Il est communément admis que les femmes devraient incarner le rôle de bonnes mères. Cependant, cette notion générale ne rend pas pleinement compte de la complexité des tâches, de leur évolution au fil du temps et en fonction des milieux sociaux. La fonction maternelle englobe des aspects matériels tels que laver, vêtir, nourrir et soigner les enfants, mais elle s'étend également à des responsabilités morales et intellectuelles importantes. Cela implique de superviser l'instruction et la formation professionnelle, d'inculquer des valeurs et des préceptes moraux, ainsi que de surveiller et, si nécessaire, de punir. De plus, l'éducation met en jeu les sentiments : l'amour, la haine ou l'indifférence jouent un rôle aussi déterminant entre parents et enfants qu'entre époux. La simple énumération de ces facettes éducatives révèle que les enjeux sont plus complexes que pour les simples tâches ménagères, et que la répartition des rôles selon le sexe est plus floue, d'autant plus que les acteurs ne se limitent ni aux mères, ni aux femmes, ni à la famille. L'école, le voisinage et l'État ont également leur mot à dire, ce qui signifie que la maternité ne saurait englober l'ensemble de l'éducation.

Cet article se propose d'examiner l'approche pédagogique de Nourimane Jouak, une professeure des écoles exerçant en maternelle à Montpellier, et de son impact sur les enfants et la communauté éducative. Son approche singulière, notamment l'utilisation des réseaux sociaux pour partager ses enseignements, suscite l'intérêt et mérite une analyse approfondie.

Le Contexte Familial et Social des Mères au Début du XXe Siècle

Pour contextualiser l'importance du rôle de l'enseignante en maternelle, il est utile de se pencher sur la situation des mères au début du XXe siècle. Une étude basée sur 13 variables a permis de repérer les travaux induits par la présence des enfants ainsi que les devoirs moraux incombant à la famille. Des variables portant sur les sévices à enfants et sur l'éducateur lorsque les enfants ne sont pas élevés au sein du couple ont également été ajoutées. Les données quantifiables se sont révélées plus nombreuses que pour les tâches ménagères. Ainsi, pour les 2 525 mères légitimes, 1 609 réponses à l'une au moins des variables éducatives ont été obtenues. Il convient de souligner qu'en raison de l'âge ou du sexe des enfants, beaucoup de tâches étaient codées « sans objet » : école ou métier pour les bébés, tâches matérielles pour les adolescents. Aussi, selon les cas, le pourcentage de « sans objet » oscillait-il entre 16 % et 88 %, ce qui diminuait encore le nombre de tâches inconnues. L'abondance de la matière était telle qu'elle a été scindée en deux chapitres, l'un consacré aux devoirs matériels et le second centré sur l'affectivité et l'éducation de la personnalité.

L'état-civil et une approche étroitement démographique ne suffisaient pas à rendre compte de la composition des foyers. En effet, sur 2 525 mères légitimes, seules 1 733 élevaient leurs enfants dans le cadre d'une union légale. 1 565 mères, soit 62 % de l'échantillon, étaient mariées en premières noces et vivaient avec leur mari. 168 mères (6,6 %) étaient remariées et 282 (11 %) vivaient en concubinage. Et surtout, près d'une sur cinq - veuve, divorcée, séparée légalement on non - assumait seule l'éducation de ses enfants. Il est vrai que la source même, en raison d'une litigiosité spécifique, valorisait les divorcées et les femmes séparées au delà de leur poids statistique, sans pour autant fausser leur vécu quotidien. De plus, une part importante des mères élevait des enfants issus de plusieurs lits. 364, soit 14,5 %, avaient au moins un enfant illégitime. Dans 171 cas, les femmes étaient mères d'un enfant naturel qui était légitimé lors de leur mariage mais, complication supplémentaire, 91 maris n'étaient pas les pères naturels des enfants reconnus. 6 % s'étaient remariées et avaient des enfants issus de deux lits. 4,5 %, enfin, avaient épousé un homme, veuf le plus souvent, qui avait eu des enfants avec sa première femme.

Ainsi, une mère sur quatre exerçait ses charges dans des familles lourdes avec des enfants de plusieurs lits. Un exemple extrême d'enchevêtrement familial est celui de Mme B., née en 1896 et journalière à Abancourt (Oise), qui avait dix enfants de quatre pères différents : l'aîné, âgé de dix-neuf ans, était un enfant naturel ; trois enfants F., âgés de dix-sept, seize et quatorze ans, étaient nés d'un premier mariage ; deux enfants B., âgés de onze et douze ans, étaient issus d'un second mariage contracté après son veuvage et quatre enfants L., échelonnés entre neuf et cinq ans, avaient été reconnus par le concubin régulier rencontré après un nouveau veuvage. En incluant les femmes chefs de familles monoparentales, les mères remariées, les concubines et les mères d'enfants légitimes et illégitimes, on découvre que 45 % des protagonistes réunies dans notre échantillon vivaient, en fait, dans des structures familiales qui échappaient à la norme conjugale et pour une part, à la lecture du seul état-civil féminin.

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Les mères mariées en premières noces étaient âgées, pour les trois-quarts, de vingt à trente-neuf ans et étaient donc en pleine période de reproduction. Les divorcées et veuves remariées étaient un peu plus âgées, ce qui est normal compte tenu de la durée d'un premier mariage. 56 % avaient élevé un ou deux enfants et 71,5 % trois au plus. Toutefois, saisies sur le vif par l'institution judiciaire, elles n'avaient pas toutes mis au monde leur descendance complète. Aussi, les tâches éducatives étaient étudiées dans le cadre de familles peu nombreuses encore que près de 30 % des mères élevaient plus de trois enfants. Les familles « lourdes », à partir de six enfants, restaient, cependant, l'exception. Les veuves remariées étaient un peu plus fécondes : 35 %, en effet, avaient plus de trois enfants, car le remariage s'accompagnait souvent d'une nouvelle descendance.

Les mères mariées en premières noces formaient, avec les veuves, le groupe le plus rural des mères étudiées : 37,5 % vivaient à la campagne, 41,5 % dans des villes petites ou moyennes et une sur cinq seulement dans une métropole. Inversement, les divorcées remariées, comme les divorcées, étaient citadines pour plus des trois-quarts. En revanche, les mères mariées travaillaient moins, les charges de famille et la présence d'un salaire masculin expliquant aisément ce décalage : 45 % étaient ménagères contre 36 % des femmes étudiées. Reste que plus d'une mère sur deux travaillait, les mères remariées plus souvent encore que les mères chefs de famille. Les mères actives exerçaient des métiers en général peu qualifiés : 42 % étaient ouvrières, 23 % étaient agricultrices dont la moitié simples journalières, les autres se partageant entre la domesticité et le petit commerce. Elles répugnaient cependant à être bonnes à demeure, sujétion incompatible avec l'éducation de jeunes enfants. Elles travaillaient le plus souvent par nécessité : en effet, leurs maris étaient pour moitié ouvriers, pour un quart paysans avec une forte proportion de salariés agricoles, un quart seulement accédant au monde des cols blancs ou de la petite entreprise. Les femmes qui avaient pu faire « carrière » dans le tertiaire étaient sous-représentées dans nos données, la maternité freinant la promotion sociale féminine. Ce sont donc principalement les mères issues des milieux populaires qui constituaient notre objet d'étude.

Les mères légitimes qui ne vivaient pas ou plus avec le père de leurs enfants, avaient des profils plus contrastés. Beaucoup, mais non toutes, étaient chefs de famille. Certaines, divorcées ou séparées, n'avaient pas la garde de leurs enfants ou les avaient laissés au père. Ces mères privées d'appui masculin constituaient trois cohortes égales en nombre - divorcées, veuves, séparées de fait ou de droit - mais aux comportements diversifiés. Les veuves étaient surtout nombreuses au début de la période, ce qui reflète la mortalité encore forte des adultes, puis leur nombre déclina. Pendant toute la IIIe République, les veuves étaient les plus nombreuses à vivre à la campagne : 45 % contre un quart des autres mères seules. Elles étaient plus âgées, comme les veuves remariées, puisque les trois-quarts avaient trente à quarante-neuf ans. Si le nombre des enfants légitimes était très voisin de celui des mères mariées, une sur quatre devait également élever un enfant illégitime contre une épouse sur sept. Toutefois, parce qu'elle était plus âgée, la mère veuve avait des enfants également plus âgés, souvent même placés. Elle pouvait donc plus facilement se livrer à une activité extérieure, d'autant plus nécessaire que la perte du revenu marital plonge souvent ces foyers dans la misère. Aussi, 88 % des mères veuves travaillaient-elles. Leur choix était encore plus réduit que pour les mères mariées, limité à 34 professions contre 86, toutes situées au bas de l'échelle des qualifications. Un tiers travaillait dans l'agriculture où plus de la moitié étaient des salariées. Près de 30 % étaient ouvrières, les autres domestiques ou commerçantes.

Compte tenu du temps nécessaire à la montée en charge des divorces, les mères divorcées se regroupaient, pour 95 %, après 1900. La percée principalement urbaine de la nouvelle procédure explique également que 75 % soient des citadines. Socialement, elles appartenaient à deux milieux opposés. Une moitié était issue de familles bourgeoises ou petites bourgeoises. 27 % disposaient, en effet, de revenus suffisants pour ne pas être contraintes de travailler, près de 10 % étaient des employées et un nombre égal dirigeaient un commerce ou exerçaient une profession libérale. Mais pour moitié, les mères divorcées étaient issues des classes populaires : 34,6 % étaient ouvrières et 16 % domestiques. Ces femmes que l'on peut supposer plus éduquées et plus conscientes que la plupart des épouses, puisque 80 % d'entre elles étaient demanderesses lors du divorce, avaient les charges éducatives les plus faibles : 90 % avaient limité à trois le nombre de leurs enfants, 75 % à un ou deux. La maîtrise de la fécondité se lit, de plus, dans le faible nombre des enfants illégitimes : 5 %. Au reste, la vie privée des mères divorcées était en général irréprochable : si plus de 60 % des mères veuves avaient ou avaient eu une liaison, moins d'une divorcée sur sept était dans ce cas. Mères d'enfants rares donc voulus, se consacrant exclusivement à eux en l'absence d'un mari ou d'un amant, ce sont de bonnes mères : je n'en ai retrouvé que quatre qualifiées de négligentes et deux seulement pour maltraiter leur enfant.

Le groupe des mères séparées est plus complexe. 60 % étaient séparées de fait et avaient le plus souvent quitté leur mari, ce qui les rapproche des divorcées. Aussi, la rupture du mariage étant mieux tolérée en ville, les trois-quarts sont-elles des citadines. De même, elles avaient peu d'enfants à charge. Par l'âge et le nombre d'enfants illégitimes, elles s'alignaient également sur les divorcées. Toutefois, leur profil social est plus proche de celui des veuves. Elles appartenaient aux classes laborieuses, travaillaient dans 80 % des cas et exerçaient les mêmes métiers mal payés et non qualifiés, avec un éventail professionnel encore plus étroit. Les mères séparées étaient manœuvres, femmes de ménage, blanchisseuses ou couturières. Quoique pauvres, ce qui entraîne pour 15 % d'entre elles l'ouverture d'une procédure en déchéance pour défaut de ressources, ce sont de bonnes mères à l'instar des divorcées.

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Cet ensemble est divers par l'origine des mères le composant. 162 femmes n'avaient plus de conjoint et 120 étaient encore engagées dans les liens matrimoniaux. Les mères veuves ou divorcées qui se cherchaient un compagnon, présentaient, cependant, des traits communs. Leur choix était favorisé par la ville où résidaient les trois-quarts alors que les mères veuves et isolées étaient nombreuses à la campagne, mais aussi par un âge relativement avancé qui leur permettait de s'affranchir plus aisément du qu'en dira-t-on : près de 80 % avaient, en effet, plus de trente ans et 29 % étaient des quadragénaires. De plus, leur milieu se montrait tolérant pour ces comportements hors normes : six sur dix appartenaient à la classe ouvrière où le concubinage reste très vivace pendant la IIIe République et 12 % étaient domestiques, métier où les naissances illégitimes sont fréquentes. Le travail du concubin leur permettait de rester plus souvent au foyer, à la différence des femmes chefs de famille qui élevaient seules leurs enfants, puisque un tiers était recensé comme ménagères. Un cultivateur de Pégomas (Alpes-Maritimes) avait, du reste, le sentiment d'avoir été exploité par sa concubine, une veuve, mère de six enfants, qui venait de le quitter après dix-huit ans de vie commune : « tant que les enfants de cette femme ont été jeunes, elle avait besoin de moi pour le travail, aussi étais-je bien considéré mais quand les enfants ont grandi et que moi, je suis devenu vieux, on m'a mis à la porte ». Certes, leurs amants étaient loin d'avoir de brillantes situations : pour deux-tiers, ils étaient ouvriers ou journaliers agricoles mais les hommes, à ce niveau de qualification, sont toujours mieux payés que les femmes. Ainsi, le concubinage permettait à ces femmes d'élever plus facilement des enfants, au reste, peu nombreux. Lorsqu'elles se mettaient en ménage, elles étaient quatre fois sur cinq mères d'un à trois enfants seulement mais 37,6 % mettaient ensuite au monde au moins un enfant naturel, si bien que leur descendance finale était supérieure, comme pour les veuves, à celle des mères mariées. De plus, elles vivaient avec des hommes eux mêmes chargés de famille : 18 % des concubins avaient des enfants légitimes et près d'un quart des enfants illégitimes, parfois issus d'une précédente liaison. La présence au foyer d'un nombre élevé d'enfants, le plus souvent nés d'unions successives, légitimes ou non, rend les tâches éducatives plus délicates, suscite parfois litiges et violences. Aussi, ces mères, de surcroît plus surveillées que les femmes mariées en raison de leur situation « irrégulière », sont-elles en apparence moins irréprochables que les femmes chefs de familles monoparentales.

Les mères mariées vivant en concubinage présentaient des caractères différents. Par l'âge - près de 80 % avaient moins de trente-neuf ans -, par le statut social - 45,5 % étaient ménagères -, elles se rapprochaient beaucoup des mères mariées.

Nourimane Jouak: Une Pédagogie Moderne et Adaptée

Nourimane Jouak, professeure des écoles dans l'académie de Montpellier, incarne une approche pédagogique moderne et adaptée aux réalités contemporaines. Son travail au sein d'une REP+ en maternelle, dans une classe de grande section, témoigne de son engagement envers l'éducation des enfants issus de milieux défavorisés.

L'Importance de l'Éducation Précoce au Consentement

Un exemple frappant de l'approche de Nourimane Jouak est sa gestion d'un incident survenu dans sa classe. Lorsqu'un élève a touché une autre petite fille entre les jambes au-dessus de ses vêtements, elle a immédiatement pris l'initiative d'aborder le sujet en classe. Elle a expliqué qu'elle a préféré l'aborder en classe, car elle voyait que la petite fille commençait à en parler avec d'autres. Elle a arrêté tout ce que l'on faisait pour l'évoquer ensemble avec les mots justes, pour qu'aucune version tronquée ne circule par la suite, car ils allaient en reparler entre eux et c'est bien normal. Durant 20 minutes, "Maîtresse Nouri", a évoqué la notion cruciale du consentement avec des mots et des gestes simples. D'abord, elle a proposé aux deux élèves concernés de verbaliser ce qui s'est passé et leur ressenti, tout en recadrant : "Est-ce qu'on a le droit de toucher le zizi ou la vulve de quelqu'un ?" "Non !", lui a répondu la classe en chœur. Puis, elle a renforcé sa démonstration par des gestes : "Ça, c'est mon corps, mon corps est à moi et Toi, tu ne le touches pas !" Elle a insisté en rappelant aux enfants que leur corps ne doit pas être touché, "par un autre enfant ou même un grand". Avant d'évoquer cet épisode avec la classe, elle a pris soin de discuter avec les deux élèves concernés. Chaque année, discuter librement en classe permet à certains enfants d’évoquer ce qui avait pu leur arriver avec un frère, un oncle, un père, un frère, etc…

Pour l'enseignante, il n'est pas trop tôt pour évoquer le consentement, même en maternelle, tant que le discours est adapté. "Il faudrait même le faire dès qu'ils acquièrent la propreté, qu'ils commencent à être autonomes pour se laver. Leur parler du consentement, c'est les préserver. Les enfants n’ont pas forcément conscience des limites de leur corps, résume la professeure des écoles. Nous avons donc réfléchi tous ensemble à quelles parties on peut toucher ou non. Et quand on se tient la main pour circuler dans l’école ? Et quand on se touche le bras quand on joue à trape-trape ? Elle appuie son propos sur le fait qu'un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles en France selon le rapport Sauvé publié l'an dernier, comme l'expliquaient nos confrères de Libération : "On minimise la portée que peut générer le fait d'en parler".

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Cette approche proactive et éducative témoigne de l'importance qu'elle accorde à la protection de l'enfance et à la prévention des violences sexuelles. En abordant ces sujets délicats avec des mots simples et adaptés à l'âge des enfants, elle les aide à comprendre les limites de leur corps et à exprimer leur consentement.

L'Utilisation d'Albums pour un Apprentissage Holistique

En panne d'ideés? Chaque pédiode de l'année scolaire, j'aime travailler sur un à deux albums en particulier. Ce choix d'album permet de faire le lien entre les apprentissages de plusieurs domaines. Je travaille le vocabulaire de l'histoire via les cartes nomenclatures, le langage en racontant l'histoire, la maistrise de l'alphabet, et bien souvent les sciences et les nombres….

Nourimane Jouak privilégie l'utilisation d'albums jeunesse pour aborder différents thèmes et développer les compétences des enfants dans plusieurs domaines. Elle travaille le vocabulaire de l'histoire via les cartes nomenclatures, le langage en racontant l'histoire, la maistrise de l'alphabet, et bien souvent les sciences et les nombres…. Cette approche intégrée permet aux enfants d'apprendre de manière ludique et concrète, en reliant les connaissances à des supports visuels et narratifs.

Le Partage d'Expériences sur les Réseaux Sociaux

Nourimane Jouak filme et partage ses enseignements au quotidien avec sa classe de grande section de maternelle, à Montpellier dans l'Hérault, sur les réseaux sociaux. Cette démarche innovante lui permet de toucher un public plus large et de partager ses méthodes pédagogiques avec d'autres enseignants et parents. Les réseaux sociaux deviennent ainsi un outil de diffusion et d'échange, contribuant à l'amélioration des pratiques éducatives.

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