La décision de confier son enfant à une crèche est une étape importante et souvent chargée d'émotion pour les parents. Avant de reprendre le travail et de retrouver votre routine d'avant la naissance, il est essentiel de choisir le mode de garde que vous jugez le plus adapté à votre bébé. De nombreux parents sont pleinement satisfaits des services offerts par les crèches, qui, en plus de prendre soin de bébé, leur offrent une attention particulière et beaucoup d'affection. Cet article explore les avantages et les inconvénients de la crèche, afin de vous aider à prendre une décision éclairée.

Adaptation progressive et séparation en douceur

La première séparation est toujours une étape difficile à vivre. Après avoir passé de nombreux mois dans une bulle avec votre tout-petit, prendre un peu de distance et reprendre votre quotidien de parent peut sembler insurmontable. Pour faciliter cette transition, il est recommandé de commencer par une adaptation progressive, en laissant votre enfant seulement quelques heures, réparties sur plusieurs jours. Le jour J, laissez à votre bébé un objet de la maison : un doudou, un jouet ou même un vêtement avec votre odeur.

Avantages de la crèche pour le développement de l'enfant

La crèche offre de nombreux avantages non négligeables pour le développement de l'enfant.

Socialisation et vie en communauté

Venir à la crèche est toujours une chance pour un bébé. Votre bébé va apprendre la vie en communauté, ce qui est essentiel pour son développement. De plus en plus de crèches, particulièrement celles qui fonctionnent en pédagogie Itinérance Ludique, ne se préoccupent pas de l’âge des enfants qu’elles accueillent. En effet, fonctionnant sans section mais en univers ludiques ouverts à tous les enfants, elles peuvent accueillir ensemble des enfants ayant des âges et des développements différents. C’est d’ailleurs plus une richesse qu’un inconvénient.

Les enfants jouent ensemble et profitent d’espaces de repos et de repas qui sont adaptés à leur développement : lits hauts ou couchettes, repas dans les bras, en chaises hautes ou à table, univers ludiques variés et ouverts à tous. De ce fait certains enfants peuvent entrer à la crèche à 2 ans. Et c’est une bonne idée. Non pas parce que cela prépare l’enfant à l’école, mais parce que cela lui permet d’expérimenter des situations qui vont l’aider à apprendre de nouvelles choses utiles pour son développement. Il va apprendre les relations avec les autres, le fonctionnement des autres êtres humains et comment il doit se comporter avec eux. Et nous savons tous que les humains sont des êtres complexes qui demandent de fréquentes, longues et studieuses expérimentations pour tenter de les comprendre. Il va aussi apprendre à gérer ses émotions en étant aidé par d’autres adultes que ceux de sa famille. Ces adultes fonctionnent différemment et cela lui donne une plus grande ouverture sur les différentes possibilités du monde relationnel et social dans lequel il vit. On peut alors dire qu’il devient « bilingue » de son environnement. Il apprend en même temps le monde de la maison et de la famille et celui de la collectivité de jeunes enfants, comme s’il apprenait deux langues simultanément. Il va aussi apprendre de nouveaux concepts grâce à des explorations de matières et d’objets qui ne sont peut-être pas présents ou autorisés à la maison, comme la peinture, la pâte à sel, la terre ou les marionnettes, la cuisine, etc.

Lire aussi: Laisser son enfant seul : quel âge ?

Le principal avantage de la crèche, selon certains parents, est l’aspect socialisation. Louise est avec d’autres enfants, elle apprend à vivre en communauté, elle apprend à prêter, donner, écouter. Il y a aussi beaucoup d’activités diverses : peinture, dessin, éveil vocal et musical, jeux d’eaux, jeux de plein air, lectures, motricité, repas en autonomie, il n’y a pas d’écrans, de télévision allumée ni d’ipad qui traînent. Elle apprend aussi à vivre avec les autres.

Éveil et développement

Autre atout des crèches, elles proposent un univers adapté à l’éveil de bébé. Motricité fine, éveil des sens et éveil psychologique y sont développés pour les enfants de tout âge. Les enfants bénéficient d’un environnement stimulant qui favorise leur développement cognitif, moteur et affectif.

Sécurité et professionnalisme

Parmi les nombreux avantages d’une crèche, vous noterez la sécurité optimale que l’on y retrouve. L’espace qui accueille bébé répond aux normes régissant ce type d’établissement. Les risques d’accidents domestiques diminuent, quant à la qualité du travail, c’est ce qui prime.

En crèche, tout rassure. Ce sont des spécialistes de la petite enfance, elles sont passionnées, elles connaissent bien les enfants, les bébés, leurs spécificités. Elles savent comment les apaiser, les calmer, les rassurer. Et surtout, elles sont plusieurs. Si l’une ne se sent pas bien, les autres peuvent prendre le relais. Si l’une a un doute sur l’état de santé d’un bébé, les autres peuvent intervenir. Elles se consultent, se transmettent leur expérience entre elles, c’est rassurant. L’équipe de direction est aussi là au quotidien pour les assister et pour vérifier que les protocoles sont respectés. Par exemple, en matière d’hygiène, pour le change, c’est une nouvelle serviette à chaque change et à chaque bébé. En période de gastro par exemple, c’est plus sain. Toutes les tétines sont stérilisées toutes les nuits, tout comme les biberons.

Facilité du quotidien

Inutile de préparer les repas ! Chaque jour, je sais ce qu’elle mange, et c’est un repas complet, cuisiné par une cuisinière, avec des produits frais, directement dans la crêche. Il y a un suivi de la diversification via un tableau où l’on coche ce que l’enfant a déjà goûté. Au début, ce sont des purées. Puis, petit à petit, on passe aux morceaux. Quoiqu’il arrive, pendant la transition, Louise avait les deux : morceaux, puis purée quand les morceaux ne passaient pas ou que ça ne la tentait pas ! Vous l’aurez donc compris, le fait de choisir de mettre votre enfant dans une crèche est un véritable atout à son développement mais aussi dans la gestion de votre quotidien.

Lire aussi: Bébé de 2 Ans et le Sommeil : Une Question

Inconvénients potentiels de la crèche

Malgré ses nombreux avantages, la crèche présente également quelques inconvénients à prendre en compte.

Risque de contamination

En revanche, des inconvénients comme les risques de contamination se présentent. Au vu du nombre d’enfants qui s’y retrouvent, les virus et bactéries sont plus susceptibles de se transmettre. La première année de collectivité est une année rythmée par les fièvres, les rhumes et les gastros. En pratique, le petit est une semaine à la crèche et une semaine malade ! Ce sera pareil à son entrée en halte garderie ou à la maternelle. Donc point de culpabilité, il n’y a aucune chance d’échapper à terme aux maladies infantiles dites « d’adaptation ».

Manque de flexibilité

C’est aussi un mode de garde peu flexible : pas de garde quand bébé est malade, éviction si bébé est fiévreux. C’est évidemment compréhensible mais pas pratique !

Difficultés de sommeil

Louise a aussi eu beaucoup de mal avec le sommeil. Elle n’arrivait pas à se laisser aller. Souvent, elle ne s’endormait pas dans le dortoir, mais dans la salle principale, sur un gros coussin ! Ça a duré assez longtemps mais depuis 3-4 mois, elle dort de plus en plus longtemps et elle s’endort facilement. Dès qu’elle a sommeil, elle montre le dortoir, on la pose dans son lit et elle s’endort ! Elle fait pas ça chez nous !

Préparer l'enfant à la crèche

Deux ans, c’est aussi un âge où l’enfant exprime clairement qu’il n’est pas forcément d’accord pour quitter ses parents ou qu’il est perdu et a peur. C’est un âge dit d’opposition. En fait l’enfant est devenu un peu moins dépendant de l’adulte et commence à explorer sa propre individualité. Pour se construire il le confronte aux autres, il résiste aux impositions et marque clairement ses désaccords. De ce fait il peut se mettre en colère, pleurer de désespoir ou de peur, se jeter au sol, taper du pied, s’accrocher à ses parents. Ce sont des scènes qui sont souvent difficile à accepter et l’on a parfois tendance à penser que l’enfant fait du « cinéma ». Ce n’est absolument pas le cas, il n’en a pas encore les capacités mentales.

Lire aussi: Enfant seul à la maison : réglementation

Dire à l’enfant la vérité qui le concerne est une règle de base. C’est-à-dire il faut lui indiquer, qu’en tant que parent, nous avons fait le choix de l’inscrire à la crèche car nous pensons que cela est une bonne décision le concernant. Pour autant il n’est pas la peine de trop insister sur le fait que la crèche est un lieu idéal pour lui, qu’il va bien s’y amuser et qu’il pourra faire plein de choses intéressantes et rencontrer de nouveaux « copains ». Cela pourrait lui sembler louche que ses parents persistent à lui parler de la crèche comme d’un paradis sur terre. C’est comme les épinards et les légumes verts en général. A force de dire aux enfants que c’est bon pour leur santé, alors qu’eux trouvent cela mauvais au goût, ils finissent par douter du mot « bon » et comprennent qu’il s’agit d’un piège. Les légumes verts se mangent comme les autres aliments. Pour la crèche c’est pareil, c’est un choix comme les autres choix que les parents font pour leur enfant. Il faut donc la présenter à l’enfant comme une évolution normale de son parcours : les enfants vont à la crèche pour jouer à des jeux différents de ceux de la maison et apprendre des choses importantes.

Il est important que l’enfant se rende compte de l’environnement choisi pour lui par ses parents. Cet environnement comprend à la fois les locaux, c’est-à-dire les espaces de jeux, de sommeil, de repas et de soins, et les personnes qui vont s’occuper de lui. Ainsi ce doit être une présentation réciproque : les professionnelles se présentent, font visiter les locaux et accueillent cette nouvelle famille : parents et enfant. Et les parents se présentent en mettant en avant leur enfant. Il suffit simplement de dire : « je vous présente mon enfant, il aime telle ou telle chose et sait faire telle ou telle chose ». Attention à toujours dire des choses positives sur lui, non pour les professionnelles qui vont apprendre à le connaitre, mais pour l’enfant qui se construit en fonction de ce que ses parents pensent et disent de lui. Attention également à ne pas lui demander des comportements encore impossibles pour lui, comme par exemple de dire bonjour. Il dira bonjour par la suite lorsqu’il remarquera que chaque jour les adultes le disent aux personnes qu’ils rencontrent et aussi lorsqu’ils s’adressent à lui.

En effet, à cet âge les enfants aiment bien emporter avec eux les objets auxquels ils sont attachés. Cela comprend évidement l’objet transitionnel, c’est-à-dire le « doudou », ou encore la sucette. Mais cela peut aussi être un jeu auquel il tient, une photo de papa maman ou du chat ou de chien, un tee-shirt sur lequel il retrouvera l’odeur de maman, … L’idée est ici qu’il puisse s’entourer de ces représentations de ses parents ou de sa maison, comme s’il apportait un peu de lui, de ses parents ou de son environnement habituel à la crèche. Les professionnelles de la crèche doivent respecter ces apports et laisser l’enfant les conserver avec lui, même si cela suscite la convoitise des autres. Car dans un premier temps certains enfants de deux ans qui arrivent à la crèche ont besoin de se raccrocher à ce qu’ils connaissent avant d’aller vers la nouveauté, les jeux et les rencontres. Tout dépend de leur sécurisation affective.

On pourra aussi penser à bien préparer la veille les vêtements du lendemain pour aller à la crèche, en proposant à l’enfant de choisir ses vêtements parmi ceux qu’il préfère afin qu’il se sente à l’aise. Les enfants comprennent bien mieux ce qui est régulier dans le déroulement de leur journée. Donc pour l’aider à se repérer il convient de prévoir que ses trois premiers jours de présence à la crèche se déroulent selon la même organisation. Cela peut être trois matinées, ou trois après-midi, ou trois journées complètes, ou quelques heures, soit seul, soit accompagné de papa ou maman ou des deux. Tous les cas de figure sont possibles, en fonction des impératifs et des souhaits des parents et aussi des disponibilités de la crèche. Ce qui importe est cette régularité. Mais, comme les enfants ont encore peu la notion du temps qui passe, il faut que cette régularité prenne en considération les moments saillants de la vie de l’enfant, comme par exemple les temps de repas et de sommeil. Ainsi il faut décider si ces trois jours identiques comprennent ou pas le repas, la sieste et le gouter. Cela permet de donner à l’enfant des points de repères sérieux.

un bisou, un livre lu, le doudou donné, un coucou à la porte, … Ce sont des rituels de séparation, qui, lorsqu’ils reviennent, systématiquement au même moment en correspondant à la même situation, comme ici le départ du parent, deviennent compréhensibles et acceptables pour l’enfant. Donc, après le rituel il faut partir pour que le rituel fonctionne. Ainsi en devenant prévisible, le monde de l’enfant est plus rassurant, ce qui l’apaise.

Instaurer aussi un rituel lors des retrouvailles. En effet, les retrouvailles sont aussi des temps importants pour l’enfant. Parfois il lui faut du temps pour passer d’un environnement à un autre. En restant un peu avec lui à la crèche, il peut s’habituer au retour de ses parents, jouer encore un peu si besoin et comprendre que ses parents et les professionnelles forment une alliance bienveillante à son sujet, lorsqu’il les voit parler ensemble. Mais il n’est pas nécessaire de demander à l’enfant de raconter sa journée car cela lui est impossible. A cet âge, il pense que ce qu’il vit à la crèche est forcément déjà connu de ses parents, car il n’est pas encore en capacité d’envisager que ses parents ont des pensées différentes des siennes. Donc ce n’est pas faute de bonne volonté de sa part à partager son vécu, mais faute de développement de son cerveau.

Durée de garde et adaptation individuelle

Avant de déterminer combien de temps laisser bébé à la crèche, il est important de comprendre les besoins essentiels d’un jeune enfant. Une journée complète à la crèche peut être stimulante, mais aussi fatigante. En France, la durée moyenne de garde en crèche est de 8 à 10 heures par jour, soit environ 40 à 50 heures par semaine. Cependant, ce n’est pas parce que cette durée est fréquente qu’elle est idéale pour chaque enfant. Cela dit, certaines familles doivent confier leur bébé à la crèche dès 2 mois et demi (âge légal minimum en France après le congé maternité).

Il n’existe pas de durée « idéale » valable pour tous les enfants. L’âge idéal pour aller à la crèche varie en fonction du développement de l’enfant, des besoins des parents et des structures disponibles. En général, la crèche peut être envisagée à partir de 2 mois et demi (fin du congé maternité) en France. Cependant, l’âge de 6 à 12 mois est souvent considéré comme un bon moment, car l’enfant commence à être plus curieux, à interagir davantage avec son environnement et peut mieux supporter la séparation. Entre 12 et 18 mois, les enfants sont plus autonomes et prêts pour des journées plus longues à la crèche.

La « période d’adaptation », aussi appelée « période de familiarisation » est une étape essentielle. Lors de l’inscription en crèche Les Petits Chaperons Rouges, le temps d’adaptation est anticipé, pensé et préparé en amont par les équipes et la direction de crèche notamment autour des points suivants : qui vous accueillera ? Dans quel espace ? Plutôt que de chercher une règle stricte sur combien de temps laisser bébé à la crèche, il vaut mieux faire preuve de souplesse et d’écoute. Soyez attentif aux signaux de votre bébé, gardez un lien fort avec les professionnels et n’hésitez pas à ajuster si nécessaire.

Alternatives à la crèche

Si la crèche ne vous convient pas, d’autres options de garde sont possibles.

Nounou à domicile

En faisant appel à une nounou, vous bénéficiez de maints avantages comme le fait de pouvoir garder bébé chez vous, sans prendre le risque de le laisser dans un univers qui lui est étranger. De cette manière, vous vous assurez que votre enfant dispose du nécessaire. Par ailleurs, une nounou peut entièrement accorder son emploi du temps à votre planning, elle peut également vous venir en aide dans d’autres tâches ménagères et enfin, comme son entière attention se concentre sur un seul enfant, tous les besoins de bébé sont pris en compte. Cependant, les inconvénients s’imposent, notamment pour ce qui est de la rémunération parfois trop onéreuse.

Kinougarde

Si vous cherchez un complément à la garde en crèche, pensez à Kinougarde ! Entreprise spécialisée dans la garde d’enfants en bas âge à domicile depuis de nombreuses années, nous proposons des services de garde d’enfants adaptés aux besoins des familles. Contrairement à une assistante maternelle, nos nounous viennent garder les enfants au domicile des parents. De ce fait, votre bout’chou est dans un environnement connu et dans lequel il se sent bien ! Chez Kinougarde, nous offrons un accompagnement personnalisé pour vous et vos enfants. Toutes nos nounous sont recrutées et suivies par des professionnels. Elles sont reçues en entretien individuel et nous ont convaincus de leurs qualités et de leurs connaissances en termes de sécurité, d’hygiène et de soins. Vous rencontrez votre nounou avant de dire oui ! Nous vous la présentons selon vos critères et si le feeling passe, vous commencez votre aventure avec la perle rare qui gardera votre petit ! Vous n’avez rien à gérer : oubliez les tracas liés au statut de parent employeur. Kinougarde s’occupe de tout : paperasse administrative, contrat de votre baby-sitter, fiche de salaire, etc. Bénéficiez des aides CAF/MSA* et du crédit d’impôt** en choisissant de faire garder votre enfant avec Kinougarde ! Grâce à ces aides, la garde d’enfants est à portée de tous les revenus !

tags: #avantages #et #inconvénients #laisser #bébé #à

Articles populaires: