Chaque année, à l'approche des fêtes de Noël, une mélodie joyeuse et entraînante résonne dans les églises et les foyers : "Il est né le divin enfant". Ce cantique, profondément ancré dans la tradition française, est bien plus qu'un simple air de Noël. Son histoire, ses origines et son évolution témoignent de la richesse du patrimoine musical et spirituel de la France.
Un Air de Chasse Transformé en Chant de Nativité
Savez-vous que le plus célèbre des chants de Noël français s'inspire d'un ancien air de chasse intitulé "La Tête bizarde" ? Une enquête de Noël signée Max Dozolme. Les prophètes de l’Ancien testament annoncent peut-être la naissance de Jésus depuis plus de 4000 ans, mais ce qui est sûr c’est que l’on chante ce cantique depuis au moins 200 ans ! En effet pour découvrir la première édition des paroles de cet air évoquant la nativité, il faut ouvrir un ouvrage publié à Montpellier en 1818 et qui porte le nom de Nouveau recueil de cantiques spirituels à l’usage des écoles chrétiennes des filles de Charité et ce n’est que dans la seconde édition de cet ouvrage publiée à Avignon en 1825 que l’on peut découvrir la mélodie de cet air notée sous la forme d’une partition ! Ce n’est pas parce que ces ouvrages ont été publiés à Avignon ou Montpellier que cet air est inspiré d’un Noël provençal pour autant ! Il serait plutôt lorrain, si l’on en croit Jean-Romary Grosjean, l’organiste de la cathédrale Saint-Dié des Vosges qui publie en 1862 sa propre version dans un recueil intitulé : Airs des Noëls Lorrains ! Sur ce thème pastoral confié aux sonorités de hautbois d’orgue, le compositeur nous donne un autre indice quant à l’origine de cette mélodie : selon-lui elle proviendrait d’un ancien air de chasse !
Un air que les chasseurs connaissent peut être sous le nom de Tête Bizarde ! Un drôle de nom qui fait allusion à la tête de certains cervidés, cerfs ou aux chevreuils qui, à la suite d’un choc par exemple, souffrent d’un développement anormal de leur bois ! On parle dans ce cas de Tête bizarde ! Une fois qu’on le sait et que l’on compare cette musique de vènerie à l’air de Il est né le divin enfant tout s’éclaire. On comprend mieux le caractère pastoral, l’usage du bourdon, cette note grave répétée sur laquelle se déploie seulement quatre accords et la mélodie très simple du refrain présentée sous la forme d’un simple arpège, le mode de jeu préféré du cor de chasse ! Tout cela provient de l’air de chasse la Tête bizarde ! Une esthétique que n’a pas cherché à gommer Gabriel Fauré dans ses divers arrangements réalisés pour fêter Noël ! Un caractère pastoral qui disparait néanmoins au profit du jazz dans cet autre arrangement que je trouve très réussi signé Michel Legrand et que l’on retrouve dans un film à voir ou revoir en ces périodes de fête : La Bûche de Daniel Thompson !
Les Origines Lorraines et la Publication du Cantique
Parmi celles-ci, Vianney Huguenot évoque "Il est né le divin enfant" dont on doit la première adaptation à un Vosgien. On ne peut pas dire que "Il est né le divin enfant" soit totalement d'inspiration chrétienne, certains l'ont interprétée différemment, comme un message d'encouragement à faire des enfants et à fonder une famille Rochesson Saint-Dié-des-Vosges ICI Lorraine (Meurthe-et-Moselle et Vosges) Histoire locale Histoires insolites Chanson française.
En 1874, il a été publié dans un recueil d’Airs de Noël Lorrains à l’initiative d’un organiste de la cathédrale de Saint-Dié. Le succès de ce cantique n’est plus à démontrer. En 1874, « Il est né le divin enfant » est publié pour la première fois, dans un recueil de l'organiste de la cathédrale de Saint-Dié, Jean-Romary Grosjean, intitulé Airs des Noëls lorrains recueillis et arrangés pour orgue ou harmonium. Mais il est probable qu'il n'ait été que le transcripteur d'un chant de Noël courant à l'époque sans qu'on en connaisse la provenance exacte, notamment en ce qui concerne les paroles. Elles reprennent les grands classiques de la Nativité selon l'Évangile : prophètes, étable et rois de l'Orient. Une véritable crèche qui prend vie devant nos yeux en chanson.
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Le Chant de Noël Catholique « Il est né le Divin Enfant ! » d’origine française qui annonce au monde la Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ qui s’est fait attendre, publié pour la première fois en 1863 dans un recueil d'airs des Noëls lorrains recueillis et arrangés pour orgue ou harmonium rassemblés par l'organiste, Jean-Romain Grosjean, de la Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges. Sa mélodie provient d'un air de chasse toujours français du 17ème siècle.
Un Cantique Simple et Joyeux
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant ! Ah ! que ses grâces sont parfaites ! Ah ! O Jésus ! O Roi tout-puissant Tout petit enfant que vous êtes, O Jésus ! TOUT EST CLASSIQUE. On ne sait pas grand-chose sur ce cantique, si ce n’est qu’il est au top 50 des messes de Noël depuis près de deux siècles. C'est en quelque sorte le chant de noël au carré, l'exultation et la fin (de l'Avent, de la messe, du pensum familial) : « Il est né le divin enfant », rideau jusqu'à l'année prochaine. Même les plus impies d'entre nous ont difficilement pu passer à côté de cet air entraînant et sautillant et, une fois n'est pas coutume, bien français.
Les paroles reprennent les grands classiques de la Nativité selon l'Évangile : prophètes, étable et rois de l'Orient. Une véritable crèche qui prend vie devant nos yeux en chanson. La partition du cantique précise en en-tête « Ancien air de chasse ». Cette partition signe aussi l'apparition du fameux hautbois et l'accompagnement est précisé « très doux ». En 1886, la revue musicale Le Ménestrel décrit : « Cette expression pastorale, qui convient si parfaitement au genre, est parfois introduite après coup par des modifications dans la mélodie primitive. […] Considérons un Noël relativement récent (du moins, nous n'en avons trouvé aucune trace dans les livres antérieurs au XIXe siècle) mais très répandu à notre époque, celui qui commence par ces deux vers : "Il est né le divin enfant,/Jouez, hautbois, résonnez, musettes". La mélodie syllabique, un peu trop sautillante si on la prend dans un mouvement vif, a cependant, avec son rythme à deux temps et sa gamme correspondant aux notes naturelles de la trompette, un air naïf et pastoral qui n'est pas sans grâce : on la prendrait volontiers pour un air de musette du temps passé ; il semble que la reconstitution du cadre traditionnel, le bocage vert arrosé par quelque joli ruisseau, lui rendrait sa fraîcheur primitive et son charme aujourd'hui un peu démodé. »
Un Succès Ininterrompu
Et, depuis cette première apparition médiatique, rien ou presque. Il n'existe même pas de version anglaise de ce cantique, le monde anglo-saxon étant pourtant peu avare de reprises de Noël, comme s'il était devenu partie intégrante du patrimoine musical français. Il y a bien eu une tentative d'attenter aux paroles en boutant les hautbois et les musettes (des sortes de cornemuses) hors de la première strophe, mais elle ne s'est guère imposée tant l'expression est entrée dans les mœurs. Le titre du cantique est même devenu un cliché journalistique pour annoncer n'importe quelle naissance. Bien qu'ayant une durée de vie réduite - difficile de claironner « Il est né le divin enfant » avant le 24 décembre ou après le 1er janvier -, son succès ne se dément pas dans les églises de France. Avec sa mélodie claironnante et ses paroles gentiment religieuses, « Il est né le divin enfant » ne bénéficie pas de la popularité extraordinaire de certains tubes anglo-saxons ou de leur aura de chic, mais c'est un classique indéboulonnable des messes de Noël, aux côtés des « Anges dans nos campagnes » ou d'« Entre le bœuf et l'âne gris ».
Paroles et Structure du Chant
Voici le Chant de Noël Catholique « Il est né le Divin Enfant ! » d’origine française qui annonce au monde la Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ qui s’est fait attendre, publié pour la première fois en 1863 dans un recueil d'airs des Noëls lorrains recueillis et arrangés pour orgue ou harmonium rassemblés par l'organiste, Jean-Romain Grosjean, de la Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges. Sa mélodie provient d'un air de chasse toujours français du 17ème siècle.
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Le Chant de Noël « Il est né le Divin Enfant ! Jouez hautbois, résonnez musettes ! Chantons tous Son avènement ! Nous attendions cet heureux Temps. Pour un Dieu quel abaissement ! 3- Partez, grands rois de l'Orient ! Partez, ô rois de l'Orient ! Venez adorer cet Enfant ! 4- Ô Jésus ! Ô Jésus ! Régnez sur nous entièrement !
Le Chant de Noël « Il est né le Divin Enfant ! Jouez hautbois, résonnez musettes ! Chantons tous Son avènement ! Nous attendions cet heureux Temps. Pour un Dieu quel abaissement ! Chant de Noël « Il est né le Divin Enfant » avec la strophe 2 « Ah qu’Il est beau, qu’Il est charmant, que ces Grâces sont parfaites !
Le Chant de Noël « Il est né le Divin Enfant ! Jouez hautbois, résonnez musettes ! Chantons tous Son avènement ! Nous attendions cet heureux Temps. 2- Ô Jésus ! Ô Jésus ! Régnez sur nous entièrement !
Le Chant de Noël « Il est né le Divin Enfant ! Jouez hautbois, résonnez musettes ! Chantons tous Son avènement ! Nous attendions cet heureux Temps. Pour un Dieu quel abaissement ! 4- Partez, grands rois de l'Orient ! Partez, ô rois de l'Orient ! Venez adorer cet Enfant ! Donnons-les Lui donc promptement ! 6- Ô Jésus ! Ô Jésus ! Régnez sur nous entièrement ! Il nous aime inlassablement ! Est Clarté pour tous les vivants ! Et qu’Il règne éternellement !
Le Contexte des Chants de Noël
Les chants de Noël font partie intégrante de la célébration de la Nativité, créant une atmosphère de fête, de recueillement et de joie. Ils nous plongent dans la magie de Noël tout en rappelant le sens profond de cet événement : la naissance de Jésus. Aussi connu sous le nom de "Cantique de Noël", "Minuit, chrétiens" est l'un des chants de Noël les plus populaires en France. Écrit en 1847 par Placide Cappeau, un poète français, il a été mis en musique par le compositeur Adolphe Adam. Ce cantique évoque la naissance de Jésus à Bethléem, invitant les fidèles à la contemplation de cet événement sacré. Le texte décrit l'importance de la venue du Christ pour l'humanité, apportant espoir et rédemption. Il incite les auditeurs à "attendre leur Rédempteur" et célèbre la libération des hommes par la venue de Jésus. Ce chant traditionnel français est joyeux et entraînant, et il est souvent associé aux festivités de Noël en famille ou dans les paroisses. Les origines de "Il est né, le divin enfant" remontent au XVIIIe siècle, et il est devenu un incontournable des célébrations de Noël en France. Les paroles célèbrent la naissance de Jésus, qui "vient de naître" pour apporter la joie et la lumière au monde. Le chant encourage les fidèles à "jouer du hautbois et résonner musettes" pour exprimer leur allégresse.
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Bien que "Petit Papa Noël" ne soit pas un chant liturgique, il reste un classique incontournable de Noël en France. Écrit par Raymond Vincy et composé par Henri Martinet, ce chant est interprété pour la première fois par Tino Rossi en 1946. La chanson évoque l'attente fébrile des enfants pour l'arrivée du Père Noël et la distribution des cadeaux. "Petit Papa Noël" capture la magie de la nuit de Noël, avec l'image du Père Noël comme figure bienveillante qui descend du ciel pour récompenser les enfants sages. Originaire d'Autriche, "Douce nuit" (ou "Stille Nacht" en allemand) est l'un des chants de Noël les plus populaires au monde. Il a été composé en 1818 par Franz Xaver Gruber sur les paroles du prêtre Joseph Mohr. Ce chant a été traduit dans de nombreuses langues, dont le français, et est largement chanté dans les églises et les foyers pendant Noël. Les paroles de "Douce nuit" expriment la paix et la tranquillité de la nuit de la Nativité. Elles évoquent le calme d'une "sainte nuit" où "dans le ciel, l'astre luit", tandis que l'enfant Jésus repose dans la crèche. Connu également sous le titre "Adeste Fideles" lorsqu'il est chanté en latin, "Venez, divin Messie" est un hymne de louange et d'adoration célébrant la venue de Jésus. Bien que les origines précises de ce chant soient incertaines, il est souvent attribué à John Francis Wade, un copiste et auteur de cantiques du XVIIIe siècle. Le chant exprime l'attente des fidèles pour l'arrivée du Sauveur, avec des paroles qui appellent Jésus à "venir sur terre, nous rendre l'espérance et nous sauver". Ce chant traditionnel raconte l'annonce faite aux bergers par les anges lors de la naissance de Jésus. Il est souvent chanté pendant les messes de Noël, et son refrain en latin, "Gloria in excelsis Deo", rappelle les paroles des anges dans l'Évangile de Luc (Luc 2:14), louant Dieu dans les hauteurs. "Les anges dans nos campagnes" invite les fidèles à se joindre aux anges pour célébrer la venue du Sauveur. Les strophes décrivent la scène de la Nativité, où les bergers, émerveillés, se dirigent vers l'étable pour adorer l'enfant nouveau-né. Ce chant traditionnel français raconte l'histoire de la Nativité en mettant en avant la présence des animaux dans l'étable. Les paroles évoquent le bœuf et l'âne, présents autour de l'enfant Jésus, créant une scène simple et touchante. "Entre le bœuf et l'âne gris" souligne l'humilité des conditions dans lesquelles le Sauveur est venu au monde. Le chant invite à méditer sur la simplicité de la crèche, rappelant que le Christ s'est incarné pour tous, sans distinction de richesse ou de statut social.
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