Introduction

L'histoire de Karima Brikh, une mère courageuse vivant à Massy, en Île-de-France, met en lumière les défis quotidiens auxquels sont confrontées les familles ayant des enfants handicapés et vivant dans des logements inadaptés. Karima s'occupe de ses jumeaux, Younes et Rayane, atteints d'amyotrophie spinale de type 3, une maladie dégénérative qui paralyse les muscles. Malgré une vague de soutien et de promesses suite à la diffusion d'une vidéo poignante sur leur quotidien, Karima se bat toujours pour trouver un logement adapté aux besoins spécifiques de ses fils.

Un quotidien semé d'obstacles

Karima doit compenser au quotidien l'absence d'équipements permettant la prise en charge de ses jumeaux, atteints d'une maladie musculaire. Tous les jours, Karima s’occupe de ses enfants, Younes et Rayane, tous deux atteints d’un handicap les empêchant grandement de se déplacer. “C'est des jumeaux qui sont atteints de la maladie amyotrophie spinale type 3, très aggravante dans le long terme. Elle paralyse tous les muscles du corps”, explique la maman des jumeaux.

L'appartement dans lequel vit cette famille n'est pas adapté. La salle de bain comprend une baignoire, elle aussi inaccessible à Rayane sans que sa mère ne le porte. Karima doit porter Rayane jusqu'à la baignoire pour qu'il puisse se laver.

La scène où Karima porte Rayane, assis sur sa chaise roulante, pour franchir les dix marches qui séparent leur appartement du rez-de-chaussée, illustre parfaitement les difficultés rencontrées. Rayane, à l'instar de son faux jumeau Younes, souffre d'amyotrophie spinale de type 3, une maladie musculaire. Si ce dernier peut se déplacer sur une centaine de mètres de manière relativement autonome, ce n'est pas le cas de son frère.

L'urgence d'un logement adapté

Aujourd'hui, Karima s'escrime à trouver un logement adapté aux handicaps de ses enfants. Vivant dans un logement inadapté au handicap de ses jumeaux, la mère de famille espérait trouver une maison plus adaptée afin de faciliter son quotidien et celui de ses enfants.

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Elle espère désormais trouver une solution concrète afin de pouvoir faciliter son quotidien et celui de ses enfants. “Il faut juste qu'elle soit adaptée à Rayane, qu'il puisse retrouver au moins sa liberté, sa liberté de faire ce qu'il veut, c'est-à-dire se laver, ouvrir le frigo… comme tous les enfants. Il faut qu'il sache se débrouiller sans moi. C'est important.”

Karima exprime son désespoir face à cette situation : "Ce n'est pas que je ne veux pas rester, c'est que je ne peux plus rester. À un moment donné, je me dis: 'Wow, je ne suis pas Wonder Woman'. Je vais avoir une faiblesse. Je vais me fatiguer. Je vais me faire mal." Et d'ajouter: "Je veux avoir un autre lieu, plus épanouissant, plus beau, plus accessible pour eux."

Elle souligne également l'importance pour Rayane de retrouver son autonomie : “Rayane ne peut pas marcher à quatre pattes. Je dois l'emmener et le poser là où il a envie d'aller. “Elle est tombée plusieurs fois. Une fois, elle s’est tordu la cheville. “J'aimerais me débrouiller tout seul”, poursuit-il. Karima aimerait pouvoir changer d’appartement pour s’occuper mieux de ses fils et faciliter le quotidien de la famille.

L'impact de la vidéo de Brut et le soutien reçu

Il y a quelques mois, Brut avait sorti une vidéo de Karima et ses deux enfants atteints d’amyotrophie spinale type 3, une maladie dégénérative qui paralyse les muscles. Cette vidéo a suscité une vague de soutien et de solidarité envers Karima et ses enfants.

Malgré la vague de soutien reçue après la diffusion d’une vidéo présentant le quotidien de cette mère de famille, Karima n’a à ce jour reçu aucune proposition pour un nouveau logement. “Depuis qu'on a tourné la vidéo de Brut, je n'ai eu aucune proposition d'appartement, mais vraiment aucune. Ils se sont manifestés, c'est vrai. J'ai eu beaucoup d'appels, beaucoup de soutien des bailleurs, des présidents des bailleurs, mais aujourd'hui, je n'ai pas eu de proposition.

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Même si elle n’a toujours pas trouvé de logement adapté, la mère de famille tenait quand même à remercier toutes les personnes l’ayant aidé. “Je tiens à remercier le collectif "Plus sans Ascenseur". Les gens ont été généreux à un point inimaginable. On a reçu des dons des petits, des grands, des mamans, des familles, des papis, des… C'était magnifique.”

Les défis liés à l'âge et au poids de Rayane

En grandissant, Rayane prend de plus en plus de poids et porter son fils devient de plus en plus compliqué pour Karima, notamment à cause de son logement inadapté. Rayane pèse désormais près de 50 kg. La joie a laissé place à la fatigue et l'inquiétude: que fera-t-elle quand elle n'aura plus la force de porter son fils à bout de bras?

“Mon train de vie, il est chaotique, en fait. Aujourd'hui, avec la rentrée d'école, Rayane, il a grandi et il a pris du poids parce qu'il ne fait pas d'activité sportive. Plus les jours passent, et plus Rayane prend du poids. Pour la mère de famille, il devient de plus en plus difficile de s’occuper de son fils au quotidien. “Rayane, il a grandi et il a pris du poids. Ça devient très compliqué parce que c'est très étroit.”

Le problème de l'accessibilité en Île-de-France

En Île-de-France, les problèmes d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite sont légion à en croire Fouad Ben Ahmed, élu à Bobigny et président de Solution d'assistance à mobilité verticale (SAMV). Cette entreprise propose son aide aux personnes en situation de handicap et aux seniors, avec notamment des monte-escaliers électriques réadaptés.

"Aujourd'hui, on doit être entre 10 et 20 interventions journalières, rapporte l'intéressé. Effectivement, la demande est énorme. Plus on est reconnus, plus la demande explose."

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Karima aimerait pouvoir changer d’appartement pour s’occuper mieux de ses fils et faciliter le quotidien de la famille. “Sur Massy, là où je suis, on me dit qu'il n'y a pas d'appartement pour moi. Je travaillais avant et j'ai arrêté pour mes enfants.

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