Bourg-en-Bresse, perle du département de l’Ain, se distingue non seulement par son riche patrimoine historique, mais aussi par son caractère singulier, où l’art de vivre et l’exception gastronomique se rencontrent avec harmonie. À l’image de son nom, un héritage ancestral s’entrelace avec la modernité d’une ville résolument tournée vers l’avenir. L'histoire de Bourg-en-Bresse remonte au Moyen Âge, lorsqu'elle fut fondée au VIIIe siècle sous le nom de « Bourgum ». Elle deviendra plus tard la capitale du Bresse, une région historique entre Lyon et Genève. C’est au XIIe siècle que la ville prend son nom actuel, un hommage à la rivière locale et à son rôle de centre commercial.

Un essor économique et touristique

En termes économiques et touristiques, Bourg-en-Bresse occupe une place de choix. Si la ville est historiquement liée à l’industrie du textile, elle connaît aujourd’hui un dynamisme économique autour de l’agriculture, notamment grâce à son produit phare : la volaille de Bresse. Mais l’attractivité de Bourg-en-Bresse ne se limite pas à son terroir. Les visiteurs y découvrent des édifices d’une grande beauté, témoignant de la richesse architecturale de la ville. Parmi eux, le monastère royal de Brou, un joyau de l’architecture gothique, est une visite incontournable. Fondé en 1506 par Marguerite de Savoie, il présente une architecture remarquable avec ses cloîtres et ses chapelles ornées.

La gastronomie : un fleuron local

Quand on parle de Bourg-en-Bresse, il est impossible de passer à côté de sa réputation gastronomique. En effet, la ville est le berceau de la volaille de Bresse, une spécialité qui a su se faire une place de choix dans les plus grandes tables de France. Les restaurants de Bourg-en-Bresse s’enorgueillissent de cette spécialité, et c’est avec fierté qu’ils la mettent à l’honneur dans leurs menus.

Un mélange insolite et authentique

Mais ce qui rend Bourg-en-Bresse encore plus insolite, c’est sans doute l’authenticité de ses traditions. Si la ville est connue pour sa gastronomie, elle l’est aussi pour son caractère profondément humain. Ici, l’accueil est sincère, et chaque visiteur se sent comme chez lui. De plus, la ville offre un insolite mélange de styles architecturaux : des maisons à colombages côtoient des bâtiments modernes, des vestiges médiévaux se mêlent à des créations contemporaines.

Découvrir Bourg-en-Bresse : Hôtels et restaurants

L’Hôtel de France, situé à quelques pas du centre-ville, offre tout le confort nécessaire pour un séjour agréable. Vous apprécierez ses chambres spacieuses, son service impeccable et son ambiance chaleureuse. L’Hôtel Terminus, avec sa proximité immédiate de la gare, est parfait pour les voyageurs en transit. Vous serez séduits par l’élégance de ses chambres et son service irréprochable. Pour une expérience gastronomique inoubliable, Le Restaurant Le Français propose des plats raffinés, sublimant la volaille de Bresse avec des recettes traditionnelles et créatives.

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Le moment idéal pour visiter

Le printemps et l’automne sont les périodes idéales pour visiter Bourg-en-Bresse, lorsque la ville se pare de ses plus belles couleurs. Le climat doux et agréable permet de profiter pleinement des balades en extérieur et de découvrir la ville sous son meilleur jour. Bourg-en-Bresse est un lieu où histoire, gastronomie et culture se rencontrent de façon inattendue.

Le Musée de l'Ain : un témoin de l'histoire locale

Le 30 avril 1922, le "Musée de l’Ain" était inauguré à Brou. L’idée de préserver les œuvres d’art dans des collections publiques naît sous la Révolution. Si, à l’automne 1792, l’Assemblée autorise, par décret, la destruction des symboles de l’Ancien Régime, un autre décret assure, au contraire, la conservation des chefs-d’œuvre d’art menacés par le vandalisme. Par la nationalisation des biens des églises, la confiscation de ceux d’émigrés et les saisies effectuées lors des guerres révolutionnaires, beaucoup d’œuvres sont rassemblées à Paris. Le Louvre, Museum central des arts, ne peut les accueillir toutes. Bonaparte, Premier Consul, demande à son ministre de l’Intérieur, d’en répartir une partie dans de grandes villes de province, à charge pour elles de les recevoir et d’organiser leur galerie ou musée. Ce transfert d’œuvres est repris au fil du temps par les différents régimes politiques.

Un tableau de l'État pour la ville

C’est ainsi que la ville de Bourg reçoit un tableau de l’État. Il a souffert au cours de son transport et le maire l’évoque au Conseil municipal du 6 mars 1843 : « un tableau de M. Mathieu représentant ʺFrançois 1er visitant l’église de Brouʺ (…) nous a été expédié d’Amiens ; nous l’avons reçu à la fin du mois de septembre de l’année dernière ». Il était accompagné d’un procès-verbal établi à Chalon-sur-Saône constatant des dommages qu’ont subi les caisses d’emballage, l’une pour le tableau, l’autre pour le cadre démonté. Auguste Mathieu (1810-1864) est un peintre dijonnais qui « perpétue le travail de son maître, Pierre-Luc Charles Ciceri, par la représentation de vues de villes et d’intérieurs d’églises, dans une veine romantique ». Le tableau (178 x 210 cm), ayant été placé dans le salon de l’Hôtel-de-Ville, le maire propose de n’engager aucune contestation et de régler les frais d’expédition. François 1er visitant Brou, par Auguste Mathieu. La ville n’a pas de musée pour présenter ce tableau.

Le projet de Thomas Riboud

Pourtant, Thomas Riboud (1755-1835), érudit et homme politique local, avait présenté un projet le 14 février 1816 à la Société d’émulation et d’agriculture de l’Ain. Il envisageait de « rassembler des collections d’histoire naturelle des trois règnes, des médailles, des livres et écrits sortis de la plume de nos compatriotes, de produits de notre industrie locale et, enfin, de tout ce qui peut honorer la mémoire des hommes illustres de notre histoire civile et militaire ».

Le legs de Madame Veuve Lorin

Une lettre du 6 septembre 1853 informe le maire de Bourg que Mme Veuve Lorin, née Frèrejean, du château de Pionneins à Illiat (canton de Thoissey), décédée le 28 août, lègue sa galerie de tableaux, constituée par son mari, décédé en octobre 1847, précédemment avocat et conseiller général. Le testament est lu au conseil municipal du 3 décembre 1853 : « Je donne à la ville de Bourg, sous la direction et la surveillance du Conseil général : ma galerie de tableaux et ceux qui sont à la salle à manger ; mes meubles gothiques et tous les meubles, glaces qui se trouvent dans le salon de tableaux ; les objets d’art, statues, bronzes du grand salon et statuettes de bronze. Outre les objets indiqués ci-dessus, je donne à la ville de Bourg la somme de dix mille francs, payable un an après ma mort, pour l’aider à l’appropriation d’un local et pour la réparation à faire aux tableaux et à leurs cadres.

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Comme « ce legs permettra de former un musée qui sera l’un des plus beaux ornements de la cité et dans laquelle il favorisera l’étude et propagera le goût des arts », le Conseil accepte le legs, remercie vivement la donatrice et décide que le musée portera le nom de Musée Lorin. Ce legs, estimé à 5 000 / 5 500 francs, étant autorisé par un arrêté préfectoral, les œuvres sont transportées le 13 juillet 1854, d’Illiat à Bourg.

L'organisation du Musée Lorin

Une convention du 10 août 1854 en confie l’organisation à Auguste Thierriat, conservateur des musées et du palais des arts de Lyon, et Félix Wileyko, son collaborateur artiste-peintre, pour « l’arrangement de la galerie Lorin, en réparer et restaurer les tableaux, enfin, prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la galerie soit digne de la reconnaissance que la ville doit à la donatrice et reçoive du public un accueil flatteur. Le musée est inauguré le dimanche 10 décembre 1854 par le maire, Charles Bernard qui affirme : « les arts sont l’un des plus nobles développements et l’une des plus légitimes applications de l’esprit. Ils ont au Louvre leur sanctuaire. (…) Madame Lorin, née Frèrejean, a, dans sa généreuse et intelligente sollicitude, comblé cette lacune » pour la ville de Bourg.

Description du Musée Lorin

Ce musée est décrit dans un Feuilleton d’Auguste Perrodin, jeune peintre local de vingt ans, que publie le Courrier de l’Ain à partir du 12 décembre 1854, en cinq épisodes. Ce désormais Musée Lorin offre en effet un beau parcours dans l’histoire de l’art avec 114 tableaux. Les œuvres sont désormais installées dans le Grand salon, d’une surface de 81 m2, déjà « décoré, depuis dix ans, de plusieurs tableaux dus à la munificence du gouvernement ».

Outre le tableau d’Auguste Mathieu, Auguste Perrodin évoque d’abord l’artiste locale Élisa Blondel (1811-1845), dont la « scène des enfants de Savoie » a été remarquée au salon de 1843, « pour l’expression de cette gracieuse figure, pour la fraîcheur du coloris, la pureté du dessin, le choix de quelques détails ». Louis-Charles-Emmanuel de Coëtlognon (1814-1886), préfet de l’Ain depuis avril 1853, a offert une « Vénus apparaissant sur un nuage à Vulcain, un des tableaux mythologiques [qui] représentent dignement la haute école française, où la dynastie des Coypel y tenait le spectre ». Philippe Smith, professeur au collège, né en Hollande en 1763 et décédé le 28 mars 1847 à Bourg, a légué « un paysage fait à Rome, (…) qui n’est pas sans mérite », attribué à (?). Son collègue, Cotton, ancien professeur du cours municipal de dessin, a offert une « Léda », une huile de l’école française, se rattachant à François Boucher (1703-1770). Antony Viot (1817-1866), peintre, est le troisième artiste local à offrir « un joli tableau, signé Van Romeyn ; c’est une escarmouche (…) engagée avec acharnement entre trois cavaliers ». Ce peintre (1624-1694) appartient à l’école hollandaise.

L’école italienne est représentée par un tableau grâce à un don de Victor Bernard : « Judith présentant la tête d’Holopherne. Le peintre n’a pas cherché la vérité des costumes mais les qualités de couleur et de modelé feraient attribuer cette toile à Giorgione. Les guerriers l’entourent et la félicitent. Une émotion profonde est peinte sur le visage de Judith qui va tirer du sac son affreux trophée ». Initialement, l’inventaire l’attribuait à Pietro della Vecchia (1605-1678). Auguste Perrodin termine ses chroniques en évoquant brièvement l’Apollon du Belvédère (une copie d’antique) et un « très beau meuble de la Renaissance, placé entre les deux fenêtres ». Il signale enfin que l’autoportrait d’Élisa Blondel « appartiendra, un jour, à la ville ». Lors du dépôt, sous le Second Empire, ce tableau de Jean-François Millet était intitulé "la gardeuse de vache".

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L'espoir de nouveaux dons

À défaut d’acquérir des œuvres, les édiles espèrent que le musée suscite des dons. Quelques-uns sont mentionnés lors des conseils municipaux. Peu après, le 22 décembre 1866, « le maire, en signalant la lacune remarquée dans le Musée de Bourg qui ne possédait aucun tableau de M. Antony Viot, qu’une mort prématurée et récente a enlevé à l’art, annonce que Madame Viot vient de combler cette lacune en faisant don à notre Musée d’un grand paysage de notre artiste regretté ». Antony Viot, né à Rodez en 1817, a été bressan à partir de son arrivée à Bourg où il a été élève du collège. Il y est décédé le 19 juillet 1866. Ce "Paysage du Bugey" d’Antony Viot a été offert par sa veuve.

Un musée insuffisant et mal éclairé

Après une dizaine d’années, Bernard Peingeon, le conservateur du musée, constate que, si « la ville de Bourg se trouve en possession d’un musée qui, soit par le nombre de peintures, soit par la valeur artistique de plusieurs et la rareté de quelques-unes, occupe un rang honorable parmi les musées de province (…), il est insuffisant, mal éclairé, il subit des altérations d’humidité et de chaleur torride qui compromettent gravement les peintures ». Il suggère de le déplacer au second étage de l’ancienne préfecture où « le grand salon et des pièces attenantes offrent de bonnes conditions sous le rapport de la contenance et de la conservation ».

Un tableau de Marguerite d'Autriche

Un bâtiment de la ville dispose d’une œuvre majeure, évoquée au conseil municipal du 22 décembre 1866 : « tous les amateurs de peinture dans notre ville ont admiré un tableau ancien appartenant à la fabrique de l’église Notre-Dame et attribué généralement à Albrecht Dürer. Le conseil de fabrique, appelé à prendre une décision concernant ce tableau dont l’état de délabrement exige des réparations urgentes, a pensé qu’il importait, avant tout, de conserver, dans notre ville, cette œuvre magnifique et que la meilleure destination à donner à ce tableau était de la placer dans le musée(…). Ce tableau (…) a été donné par Marguerite d’Autriche à l’église de Brou. À la suite d’un rapport établi par Bernard Peingeon, le conseil du 9 novembre 1869 vote un premier crédit de 1 500 francs et consent « à envoyer le tableau à Paris et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que ces réparations soient faites dans les meilleures conditions ». "Jérôme gravement malade en sa jeunesse", panneau de gauche du triptyque consacré à la vie de Saint-Jérôme.

Vestiges antiques et archéologiques

En février 1869, la carrière de Brou délivre d’étonnants vestiges antiques, confiés à des orfèvres de la ville. Bracelet en or, trouvé dans une gravière de Brou en 1868. Ce ne sont pas les premières pièces antiques ou archéologiques du musée. L’année précédente, Claude-Eugène Chanut, entrepreneur et membre du conseil municipal, avait remis « une magnifique tête de reptile antédiluvien, trouvée dans les carrières de Montmerle, commune de Treffort, dans les couches de la période jurassique. Cette tête fossile, d’une conservation parfaite et d’une grande valeur scientifique, appartient à un saurien, espèce de crocodile très probablement du genre des téléosaures ».

Enrichissement des collections

Au début des années 1870, le musée s’enrichit de trois tableaux d’Antony Viot, remis par la préfecture où ils n’étaient vus « que par le préfet et ses amis », d’un « vautour Ténériffe empaillé » de la part d’un naturaliste puis « des collections d’histoire naturelle (minéralogie, paléontologie, ornithologie, conchyliologie) » de la Société d’émulation de l’Ain ou encore de fossiles envoyés par un ingénieur des Ponts-et-Chaussées en poste à Galatz (Roumanie). En 1875, paraît une notice de 64 pages intitulée Notice des tableaux exposés dans le Musée de Bourg. Le musée comprend alors 163 tableaux, 25 plâtres, différents objets en or, argent, bronze et fer, une collection d’oiseaux, de riches échantillons de minéralogie, de fossiles, de coquillages. Expédié en 1870, il y est resté cinq ans. En 1873, le professeur Deslonchamps répond à un courrier du maire de Bourg à propos de « la magnifique tête de crocodilien fossile » : « j’ai déjà vu bien des pièces paléontologiques mais je dois vous avouer que je n’ai jamais rencontré des difficultés aussi grandes pour dégager le fossile de l’épouvantable gangue qui l’entoure. Il m’a fallu prendre des précautions inouïes pour ne rien endommager. La gangue était un calcaire plus difficile à entamer que le véritable silex et les os étaient friables. Une pièce exceptionnelle de paléontologie, offerte par M. Chanut en 1868. Deux vertèbres soudées sont posées à côté de la tête. Le géologue ajoute que ce fossile peut être estimé à plusieurs milliers de francs. La restauration se poursuit et ce « joyau paléontologique » quitte Caen le 22 mai 1875, la mairie ayant demandé son retour pour l’exposer à l’occasion du concours agricole. Il est endommagé durant son transport par un manque de soin à l’emballage. Après une visite en 1883, un géologue de la faculté de Lyon s’étonne qu’un fossile de si grand intérêt « se trouve abandonné au milieu des tableaux, tout au plus avec quelques oiseaux et quelques coquilles, sans étiquette indiquant au moins sa provenance ».

La collection de Charles Guillon

Charles Guillon, ethnologue, est prêt à offrir à la ville sa collection, « à la condition qu’elle fournisse le local convenable et nécessaire à l’exposition de tous les objets qui la composent. De plus, sous même condition, Monsieur l’abbé Tournier et moi, offrons une importante et très intéressante collection préhistorique, qui est le résultat des recherches auxquelles nous nous sommes livrés depuis plusieurs années dans le département ». Cette donation s’inscrit dans une période où « de tous côtés, en France et à l’étranger, on cherche à rétablir les traditions perdues, à faire revivre, par des collections, les mœurs et les usages du passé ». Le poète Gabriel Vicaire avait développé le même thème dans sa préface à l’ouvrage, Chansons populaires de l’Ain, de Charles Guillon, publié à Paris en 1883. Et l’Exposition universelle de 1900 à Paris présente « un musée centennal du costume où toutes les modes locales des anciennes provinces se trouvent représentées ». La ville a trouvé un local adapté et, le 11 octobre 1900, le maire propose « maintenant que le bâtiment de la halle aux grains est complètement terminé, de procéder à l’installation de la collection de M. Charles Guillon, dans le local qui lui est destiné, au premier étage du pavillon sud-est de l’établissement ». Cette carte postale indique la présence du "Musée Guillon" dans la Grenette. Les fenêtres de ses deux salles sont repérées. L’Abbé Tournier et Charles Guillon ont publié le résultat de leurs recherches dans la grotte des Hoteaux. Auparavant, Charles Guillon avait répertorié les chansons de Bresse et Bugey. Installé dans deux pièces (totalisant 75 m2), le musée est inauguré le 14 avril 1901. Le maire rend d’abord hommage à Charles Guillon, « le disciple si dévoué au folklorisme, le chercheur patient » et à l’abbé Tournier, son collaborateur. Ensemble, « avec une patience, une rare perspicacité, ils ont visité, fouillé, scruté les cavernes principales du Bugey et arraché à la terre qui les recouvrait, le secret de la vie (…) de l’homme des cavernes. (…) À ces collections, vous avez ajouté ces merveilleux costumes de notre ancienne Bresse ». Ces dons ne tardent pas et certains sont directement liés à des événements locaux de l’Ancien Régime pour une montre ou à la période napoléonienne pour la bourse d’une mariée. La grotte des Hotteaux, près de Rossillon, fouillée par l’Abbé Tournier et Charles Guillon.

Bourg-en-Bresse et la Maison de Savoie : Quelques repères historiques

En Savoie

  • Saint Jean de Maurienne: La Maurienne est le berceau de la dynastie de la Maison de Savoie. La cathédrale saint Jean Baptiste contient des éléments liés à l'histoire de la dynastie Savoie : une plaque représentant l'empereur germanique Conrad II le salique remettant son titre de comte à Humbert et un mausolée qui fut édifié en 1826, suite à la redécouverte des cendres de 3 comtes de la Maison de Savoie : Humbert aux Blanches Mains, le fondateur décédé en 1048, Amédée 1er décédé en 1051 et Boniface mort en 1203.

  • Les forts de l'Esseillon en Maurienne: Ces forts furent construits de 1819 à 1854 par les rois de Sardaigne pour protéger le Piémont d'une invasion française.

  • Château de Charbonnières: Ce château commandait l'entrée de la Maurienne ainsi que la route d'accès à l'Italie. Il fut la première résidence de la Maison de Savoie.

  • Château de Miolans: Ce château appartint à la famille de Miolans jusqu'à ce qu'il soit cédé au duc de Savoie Charles III en 1523. Les ducs de Savoie puis les rois de Sardaigne se servent de ce château comme prison d'Etat de 1564 jusqu'à l'invasion française de 1792.

  • Montmélian: Le fort (ou la citadelle) de Montmélian fut durant plusieurs siècles le principal élément de défense de la Savoie.

  • Chambéry: C'est le comte Thomas 1er de Savoie qui fit l'acquisition du bourg de Chambéry en mars 1232 et y transféra la capitale de la maison de Savoie du Bourget-du-Lac à Chambéry. C'est le comte Amédée V dit Amédée-le-Grand qui acheta le château lui-même en 1295, y fit faire de grands travaux et y installa l'administration comtale.

  • Abbaye royale d'Hautecombe: Cette abbaye située sur la rive ouest du lac du Bourget fut fondée en 1125 par le comte Amédée III. Un certain nombre de membres de la famille de Savoie dont le dernier roi d'Italie (Humbert II) et la dernière reine d'Italie (Marie-José) sont inhumés à Hautecombe.

  • Château de Thomas II de Savoie: Ce château fut construit au Bourget du Lac à partir de 1248 pour le compte du comte Thomas II (comte de Maurienne) fils de Thomas 1er (comte de Savoie).

  • Les Echelles: Béatrice de Savoie y naquit en 1198. Mariée à Raymond Béranger comte de Provence, Béatrice fut mère de 4 filles qui furent reines ou impératrice.

  • Aix-les-Bains: Aix avait été le siège d'une résidence royale au temps de Rodolphe III dernier roi de Bourgogne.

Dans l'Ain

  • Citadelle de Bourg-en-Bresse: En 1569 le duc de Savoie Emmanuel-Philibert fit bâtir une forteresse à Bourg-en-Bresse qui prit le nom de Fort Saint Maurice.

  • Eglise de Brou à Bourg-en-Bresse: On doit la construction de cette église à Marguerite d'Autriche, mariée au duc de Savoie Philibert II Le Beau. C'est pour y inhumer son mari décédé le 10 septembre 1504 qu'elle fit construire cet édifice où elle le rejoindra lors de son décès le 1er décembre 1530.

  • Cathédrale Notre-Dame à Bourg-en-Bresse: Lorsque Marguerite d'Autriche duchesse de Savoie, voulant récupérer le site de Brou, demanda au pape (Jules II) le transfert du centre paroissial de Saint Pierre à Brou à Sainte Marie à Bourg; ce que fit Jules II par bulle du 16 juillet 1506.

C'est par le traité de Lyon le 17 janvier 1601 que la Maison de Savoie perdit La Bresse, Le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex suite à une guerre contre Henri IV roi de France.

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