La fécondation in vitro (FIV) est une option pour de nombreux couples confrontés à des problèmes de fertilité. Cependant, le succès de la FIV peut être influencé par divers facteurs, notamment le mode de vie des partenaires. La consommation d'alcool, en particulier, suscite de nombreuses interrogations quant à son impact sur la fertilité et les chances de succès de la FIV. Cet article vise à démystifier les risques associés à la consommation d'alcool lors d'un parcours de FIV, en s'appuyant sur des études scientifiques et des recommandations de professionnels de la santé.

Impact de l'alcool sur la fertilité féminine

Plusieurs études ont mis en évidence un lien entre la consommation d'alcool et la diminution des taux de grossesse, y compris dans le cadre d'une FIV. Une analyse approfondie de 14 études, publiée dans la revue Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, a révélé que la consommation régulière d'alcool est associée à une baisse du taux de grossesse chez les femmes suivant un traitement de FIV.

Dans le détail, cette étude a montré que la consommation d'alcool par les femmes est associée à une diminution du taux de grossesse après un traitement de FIV lorsque la consommation est supérieure à 84 g par semaine, soit environ 7 verres. Cela suggère qu'une consommation même modérée d'alcool peut avoir un impact négatif sur la fertilité féminine.

L'alcool peut affecter la fertilité féminine de plusieurs manières :

  • Perturbation du cycle menstruel : La consommation régulière d'alcool peut perturber le cycle menstruel et affecter la qualité des ovules.
  • Diminution de la qualité des ovules : L'éthanol, le principal composant de l'alcool, peut avoir un impact négatif sur la qualité des ovules, même avant la conception.
  • Baisse du taux de fécondation et d'implantation : L'alcool peut être à l'origine d'une baisse du taux de fécondation et d'implantation, un fait qui se produit autant dans la reproduction naturelle que lors de l'utilisation de techniques de fécondation in vitro (FIV).
  • Augmentation du stress oxydant : Le Dr Yuying Li explique que "dans le processus de métabolisme de l'alcool, des espèces réactives de l'oxygène (ROS) peuvent se former", ce qui augmente "le stress oxydant, qui est considéré comme un facteur contribuant à l'endométriose, au syndrome des ovaires polykystiques ou encore à l'infertilité inexpliquée".

Une étude a également révélé que la consommation d'alcool par la femme l'année précédant le traitement de FIV était négativement associée au nombre d'ovocytes prélevés, même après ajustement en fonction du tabagisme, de l'âge, de l'origine ethnique, du niveau d'éducation, etc.

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Impact de l'alcool sur la fertilité masculine

Si l'impact de l'alcool sur la fertilité féminine est bien documenté, il est également important de considérer son effet sur la fertilité masculine. Bien que l'étude mentionnée précédemment n'ait pas trouvé de lien direct entre la consommation d'alcool par les hommes et le taux de grossesse de leur conjointe, elle a révélé une association avec un risque plus élevé d'interruptions de grossesse.

D'autres études ont démontré qu'une consommation excessive d'alcool chez les hommes peut affecter le développement des spermatozoïdes et la qualité du sperme. Au-delà de 6 verres d’alcool par semaine, cette absorption est susceptible d’affecter le développement des spermatozoïdes et la qualité du sperme chez les hommes.

En modifiant l’aspect et la performance des spermatozoïdes, l'alcool pourrait réduire les chances des couples en plein processus de FIV de concevoir.

De plus, le risque de fausse couche était également augmenté avec la consommation d'alcool chez l'homme.

Risques combinés pour les couples

Il est important de noter que les risques liés à la consommation d'alcool sont amplifiés lorsque les deux partenaires consomment de l'alcool. Parmi les études analysées, deux rapports ont révélé que les couples dans lesquels les deux partenaires consomment de l'alcool ont une probabilité plus importante d’avortement spontané dans un parcours FIV par rapport aux couples dans lesquels un partenaire ou les deux partenaires sont abstinents, “indiquant que l'effet néfaste est plus prononcé si les deux partenaires sont des buveurs”.

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Recommandations pendant la FIV

Compte tenu des risques potentiels associés à la consommation d'alcool, il est généralement recommandé aux femmes qui tentent de tomber enceintes, y compris par le biais de la FIV, de limiter, voire de supprimer, leur consommation d'alcool. L’alcool absorbé par les femmes dans le cadre d’une FIV peut diminuer l’efficacité du traitement médicamenteux. Il est donc recommandé pour la femme de réaliser une abstinence totale afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles.

Il est également conseillé aux hommes de réduire leur consommation d'alcool afin d'optimiser la qualité de leur sperme et de réduire le risque de fausse couche.

Dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA), l’abstinence totale est d’ailleurs préconisée plusieurs mois à l’avance.

Alcool et grossesse : un risque majeur

Il est désormais reconnu que l’alcool pendant la grossesse est nocif. L’alcool durant la grossesse peut avoir des effets graves sur le développement du fœtus. Même en petite quantité, il traverse le placenta et peut perturber la croissance et le fonctionnement des organes du bébé. Les risques incluent des troubles physiques, cognitifs ou comportementaux, qui peuvent se manifester dès la naissance ou plus tard dans la vie de l’enfant. C’est pourquoi les professionnels de santé recommandent une abstinence totale dès le projet de grossesse et tout au long de la gestation.

L’alcool pendant la grossesse est tératogène pour le fœtus. Il peut atteindre plusieurs organes, provoquant la mort de certaines cellules, en particulier du système nerveux central. Bien qu’il soit évident que l’effet tératogène puisse dépendre de la quantité d’alcool consommée, on ne sait pas aujourd’hui quelle quantité d’alcool une femme enceinte pourrait ingérer sans risque pour le fœtus.

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Sans aller dans les extrêmes du binge drinking, l’alcool pendant la grossesse peut entraîner un retard de croissance et des malformations congénitales chez le bébé, même en petite quantité. En cas d’exposition à l’alcool, le passage dans le sang maternel et à travers la barrière placentaire peut aussi entraîner de graves risques neurologiques pour l’embryon, appelé syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF).

Autres facteurs de style de vie à considérer

Outre la consommation d'alcool, d'autres facteurs de style de vie peuvent influencer la fertilité et le succès de la FIV. Il est recommandé d’avoir une hygiène de vie la plus saine possible. Votre alimentation doit être équilibrée et vous devez pratiquer une activité physique régulière. Le surpoids ou l’obésité diminuent les chances de réponse aux traitements et les chances de grossesse. Ils entrainent une augmentation du risque de fausses couches et d’autres complications durant la grossesse.

Les facteurs de style de vie modifiables tels que le tabagisme et la consommation habituelle d'alcool peuvent contribuer à la production et à l'exposition des ROS, ce qui peut expliquer en partie pourquoi la consommation d'alcool est associée à des résultats de FIV altérés.

Il est généralement recommandé aux femmes qui tentent de tomber enceintes de limiter la consommation d’alcool, de nicotine et de caféine avant le début de la grossesse.

Tabagisme

La consommation de tabac dans le couple diminue le taux de réussite des traitements d’AMP mais entraîne également des échecs d’implantation et majore le risque de fausse couche. Il est donc important d’arrêter de fumer dès que possible et nous vous conseillons de le faire dès le début de votre prise en charge. Des solutions prises en charge par l’Assurance Maladie existent.

Les femmes qui fument ont 3 à 4 fois plus de risques que les non-fumeuses de mettre plus de 1 an à concevoir. La consommation de tabac cause des dommages au niveau des ovaires.

Caféine

Bien que certaines études aient suggéré un lien entre la consommation de caféine et la diminution de la fertilité, une analyse de 12 études n'a pas trouvé d'association significative entre la consommation de caféine et la grossesse par FIV ou le taux de naissances vivantes.

Néanmoins, il est important de noter que la caféine a un effet stimulant sur le corps et peut affecter la qualité du sommeil, ce qui peut indirectement influencer la fertilité.

Alimentation

Un régime alimentaire sain et équilibré est essentiel pour favoriser la fertilité et préparer le corps à une grossesse. Malheureusement, malgré les efforts que nous pouvons faire pour manger sainement, les aliments que nous absorbons ont peu de chance de contenir, qualitativement et quantitativement, tout ce dont nous avons besoin.

Poids

Il est déterminant de peser le bon poids pour tomber enceinte. Des études montrent que les femmes très minces ou obèses ont plus de difficulté à procréer. Et ce n’est pas seulement une question de poids idéal : la proportion de graisse corporelle compte tout autant. Chez la femme adulte de corpulence normale, la graisse corporelle représente environ 28 % du poids. Lorsque ce pourcentage descend en dessous de 22 %, le corps cesse d’ovuler.

Compléments alimentaires

Il existe de nombreuses marques de compléments alimentaires, à tous les prix, avec des formules plus ou moins complètes et spécifiques, et il est difficile de faire son choix. Des études récentes ont démontré les bénéfices indéniables de la L-carnitine et acétyl-L-carnitine. Tant sur les femmes (amélioration de la qualité ovocytaire, de la qualité de l’endomètre, de la fertilité, favorisation de l’implantation et augmentation du taux de succès en FIV) que sur les hommes (amélioration du spermogramme et de la qualité de l’ADN spermatique). Ces vitamines sont productrices des radicaux méthyle (molécules). La méthylation de l’ADN joue un rôle crucial au début du développement notamment, alors que l’embryon va former tous les types cellulaires. En effet, la qualité de l’ADN spermatique peut être altérée à cause de ce que l’on appelle « le processus de stress oxydatif » dû à de nombreux facteurs.

Environnement

« La pollution, les perturbateurs endocriniens peuvent jouer sur la fertilité, il faut donc être attentif à tout ce que l’on consomme, que l’on touche, l’environnement dans lequel on vit.

Questions fréquentes sur la FIV

Parcourir le chemin vers la fertilité peut soulever de nombreuses questions et préoccupations. La section de Questions Fréquentes est conçue pour fournir des réponses claires et rassurantes à vos interrogations générales, vous guider à travers les étapes de votre traitement, et vous conseiller après les procédures d’insémination et de transfert embryonnaire. Que ce soit pour comprendre la prise en charge par la Sécurité sociale, les habitudes de vie pendant les traitements ou la gestion des activités quotidiennes post-procédure, nous sommes ici pour vous accompagner.

Prise en charge financière

Pour la FIV, les transferts d’embryons congelés (TEC), les inséminations intra-utérines (IIU), la préservation de la fertilité, la prise en charge est fixée à 100% par l’Assurance Maladie. Les traitements de stimulation d’AMP sont possibles jusqu’aux 43 ans de la femme (jour anniversaire). L’Assurance Maladie prend en charge 4 tentatives de fécondation in vitro quand elles sont indiquées par le centre d’AMP. L’assurance Maladie prend en charge 6 inséminations intra utérines quand elles sont indiquées par le centre d’AMP.

Voyages

Il n’est pas contre-indiqué de voyager pendant un traitement de stimulation de l’ovulation sauf si l’équipe médicale vous signifie le contraire (dans le cadre d’une hyper stimulation ovarienne notamment). Cependant, les vols longs courriers ne sont pas recommandés en raison du risque de phlébite. Il n’est pas indiqué de rester alité après le transfert embryon. Les vols long-courriers (6 heures et plus) sont contre-indiqués dans les 4 semaines qui suivent la FIV.

Il faut respecter un délai entre le retour de la zone à risque et la prise en charge : > 6 mois pour l’homme et > 2 mois pour la femme.

Suivi médical

Le monitorage permet de surveiller les effets du traitement hormonal sur les ovaires. Cet examen est la plupart du temps indolore et dure une dizaine de minutes. Il est réalisé vessie vide, il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Vous serez installée sur une table d’examen gynécologique.

Médicaments

La prise d’acide folique est à poursuivre tout le long de votre prise en charge et jusqu’à la fin du premier trimestre de grossesse. Vous pouvez acheter des vitamines en vente libre en pharmacie. Elles existent pour homme et femme. Les injections de stimulation ovarienne sont à réaliser quotidiennement en fin de journée entre 18h et 20h. L’ordonnance prévoit si nécessaire le passage d’une IDE (infirmière diplômée d’état) à domicile. Il est important de respecter les modalités de conservation et d’utilisation des produits (certains doivent être conservés au réfrigérateur, d’autres à moins de 25 degrés). Les stylos de PUREGON et OVALEAP se gardent. L’injection des traitements pour la fertilité est généralement sous-cutanée, dans le ventre ou la cuisse, après une désinfection cutanée.

Test de grossesse

Après une FIV, un transfert d’embryon congelé ou une insémination intra utérine, vous pourrez réaliser un test de grossesse sanguin (dosage de béta HCG) 15 jours après le geste. Si vous n’êtes pas enceinte à l’issue du traitement de fertilité, contactez votre médecin référent. Si vous êtes enceinte à l’issue de votre traitement, contactez les sages-femmes du centre afin de communiquer le taux de béta HCG. En fonction de celui-ci, vous devrez refaire un dosage 2 à 7 jours plus tard. Dans tous les cas, le test de grossesse (bilan sanguin - BHCG) est à réaliser à la date indiquée par le centre.

Risques liés à la FIV

Comme tout geste médical à visée diagnostique ou thérapeutique, la tentative de FIV/ICSI comporte certains risques ; notre rôle est de vous en informer et de les contrôler.

Risque d’échec de grossesse

Il est possible, mais son analyse permettra de mieux préparer la tentative suivante et d’avancer dans le diagnostic et les causes précises de l’infertilité du couple. En moyenne, plus de 70 % des femmes obtiennent une grossesse évolutive en moins de 4 tentatives.

Risques liés à la femme

L’âge, le tabac et l’excès pondéral sont reconnus comme étant des facteurs défavorables. Ils gênent avant tout la stimulation ovarienne et l’anesthésie. Ces facteurs augmentent aussi les risques pour une grossesse évolutive. Le surpoids rend la ponction folliculaire plus délicate à pratiquer et augmente le risque de fausses couches. Certaines situations nécessitent une consultation avec un endocrinologue ou une consultation en diététique en vue d’un amaigrissement préalable.

Risques liés aux traitements hormonaux

Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) léger à moyen est la complication la plus fréquemment rencontrée en FIV. Le SHO correspond à une réponse ovarienne importante à la stimulation, dont l’ampleur est parfois imprévisible. Les manifestations sont :

  • Pesanteur abdominale ;
  • Douleurs ovariennes et/ou gastriques ;
  • Augmentation du volume de l’abdomen.

Dans les formes plus sévères, on peut voir des difficultés à uriner ou à respirer. Ce diagnostic peut nous inciter à interrompre la stimulation avant ou après la ponction : dans ce dernier cas, les embryons, s’il y en a, sont congelés et le transfert aura lieu au cours d’un cycle ultérieur. Outre le risque de frustration, le syndrome d’hyperstimulation ovarienne peut s’accompagner d’un risque vital lié aux désordres métaboliques ou de thromboses (caillots) veineuses ou artérielles. Dans de rares cas (< 1 %), une hospitalisation peut être rendue obligatoire pour surveillance et traitement par perfusion. Les cas d’hospitalisation en service de réanimation et le décès sont tout à fait exceptionnels, mais ce risque est à connaitre. Le médecin qui vous suit connait bien cette pathologie. Il saura la diagnostiquer et prendre les mesures nécessaires. Il vous appartient de le tenir informé des symptômes anormaux qui peuvent survenir au cours du traitement, après la ponction ou le transfert d’embryons.

Les alternatives en FIV pour éviter ce risque sont :

  • La maturation in vitro ;
  • La FIV en cycle spontané.

Les résultats en termes de taux de grossesse de ces deux techniques sont très inférieurs aux techniques de FIV classique et d’ICSI. C’est pourquoi ces alternatives ne vous seront pas proposées dans notre centre. Vous devez cependant en être informée afin de faire votre choix en connaissance de cause.

Risque de fausse couche

Il est légèrement augmenté en raison de l’âge biologique plus élevé des femmes en AMP (par rapport à la population générale des femmes enceintes). Il l’est également du fait des diagnostics de grossesse très précoces. Il est estimé à 15 % des grossesses.

Risque de grossesse extra-utérine (GEU)

La GEU se produit lorsque la grossesse s’implante en dehors de l’utérus. Ce type de grossesse est une des plus compliquées et concerne 1 à 5 % des grossesses obtenues après FIV. Bien que les embryons soient replacés à l’intérieur de la cavité utérine, ils peuvent migrer dans la trompe utérine. Le diagnostic de la GEU est généralement fait par l’échographie réalisée 4 à 6 semaines après le transfert, mais des douleurs abdominales anormales ou des saignements survenant avant cette date doivent vous pousser à consulter. En urgence. Le traitement est habituellement chirurgical (cœlioscopie), mais le traitement médical est possible dans certains cas.

Risques de grossesse multiple

Les grossesses multiples sont des grossesses plus « à risque ». Elles peuvent être responsables de complications hypertensives, de prématurité (naissance avant 8 mois dans 50 % des cas) et de faible poids à la naissance (souvent moins de 2500 g). C’est pourquoi, dans la grande majorité de cas, l’équipe médicale conseille le transfert de 1 ou 2 embryons, ce qui permet de limiter fortement le risque de grossesse multiple (20 % de grossesses gémellaires et moins de 1 % de grossesses triples).

Risque de prématurité

Il est statistiquement plus élevé chez les femmes présentant des facteurs de risques personnels :

  • Fumeuses ;
  • Agées de plus de 38 ans ;
  • Présentant une grossesse à risque (grossesse gémellaire, hypertension, prééclampsie).

Sur certaines études, il apparait que l’infertilité féminine (et dans une moindre mesure l’infertilité masculine) pourrait être des facteurs de risque indépendants de prématurité.

Risques d’anomalies génétiques

Anomalies chromosomiques : elles peuvent être liées à la technique, mais aussi, et surtout aux anomalies génétiques portées par les gamètes, ovocytes et spermatozoïdes. Les spermatozoïdes peuvent révéler une anomalie parentale préexistante dans 1,4 % des cas. Certaines anomalies apparaissent au moment de la fécondation elle-même (1,6 % des cas). Ceci est surtout à craindre en cas de micro-injection (ICSI), et ce d’autant plus souvent que le sperme est anormal (6 % des hommes ont des anomalies chromosomiques au niveau de leurs spermatozoïdes). Certaines anomalies graves sont une cause d’échec d’implantation des embryons ou de fausses couches.

Le dépistage des anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21 est proposé à toutes les femmes en début de grossesse, que la grossesse ait été obtenue naturellement ou par PMA, et, quel que soit l’âge de la femme. Le dépistage échographique est également systématique. Si une anomalie était détectée, une prise en charge en service de diagnostic anténatal serait proposée, comme pour les grossesses survenues sans PMA.

Anomalies génétiques : certaines anomalies des gènes portées par les parents risquent d’être transmises à l’enfant (comme la mucoviscidose ou certaines stérilités d’origine génétique). Ce risque d’anomalies justifie des investigations avec éventuellement caryotypes parentaux ou dépistage d’anomalie génétique lorsqu’il est techniquement possible. Dans certains cas, un diagnostic par amniocentèse peut s’avérer nécessaire. Pour aborder ces situations particulières, nous demandons un conseil génétique.

La transmission génétique d’une infertilité paternelle existe, surtout lorsque le déficit spermatique est sévère et lié à une mutation du chromosome Y. Ce risque de transmission peut être évalué au cours d’une consultation de génétique.

Risques de malformations

Le fait de manipuler les gamètes et les embryons in vitro entraine un stress cellulaire et des modifications épigénétiques sur l’ADN. À ce jour, ce phénomène n’a été corrélé à aucun sur-risque. Plusieurs études sur le risque de cancer chez les enfants conçus avec AMP affichent des résultats plutôt rassurants. Les experts étudient néanmoins de près l’incidence des maladies épigénétiques chez les enfants issus d’AMP, comme le syndrome de Beckwith-Wiedemann ou celui d’Angelman qui se manifeste entre autres par un déficit mental.

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