La kinésithérapie pédiatrique est une spécialité de la kinésithérapie qui s’adresse aux enfants de la naissance à l’adolescence, jusqu’à 18 ans. Elle joue un rôle central dans le développement de l’enfant, tant sur le plan moteur, respiratoire, orthopédique que neurologique. Elle s’inscrit aussi dans une logique de prévention, dès le plus jeune âge. Contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les enfants malades. Elle peut aussi accompagner ceux qui présentent un retard de développement, des troubles de la coordination ou des difficultés sensori-motrices.
Introduction
La kinésithérapie pédiatrique est une spécialité indispensable dans la prise en charge des enfants, de la naissance à l’adolescence. Elle joue un rôle central dans le développement de l’enfant, tant sur le plan moteur, respiratoire, orthopédique que neurologique. Elle s’inscrit aussi dans une logique de prévention, dès le plus jeune âge. Contrairement aux idées reçues, elle ne concerne pas uniquement les enfants malades. Elle peut aussi accompagner ceux qui présentent un retard de développement, des troubles de la coordination ou des difficultés sensori-motrices. En 2025, les enjeux de la kiné pédiatrique sont nombreux : détecter plus tôt, intervenir plus justement, accompagner plus globalement. L’objectif ? Renforcer les capacités de l’enfant et améliorer son quotidien à tous les niveaux.
Indications de la kinésithérapie pédiatrique
Chez les nouveau-nés et nourrissons (0-2 ans)
Chez les nouveau-nés et nourrissons de 0 à 2 ans, les interventions se concentrent généralement sur des indications spécifiques comme le torticolis congénital, la plagiocéphalie, le reflux gastro-œsophagien, le métatarsus varus ou encore les encombrements bronchiques.
La prématurité nécessite chez de nombreux bébés des interventions précoces de développement adaptées. Les masseurs-kinésithérapeutes ont aujourd’hui un arsenal thérapeutique diversifié pour influer sur leurs évolutions motrices. Un bébé naît physiologiquement entre 37 et 41 semaines d’aménorrhée (SA). Cinquante milles enfants par an naissent prématurément selon l’INSERM [2], dont 10 % de grands prématurés (de 28 à 32 SA) et 5 % de très grands prématurés (en dessous de 28 SA). La prématurité entraîne des risques immédiats pour la survie (risques cardiaques, respiratoires et digestifs) augmentant avec des faibles poids et des plus jeunes âges de naissance. Ainsi, les nouveau-nés prématurés jugés à risque restent à l’hôpital sur une longue durée, parfois jusqu’au terme théorique, dans un contexte de médicalisation lourde, avec d’éventuels problèmes de séparation parents-enfant au profit des machines nécessaires à la survie [3-5] (couveuse, assistance respiratoire, alimentation par sonde nasogastrique, monitoring cardio-respiratoire). Pour lutter contre l’apparition de ces troubles, plusieurs interventions précoces de développement [7] peuvent être proposées : en milieu hospitalier, souvent sous le vocable « soins de développement » [8] et pratiqués de manière pluridisciplinaire, on retrouve l’optimisation de l’échange et de la communication (tactile, orale…) avec le bébé [5,9], le kangourou care [10] ou le « peau à peau » [11] direct ou via une écharpe [12], le développement de l’oralité [9,13,14], des massages réguliers [15,16], le travail précoce de regroupement vers la flexion [9,17], les changements de positions réguliers ou la formalisation de protocoles NIDCAP dans les services [18,19]. Ces soins peuvent se poursuivre en ville, de manière privilégiée par les masseurs-kinésithérapeutes (MK) [7], et intégrer progressivement des notions plus actives ou posturales quant aux propositions d’enroulement, puis de guidage de la motricité [9,13].
Les six premiers mois de vie sont déterminants pour l’organisation du tonus, des postures et des premières coordinations motrices. Cette stimulation peut être nécessaire chez les enfants nés prématurément, les bébés hypotoniques ou hypertoniques, ceux ayant une préférence positionnelle ou une asymétrie marquée. L’évaluation passe par des grilles comme l’AIMS (Alberta Infant Motor Scale) ou la TIMP (Test of Infant Motor Performance).
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De 2 ans à l'adolescence
À partir de 2 ans et jusqu’à l’adolescence, les indications s’élargissent considérablement. Vous pouvez être sollicitée pour des troubles du développement moteur, des malformations orthopédiques évolutives, des troubles neuromusculaires, ou encore des pathologies comme l’asthme, la scoliose ou la dyspraxie.
Le Trouble du Développement de la Coordination (TDC anciennement appelé TAC) touche environ 5 % des enfants, souvent sans diagnostic précoce. Il affecte la coordination globale, la précision gestuelle, l’équilibre, l’organisation du schéma corporel. Le rôle du kinésithérapeute est ici d’améliorer la coordination intra- et inter-segmentaire, de travailler l’automatisation des gestes, l’équilibre statique et dynamique, et l’intégration des coordinations croisées. Les exercices peuvent inclure des parcours moteurs, des jeux rythmés, des activités en double tâche, ou encore des séquences de mouvements répétées.
Chez les enfants atteints de pathologies neurologiques (IMC, spina bifida, maladies neuromusculaires, syndromes génétiques), en kinésithérapie pédiatrique, vous travaillez à améliorer l’organisation motrice globale, le contrôle postural, la verticalisation, la marche et les transferts. La finalité est d’optimiser l’autonomie fonctionnelle, de limiter les compensations pathologiques, de prévenir les rétractions et d’encourager la participation sociale.
Kinésithérapie respiratoire
Depuis les recommandations de la HAS en 2023, les kinésithérapeutes n’appliquent plus systématiquement la kinésithérapie respiratoire chez les nourrissons atteints de bronchiolite légère. Parmi les approches utilisées, on retrouve les techniques expiratoires lentes (TEL), le drainage autogène, la toux provoquée ou encore le renforcement du diaphragme. Côté accompagnement, le rôle des parents est essentiel. Vous les formez à repérer les signes de détresse respiratoire.
L’encombrement des voies aériennes supérieures (VAS) et inférieures (VAI) est un symptôme fréquent dans différentes pathologies respiratoires aiguës ou chroniques de l’enfance. Des techniques de kinésithérapie de drainage des VAS et des VAI sont régulièrement prescrites pour éliminer ces sécrétions. Le rationnel d’application de ces techniques est le même que chez l’adulte, mais elles devront être adaptées pour être transposées au contexte pédiatrique. Le kinésithérapeute (également dénommé masseur kinésithérapeute ou physiothérapeute en fonction des pays) dispose d’un large éventail de techniques, et la plus adéquate sera choisie en fonction de l’âge et des préférences de l’enfant et de l’indication. Le drainage des VAS, notamment par des techniques d’irrigation nasale, est aujourd’hui recommandé dans les rhino-sinusites aiguës et chroniques de l’enfant. Il est aussi l’un des traitements symptomatiques proposés aux nourrissons atteints de bronchiolite aiguë. Certaines indications de drainage des VAI, comme la mucoviscidose, la dyskinésie ciliaire ou les pathologies neuromusculaires sont aujourd’hui largement reconnues alors que leur place dans d’autres indications comme dans le traitement des nourrissons atteints de bronchiolite est très contestée. L’application raisonnée de ces techniques souffre encore aujourd’hui d’un manque d’outils robustes et précis pour évaluer objectivement la présence d’un encombrement bronchique et le traiter en conséquence. La même limite existe également pour évaluer de façon fiable l’efficacité propre de ces techniques.
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Rôle du kinésithérapeute pédiatrique
Être kinésithérapeute pédiatrique, ce n’est pas seulement appliquer des techniques : c’est construire une stratégie thérapeutique personnalisée, fondée sur un bilan kiné approfondi, une observation fine des réactions posturales et motrices, et une écoute constante de l’enfant et de ses parents. Les techniques mobilisées sont multiples : massages thérapeutiques, mobilisations actives et passives, jeux sensoriels, intégration des réflexes archaïques, verticalisation, travail respiratoire… L’approche ludique reste clé. Ces innovations ont été présentées lors des Journées Francophones de Kinésithérapie 2024 par l’AFKP (Association Française de Kinésithérapie Pédiatrique).
Formation et spécialisation
Après l’obtention de votre diplôme d’État, plusieurs formations complémentaires vous permettent aujourd’hui de vous spécialiser dans la prise en charge des enfants. Les Diplômes Universitaires (DU) sont les plus complets. Le DU de rééducation pédiatrique proposé par Paris Cité, Lyon, Marseille ou Toulouse reste une référence. D’autres DU plus spécialisés existent. Parmi eux, il y a ceux qui sont centrés sur les troubles du développement, la neuropédiatrie ou encore la kinésithérapie en situation de handicap. De nombreux organismes proposent également des formations en techniques spécifiques. Méthode Le Métayer, Bobath, Affolter, Vojta, motricité réflexe primitive (MRP), gestion sensorielle, travail avec les orthèses… Ces formations vous permettent de mieux comprendre les besoins sensoriels et moteurs de l’enfant. En 2025, de nouveaux cycles de formation continue ont vu le jour, comme ceux proposés par la Haute École de la Province de Liège (HEPL), qui proposent un parcours modulaire axé sur la prise en charge des pathologies neuromusculaires, les affections orthopédiques, ou encore les troubles neurodéveloppementaux.
Kinésithérapie et bronchiolite : un débat persistant
La kinésithérapie respiratoire des bébés pour les bronchiolites suscite toujours des débats. À chaque nouvelle saison épidémique, ou presque, le sujet fait couler de l’encre… et vibrer des cordes vocales. Tantôt parce que des médecins s’insurgent que cette pratique existe encore. D’autres fois parce que des confrères et consœurs kinés défendent ardemment la pertinence de la kiné respiratoire pour les bébés… Il n’y a pas de consensus clair sur la pertinence de recourir ou non à la kinésithérapie en cas de bronchiolite. La Haute autorité de santé (HAS) a publié en 2019 des nouvelles recommandations sur la prise en charge en libéral des bébés atteints de bronchiolite. Après des recherches bibliographiques et la lecture approfondie des études cliniques et des recommandations des autres pays, les praticiens (médecins et kinés) n’ont pas réussi à atteindre un consensus sur la pertinence du recours à la kinésithérapie en libéral. La kiné respiratoire est prescrite en France et en Belgique pour de nombreux enfants atteints de bronchiolite.
Dans le détail, la kiné respiratoire est donc "contre-indiquée" à l’hôpital, et "non recommandée" en médecine de ville."Nous sommes le seul pays avec la Belgique à prescrire la kiné respiratoire. Dans les autres pays, on voit que l’évolution n’est pas plus péjorative: les enfants guérissent de la même manière", ajoute Pierre-Louis Druais.
Pratiques et recommandations
Évaluation initiale : Le kinésithérapeute, en collaboration avec le médecin, évalue l’état respiratoire de l’enfant. Cette évaluation peut inclure la vérification des signes de détresse respiratoire, de l’encombrement des voies aériennes, et d’autres symptômes associés.
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Technique de drainage postural : Le praticien positionne l’enfant de manière à utiliser la gravité pour aider à déplacer les sécrétions des poumons vers la bouche.
Clapping : Cette manœuvre implique le kinésithérapeute tapotant doucement sur la poitrine de l’enfant pour aider à déloger le mucus.
Manipulations douces : Le kinésithérapeute effectue des manipulations et des gestes spécifiques pour aider à l’expiration du mucus.
Surveillance et ajustements : Tout au long de la séance, le kinésithérapeute surveille la réponse de l’enfant et ajuste les techniques selon les besoins.
Efficacité et alternatives
La séance de kiné respiratoire pratiquée à l’hôpital, sur les bébés atteints des formes les plus graves de bronchiolites, est inefficace sur certains paramètres par rapport à l’absence de kinésithérapie. Il y a beaucoup moins d’études sur les formes de bronchiolites légères à modérées, qui sont les plus fréquentes (98 %). Et surtout, celles vues en libéral ! En libéral, la kinésithérapie respiratoire semble diminuer au moins transitoirement l’encombrement des bébés atteints de bronchiolite.
Le lavage de nez "va aider l’enfant à mieux respirer". Ce geste consiste à instiller du sérum dans les narines pour évacuer les sécrétions nasales. Mais il rebute souvent les parents qui redoutent de faire pleurer leur bébé:"Le lavage nasal est vécu comme quelque chose de désagréable pour les parents, mais cela va aider l’enfant à mieux respirer en désobstruant ses voies respiratoires. Il faut leur apprendre ce geste, le faire avec eux, puis leur faire faire", nous explique le professeur Druais.
Rôle du kinésithérapeute
Faire un bilan. Informer, rassurer. Sur l’évolution favorable dans l’immense majorité des cas, quoi qu’on fasse. En général, au bout de 5 jours maximum, les symptômes sont moins importants et diminuent de jour en jour. Parfois la toux peut rester jusqu’à 2 semaines. Conseiller. (Moucher et réaliser des manœuvres de désencombrement.) Les parenthèses indiquent que cela est facultatif. Le kinésithérapeute n’a donc pas toujours besoin de réaliser des manœuvres de désobstruction des sécrétions. Le rôle du kinésithérapeute est crucial. Il ne se limite pas à l’administration directe des techniques. Le kiné éduque aussi les parents sur les soins à domicile et les gestes à reproduire. En médecine de ville, ces pratiques réduisent les visites hospitalières.
Facteurs ralentissant la prise en charge rééducative précoce
En tant que praticien libéral, de manière empirique, les enfants arrivent plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, après leur sortie d’hôpital. Or, les périodes sensibles de Dehaene [22] mettent en évidence des fenêtres de plasticité cérébrale en dehors desquelles les modifications deviennent plus difficiles.
Une partie des médecins interrogés ont l’impression de bien prescrire ou informer les familles sur ces soins (pour notre terrain, les plus âgés et expérimentés). De plus, en dehors de l’importance première du rôle médical strict de normalisation des paramètres digestifs, cardiaques et respiratoires, les soins de développement peuvent être une notion un peu vague pour certains médecins et infirmiers de ces services. Ce schéma se retrouve aussi bien en service qu’en consultation de suivi hospitalier, où le protocole médical, tel qu’il a pu être observé, (auscultation, mesurage, pesée, vision, tests codifiés, remplissage du dossier) ne laisse que peu de place à l’évaluation directe du savoir des parents en termes de soins de développement. Quant aux autres spécialistes de la rééducation, ils sont soit trop peu nombreux (médecins rééducateurs) soit moins reconnus par le législateur et n’ayant pas non plus d’accès direct (psychomotriciens par exemple), ne pouvant ainsi pas intervenir plus systématiquement et librement.
L’hôpital joue un rôle aujourd’hui réorienté vers le traitement du soin aigu, complexe, immédiat [47,48]. Ce qui se traduit, concernant les nouveau-nés prématurés, par la priorisation des soins en liens avec la survie. Il convient de rappeler que ce rôle est tenu avec une grande efficacité, en témoigne les taux de survie importants relevés par les études Epipage [6,49], même pour les très grands prématurés [50]. Ainsi, la nature même de la prise en charge néonatalogiste des nouveau-nés prématurés concoure à hiérarchiser les soins, au profit du maintien des fonctions digestives (reflux gastro-œsophagiens, vomissements), respiratoires (oxygénothérapie rendant les mobilisations difficiles) et cardiaques (fatigabilité d’un point de vue général ou limitation des mouvements possibles avec les oxymètres de pouls) Concernant les soins de développement à l’hôpital et leur continuité en ville sous la forme de séances de kinésithérapie précoces, le constat est plus mitigé.
Témoignages et observations
« Enquêteur : Est-ce que pendant ce premier mois vous avez eu des conseils ? Des conseils de stimulation, des conseils d’alimentation, des conseils de sommeil ? Maman : Pas du tout. Quand je suis rentrée à la maison vous voulez dire ? Maman : Pas du tout. Même quand on est sorti, au niveau de l’alimentation, ils nous ont dit vous prenez le lait que vous voulez. «Enquêteur : Et du coup quand vous étiez à l’hôpital l’après-midi et qu’elle dormait sur vous ? « Avant de sortir on nous avait dit comme conseils genre : installer le bébé sur le dos quand il dort, on a eu droit à « pas de tours de lits », « la chambre à 20° C », enfin bref, j’en passe mais pas de conseils en termes de stimulations, euh d’apprentissages moteurs, psychomoteurs, tout ça, rien du tout.
Ils évoquent les cas, bébé par bébé. Les informations portent sur ce qui s’est passé dans la journée, notamment les problèmes qui se sont posés et les examens médicaux prévus ou reçus. Mais aussi les demandes ou sujets d’inquiétude avec les parents. « maman inquiète, elle dit qu’on ne fait pas téter sa fille [et qu’elle est nourrie par voie nasogastrique] J’ai pas trop envie que la maman ne soit pas trop contente, donc j’espère qu’elles [les puéricultrices] vont la stimuler un peu. » Ils évoquent aussi les permissions de sortie, le besoin d’une feuille avec horaires des médicaments pour une maman, les retours d’une autre « Ça se passe bien à la maison ». Ensuite, les discussions concernent la rédaction des prescriptions en avance pour les enfants stables. « Pour soulager le travail du week end. Ensuite, la discussion s’engage avec une pédiatre et une interne sur la question de qui a appelé le kiné pour le petit dont j’ai suivi la séance. Il s’agit du médecin rééducateur qui passe de temps en temps dans le service. Devant mes questions, et n’en sachant pas beaucoup plus, elles me montrent le mot laissé lors de son passage, demandant des soins kiné pour une « hypotonie axiale » [il n’y a pas de bilan accessible dans le service]. Je discute avec elles de leurs critères d’appels. Elles me disent ne pas être trop au point sur le sujet et laisser plutôt le médecin rééducateur faire [Un seul médecin rééducateur pédiatrique pour tout le CHU]. En développant, elles me disent que souvent il s’agit de grande prématurité, donc de petits qui ont été suivis d’abord en réa néo nat où la kiné a été mise en place. J’essaie de savoir ce qui pourrait les alerter à demander des soins de développement précoces mais elles disent être trop nouvelles pour avoir assez d’expérience dans le domaine. Par contre elles citent les problèmes médicaux « étiquetés » (plagiocéphalie…) comme demandant alors des « soins kiné ». Nous discutons ensuite des soins de développement sur lesquels elles ne se sentent pas très compétentes (« nous on fait plutôt le médical »), mais l’interne précise qu’au CHU B [nom des hôpitaux modifiés] « ils sont très à cheval là-dessus avec le protocole Nid-cap ». Suite à ma question, l’interne ne connaît pas les travaux sur l’analyse des mouvements généraux [examen précoce des troubles de développement]. Elles me disent alors regretter l’absence de kiné ou psychomot pour s’occuper de ces choses-là qu’elles ne peuvent gérer [Une MK intervient sur prescription mais n’est pas présente en permanence]. Revenu en « salle de contrôle » j’interroge les puéricultrices à ce propos [le peau à peau] : elles me disent que les bras ou le peau à peau ce sont des sorties de couveuse stressantes donc à limiter et à faire pour une durée d’au moins une heure pour que le stress que ça engendre soit compensé par les bienfaits « psy ». avant « maturité ». « c’est comme les bébés à terme ». Je les interroge sur les re…
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