L'infirmière en puériculture est une infirmière spécialisée dans les soins médicaux apportés aux bébés et aux enfants. Elle joue un rôle essentiel de prévention, d'éducation et de conseil auprès des parents. Ce métier, majoritairement exercé par des femmes, requiert une formation spécifique et des qualités humaines indispensables.

Nature du travail

Le travail de l'infirmière puéricultrice est varié et s'adapte aux différents lieux d'exercice.

Soigner et informer

À l'hôpital ou en maternité, l'infirmière puéricultrice prodigue des soins infirmiers aux enfants malades : prises de sang, préparation aux interventions chirurgicales, mise sous oxygène, surveillance post-opératoire. Elle est l'interlocutrice privilégiée des parents pendant toute la durée de l'hospitalisation, les informant, les conseillant et les accompagnant. Placée sous la responsabilité du médecin, elle l'assiste lors des soins et examens. Sa formation lui permet de réaliser des gestes d'urgence si nécessaire. Sa proximité avec le patient lui fait occuper une position centrale dans l'équipe de soins constituée autour de l'enfant hospitalisé.

Éduquer et former

Dans un centre de PMI (protection maternelle et infantile), elle reçoit les mamans avec leurs enfants. Elle joue alors un rôle de prévention, de protection et d'éducation auprès des familles. Il lui arrive aussi de visiter les enfants à leur domicile. Dans une crèche ou une halte-garderie, elle anime et encadre une équipe de professionnels, tout en continuant à s'occuper des enfants présents. L'équipe qu'elle dirige est composée d'éducateurs de jeunes enfants, d'auxiliaires de puériculture et d'assistantes maternelles. Elle élabore un projet pédagogique et participe à la formation des personnels. Elle aide les familles à trouver une solution (assistante maternelle, structure d'accueil collectif…). Elle délivre aux assistantes maternelles les formations professionnelles qui leur permettront d'obtenir et de conserver leur agrément.

Compétences requises

Le métier d'infirmière puéricultrice exige un ensemble de compétences techniques et de qualités humaines.

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Résistance et vigilance

On attend des puéricultrices de la résistance physique, une bonne stabilité émotionnelle et un grand sens de l'observation. Une vigilance de tous les instants et une grande concentration sont requises pour prendre soin d'enfants parfois gravement malades. Journées denses, vigilance permanente, confrontation à la douleur des enfants et des familles : le métier d’infirmière puéricultrice requiert une forte résistance, physique comme psychologique.

Sens de la pédagogie et qualités humaines

Les puéricultrices jouent un rôle croissant dans les campagnes de sensibilisation et d'information sur la santé ou l'hygiène. Elles assurent la formation (initiale et continue) des professionnelles de la petite enfance et encadrent le personnel des crèches. Les connaissances qu'elles ont acquises sur le développement (physique et mental) des enfants leur permettent de conseiller judicieusement les parents. La tolérance, la bienveillance et la capacité à dialoguer sont indispensables pour accompagner les familles en toute sérénité. Empathie, bienveillance, pédagogie, sens du travail en équipe et des responsabilités sont des qualités très prisées chez les infirmières puéricultrices. Au-delà de veiller au bien-être d’enfants parfois lourdement malades, ce professionnel de santé joue également un rôle clé auprès des parents (accompagnement, conseils de prévention et sensibilisation sur l’hygiène et la santé).

Études et formations

Pour exercer en tant qu’infirmière puéricultrice, le diplôme d’État de puériculture, le DEP, (niveau bac+4) est nécessaire. Des discussions sont en cours pour rehausser le niveau de ce diplôme au grade de master (bac +5) mais cette réforme n'est pas encore effective.

Diplôme d'État de puériculture (DEP)

Ce diplôme s’acquiert en suivant une formation payante de 12 mois en école de puériculture agréée par le ministère de la Santé, et dont l’entrée se fait sur concours. Seuls les candidats étant titulaires du diplôme d’État d’infirmier (DEI) ou de sage-femme peuvent se présenter aux épreuves du concours d’admission en école de puériculture. Les conditions d'admission varient selon les établissements.

Une fois l’admission en école validée, la formation d’infirmière puéricultrice comporte une partie avec des cours théoriques centrée sur 3 thématiques :

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  • L’enfant et la santé ;
  • La promotion de la santé de l’enfant et son éducation ;
  • La profession d’infirmière puéricultrice.

La formation comprend également une partie pratique sous forme de 710 heures de stages cliniques.

Quel bac pour être infirmière puéricultrice ?

Compte tenu des sujets abordés, les bacs S ou ST2S (science et technologie de la santé et du social) sont particulièrement recommandés pour aborder des études d’infirmière puéricultrice.

Lieu d'exercice et statut

Surtout à l'hôpital

Près de la moitié des puéricultrices sont employées par les services hospitaliers ou les maternités. Elles travaillent également en centres de PMI (protection maternelle et infantile), centres de soins, crèches, haltes-garderies…

Jamais seule

Quel que soit son lieu d'exercice, la puéricultrice travaille toujours au sein d'une équipe constituée de médecins, infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de puériculture, éducateurs de jeunes enfants…

Avec plus ou moins de contraintes

À l'hôpital, les soins sont assurés 24 heures sur 24. Le travail est organisé par rotation des équipes, sur la base de 35 heures par semaine. Les astreintes sont fixées à l'avance dans l'emploi du temps. En PMI, la puéricultrice travaille en journée seulement, avec des horaires réguliers. Ce qui ne l'empêche pas de se déplacer au domicile des familles quand la situation l'impose. Dans les crèches et les haltes-garderies, les plages d'ouverture sont fixes, même si certaines structures font des efforts pour s'adapter aux horaires de travail des parents.

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Carrière et salaire

Salaire

La rémunération d’une infirmière puéricultrice dans la fonction hospitalière, en début de carrière, s’élève à environ 2 000 euros brut par mois (Environ 1792 euros brut par mois à l'hôpital). En fin de carrière, l’infirmière puéricultrice peut prétendre à un salaire avoisinant les 3 000 euros brut par mois. Ces montants sont variables en fonction du lieu d'exercice et du statut. Ils peuvent être revus à la hausse selon les politiques de prime de la structure où exerce l’infirmière puéricultrice.

Intégrer le marché du travail

Même débutante, elle trouve facilement un emploi. Elle est en effet très demandée en centre hospitalier et en maternités. Les jeunes diplômées ne rencontrent pas de difficultés pour trouver un emploi, à condition d'accepter une mobilité géographique. Les zones rurales sont moins bien pourvues en structures d'accueil des moins de 3 ans que les grandes villes. Le nombre de crèches dépend de la densité démographique, mais la demande reste forte grâce à une natalité dynamique.

Évolution de carrière

Employée au service des affaires sociales d'une mairie, une puéricultrice peut coordonner les actions municipales en faveur de la petite enfance. Après quelques années d'expérience, elle peut aussi diriger une crèche municipale ou associative. À l'hôpital, avec un diplôme de cadre de santé, elle pourra prendre la responsabilité d'un service de pédiatrie. Autre possibilité : devenir formatrice dans un Ifsi (institut de formation en soins infirmiers). Devenir formatrice : Les parents ont parfois du mal à trouver des places en crèche pour leurs enfants.

Accès au métier

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du DE (diplôme d'État) de puéricultrice, préparé en 1 an dans une école agréée. Ce métier est une spécialisation accessible aux infirmières et aux sages-femmes, dès la dernière année de leurs études (sous réserve d'obtenir le DE d'infirmier ou de sage-femme).

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