Carlos Alcaraz, à seulement 19 ans et 129 jours, a marqué l'histoire du tennis en devenant le plus jeune numéro 1 mondial. Cet exploit, le premier pour un joueur de moins de 20 ans, surpasse Lleyton Hewitt. Ce parcours exceptionnel met en lumière le talent précoce et combatif d'Alcaraz. Il est aussi le plus jeune vainqueur en Grand Chelem depuis Rafael Nadal en 2000.
L'Ascension Fulgurante de Carlos Alcaraz
Carlos Alcaraz, dans sa quête de succès, adopte une approche dynamique du jeu : "J'essaie d'être tout le temps agressif en coup droit et revers". Avant chaque match, Alcaraz suit une routine particulière, incluant une sieste et des échecs, soulignant l'importance de la stratégie et de la concentration.
L'Influence Cruciale de Juan Carlos Ferrero
Carlos Alcaraz est entraîné depuis ses 15 ans par Juan Carlos Ferrero, ancien numéro 1 mondial et vainqueur de Roland-Garros en 2003. Ferrero se souvient d'Alcaraz à son arrivée à l'Académie : "Normalement, on travaille, notamment physiquement. Quand il arrive à l'Académie, il avait 15 ans, il était fin comme un spaghetti." Cette transformation illustre le parcours impressionnant d'Alcaraz.
Juan Carlos Ferrero : Un Parcours Semé d'Embûches et de Triomphes
Vainqueur de Roland-Garros en 2003 et ancien numéro un mondial, Juan Carlos Ferrero entraîne son jeune et brillant compatriote, Carlos Alcaraz. Ferrero a dû ronger son frein avant de s’imposer Porte d’Auteuil. En 2000 et 2001, l’Espagnol a été stoppé en demi-finale par Gustavo Kuerten, avant de subir la loi de son compatriote Albert Costa en 2002. Retraité des courts depuis 2012, Juan Carlos Ferrero a depuis monté son académie près d’Alicante, en Espagne.
La Vision de Ferrero sur le Potentiel d'Alcaraz
Ferrero pense que l’explosion d'Alcaraz au plus haut niveau était possible grâce à son travail acharné et sa capacité à s’isoler de tout ce qui se passe autour de lui. Il souligne que Carlos a déjà fait son propre chemin et qu'il n’est plus le nouveau Nadal.
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Les Objectifs de Ferrero pour Alcaraz
Ferrero et Alcaraz abordent Roland Garros avec l’intention de gagner le tournoi. La première place mondiale est l’un de leurs objectifs, bien qu’il soit encore tôt selon Ferrero. Il a commencé à être plus présent sur le terrain, à s’intéresser aux joueurs et à s’impliquer avec eux. Le projet de Carlos était totalement différent : cornaquer un enfant dès son plus jeune âge, comme Antonio (Martinez Cascales) l’a fait avec lui à l’époque.
L'Éthique du "Pourquoi cet air si sérieux ?" et le Sourire d'Alcaraz
Le prodige de la raquette n’abhorre pas par tous ses pores une humanité dont il exècre le sérieux et les règles, au point de vouloir la plonger dans un chaos plus grand qu’un face-à-face entre Nick Kyrgios et Alexander Bublik. Mais, comme la némésis de Batman, l’Espagnol refuse de se prendre au sérieux. Et il a toujours le sourire. Un large sourire, communicatif, bien réel. Celui de la joie de vivre, comme un yin au yang de celui, sadique, tracé par cicatrices et maquillage sur le visage du Joker. Certes, le surnommé « Carlitos », compétiteur acharné, ambitieux, qui veut continuer à marquer son sport, a parfois des gestes d’agacement, de frustration quand le scénario d’un partie ne s’écrit pas comme il le souhaite. Mais, dans ces situations, il est fréquent de le voir sourire après un point spectaculaire. Peu importe que celui-ci soit perdu, y compris à un moment important du duel. Même dans les pleurs, ses zygomatiques font de la gymnastique.
Le Sourire : Une Clé du Succès pour Alcaraz
« Je gagne parce que je souris, déclare-t-il en conférence de presse suite à sa victoire contre Taro Daniel au deuxième tour de Roland-Garros en 2023. Le sourire est, pour moi, la clef de tout. Le plus important, c’est de prendre du plaisir, profiter. C’est dans ces instants que le plus jeune numéro 1 mondial de l’histoire du tennis s’efforce de se dérider.
Les Conseils de Ferrero et l'Importance du Plaisir
« Juan Carlos (Ferrero, son coach) me dit toujours que je dois passer un bon moment sur le court, explique-t-il après sa victoire contre Stéfanos Tsitsipás à l’US Open 2021, sa première contre un top 3, à 18 ans. Juan Carlos Ferrero donne plus de détails : « Je lui dis de ne pas être tendu pendant un match, de profiter de ce qu’il se passe. S’il est heureux et relâché, il voit les choses plus clairement qu’en étant tendu et nerveux. »
Le Sourire Naturel d'Alcaraz : Un Atout Reconnu
« Lors du dernier tournoi des Petits As où je suis allé, il y a trois ou quatre ans, j’avais comparé l’attitude des jeunes avec celle de Carlos au même âge, continue-t-il. Beaucoup regardaient leurs pieds et avaient l’air un peu tristes sur le court, alors que Carlos avait, déjà, tout le temps la banane. C’est ce qui m’a toujours marqué chez lui, au-delà de son engagement. Il est heureux. Et ce qui émane de lui, c’est le côté naturel de cette attitude. On n’a pas l’impression que c’est travaillé. Évidemment, il a très envie de gagner, il est compétiteur, mais on sent que s’il perd, ce n’est pas grave. Il arrive tout de suite à relativiser. C’est vrai que Carlos a ce petit truc en plus, le sourire. Il est gai. Même quand il perd, ou qu’il fait une énorme faute un peu grossière, il se marre, il dédramatise.
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L'Entourage Bienveillant d'Alcaraz : Un Facteur de Succès
« À Wimbledon (en 2023), par exemple, j’étais juste à côté du box (pendant la finale notamment). Je n’ai pas pu être là lors de sa demi-finale de l’US Open (perdue contre Daniil Medvedev), mais mon bras droit, Seth McKinley, y était, et m’a dit que dans le box les proches n’étaient pas tristes. Bien sûr, ils étaient déçus pour Carlos, mais ce n’était pas : “Oh mon dieu, qu’est-ce qui se passe ?!” Il n’y a jamais de dramatisation dans son entourage, et je pense que ça l’aide aussi. Parce que son entourage est bienveillant, ce qui contribue au fait qu’il ne se mette pas la pression.
L'Influence du Sourire d'Alcaraz sur les Autres Joueurs
« Je me suis entraîné avec “Carlitos” l’autre jour, et je lui ai lancé un “Merci” sans raison apparente, déclare Tsitsipás, battu cinq fois en autant de joutes avec Alcaraz au moment de l’écriture de ces lignes, devant les journalistes après son premier tour à Roland-Garros en 2023. Je ne sais pas s’il a compris ou non. Je lui dois beaucoup, parce qu’il est une véritable bouffée d’air frais sur le circuit. Il est tellement compétiteur, et toujours avec le sourire. Je pense que ça l’a beaucoup aidé à grandir en tant que joueur. Il a l’air de prendre beaucoup de plaisir. En fin d’année (2022), je me suis dit que je voulais implanter ça dans mon jeu. Les joueurs se concentrent peut-être davantage sur des trucs plus techniques ou autres que sur cet aspect. Je l’admire pour qui il est. J’ai la capacité d’être ce genre de personne, j’y crois vraiment.
Le Sourire d'Alcaraz : Un Atout Désarmant
Regarder l’adversaire avec un visage radieux après un rallye perdu a le pouvoir de lui ôter un peu de sa rage de vaincre. En ne cessant jamais de garder un sourire, authentique, Carlos Alcaraz s’est lui rendu la vie belle.
Juan Carlos Ferrero : Un Joueur Devenu Entraîneur
Juan Carlos Ferrero commence le tennis à l'âge de 9 ans grâce à son père. Il démarre chez les pros à l'âge de 18 ans et accumule très rapidement les bons résultats. En 2001 il remporte quatre titres, Rome, Dubaï, Estoril et Barcelone et joue aussi une demi-finale à Roland Garros. Seulement deux ans plus tard il réalise son rêve de gagner Roland Garros, en battant en finale l'hollandais Martin Verkerk. Mais des douleurs vont commencer à apparaître notamment au dos, ce qui va stopper sa progression. Il va devoir observer une periode de repos durant laquelle il va perdre petit à petit confiance.
Antonio Martinez Cascales : Le Mentor de Ferrero
Il est sans doute celui qui connaît le mieux Juan Carlos Ferrero. Il l'a vu haut comme trois pommes, frapper des balles à 10 ans, oeuvrer à la construction d'une académie à Villena dont ils sont propriétaires, gagner Roland-Garros en 2003. Antonio Martinez Cascales est le parrain de sa fille aînée et conduit régulièrement ses enfants à l'école. Trente-trois ans qu'ils se côtoient. Il n'avait pas misé gros sur une reconversion de son poulain en entraîneur.
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Le Parcours de Ferrero vers le Coaching
Resté à Villena, dans la province d'Alicante, après l'arrêt de sa carrière en 2012, Ferrero a commencé à entraîner au sein de l'académie, « à aider les gamins, à leur donner des précieux conseils. C'est là qu'est né le désir de prendre en main un espoir », assure l'Espagnol de 43 ans. En 2017 pourtant, l'opportunité d'entraîner un jeune déjà confirmé, Alexander Zverev, dans le top 5 mondial à 20 ans, s'est présentée. Huit mois délicats où l'exigence de Ferrero s'est heurtée à un certain dilettantisme de l'Allemand. L'Espagnol lui a reproché son manque de ponctualité et de sérieux et une dispute a éclaté. Fin de collaboration. « Ça m'a permis de revenir sur le circuit, de mieux connaître les joueurs et leur façon de jouer. J'ai appris la patience », résume Ferrero aujourd'hui.
La Rencontre avec Alcaraz
Quelques mois plus tard, Albert Molina, agent pour le mastodonte IMG, venait à Villena avec une nouvelle pépite sous le bras, Carlos Alcaraz, 15 ans. « Molina avait évoqué des entraîneurs de l'académie, très bons et fiables, mais pas Juan Carlos. Quelques jours plus tard, Juan Carlos est venu me dire : "C'est moi qui vais l'entraîner." Je lui ai répondu : "Toi ? Mais il a 15 ans !" Sa volonté était totale », rembobine Cascales. Dominic Thiem, Juan Martin Del Potro, Simona Halep le courtisaient, mais un ado a raflé la mise.
La Méthode Ferrero
Autour d'Alcaraz, Ferrero a bâti un staff composé de spécialistes de son académie : le docteur Juanjo Lopez, le préparateur physique Alberto Lledo et le kiné Juanjo Moreno. « Ce qu'il fait de mieux, c'est le management et la gestion de l'équipe. C'est un rôle que peu de gens connaissent à propos de lui », avance Lledo. Moreno, qui s'identifie beaucoup à lui, le trouve « très complet, très exigeant envers lui-même et très perfectionniste. Il arrive à tirer le maximum de son joueur ». De Cascales à Ferrero, de Ferrero à Alcaraz, la méthode est la même. Ils parlent d'une même voix.
La Saison 2025 et l'Émergence de Carlos Alcaraz
Son leader, à l'aube du rendez-vous romain, n'est autre que Carlos Alcaraz. L'Espagnol a glané un Masters 1000 (Monte-Carlo) et remporté également un ATP 500, à Rotterdam. Mais Alcaraz a alterné le très haut et le très bas ces derniers mois. Sa première partie de saison est bonne, mais il est probablement le numéro un le plus "léger" de ces dernières années.
Le Manque de Jannik Sinner
En réalité, de patron, il n'y a plus depuis que Jannik Sinner a été mis au repos forcé après sa suspension de trois mois, consécutive à son contrôle positif au clostébol, un stéroïde anabolisant. Alors que son retrait du circuit pour un trimestre entier aurait pu permettre à d'autres d'affirmer une autorité même provisoire, chacun a affiché ses faiblesses, plus ou moins prononcées, souvent plus que moins d'ailleurs.
Les Frères Alcaraz
Alors que son grand frère Carlos dispute actuellement l’Open d’Australie, son frère Jaime était engagé dans les qualifications des Petits As, l’équivalent du mondial des jeunes espoirs du tennis. Après avoir passé le premier tour des qualifications, le jeune espoir a été éliminé ce lundi au deuxième tour. L’Espagnol s’est incliné face au jeune Tchèque Filip Sebek sur le score de 7-5 7-6(5).
Le Déclin de Juan Carlos Ferrero et l'Ascension de Rafael Nadal
Début 2004, la varicelle laisse Juan Carlos à quai. Pendant ce temps, Roger Federer s’envole en tête de la hiérarchie mondiale tandis que Guillermo Coria semble n’avoir qu’à se baisser pour cueillir Roland-Garros. Juan Carlos Ferrero précipite alors son retour sur le circuit : erreur lourde de conséquences. Il revient en 2005, mais le refrain a bien changé : Juan Carlos frappe moins fort, court moins vite, anticipe moins bien. Il n’a pas perdu son tennis. Simplement, comme tout joueur qui revient après une longue coupure, il fait tout un peu moins bien qu’avant.
La Rivalité Nadal-Ferrero
Et voilà que le coup de grâce lui est porté par un de ses compatriotes. Il est jeune, a la crinière folle et braille des ‘vamos’ retentissants à chaque point gagné : Rafael Nadal vient d’entrer avec pertes et fracas dans la cour des grands, réalisant le quadruplé Monte-Carlo, Barcelone, Rome, Roland-Garros. Au passage, il bat deux fois de suite Juan Carlos. Ce qui commence à être dur à avaler pour ce dernier, surtout après l’épisode de la finale de Coupe Davis quelques mois plus tôt. Dès lors, l’Espagne a son nouveau chouchou, et peu importe maintenant ce qui peut arriver à l’ancien.
Les Différences de Personnalité
Non seulement le palmarès de Rafael finit par éclipser celui de Juan Carlos, mais sa personnalité contribue elle aussi à effacer l’enfant d’Onteniente. Les deux hommes sont tellement différents : Juanqui est un écorché vif à jamais marqué par le décès prématuré de sa mère, Rafa est un ado pleinement intégré à sa cellule familiale. Juanqui se révèle volontiers froid et distant, peu à l’aise avec les gens qu’il ne connaît pas, Rafa est bouillant, sanguin, invitant facilement au partage des émotions.
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