La grossesse est une période de transformation où les futures mamans doivent adapter leur mode de vie pour protéger la santé du bébé à naître. Cependant, entre les recommandations officielles et les conseils de l'entourage, il peut être difficile de s'y retrouver. Cet article vise à clarifier les interdits et les recommandations pendant la grossesse, en s'appuyant sur l'expertise de professionnels de la santé et des témoignages de femmes.

Alimentation pendant la grossesse: ce qu'il faut savoir

L'alimentation joue un rôle crucial pendant la grossesse. Certaines précautions sont nécessaires pour éviter les risques liés à la listériose et à la toxoplasmose, deux infections alimentaires potentiellement dangereuses pour le fœtus.

Prévention de la toxoplasmose

Si la future maman n'est pas immunisée contre la toxoplasmose, elle doit faire attention à la consommation de viande crue. La cuisson de la viande est essentielle et doit être effectuée à cœur. De plus, il est important de bien laver les fruits et légumes, en particulier ceux qui sont en contact direct avec la terre. Pour la toxoplasmose, déléguez la corvée du nettoyage de la litière du chat, mettez des gants quand vous jardinez et lavez vous bien les mains après avoir touché de la terre. En effet, on retrouve ce parasite dans la terre et les excréments des chats.

Prévention de la listériose

Pour prévenir la listériose, il est recommandé d'éviter la charcuterie, le saumon fumé, les fruits de mer crus, le tarama, le surimi et les fromages à pâte molle au lait cru. Il faut se méfier de tous les produits à durée de conservation longue dont la chaine du froid peut avoir été rompue à un moment. Il faut se poser la question de comment le produit acheté a été conservé. Est ce que sa traçabilité est sure. Tout se joue dans la provenance des produits.

Produits sous vide et sushis surgelés

Il y a moins de risque à manger des produits emballés sous vide car la traçabilité de ces produits est plus sure. En effet, avec le renforcement des mesures d’hygiène alimentaire et des contrôles sanitaires de la filière agroalimentaire, la listériose est de plus en plus rare. Pour les sushis surgelés, si le poisson a été congelé au préalable dans de bonnes conditions d’hygiène, on peut le consommer sans problème. Le poisson ne doit pas avoir été déjà congelé au préalable. On doit également être sure de la provenance (établissement reconnu) et de la fraicheur du poisson acheté. Il faut conserver le poisson cru immédiatement après achat au congélateur.

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Cuisson des aliments

Si on fait cuire, il n’y a plus de problème. La listéria est détruite par la cuisson. Donc pas de problème pour les raclettes ! Concernant la charcuterie (bacon, lardons..), il n’y a pas de souci non plus si celle-ci est bien cuite également.

Interdits alimentaires et anxiété

A l’heure actuelle, tous ces interdits alimentaires sont particulièrement anxiogènes et culpabilisants. Bien sûr, les répercussions de la listériose ou de la toxoplasmose sur l’enfant à naître sont importantes. La toxoplasmose peut engendrer des séquelles graves (troubles visuels, séquelles neurologiques) particulièrement le premier trimestre de la grossesse. La listériose se traduit par des symptômes un peu comme une grippe et peut engendrer des accouchements prématurés et des infections néonatales sévères. Selon moi, il faut surtout vérifier la qualité de ce qu’on mange pour éviter les risques alimentaires. C’est une histoire de bon sens. Il est essentiel de réfléchir à ce que l’on mange car nos cellules sont faites de ce que nous mangeons. Celui qui mange bien sera en bonne santé.

Immunité contre la toxoplasmose

Si en début de grossesse, la femme est immunisée contre la toxoplasmose, elle a une immunité protectrice à vie. Elle n’a donc plus de précautions particulières à adopter pour prévenir la toxoplasmose. Par contre, il existe des risques de réactivation au CMV, une infection qui peut entrainer des malformations foetales si on le contracte au premier trimestre de la grossesse et que l’on peut attraper par le contact de la salive, des urines, des sécrétions nasales et des larmes d’un enfant, particulièrement les enfants de moins de 3 ans.

Consommation d'alcool en début de grossesse

La nidation (l’implantation de l’embryon dans l’utérus) a lieu 7 à 12 jours après la fécondation et le risque serait donc minime. Au 12e jour, l’embryon est complètement enfoui dans l’endomètre. La nidation peut provoquer des petits saignements qui peuvent être confondus avec des règles de faible abondance. Concernant la consommation d’alcool, tout le monde n’est pas d’accord : pour certains professionnels, c’est la tolérance zéro alors que d’autres sont plus modérés. Il est trop difficile de définir la quantité minimale d’alcool toxique pour le bébé. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir. C’est Zéro alcool. C’est le message simple à retenir. L’alcool passe totalement la barrière placentaire : tout ce que vous buvez, votre bébé le boit également.

Tabac et Grossesse

On ne peut pas dire que la cigarette n’est pas grave. On sait que le tabac est nocif pour la santé de la mère et celle de son bébé. Le tabac fait vieillir prématurément le placenta et est responsable de bébé de petits poids… C’est donc dans l’intérêt de la femme d’arrêter ! Mais il faut se faire accompagner pour un sevrage tabagique complet car le sevrage tabagique peut être très difficile. Il existe plein de méthodes très efficaces pour aider au sevrage comme l’acupuncture, l’hypnothérapie. Le conjoint aussi peut en profiter pour arrêter ! C’est le moment d’adopter de bonnes habitudes de vie à deux.

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Cosmétiques et produits d'entretien: précautions

Gel hydroalcoolique

Aucun élément inquiétant n’a été signalé concernant l’utilisation du gel hydro-alcoolique. Cela dit, quand vous avez le choix, si vous êtes à proximité d’un point d’eau, mieux vaut privilégier le lavage des mains avec savon. D’une manière générale, il faut faire attention à l’automédication. Et quand on prend un traitement médicamenteux, il faut demander conseil au préalable à un prescripteur qui a l’habitude de soigner des femmes enceintes.

Huiles essentielles

Les HE ( = produit odorant de composition complexe obtenu à partir d’une matière végétale = liquide concentré de composés aromatiques) par leur nature chimique ont la capacité de traverser la barrière placentaire. Donc tout est une question de dosage. La toxicité des huiles essentielles provient de son dosage. Il faut toujours bien respecter une dilution appropriée des HE. La quantité effective d’HE qui passe la barrière placentaire lors d’une application cutanée diluée à 3% est minime. Dans cette proportion, il n’y a pas de risque pour le bébé. Par principe, demandez toujours un conseil médical avant l’utilisation d’une HE. Vous pouvez vous adresser à un aromathérapeute compétent, le spécialiste des HE. Il faut aussi se méfier car certains produits biologiques peuvent être très allergisants et ils peuvent entrainer des réactions allergiques, notamment des urticaires. La grossesse est le moment idéal pour simplifier ses habitudes dans la salle de bain. Pas besoin d’utiliser 6 crèmes différentes ! Mieux vaut diminuer le nombre de produit utiliser et prendre des produits de bonne qualité. Tout est encore une question de dosage. On adopte une routine beauté simple et minimaliste, c’est à dire on utilise le moins de produits possibles et des produits de qualité les plus neutres naturels. Moins on met de crèmes et de produits sur la peau, mieux c’est!

Colorations et Maquillage

Je ne vais pas interdire une femme à se faire une couleur ou mettre du maquillage. Je conseille aux femmes d’espacer les colorations dans le temps et éventuellement d’éviter les colorations les trois premiers mois de grossesse. Préférez les colorations les moins chimiques possible sans ammoniaque.

Produits d'entretien

On peut profiter de la grossesse, pour changer ses habitudes et préférer des produits d’entretien bio éco labellisés, plus neutres (mais aussi plus chers…) et mettre des gants quand on fait le ménage. Et si on a un doute et que ça nous stresse, on en profite pour déléguer les tâches ménagères au papa (ou à l’autre parent) !!! Surtout, il faut se déstresser ! Et ne pas tomber dans la parano !

Sport et bien-être pendant la grossesse

Activité physique

Les femmes sportives ne peuvent pas s’arrêter de faire du sport. Le sport fait partie de leurs habitudes de vie. Il n’y a pas de règles car c’est vraiment à chaque femme de ressentir ses propres limites corporelles. Faire du sport est fortement conseillé pendant la grossesse mais il est préférable de se tourner vers des activités physiques raisonnables plus douces et plus adaptées, sans rechercher l’effort maximal. Soyez à l’écoute des signaux de votre corps et l’un des plus important signal est l’essoufflement. Il est conseillé d’éviter les sports avec port de charges lourdes et les sports avec risque de traumatisme abdominale, notamment les sports de combat. Evitez également les sports sollicitants trop violemment les articulations avec des sauts ou à impacts. En effet, avec les hormones de la grossesse, la progestérone et la relaxine, responsables d’une hyperlaxité ligamentaire, vous risquez de vous faire mal. Evitez les sports avec risque de chute ( vélo, équitation…) ainsi que la plongée sous marine. Evitez les sports sollicitant les abdominaux, notamment les muscles grands droits de l’abdomen qui s’écartent un peu pour laisser place à l’utérus qui pousse à l’avant.

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Voyages

Sur de longs trajets, il vaut mieux privilégier l’avion et le train que la voiture. En effet, la voiture peut entrainer des contractions en raison des vibrations et des secousses qui sont bien plus importantes que dans les autres moyens de transport. Et quand on choisit une destination, mieux vaut se rendre dans un pays avec un bon système de soins et une bonne hygiène alimentaire. J’encourage vraiment les femmes enceintes à prendre des vacances, se détendre, s’évader. Il faut se faire du bien même en cette période de Covid.

Sauna, hammam, bain et massages

Il n’y a aucun problème à prendre un bon bain, il faut juste veiller à ce qu’il ne soit bouillant. C’est même très bien car ça détend tous les muscles et notamment le muscle utérin. La grossesse est une parenthèse dans notre vie de femme durant laquelle il faut se faire plaisir, prendre soin de soi. Idem pour les massages, je ne vois pas le problème. Je n’ai jamais compris pourquoi les instituts refusent de prendre les femmes enceintes. Bien sûr, on évitera le massage thaï, pour privilégier un massage plus doux et on évite de masser le ventre. Il existe des instituts spéciaux pour les femmes enceintes.

Procréation Médicalement Assistée (PMA)

Aujourd’hui, plus de 25 000 enfants naissent chaque année via la procréation médicalement assistée en France. Grâce à la PMA, toutes les possibilités sont à portée de main, qu’il s’agisse d’une personne seule, de deux êtres du même sexe, avec ou sans son propre patrimoine génétique. Mais ces techniques restent encore exclusivement réservées aux couples hétérosexuels alors que le désir d’enfant anime aussi bien les célibataires que les gays et les lesbiennes. Pour obtenir l’enfant désiré, ils empruntent des chemins de traverse.

Parcours de PMA

Chaque année, près de 30.000 enfants naissent grâce à l’aide de la Procréation Médicalement Assistée. Pour les femmes et les couples qui s’y engagent, commence alors un long et difficile combat. Chaque année, plus de 1500 Françaises traversent la frontière pour tenter une fécondation in-vitro avec don de sperme et don d’ovocytes. Une pratique interdite en France mais autorisée, moyennant finances, en Espagne. Nils Tavernier et Emmanuel Mathieu questionnent le désir de parentalité, bouleversé depuis la légalisation de la pilule en 1967. Par le passé, avoir des enfants était une évidence. Mais aujourd’hui, grâce aux techniques médicales qui permettent de maîtriser la fécondité, l’envie de procréer prend de nouvelles formes.

Evolution de la PMA

En 1978, le premier bébé-éprouvette voyait le jour au Royaume-Uni dans une tempête de polémiques. Moins de quarante ans après, la fécondation in vitro (FIV) représente 3 % des naissances dans les pays occidentaux. Pour assouvir leur désir d’enfant, les couples stériles, homosexuels ou atteints de maladies héréditaires se tournent vers la procréation médicalement assistée, voire la gestation pour autrui. Mais une autre révolution est en cours : il est désormais possible de choisir le sexe de son enfant, et jusqu’à la couleur de ses yeux, en opérant une sélection des embryons avant l’implantation. Parallèlement, en 2015, le Parlement britannique a donné son feu vert à la mise en œuvre du protocole des bébés à trois ADN, provenant de trois parents, pour lutter contre une maladie génétique. Tandis que la firme américaine OvaScience planche sur la production d’ovules à partir de cellules souches, une start-up lyonnaise, Kallistem, parvient déjà à fabriquer des spermatozoïdes humains in vitro. Des millions d’embryons pourraient ainsi être produits et passés au screening (dépistage) génétique. Plus stupéfiant : la technologie CRISPR, qui permet de corriger l’ADN en vue de traiter des pathologies, a récemment été utilisée par une équipe chinoise sur des embryons humains.

Soutien et accompagnement

Le 9 novembre 2018 et pour la 5ème année consécutive, magicmaman et l'association Maïa organisent la Journée de l'Infertilité. Cette année, c'est grâce à un tout nouveau format que nous aborderons différents sujets afin de lever le tabou sur l’infertilité et sensibiliser le grand public sur ce sujet encore délicat qui touche encore aujourd'hui un couple sur 5. Le 9 novembre dès 9h20 sur France 5, la Maison des Maternelles consacrera une émission spéciale au thème de l'infertilité. Agathe Lecaron, Marie Perarnau et Benjamin Müller accueilleront sur le plateau le Pr Mickaël Grynberg, Laëtitia Poisson, présidente de l'association Maïa, ainsi que notre marraine de cœur, la comédienne Laëtitia Milot.

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