Introduction

Julie Graziani, figure médiatique connue pour ses prises de position tranchées, s'est retrouvée au cœur de plusieurs polémiques, notamment en ce qui concerne ses opinions sur l'avortement et d'autres enjeux sociétaux. Cet article se propose d'examiner de plus près ces controverses, en s'appuyant sur des faits et des déclarations publiques.

"Racisme Chromosomique" : Une Comparaison Controversée

Tout a commencé avec l'histoire de Mélanie, une jeune femme atteinte de trisomie 21 qui rêvait de présenter la météo. Ce rêve est devenu réalité grâce à un large soutien médiatique et populaire. L'histoire de Mélanie a été largement relayée dans les médias. Il en était donc question vendredi 3 mars sur Arte dans l’émission « Le Club 28 ».

Très touchée par cette histoire, la chroniqueuse Julie Graziani s'est exprimée sur le sujet. « Je trouve ça très émouvant […] Ce sont des personnes discriminées dans des conditions épouvantables. 96 % des bébés diagnostiqués trisomiques sont avortés avant leur naissance », a-t-elle déclaré.

La journaliste Nadia Daam lui demande alors si elle pense qu’il s’agit pour elle de « discrimination ». C’est là que Julie Graziani dérape.

La polémique a éclaté lors d'une émission sur Arte, où Julie Graziani, commentant le fort taux d'interruptions de grossesse chez les fœtus diagnostiqués avec la trisomie 21, a déclaré : « Mais c’est du racisme chromosomique ! » et a ajouté : « Totalement, ça vous viendrait à l’idée d’avorter d’un bébé parce qu’il est noir ? »

Lire aussi: Lionelo Julie One : Test et évaluation

Cette comparaison a suscité une vive réaction sur le plateau et sur les réseaux sociaux. Nadia Daam intervient : « Pardon, mais ce n’est quand même pas du tout la même chose ». « La comparaison et pire que maladroite », « Bah alors si un homme n’aime pas les femmes, c’est du racisme chromosomique ?

Les internautes n'ont pas tardé à réagir. "Comparaison hasardeuse par Julie #Graziani dans #28 minutes sur le handicap et la couleur de peau", a commenté l'un d'eux.

Positions sur la Fin de Vie et l'Euthanasie

Julie Graziani s'est également exprimée sur les questions de fin de vie et d'euthanasie, notamment lors de la Marche pour la vie. Traditionnellement consacrée à la lutte contre l’avortement, cette manifestation s’élargit cette année à la question de l’euthanasie.

Les principaux slogans porteront néanmoins sur la fin de vie. « Aimer n’est pas tuer » ou « Vivre dans la dignité, mourir dans l’humanité » seront les mots d’ordre lancés par les organisateurs.

Elle se méfie d’abord des directives anticipées. « La loi dit respecter la volonté du patient mais on le rend en fait otage de directives écrites quand il est en bonne santé, le privant ainsi de sa capacité d’adaptation à la maladie ou au handicap », poursuit Julie Graziani. Elle cite en exemple le témoignage de Philippe Pozzo di Borgo, parrain du collectif « Soulager mais pas tuer » : « Il raconte que durant les six premiers mois après son accident, il avait envie de mourir.

Lire aussi: Le parcours de maternité de Julie Zenatti

De même, la « sédation profonde et continue » ne leur semble pas assez encadrée : « Est-elle une manière d’abréger la vie ?, interroge la porte-parole. Certains le disent, y compris l’un des rapporteurs du texte.

Elle y a défendu une approche axée sur les soins palliatifs et s'est montrée critique envers les lois autorisant l'euthanasie. Miroslav Mikolasik, député européen d’origine slovaque, était présent à la Marche. A propos des lois euthanasiques, il explique : « En tant qu’anesthésiologue, j’ai une connaissance précise des techniques de traitement de la douleur. À ce titre, je peux affirmer que les douleurs les plus importantes peuvent être soulagées. » Selon lui, il faut donc « porter toute notre attention sur les soins palliatifs. Il dénonce également les exceptions qui « sont une porte ouverte à toutes les dérives : il n’y a qu’à voir ce qui se passe en Belgique, au Luxembourg. On introduit des exceptions d’euthanasie pour des cas prétendument très particuliers.

L’affaire Vincent Lambert, du nom de cet homme handicapé pour lequel l’alimentation et à l’hydratation ont été arrêtées sur décision de son médecin en avril 2013, s’est retrouvée au cœur des revendications de la Marche. Car si la décision a été déclarée « légale » par le Conseil d’État, elle a été suspendue par un recours déposé auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci doit rendre sa décision dans les prochains mois. « Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, il n’est pas malade, explique Maître Triomphe, son avocat, à la tribune de la place Vauban. Il est handicapé. Il dort, il se réveille, il déglutit, il réagit parfois. Il est avant tout vulnérable et sans défense. C’est de ce genre de personne qu’il nous faut prendre soin. L’homme le plus vulnérable doit être protégé.

Réactions Gouvernementales et Médiatiques

Les propos de Julie Graziani ont souvent suscité des réactions, y compris au sein du gouvernement. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a réagi au discours de la chroniqueuse sur les situations précaires des mères divorcées.« Si on est au Smic, faut peut-être pas divorcer! » La séquence a fait réagir jusqu'au gouvernement. La secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, s'est étonnée ce mardi du discours d'une chroniqueuse de LCI sur les mères de famille divorcées. « Quel est le message quand on blâme une femme de ne gagner que le Smic puis qu'on lui reproche publiquement d'avoir divorcé? », a commenté la ministre, elle-même fondatrice du blog traitant de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle « Maman travaille ».

La veille, Julie Graziani, éditorialiste du magazine très conservateur « L'Incorrect » avait commenté sur le plateau de « 24h Pujadas » les images d'une femme interpellant Emmanuel Macron lors de sa récente visite à Rouen (Seine-Maritime). « Je comprends très bien qu'elle ne s'en sorte pas […] Mais un moment donné, je ne connais pas son parcours de vie à cette dame. Qu'est-ce qu'elle a fait pour se retrouver au Smic? Est-ce qu'elle a bien travaillé à l'école? Est-ce qu'elle a suivi des études? Et Julie Graziani de donner le coup de grâce à cette femme qui venait de confier à Emmanuel Macron être « seule au Smic avec deux enfants » et avoir peur de ne « pas s'en sortir » en assénant : « Si on est au Smic, bah faut peut-être pas divorcer dans ces cas-là ! »

Lire aussi: Soulager la douleur de l'accouchement

En face, la députée européenne Aurore Lalucq éberluée tente : « Elle a quand même le droit de divorcer… » Mais cette dernière d'être coupée par l'éditorialiste, connue pour son militantisme au sein de la Manif pour tous et ses positions contre l'avortement : « À un moment donné quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés et des boulets sur des boulets, on se retrouve avec des problèmes […] A un moment faut prendre sa vie en main et faut arrêter de se plaindre ! »

Après cette séquence très commentée sur les réseaux sociaux, Marlène Schiappa n'a pas tardé à s'interroger sur les propos de la chroniqueuse, décrite récemment par Arrêt sur Images comme « catholique traditionaliste ». « Riche on peut divorcer, pauvre il faut subir? Chacun est responsable de ses parcours de vie. Tu as fait le mauvais choix de boulot, tu as fait le mauvais choix de mec, tu assumes. Ce n'est pas à l'Etat d'arranger tes problèmes. « Mon propos n'était pas de dire qu'une mère de famille en situation de précarité n'avait pas à divorcer », assure-t-elle avant d'affirmer : « Dans des situations difficiles, nous restons responsables des actes que nous choisissons et nous ne pouvons indéfiniment nous retourner vers l'État pour résoudre nos problèmes personnels ou pour nous victimiser. »

David Pujadas, de LCI, a défendu le droit à l'opinion de Julie Graziani, soulignant que ses propos avaient été immédiatement contestés sur le plateau. Selon le journaliste, « les propos de Julie Graziani ne sont pas un dérapage. Ils constituent une opinion. » L'ancien patron du JT de France 2 rappelle que la chroniqueuse a été « immédiatement contestée en plateau par l'un de ses contradicteurs ». Pour Pujadas, l'opinion de sa chroniqueuse « peut indigner mais le débat d'idées, ce sont justement des opinions qui se confrontent, même celles qui ne nous plaisent pas […] On mélange les propos répréhensibles, délictueux et les opinions », a-t-il estimé avant d'appeler à la vigilance quant à la haine et à la violence : « Mais nous ne sommes pas dans ce registre-là lors de cette séquence. Et dans la folie des réseaux sociaux, on mélange tout… »

Liens avec les Mouvements Conservateurs et la Politique

Julie Graziani est membre de L'Avant-Garde, un mouvement se présentant comme un "réseau de conviction, anticonformiste, enraciné, personnaliste, ordolibéral et démocrate". Elle est également connue pour son militantisme au sein de la Manif pour tous.

Elle a également commenté la situation politique, notamment en ce qui concerne l'influence des milieux catholiques sur la droite française. Membre de L'Avant-Garde, un mouvement qui se présente comme un "réseau de conviction, anticonformiste, enraciné, personnaliste, ordolibéral et démocrate", Julie Graziani ne livre pas exactement la même analyse. "S'il ne gagne pas, voire n'accède pas au second tour, ajoute Julie Graziani, cela aura le mérite de faire éclater les choses et d'induire une recomposition de la droite française.

Les réseaux issus de La Manif pour tous font corps avec le candidat de la droite. S'il a obtenu ce soutien, c'est aussi parce que, plus que tous ses concurrents, l'ancien Premier ministre a su capter l'héritage politique des grandes manifestations de 2013 et 2014 contre le "mariage pour tous".

tags: #julie #graziani #avortement #itw

Articles populaires: