforcer l’accès aux soins et coordonner les actions en faveur de la santé mentale, en portant une attention particulière aux enfants et aux jeunes.
- Protection contre la maltraitance : Investir dans la formation de tous les agents en contact avec les enfants afin qu’ils puissent identifier les signes de maltraitance et de danger.
- Parcours éducatifs cohérents : Offrir à chaque enfant et jeune, y compris ceux en situation de handicap, des parcours éducatifs cohérents et continus, sur tous les temps et les espaces de vie.
- Environnement sain : Intégrer les besoins des enfants dans la planification urbaine et adapter les territoires aux effets du dérèglement climatique.
- Prévention de la délinquance : Structurer des actions éducatives de proximité pour prévenir les ruptures, renforcer le lien social et favoriser l’émancipation des jeunes.
- Solidarité internationale : Garantir les droits fondamentaux de chaque enfant à travers la solidarité internationale.
L'Association Droits du Parent et de l'Enfant : une Voix pour les Familles
L'association Droits du parent et de l'enfant, présidée par Gaël Coste-Meunier, se consacre à la protection des droits de l'enfant et au soutien des familles. L'engagement de Gaël Coste-Meunier dans cette lutte a débuté en 2011, lorsque sa fille a vécu une « situation d’exclusion et d’aliénation parentale ».
Le programme de l'association s'articule autour de trois éléments principaux :
- Protéger l’enfant : Tripler les délais de prescription des délits commis contre des mineurs et mettre en place un « accès internet “Enfance-adolescence” qui soit limité et adapté ».
- Former à l'écoute des enfants : Proposer des formations pour les professionnels intervenant auprès des enfants, les gendarmes et policiers, et les juges aux affaires familiales.
- Lutter contre les faux témoignages : Proposer que la « justice poursuive d’elle-même la personne qui s’est de ce fait rendue coupable de fausses déclarations ».
L'Union Populaire : Remettre l'Enfance au Cœur des Politiques Publiques
Le projet de l’Union populaire peut se résumer en une formule : l’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Mais cette société solidaire et écologique ne pourra se bâtir qu’à condition que les futures générations grandissent dans de bonnes conditions - ce qu’empêche le néolibéralisme violent de nos dirigeants. Quand une usine ferme parce que son actionnaire a décidé qu’elle n’était pas assez rentable, des familles se brisent et c’est tout un monde qui s’écroule pour les enfants. Quand une école rurale ferme parce que le gouvernement préfère faire des économies en regroupant les établissements, ce sont les enfants qui paient le tribut en temps de trajet et fatigue supplémentaires. Quand Emmanuel Macron veut orienter les enfants toujours plus tôt, il les plonge dans la concurrence sauvage dès leur plus jeune âge. La violence de ce monde envers les enfants prépare la violence du monde de demain. Le contexte sanitaire est une incitation supplémentaire à agir vite pour l’enfance. La crise a mis en lumière les difficultés des familles (pauvreté, mal logement) et les enfants en sortent rudement touchés : excès d’écran, augmentation de la maltraitance, réduction de l’activité physique et de la socialisation, anxiété et perte du repère de stabilité de l’école. Il est plus que jamais temps de remettre l’enfance au cœur des politiques publiques, pour eux et pour l’avenir du pays.
L'Union Populaire considère que le gouvernement a totalement négligé la question de l’enfance. En France, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, soit près de 3 millions en tout. En particulier, 41 % des enfants de familles monoparentales sont en situation de pauvreté. Les mères qui élèvent seules leurs enfants, soit huit familles monoparentales sur dix, sont elles aussi touchées de plein fouet. Plus de 8 000 enfants habitent dans un bidonville, rien que dans l’Hexagone, d’après l’UNICEF. On estime à près de 20 000 le nombre d’enfants sans hébergement pérenne en Île-de-France. Des élèves essaient tant bien que mal de faire leurs devoirs sous un pont, dans le métro, dans une voiture. Des mères sortent de maternité sans solution de logement avec leur nouveau-né. Pour les familles à la rue, outre la détresse de voir leurs enfants avoir faim, froid, et être privés des commodités d’hygiène, les parents craignent le placement de leurs enfants. Quand il intervient, ce placement a un coût de revient supérieur à la prise en charge d’un loyer pour cette famille ! Parmi les enfants à la rue, des jeunes fugueur·ses se retrouvent livré·es à eux-mêmes : 48 156 mineur·es ont quitté le domicile familial sur la seule année 2017. Une réforme de l’aide sociale à l’enfance (ASE), éternelle oubliée, doit absolument être menée. Les professionnel·les consciencieux·ses s’épuisent face aux dysfonctionnements et aux sous-effectifs. L’ASE étant décentralisée, les priorités budgétaires sont variables en fonction des politiques départementales. Les représentant·es des enfants placés alertent régulièrement sur la violence que peuvent y subir les enfants : maltraitance institutionnelle, violences physiques et sexuelles, absence de soutien, sortie sans toit à la majorité, etc. Les enfants sont parfois placés à l’hôtel, où ils sont mal encadrés et isolés. La sortie de l’aide sociale à l’enfance n’est pas mieux gérée. Dans l’indifférence des dirigeant·es, 40 % des sans domicile fixe de moins de 25 ans sont passés par l’ASE. Enfin, les enfants pris en charge par l’ASE peuvent avoir des difficultés à entretenir une relation de confiance avec une ou plusieurs figures d’attachement. Il est essentiel de permettre à chaque enfant de nouer des relations avec les adultes qui assurent son suivi et prennent soin de lui. Il faut remettre l’intérêt de l’enfant au centre de l’ASE.
La détérioration du service public est aussi criante pour les naissances, qui se font aujourd’hui trop souvent dans des conditions dégradées. En 20 ans, la moitié des maternités ont fermé en France et le nombre de femmes vivant à plus de 45 minutes d’une maternité a doublé. Certaines accouchent sur le trajet, des parents sont séparés de leur enfant prématuré par manque de lit accompagnant, des femmes n’ont pas accès à la péridurale et d’autres subissent des pressions pour l’accepter, les injonctions sociétales culpabilisantes et les pressions dans le milieu professionnel se multiplient, etc. Depuis la fermeture de la maternité de Saint-Claude dans le Jura en 2018, douze femmes ont par exemple dû accoucher en bord de route. Le manque de personnel et les cadences infernales dégradent les conditions de travail et la prise en charge. Autre lacune du service public : la garde d’enfants. Obtenir une place en crèche est devenu un véritable parcours du combattant et les familles se retrouvent régulièrement sans solution satisfaisante. Macron n’a ouvert que la moitié des places de crèche prévues, 15 000 sur 30 000. Il a en parallèle affaibli le service public de la petite enfance en permettant aux crèches de déroger aux taux d’encadrement réglementaires et en favorisant les micro-crèches moins réglementées et souvent très onéreuses. Pourtant, le privé n’est pas du tout efficace, malgré le soutien public abondant. Non seulement il crée peu de places, mais il engrange des bénéfices faramineux avec une rentabilité située entre 13 et 40 %.
Lire aussi: Alimentation infantile: les fruits à 4 mois
Enfin, une politique ambitieuse de l’enfance doit s’attaquer aux violences dont ils sont victimes. La maltraitance est un fléau qui touche 10 % des enfants. Les violences dites éducatives ordinaires doivent aussi être combattues. Les gestes pouvant amener un degré de douleur chez l’enfant et les humiliations dans le but de modifier le comportement d’un enfant sont des violences qui ont des conséquences à court et long-terme sur l’épanouissement de l’enfant. Les violences sexuelles sont extrêmement répandues. Une personne sur dix déclare avoir été victime d’inceste lorsqu’elle était enfant. C’est un sujet judiciaire mais aussi de santé publique. Les conséquences sont en effet multiples : souffrance psychologiques, addictions, pathologies organiques… Il est établi que 80 % des victimes d’agressions sexuelles sont des mineur·es. Et parmi eux, 20 % ont moins de 5 ans. La maltraitance physique et psychologique peut durablement atteindre l’estime de soi et entraver l’émancipation de l’enfant. Pourtant, la parole des enfants est massivement décrédibilisée. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) alerte sur le nombre de mères s’étant vu reprocher un prétendu « syndrome d’aliénation parentale ». Elles doivent alors confier leur enfant à leur père après dévoilement d’agression sexuelle incestueuse. Ainsi, un enfant peut être obligé de fréquenter la personne qu’il accuse, au motif que les preuves sont souvent difficiles à mettre en évidence. Par ailleurs, l’enfant n’est pas toujours consulté quand un juge décide d’une chose aussi importante pour lui que son futur foyer. Enfin, les réseaux pédocriminels agissent et manipulent des sommes d’argent faramineuses. Face à eux, les moyens judiciaires sont insuffisants.
Face à ces constats, l'Union Populaire propose un projet pour garantir les droits des enfants et les protéger. Les enfants ont des droits fondamentaux : droit de se nourrir, droit à l’eau, droit à un logement décent, etc. La France, bien que signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’en respecte pas plusieurs articles. Leur santé, dans ses dimensions environnementale et psychologique, doit être garantie. Le projet est de concrétiser ces droits pour tous les enfants. Pour y parvenir et leur permettre de se construire dans l’affection et s’épanouir, les moyens nécessaires seront mis au bon fonctionnement d’un véritable service public de l’enfance. Cela implique de redonner les moyens humains à l’ensemble des structures qui prennent en charge les jeunes enfants en rouvrant des maternités, planifiant l’ouverture massive de places en crèches, redonnant la priorité aux services de l’Aide sociale à l’enfance et de la protection maternelle et infantile (PMI). Les métiers du soin et de la garde d’enfants (assistantes maternelles, puéricultrices, sage-femmes…), seront revalorisés en matière de salaires et d’horaires de travail.
Enfin, la protection des enfants contre toutes les formes de violences sera une priorité. Ce ne sont pas des enfants « placés », mais des enfants « confiés » à la République.
Les propositions de l'Union Populaire incluent :
- Recentraliser la protection de l’enfance au niveau de l’État : La décentralisation de l’aide sociale à l’enfance (ASE) au niveau des départements conduit à des inégalités de prise en charge des enfants inacceptables.
- Créer des résidences ASE avec appartements familiaux : En alternative au placement d’enfants quand il y a nécessité de prise en charge mais que les liens familiaux sont de qualité.
- Interdire dès maintenant le placement à l’hôtel des enfants confiés à l’ASE.
- Débloquer des moyens pour construire des foyers supplémentaires : Qui permettent de séparer les enfants par tranches d’âge, préserver les fratries, préserver les jeunes victimes d’agressions sexuelles, assurer des accueils d’urgence ponctuels, prendre en compte une dimension de soin psychiatrique.
- Réformer la protection de l’enfance : Pour que le bien-être de l’enfant, et son lien avec une figure d’attachement positive soient prioritaires.
- Faciliter l’adoption simple : Quand c’est dans l’intérêt de l’enfant.
- Créer une « Maisons des Adolescent·es » par département : Et y proposer accueil et hébergement jusqu’à 5 jours des fugueur·ses, avec accompagnement et médiation familiale.
- Favoriser l’accès au sport et à la culture pour les jeunes confiés à l’ASE.
- Rendre obligatoire la prise en charge par un contrat jeune majeur de tous les enfants issus de l’ASE : Et donner aux jeunes majeurs ou émancipés ayant été confiés à l’ASE le droit à être pris en charge par l’ASE jusqu’à l’âge de 25 ans révolus.
Concernant la Protection des enfants contre toute forme de violence, le respect de l’intégrité physique des enfants est un droit fondamental à conquérir. Le premier espace de liberté de chaque être est son corps. Il est urgent de protéger les enfants en formant les professionnel·les, en leur donnant des moyens et en écoutant leur voix.
Les mesures proposées sont:
- Interdire les violentes dites éducatives et mettre en oeuvre une campagne de sensibilisation massive, proposer des alternatives éducatives et du soutien à la parentalité.
- Former le personnel travaillant avec les enfants (Éducation nationale, périscolaire, professionnel·les de la petite enfance, de l’ASE) à ne pas recourir aux violences éducatives ordinaires.
- Créer une délégation parlementaire aux droits des enfants, chargée de défendre les droits des enfants au sein du travail législatif.
- Engager un plan de rattrapage spécifique pour la protection de l’enfance dans les Outre-mer : Doter chaque collectivité de structures de protection de l’enfance et de protection maternelle et infantile adaptées, recruter du personnel et le former aux problématiques locales.
Les moyens judiciaires mis en œuvre pour lutter contre la pédocriminalité sont à renforcer urgemment pour permettre toutes les enquêtes nécessaires. La prise en charge des victimes doit également être améliorée. Il est proposé de:
- Créer un organisme interministériel dédié au pilotage de la lutte contre la pédocriminalité, à la coordination de la recherche et à la protection des victimes.
- Créer des groupes régionaux de gendarmes et policiers spécialisés dans la pédocriminalité, pourvus de moyens suffisants et d’accompagnement psychologique.
- Doublement des effectifs dédiés à la pédocriminalité de l’Office central pour la répression des violences aux personnes et du Centre de lutte contre la criminalité numérique (C3N).
- Lever le secret bancaire concernant les transactions financières de la pédopornographie. Sanctionner les banques et les fournisseurs d’accès internet comme complices des organisations cyberpédocriminelles s’ils ne coopèrent pas.
- Inscrire au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) tout délinquant sexuel condamné à une peine d’emprisonnement quelle qu’en soit la durée.
- Prendre en charge totalement les soins adaptés pour les enfants victimes de violences sexuelles.
La prévention est essentielle pour éviter que de telles souffrances ne soient infligées à des enfants. Il est donc important de:
- Sensibiliser les jeunes aux bons usages des écrans avec des principes de bonne « hygiène » numérique.
- Effectuer des actions de formation au respect de l’intégrité, respect du consentement, et de prévention contre les stéréotypes de la pornographie auprès des jeunes.
- Renforcer le dispositif d’aide pour les adultes présentant un trouble d’attraction sexuelle par les enfants, abstinents mais craignant de passer à l’acte, qui ont souvent été victimes d’agressions sexuelles dans leur enfance.
- Organiser des campagnes d’information grand public récurrentes visant les adultes sur l’interdit de l’inceste.
Pour que chaque naissance soit digne, il est impératif de lutter contre les violences obstétricales, qui concernent aussi les bébés et de tisser une vraie solidarité autour de la naissance et de l’accueil d’un enfant. Pour cela, il faut dès le projet parental, déployer un soutien à la parentalité et des mesures de prévention : dépression du post-partum, d’accidents domestiques, de violence, etc. Réouvrir des maternités de proximité avec des effectifs suffisants de professionnel·les pour que chaque personne ait un service disponible à moins de trente minutes, intégrer l’accouchement accompagné à domicile dans l’offre de soin.
Il est également proposé d'installer des filières de circuit court de matériel de puériculture de seconde main, inciter les hôpitaux à utiliser les couches lavables et fournir des couches lavables gratuites aux familles qui acceptent, créer des lits pour les membres de la famille accompagnant l’enfant en pédiatrie et créer des unités de psychiatrie mère-bébé.
Pour donner plus de moyens à la petite enfance, il faut établir un congé parental de quatre mois pour les deux parents, ouvrir différentes modalités de congé parentalité selon le choix des familles, dont le congé longue durée avec revalorisation de l’allocation de congé parental dès le premier enfant, la réduction du temps de travail, une semaine sur deux, etc.
Il faut également favoriser l’acceptation des bébés dans l’espace public (tables à langer, salon d’allaitement dans les établissements recevant beaucoup de public…) et dans la vie professionnelle, encourager les collectivités à réadapter la ville aux enfants : urbanisation, lieux culturels, sécurité aux abords des écoles, etc., développer les lieux d’accueil parent-enfant avec un personnel diplômé et remettre des moyens en pédopsychiatrie, secteur dévasté par les politiques d’austérité : ouvrir des centres…
UNIday 2026 : une Journée pour la Paix et les Droits de l'Enfant
UNIday 2026 est une journée festive, ludique et solidaire aux couleurs des droits de l'enfant, prévue le mercredi 20 mai 2026. Cet événement offre une plateforme pour faire entendre la voix des enfants et promouvoir leurs droits.
tags: #liste #defendre #les #enfants #programme
