Ce documentaire retrace l'évolution de Gennevilliers, une commune de la Seine-Saint-Denis, depuis la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 60. Il met en lumière les transformations économiques, sociales et urbanistiques qui ont façonné la ville, en soulignant les enjeux et les défis rencontrés par ses habitants.

Gennevilliers, un "jardin" à la fin du XIXe siècle

À la fin du XIXe siècle, Gennevilliers était encore un "jardin", selon la voix off du documentaire. L'activité principale était celle des maraîchers, dont les travaux et l'élevage étaient au cœur de la vie locale. Le marché était un lieu d'échange important, où les paysans vendaient leurs produits frais.

L'ère de l'industrialisation et ses conséquences

Le documentaire aborde ensuite l'industrialisation de la ville, avec des plans d'usines fumantes et de cheminées. Cette "croissance dont personne ne s'est souciée" a entraîné des friches, des détritus et des amas de voitures, témoignant d'un développement anarchique. La priorité accordée "au capital, au travail" a relégué "la vie qui se case à la sauvette dans les champs des anciens villages" au second plan. Le documentaire montre l'incohérence de ce développement, avec des bords de Seine souillés et des pêcheurs à la ligne côtoyant des détritus.

Gennevilliers, ville industrielle et portuaire

Le documentaire évoque l'avenir de Gennevilliers comme une "ville industrielle et portuaire". Des séquences montrent des ouvriers réceptionnant des marchandises et une jeune fille les conditionnant. Le commentaire met en scène le paradoxe du système, où "d'un côté on fabrique tandis que de l'autre on casse". Le documentaire présente également les usines Chausson, Carbonne Lorraine et Snecma, qui employaient 42 000 ouvriers. Les images et la musique créent un ballet poétique mettant en scène le travail dans la métallurgie, notamment la fabrication de camionnettes à l'usine Chausson.

L'action municipale et les préoccupations des habitants

Le documentaire met en avant l'action de la mairie, notamment la construction de la Bourse du Travail pour représenter les ouvriers. Des habitants discutent des problèmes de transports, tels que le métro, la circulation automobile et la saturation des ponts. Le maire communiste, Waldeck Lhuillier, interroge les administrés sur leurs préoccupations, principalement liées au logement. Il visite également un bidonville et interroge un Algérien sur ses conditions de vie. Un banquet est organisé pour célébrer le 30e anniversaire de la Municipalité, avec un hommage aux vieillards. Waldeck Lhuillier prononce un discours soulignant l'importance de la décision municipale en faveur des enfants, des travailleurs et des vieillards.

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Politique sociale et colonies de vacances

Le documentaire évoque l'élection de Jean Grandel, militant communiste, en 1934, et l'organisation de classes de neige pour les enfants depuis 1957. Des séquences montrent des colonies de vacances, avec des enfants chantant, jouant et se relaxant. Un interviewé retrace l'histoire de l'action médico-sociale initiée par Jean Grandel, tandis que deux femmes évoquent le passé social de la commune, soulignant le nombre important d'assistantes sociales employées par le service social municipal dès 1937. Le documentaire rappelle l'histoire de Jean Grandel, fusillé en 1941, et présente les grandes orientations de la municipalité : urbanisme, culture, politique sociale, école.

Le nouvel urbanisme et la vie dans les cités

Le documentaire présente un nouveau quartier constitué d'un grand ensemble, vantant le "modernisme" du nouvel urbanisme : cité des Agnettes, cité du Fossé de l'Aumône, cité Victor Hugo. Waldeck Lhuillier commente les choix de la Municipalité dans le domaine de l'urbanisme, soulignant la lutte contre la spéculation immobilière. Des séquences montrent la vie dans une cité : habitants discutant, enfants jouant, locataire lisant son journal, famille déjeunant, mamans aux squares avec leurs enfants, laverie automatique, épicerie. Waldeck Lhuillier présente son projet de centre administratif et commercial puis culturel, ainsi que les projets municipaux destinés aux jeunes : stades, piscines.

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