Les Sims 4, comme toute simulation de vie, offre un terrain fertile pour explorer des thèmes variés. Cet article explore des aspects spécifiques du jeu, allant des berceuses aux simulations de guerre, tout en examinant la complexité du langage et de l'expression.
Simuler la Vie : Famille et Départ au Front
Dans Les Sims 4, il est possible de marier vos Sims avant leur départ au front et de leur faire avoir des enfants auparavant. Cette stratégie permet d'ancrer une histoire familiale avant le conflit. Vous pouvez également créer un foyer et y faire emménager d'autres Sims. Une fois adolescents, vous pouvez les faire quitter le foyer, en leur fournissant un apport de 10 000§.
Scénarios de Guerre et Contraintes
Pour simuler un contexte de guerre, vous pouvez introduire des événements et des contraintes spécifiques. Par exemple, il est possible d'intégrer des éléments destructeurs, comme la destruction d'une partie de votre terrain et de votre maison. L'interdiction de reconstruire à l'identique force le joueur à accepter un "avant" et un "après", symbolisant les conséquences de la guerre.
Des événements de calendrier peuvent également enrichir la simulation :
- Fête du Travail
- Départ au front (le lendemain de l'anniversaire de votre aîné)
- Permissions (tous les dimanches pendant la guerre)
- Retour des Soldats (16 jours après l'anniversaire de votre aîné)
L'ajout de vêtements spécifiques, comme un short de bain pour homme, peut contribuer à l'immersion dans le jeu.
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Le Langage et l'Expression : Au-delà des Idées
L'œuvre de Sorrentino, comme illustré par des extraits de ses textes, met en lumière la complexité du langage et de l'expression artistique. Sorrentino considère que les idées et les mots appartiennent à deux modes d'expression différents. Les idées sont abstraites et relèvent du domaine de la philosophie, de la politique et de la pédagogie, tandis que les mots appartiennent au domaine concret de l'art. Pour Sorrentino, la littérature est une activité langagière et réflexive qui requiert un travail réfléchi et technique.
L'écrivain est un artisan des mots, un manipulateur verbal. Il n'a que faire des idées, des sentiments ou même des images. L'art ne s'intéresse pas à sa souffrance. La douleur n'est pas sa muse. L'écrivain ne trouve refuge dans aucune idée et ne peut échapper aux mots. Le mot est sa prison et son royaume. Quand l'écrivain se rend compte qu'il n'a pas d'idées, il devient artiste. C'est du pouvoir et des ressources du mot que l'œuvre de Sorrentino tire sa force et son originalité. Sa substance est esthétique. Si les textes longs et denses incitent souvent à une lecture rapide, ils exigent pourtant une attention minutieuse au détail, ménageant des pauses et improvisant des détours dans les régions arides et obscures où mènent les circonvolutions de la langue.
La Déconstruction du Langage
Les ruptures des instances du récit, et la résistance des textes à la construction d'un sens discursif, accompagnent un démontage étonnant du mécanisme linguistique au risque de produire de l'incompréhensible. La déhiérarchisation des éléments du discours romanesque revient à casser la structuration hypotactique qui calque la phrase sur la structure de la réalité (sujet/prédicat/objet/cause-conséquence/localisation spatio-temporelle, c’est-à-dire le qui-que-quoi et le pourquoi-où-quand du discours), du moins en supposant que cette structuration du langage reflète une image fiable de la réalité. Il s'agit en fait d'une image rassurante, idéologiquement ordonnée. C'est dans les passages les plus chaotiques et hermétiques, ceux qui font obstacle à une lecture coulée, que Sorrentino adopte une démarche poétique : rendre sens aux mots érodés par le « langage profane » de la communication, ou, pour citer Butor, « remettre le mot dans son « contexte absolu », pour le recharger du sens qu'il perd », ou encore, comme dit George Steiner dans une formulation débarrassée de l'idée du sacré, « libérer le langage des exigences de l'utilité immédiate et du seul besoin de communication, élever la parole au-dessus du discours ordinaire ». Pour le poète, les mots, isolés de leur fonction, entrent en relation les uns avec les autres, non par des connexions syntaxiques mais par des liens d'analogie et de ressemblance, de correspondance et de contiguïté.
L'Énumération comme Procédé Stylistique
La manifestation la plus évidente de cette stratégie d'écriture est l'énumération, procédé moderniste qu'utilisait déjà Joyce, et dont Sorrentino fait grand usage. Il en a minutieusement analysé les effets dans Something Said. Blue Pastoral est riche de ces catalogues typologiques et taxonomiques, qui sondent la variété des registres lexicaux, et mêlent le vocabulaire scientifique d'origine latine et le vocabulaire poétique, archaïque, précieux. Des listes de plantes et de fleurs (chap. 15), d'arbres (chap. 45), de races de moutons (chap. 19) sont serties dans la texture bucolique du roman.
Par exemple, à partir de l'ambiguïté du mot « ivoire », renvoyant tout à la fois à la matière et à la couleur des touches du piano, et à la plante appelée « corozo », Sorrentino développe des séries d'inspiration botanique, où les mots sont choisis pour leur étrangeté, leur musicalité ou leur pouvoir de grivoise plaisanterie.
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Un piano est une boîte en soi et sur ses touches d’ivoire, je veux jouer, en piqué, une phrase ensoleillée, aussi parfaite que la musique que fait le pipeau malté d’un irlandais absinthé. Mais où le trouver ? O pauvre de moi ! La route m’a dérobé ma joie.[A pianno is a boxx unto itself and on its ivorie keyes I mene to plink a sunshyny phrase all perfect as the musick from a besotted paddy’s jank. But whither fynd ? O woe is me ! The road has bereft me of my merriment.] (BP 65.)
Des touches d’ivoire ? Au-delà de ce sol parsemé de jonquilles, de primevères, de boutons d’or, où poussent la jolie pensée, le torticolis et la variole aux yeux vairons, se blottit, là-bas, une ville appelée Terre de Marie, ville des robustes bergers et de leurs dulcinées aux seins comme des mangues.[Ivorie keyes ? Beyant the ground all strowed with Daffadowndillies, Cowslips, King-cups, the prettie Pawnce, the Torticollis and the wall-eyed Variola, there cowres a towne hight Marys-londe, of lustie shepheardes and their mangowebrested doxies.] (BP 65.)
Une phrase parfaite ? Ho ho ! Et des graines d’ivoire corozo ? Hou hou ! Ici poussent la Rose et le Roncier, la fausse Labia, le Genévrier, la Kinésie vérolée, l’Églantine, la Fleur de Sapin, l’Aphasie pourpre, le Cyprès, Moly la bâtarde ou Ail doré, l’Ailante puant, et le Gingko aux feuilles cache-sexe. Mais nous n’avons ni graines d’ivoire, ni herbes folles à semer, terre bourdonnante.[A parfit phrayse ? Ho ho ! And ivorie seeds ? Hok hok ! Heere groweth Rose and Bryer, false Labia, Juniper, poxy Kinesia, Eglantyne, Firbloome, the purple Aphasia, Cypresse, bastard Moly, the stynkynge Ailanthus, and the cock-leaf Gingko. But we have nor ivorie seedes nor weeds to droppe them, bumblynge clodd.] (BP 67.)
Dans ces extraits, Sorrentino exploite les mots pour leur sonorité, leur étymologie et leurs associations potentielles. Par exemple, dans l'expression « wall-eyed Variola » (la variole aux yeux vairons), il exploite la racine étymologique du mot « variola » (de varus, pustule, et, par attraction, de varius, tacheté) et lui associe la couleur changeante et la forme suggérées par l'adjectif « wall-eyed » (vairon). Le mot français a d'ailleurs la même origine latine, varius. La variole (ou petite vérole) appelle la vérole que l'on retrouve dans l'adjectif « poxy », dans l'expression « poxy Kinesia ». L'églantine (aussi appelée « sweet briar », rosier sauvage) vient du latin populaire aquilentum, pour aculentum (qui a des piquants, de acus, aiguille) et qui a donné aculeatus, ou aculéate (sous-ordre d'hyménoptères à aiguillons, comme la guêpe ou l'abeille). L'aculeatus appelle, par euphonie, le « stynkynge Ailanthus » qui suit dans la liste, avec un changement d'une lettre, ce qui transforme « stinging » (piquant) en « stinking » (puant). La même plante à fleurs apparaît sous trois variantes : « la rose », « la rose sauvage » et « l'églantine ». Le texte se construit ainsi par association de mots, à partir d'une base commune aux fleurs et aux maladies et un rapport métonymique puisque les plantes soignent les maladies.
Des fléaux de la bouche comme la gingivite, la pyorrhée baveuse, le scorbut des tranchées, la fièvre aphteuse, les caries galopantes, l’abcès de la lèvre inférieure, la fistule du voile du palais, le dessèchement de la trachée, le foetor gummae, la langue chargée, l’haleine du matin, la logorrhée cafardeuse, la maladie de Cosell, l’harmonica irritans, et d’autres affections toutes aussi horribles, étaient et sont encore traitées par des remèdes faits à la maison comme : des graines de muscat éclatées, des fruits secs, des feuilles fanées, des moyettes de maïs trempées dans de l’algolagnia, des racines de jonquilles et de fraises, des fleurs de rutabago, le tréponème rampant, des prunelles noires comme jais, des tiges de pivoines couleur lavande, la fusillade à couvert, sans oublier la pêche curieuse. Vous connaissez peut-être tout cela.[Such coises of the mouth as gingivitis, pyorrheal slime, trenchmouth, foot and mouth disease, galloping caries, abscessed lower lip, fistula of the soft palate, desiccated root canal, foetor gummae, carpet-tongue, morning breath, logorrhic pip, Cosell’s disease, harmonica irritans, and such-like horrible affl ictions, were and are treated with such homely medicines as busting muscat, dried fruttos, wrinkled leaves, dozing corn shock steeped in algolagnia, daffodils and strawberry roots, rutabago blooms, crawling treponema, sloes black as jett, lavender peony stems, the shady fusillade, and, not to forget, the curious peach. You may know this.] (BP 109.)
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Jeu et Néologismes
Dans ce vertige textuel, le jeu accompagne toujours les manipulations verbales. Il est perceptible notamment dans les néologismes, qui introduisent des écarts tout en simulant la précision terminologique. Il assure une marge de liberté qui permet d'éviter la monotonie de la liste. Mais surtout, le jeu permet de décloisonner les catégories annoncées, par exemple, en faisant pousser des « torticolis » et des « varioles » au milieu des primevères et des renoncules, et « l'aphasie pourpre » entre les sapins et les cyprès, ou en faisant surgir, par la seule fascination du mot, des plantes mythiques et magiques (« moly ») ou des fleurs incertaines (des « daffadowndillies » qui peuvent être des jonquilles ou du mézéréon, aussi appelé « bois gentil »).
Sorrentino peut aussi transfigurer la même réalité par le truchement des registres de langue, passant du vocabulaire familier (« pox », pour la « vérole » ou syphilis) au vocabulaire médical qui désigne l'agent pathogène de la maladie (treponema). Il suggère aussi au lecteur imaginatif des allusions coquines : après les « seins comme des mangues » des bergères, la « pêche curieuse » n'est pas loin d'évoquer le « popotin ». Le gingko (ou arbre aux quarante écus) a des feuilles en forme d'éventail, que Sorrentino préfère présenter comme des feuilles en forme de crêtes de coq, sans doute pour le plaisir du sous-entendu, et qu'il avait déjà qualifié de « dégoûtant » dans un chapitre précédent (« the loathsome gingko »). Une étrange perversité de la langue mêle le vrai et le faux, l'authentique et la pure fantaisie, l'exactitude scientifique et le délire de l'hybridation linguistique. Le texte flirte autant avec le monstrueux et le merveilleux qu'avec le cocasse et la plus folle extravagance. Ironiquement, l'affectation de nouveauté que suppose le néologisme, du moins si l'on s'en tient à l'étymologie du mot néologisme, s'inscrit dans un registre de langue anachronique et apprêtée, qui reconstruit les archaïsmes. De telles énumérations tendent vers l'exhaustivité et feignent d'épuiser un champ sémantique en exploitant le pouvoir de la langue d'embrasser toutes les possibilités.
Processus d'Inclusion et d'Exclusion
Forme de cristallisation du texte, la liste est régie par un double processus d'exclusion et d'inclusion. Au premier degré d'élaboration, lorsqu'elle est articulée autour d'une unité lexicale, comme des titres ou des noms, elle se concentre sur le critère analogique qui assure sa cohérence interne, pour écarter tout parasitage de son champ lexical.
À quoi est-ce que la vue de cet homme, ce cher Jacques-Paul, faisait penser ? Je veux dire - euh - quelles étaient ses qualités ? Elles étaient peu nombreuses, et je n’en mentionne que quelques-unes que la vox populi avait reconnues pendant ces quarante-sept merveilleuses années qu’il avait passées sur cette petite boule tournante qu’est notre globe. I mean, uh, what were his attributes ? They were, and I mention just a few that the vox populi noticed in his forty-seven wondrous years here on this spinning glob.
Les mots s'accumulent au hasard d'associations fortuites, d'arrangements sonores et de combinaisons anarchiques, s'efforçant d'échapper, dès qu'une série se dessine, qu'elle soit série alphabétique ou allitérative, à ce qui s'imposerait inévitablement comme un schéma canalisant et emprisonnant la voix. La prolixité étant inséparable de dérive et de provocation, le texte doit alors s'accommoder de la fuite du sens. Il affirme ainsi la primauté et la totale liberté du signifiant. Le langage devient son propre objet, crée sa propre réalité.
Accélération et Point Mort
À un degré plus complexe d'élaboration, fondée sur des syntagmes et des constructions anaphoriques, la liste provoque une accélération du discours mais met le récit au point mort.
[Red might be able to understand Grandma if he ever discovers how she has been obstructed by :the tawdry, pitiful, and despised Christmas tree that she reluctantly displays on an end table for a twenty-four-hour period beginning at 10 p. m.
Procédé cumulatif d'inflation du discours, la liste ainsi construite « gèle » le récit, « aplatit » la narration au lieu de mettre les éléments en perspective. Fondamentalement anti-narrative, surchargée d'informations non hiérarchisées, elle devient le royaume du superflu et fonctionne comme réserve de données inutiles ou du moins non exploitables en l'état. Elle substitue un « discours négatif » au « discours transitif de la signification », pour reprendre les termes de Sorrentino dans Something Said, car « le langage de la liste ne génère aucun sens » mais produit « une sorte d'infinité absolue » et « par excès de bruit, réduit au silence le mécanisme de la signification ».
Citez quelques uns des souvenirs que John a gardés de son frère Bill :Son chapeau mou. Ses foulards en soie. Le brio avec lequel il dansait le Peabody. Sa réserve inépuisable de blagues cochonnes. Le fait bizarre que ses petites amies avaient toujours l’air de rougir. Le regard lascif qu’il portait toujours sur Bridget. Sa monumentale capacité d’absorption de whiskey. Son remède pour soigner la gueule de bois - deux onces de whiskey, une once de porto, deux ou trois traits de sauce Worcester et de Tabasco, une rondelle d’oignon finement hachée et un œuf cru : « ça te refait le sang, mon gars », disait-il. Son adoration de leur mère et sa haine de leur père. La douceur surnaturelle de sa voix de ténor avant qu’elle ne soit ravinée par l’alcool et les cigares. Le bleuet qu’il portait à la boutonnière sur ses costumes d’été. Son attitude tolérante à l’égard de la famille de Bridget : « il faut être bon avec les aveugles et les boîteux », disait-il. La plaisanterie tordue qu’il faisait quelques instants avant de mourir. [List a few of John’s memories of his brother Bill :His Trilby hat. His silk foulards. The brilliance with which he danced the Peabody. His endless stock of dirty jokes. The odd fact that all his girl friends seemed to blush constantly. The lecherous eye he always cast on Bridget. His monumental capacity for whiskey. His hangover cure - two ounces of whiskey, an ounce of port, two or three dashes each of Worcester sauce and Tabasco, a slice of onion chopped fi ne, and a raw egg : “It builds up the red blood, my lad”, he’d say. His adoration of their mother and hatred of their father. The unearthly sweetness of his tenor voice before alcohol and cigars had wrecked it. The cornflower boutonnieres he wore on his summer suits. His amused tolerance of Bridget’s relativ…
Berceuses et Chansons : Un Univers Musical
En dehors des thèmes de la guerre et de la complexité du langage, Les Sims 4 offre également un espace pour la musique et la créativité.
Voici une liste de chansons et berceuses proposées par divers créateurs :
- Berceuse traditionnelle (avec accords et paroles surlignées)
- Chanson d'automne de Julie Kempler (pour ukulélé ou guitare)
- Compilation de chansons du défi d'août 2023 (#31joursdeukuleleavantlarentree)
- "Le muguet du 1er mai" (avec PDF téléchargeable)
- Chanson sur les émotions (de Jackie Navarro)
- Chanson sur les formes géométriques (de Ronny Trubelin)
- Chanson de Chris Pasidi pour l'apprentissage de la comptine numérique
- "La neige tombe sur mon nez" de Françoise Pinel (PDF disponible)
- Chanson de "Paroles de farfelus"
- "Comme l'ours polaire" de Ronny Trubelin (versions ukulélé et guitare)
Ces chansons et berceuses peuvent être utilisées dans Les Sims 4 pour enrichir l'expérience de jeu, notamment pour les familles Sims avec des enfants.
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