L'affaire Geneviève Montillet, surnommée "la diabolique de Nancy", est un cas judiciaire complexe et sombre qui a captivé l'attention du public. Condamnée en 2003 pour l'assassinat de son mari, Éric de Vriendt, cette affaire révèle un réseau de manipulations, de tentatives infructueuses et finalement, un acte fatal.
Un Accident Suspect à Antibes
En 1992, à Antibes, Éric de Vriendt est victime d'un accident de la route à vélo. Geneviève Montillet, contactée, déclare que son mari est décédé d'une fausse route due aux séquelles de son accident. Elle affirme qu'un médecin est venu constater le décès et qu'elle l'a fait incinérer. Cette version, jugée incohérente, déclenche une enquête.
Initialement, l'enquête ne donne rien. Cependant, cinq ans plus tard, un nouveau juge reprend le dossier, ouvrant la voie à des révélations troublantes.
Des Écoutes Fructueuses
André Bloch, officier de police judiciaire, est chargé de l'enquête. Il met sur écoute tous les protagonistes de l'affaire, dont Geneviève Montillet, son ex-mari René et leurs deux jumeaux, Fabrice et Valéry, âgés de 23 ans. Les écoutes révèlent des conversations compromettantes.
"Comment ça se passe cette histoire maintenant ? Le type que tu avais branché avec ta mère pour qu'il provoque l'accident ?", interroge le père. Plus tard, il évoque un de ses fils impliqué dans l'affaire : "Il faut qu'il déculpabilise, entend-on. Ça le poursuit cette affaire, ça le poursuit. Aucune mère ne demande ça à ses enfants. Elle, elle efface tout."
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Ces écoutes convainquent les enquêteurs que Geneviève Montillet est la commanditaire du meurtre d'Éric de Vriendt, que son ex-mari est au courant, et qu'un de ses fils a été chargé de trouver un homme de main.
Tentatives de Meurtre Révélées
En 1998, tout le monde est placé en garde à vue. Les enquêteurs découvrent que Fabrice et Valéry, 17 ans à l'époque, sont toxicomanes et se livrent à un trafic de drogue, dans lequel leur propre mère est impliquée. Geneviève Montillet leur prenait un pourcentage sur les ventes.
Les jumeaux font d'autres révélations : leur mère leur avait déjà demandé de tuer Éric de Vriendt d'un coup de fusil, dans la forêt en simulant un accident de chasse. Un incident dont la cible, leur propre beau-père, sortira blessé mais sauf.
Pour l'ultime meurtre maquillé en accident de la route, Geneviève Montillet demande à Fabrice de recruter un de ses amis toxicomanes, Yves Baudet. Elle lui promet 300.000 francs de récompense. Sauf qu'après avoir foncé sur la victime, Yves Baudet n'arrivera pas à achever Éric de Vriendt. Ce dernier sera transporté à l'hôpital et se remettra de ses blessures.
C'est alors que Geneviève Montillet met au point un autre plan : cette fois-ci, elle le tuera elle-même.
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Condamnation et Décès
Reconnue coupable d'assassinat et de tentative d'assassinat, Geneviève Montillet est condamnée à 25 ans de prison cinq ans plus tard. Elle décède en détention des suites d'une longue maladie après 11 ans derrière les barreaux. Son fils Fabrice et Yann Baudet sont condamnés chacun à 5 ans de prison.
Décorations et Distinctions Honorifiques
Il est intéressant de noter qu'en parallèle à cette affaire criminelle, un décret du Président de la République en date du 14 novembre 2011 mentionne des promotions et nominations dans l'ordre national du Mérite. Bien que cela n'ait aucun lien direct avec l'affaire Montillet, cela illustre la complexité des parcours individuels et la diversité des contributions à la société. Parmi les personnes honorées, on trouve :
- Au grade de commandeur:
- M. d'Andoque de Sériège (Nicolas, Jacques, Antoine), président d'une association pour la protection et la mise en valeur du patrimoine cistercien.
- Mme Henriot, née Schlanger (Sara dite Solange), présidente régionale d'une association caritative.
- M. Léger (Jacques, Jean), président général délégué de la Fédération nationale des cheminots anciens combattants, ingénieur hors classe (h) à la SNCF.
- M. Perry (André, Yves), ancien contrôleur divisionnaire des transmissions, ancien conseiller municipal et membre actif de plusieurs associations.
- Au grade d'officier:
- M. Cohen-Hadria (David, Armand dit Armand), ingénieur (h), membre actif d'associations.
- M. Constantin (Pierre, Claude), ancien fonctionnaire de l'administration des douanes, membre d'associations d'anciens combattants.
- M. Dutel (Roland, Camille, Georges), président d'un comité et trésorier d'une section de la Société des membres de la Légion d'honneur.
- Me Garrisson (Jacques, Henri, Robert), notaire (h) et membre de plusieurs associations.
- M. Palacio (Roland, Louis, Gaston), ancien président-directeur général de société, membre actif de l'association « La flamme sous l'Arc de Triomphe ».
- Mme Perilliat, née Raffi (Claude, Madeleine), directrice générale et fondatrice d'un centre audio-métrique et médico-pédagogique.
- Au grade de chevalier:
- Mme Aubin de Malicorne, née David (Marion, Madeleine), directrice générale de l'association de la maison Zola - musée Dreyfus.
- Mme Barthel, née Euvrard (Alice, Marie, Charlotte), ancienne conseillère municipale, vice-présidente d'une maison de retraite, bénévole associative.
- Mme Baumgratz, née Werlé (Céline, Marie, Odile), gérante d'entreprise et secrétaire d'une section de la Société nationale des meilleurs ouvriers de France.
- M. Blanc (Maurice, Albert), commandant (h) de la police nationale.
- Mme Bonnet, née Polpré (Nicole, Delphine, Angèle), présidente d'une association tutélaire de majeurs protégés.
- Mme Bouchet de Fareins, née Griffon du Bellay (Claude, Jacqueline, Valentine), ancienne clerc de notaire, fondatrice de plusieurs associations.
- M. Burban (Bernard), meilleur ouvrier de France en boulangerie.
- Mme Cade (Albertine, Anne, Marie), fondatrice et ancienne directrice d'une maison familiale rurale.
- Mme Campo (Violette, Isabelle), fondatrice d'une compagnie de théâtre, directrice artistique d'un festival de théâtre.
- Mme Ciret, née Charrier (Nicole, Germaine, Andrée), ancienne fonctionnaire du Trésor, adjointe au maire d'une commune, chargée de l'urbanisme et du logement.
- Mme Couturaud, née Enjalbert (Josette, Andrée, Hélène), vice-présidente et secrétaire d'une section de la Société nationale d'entraide de la médaille militaire.
- Mme Curtaud (Elisabeth, Marie, Edith), créatrice et directrice d'un bureau d'études et de conseils aux entreprises.
- Mme Delarue, née Topenot (Elisabeth, Andrée), adjointe administrative principale de 2e classe au ministère de la défense, membre d'une association de parents et amis d'enfants soignés à l'Institut Curie.
- Dr Delarue (François, Jacques, Jean-Marie), médecin spécialiste de pathologie cardio-vasculaire, secrétaire général de la lieutenance de France de l'ordre du Saint-Sépulcre.
- Mme Ducauroy, née Imaldi (Elise, Solange), directrice du développement de l'enseignement supérieur et des relations extérieures dans un lycée.
- M. Duhautoy (Michel, Jules, André), brigadier-major réserviste de la police nationale.
- Mme Field, née Garreau (Dominique, Françoise, Marie), ancienne maître de conférences, vice-présidente d'une section de l'Association nationale des visiteurs de prison.
- M. Gadon (Jean-Pierre, François, Joseph), commandant (h) de la police nationale.
- Mme Garciasanz dite Garcisanz (Isabel, Petra), cantatrice.
- Mme Gascon (Chantal, Marie, Claude), juge consulaire, ancienne présidente du tribunal de commerce d'Aubenas (Ardèche).
- M. de Germay de Cirfontaine (Nicolas, François, Marie), conseil en refinancement.
- Mme Geyer-Barneix (Stéphanie), fonctionnaire territoriale, ancienne championne du monde de sauvetage nautique.
- M. Greffoz (Roger, Lucien), technicien (er) spécialiste de la résistance et de la dureté des matériaux.
- M. Gricourt (Raymond, Félicien, Marcel), ancien directeur d'une police municipale, membre actif de plusieurs associations et ancien secouriste.
- M. Guidoux (François, Marie, Noël), meilleur ouvrier de France en ébénisterie et restauration de meubles.
- Mme Guyant, née Chalot (Catherine, Marie), administratrice d'un centre culturel et maire d'une commune.
- M. Laurent (Michel), responsable de restaurants, chef de cuisine.
- Mme Lesage, née Dodin (Anne-Marie), vice-présidente d'un musée départemental, déléguée départementale de l'éducation nationale.
- M. Lutzky (Bernard, Manfred), gardien (h) de la paix.
- M. Martin (Jean-Paul), administrateur, secrétaire général de la Société nationale d'entraide de la médaille militaire.
- M. Massabo (Louis, Vincent, Antoine), ancien directeur général des services techniques de la ville de Nice.
- M. Mir (Henri), ancien combattant, membre d'associations locales patriotiques.
- Mme Natali, née Bravin (Doris), institutrice (er), présidente d'une association.
- M. Panara (Guy, Etienne, Robert), commandant (h) de la police nationale.
- M. Reilhac (Jack, Louis), ancien sapeur-pompier volontaire, ancien artisan plâtrier.
- Mme Rigoulot, née Boegli (Jacqueline, Ruth), présidente d'une association.
- Mme Robardet d'Estray, née Spiaggia (Josette), ancienne professeure, artiste-peintre orientaliste.
- M. Robert (Jacques, Auguste), contremaître (er), ancien commandant d'un centre de secours.
- Mme Rodet (Colette, Christine, Thérèse), présidente bénévole d'une association d'insertion.
- Mme Rossoni (Patricia, Ghislaine), chef d'entreprise.
- Mme Roussel, née Inbona (Agnès, Marie, Hélène), présidente d'une mission locale, membre du Conseil national des missions locales, adjointe au maire de Saint-Lô (Manche).
- Mme Rovira, née Tubau (Marie-Lise), secrétaire générale de la Fédération française de boxe.
- M. Sarazin (Jean-Pierre), ancien sous-officier, ancien responsable d'un projet industriel, correspondant de presse régionale.
- Mme Thiry, née Dominé (Viviane), présidente d'une association humanitaire.
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