L'interruption volontaire de grossesse (IVG), ou avortement, est un sujet complexe qui suscite de nombreuses questions d'éthique, de droit et de santé publique. Cet article aborde l'IVG sous l'angle de la santé publique, en se penchant sur les risques et les conséquences potentielles pour les femmes, en particulier les adolescentes. Il est important de noter que l'IVG soulève des questions éthiques fondamentales concernant le statut de l'embryon, le droit à la vie, le rôle du père et la liberté des professionnels de santé. Une femme envisageant un avortement doit être pleinement informée de ces aspects.

Conséquences physiques de l'IVG

Les conséquences de l’IVG pour la santé des mères peuvent être de trois ordres : les conséquences physiques, les conséquences psychosomatiques et les conséquences psychiques ou psychiatriques.

Parmi les conséquences physiques, on retrouve :

  • Le syndrome du cinquième jour : Ce syndrome concerne uniquement l’IVG par aspiration, le moins grave, et se caractérise par des douleurs, qui peuvent aussi être accompagnées de fièvre, de saignements et/ou de caillots.
  • Les risques infectieux : Des études montrent que c’est le risque le plus fréquent (1 à 5 % des cas), notamment les infections à chlamydiae et les endométrites post-abortum. Cherline Louissaint souligne que ces risques augmentent avec le trimestre de grossesse. Le site de la Fédération du Planning Familial américain, l’organisme le plus actif du monde pour promouvoir l’avortement, mentionne lui-même la possibilité de ces risques.

Le site Gènéthique attire notre attention sur un document du laboratoire qui produit le Mifeprex (mifepristone), l’un des produits ingérés pour les avortements chimiques. Le même article de Gènéthique mentionne ensuite le risque de mortalité maternelle et fait remarquer que la plupart des gens considèrent comme évident que les pays ayant le plus grand taux de mortalité maternelle sont ceux où le droit à l’avortement est très restreint, car cela entraîne des avortements illégaux et dangereux. Pourtant, les statistiques montrent le contraire. À niveau de développement équivalent, les pays ayant le plus faible taux de mortalité maternelle sont ceux qui limitent le plus l’avortement. Le site donne plusieurs exemples, dont celui du Chili où une loi interdisant l’avortement a été votée en 1989 (l’avortement a été totalement interdit au Chili entre 1989 et 2017). Suite à cette loi, non seulement le taux de mortalité maternelle n’a pas augmenté, mais il a diminué de moitié ! Il est passé de 41,3 (avant 1989) à 22 décès sur 100 000 en 2013.

Risque d'accouchement prématuré

Le site Gènéthique mentionne des études indiquant que les femmes ayant déjà avorté ont 37 % de risques en plus d’accoucher plus tard d’enfants prématurés, et 64 % de risques en plus d’accoucher d’un grand prématuré, à moins de 32 semaines de grossesse.

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Le 3 mars 2022, le délai légal pour avorter en France est passé de 12 à 14 semaines de grossesse. À cette occasion, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a exprimé ses inquiétudes. La technique pour avorter à 14 semaines n’est pas la même que celle pour avorter à 12 semaines. C’est ce que révèle Gènétique : « Si l’avortement est chirurgical, ‘‘il faut dilater beaucoup plus le col’’, pointe le Dr Cyril Huissoud, avec de potentielles conséquences pour les futures grossesses. Les potentielles faiblesses ou béances cervicales occasionnées par l’avortement pourraient conduire ultérieurement ‘‘à des fausses couches tardives ou à des menaces d’accouchement prématuré’’.

Risque de cancer du sein

En ce qui concerne un risque de cancer du sein plus important pour les femmes ayant avorté que pour les femmes ayant mené une grossesse à terme, les études se contredisent. D’après une étude indienne de 2014, l’avortement affaiblit le tissu musculaire des seins, ce qui est une cause de sensibilité accrue aux cellules cancérigènes13. Cherline Louissaint explique que le risque de cancer du sein est corrélé avec la quantité d’œstrogènes sécrétés durant la vie. En 2005, le Collectif « 30 ans ça suffit ! » expliquait que l’augmentation des risques de cancer du sein liée à l’avortement était élevée surtout pour les femmes n’ayant jamais accouché d’un premier enfant. Dans le corps la femme enceinte, le niveau de plusieurs hormones augmente nettement. Trois d’entre elles : l’œstradiol, la progestérone, et surtout la hCG, stimulent les cellules des seins pour les faire parvenir à maturité. Un avortement provoque la chute brutale des niveaux de ces hormones, alors que les seins sont en plein processus de maturation.

Conséquences psychosomatiques de l'IVG

De nombreuses femmes témoignent de troubles psychosomatiques à long terme après un avortement. Ces problèmes de santé sont réels : il ne faut pas confondre les problèmes de santé psychosomatiques avec l’hypocondrie, où la personne croit être malade sans l’être. Le Docteur Pascale Pissochet mentionne des témoignages de migraines, des troubles fonctionnels abdominaux, des douleurs abdominales, des troubles du sommeil et des troubles de la sexualité. Pour exprimer le traumatisme de l’IVG, le Docteur Pissochet parle de « rupture du cheminement naturel maternel » : « Il s’agit du triste constat d’une chair meurtrie dans une maternité qui n’intègre plus dans son corps le petit corps qui habitait ses entrailles. Oui, une chair qui finit par souffrir, non seulement du geste traumatique de l’avortement, mais aussi du vide abyssal laissé par le départ de son enfant. » C’est parfois des années après l’acte que des femmes se retrouvent totalement effondrées psychologiquement.

Conséquences psychiques et psychiatriques de l'IVG

  • Le deuil : Comme la fausse couche, l’avortement est la perte d’un enfant, et entraîne un deuil. Philippe de Cathelineau nous fait remarquer combien le deuil est rendu plus difficile, lorsque tout le monde autour de soi nie la réalité de la perte. Le corps du défunt a été éliminé. Généralement, ce corps n’a même pas été vu par la mère.
  • Risques psychiatriques : Les femmes ayant avorté présentent un risque d’être hospitalisées en psychiatrie dans les trois mois suivant l’accouchement ou l’avortement, de 53 % plus élevé que les femmes ayant porté leur enfant à terme. Le risque de dépression est de 37 % plus élevé (ou de 65 %, selon une autre étude19).
  • Auto-mutilation et suicide : Sans antécédents psychiatriques, les risques d’auto-mutilation sont de 70 % plus élevés pour les femmes ayant mis fin à leur grossesse que pour les femmes qui ont accouché. Les femmes ayant avorté se suicident plus que les autres femmes (155 % plus22), tandis que celles qui ont accouché d’un enfant se suicident moins que la moyenne des femmes.
  • Troubles émotionnels : Les femmes ayant avorté sont plus souvent sujette à la tristesse et aux pleurs, à des peurs irraisonnées ou des attaques de panique. Elle expérimentent aussi plus souvent des changements brusques d’état émotionnel. Elles ont souvent de grandes difficultés à exprimer leurs émotions. Sans intervention thérapeutique, ces troubles peuvent évoluer vers un état de stress post-traumatique, qui est un trouble anxieux sévère.
  • Troubles à long terme : Les troubles psychiques expérimentés par certaines femmes ayant avorté n’apparaissent pas toujours tout de suite, ils peuvent se manifester pour la première fois des années après27. Qu’ils commencent immédiatement ou non, ces troubles peuvent évoluer vers l’indifférence de la dépression, ou vers une hypersensibilité au monde extérieur. L’avortement peut entraîner à long terme des sentiments de vide et de solitude, d’exclusion.
  • Sentiments négatifs : Certaines femmes avaient déjà conscience de faire du mal au moment de l’acte. Pour les autres, il est bien entendu souhaitable qu’elles prennent conscience que leur acte n’était pas bon. Les femmes qui en avaient déjà conscience, et celles qui prennent conscience de la portée de l’acte d’avortement, peuvent éprouver des sentiments de honte, de remord, de culpabilité, voire des idées noires. Elles sont parfois saisies par le souvenir de l’IVG, qui les fait profondément souffrir. Leur souffrance peut être d’autant plus grande quand elles ont vécu plusieurs avortements30.
  • Addictions : Pour faire face à leurs souffrances psychiques et à leurs remords, certaines femmes tombent dans l’addiction à des substances anxiolytiques : médicaments, tabac, alcool, drogues. Une étude canadienne confirme que les risques de dépendance à la drogue et à l’alcool sont plus élevés respectivement de 142 % et de 287 % pour les femmes ayant avorté que pour celles ayant mené leur grossesse à terme. Malheureusement, il existe aussi une forme d’addiction à l’avortement. La souffrance même vécue dans cet acte peut conduire certaines femmes à le reproduire, comme pour essayer de changer ce qu’elles ont vécu, ou pour se donner la preuve que ce n’est pas un acte grave. Certaines sont comme écartelées entre leur désir de maternité et leur sentiment qu’il est impossible de vivre celle-ci. Cette répétition compulsive de l’avortement concernerait 45 % des avortements. Les conséquences psychiques et physiques d’une multiplication des avortements peuvent être très graves34.
  • Impact sur la maternité et la relation avec les enfants : La naissance d’un enfant ne compense pas un avortement passé. Par ailleurs, si la mère vit une dépression ou d’autres troubles psychiatriques suite à son avortement, cet état peut avoir des conséquences sur la relation avec ses enfants, et même nuire à l’attachement à un nouveau bébé et conduire parfois à de la maltraitance. La maltraitance commise par une mère ayant avorté peut s’accompagner de paroles destructrices, comme : « C’est toi que j’aurais dû avorter ! Autre risque pour les enfants dont un membre de la fratrie a été avorté : peut-être que leurs parents ont avorté parce qu’ils croient en l’idéologie de l’enfant désiré, l’enfant qui répond à mon projet, et non l’enfant que j’accueille parce qu’il existe, parce qu’il est lui-même. Le risque, pour les enfants qui survivent à la planification, est qu’ils ne correspondent pas non plus à ce que leurs parents avaient désiré et planifié.
  • Impact sur la vie de couple : Il n’est pas étonnant que les blessures psychiques des femmes ayant avorté aient des répercussions sur leur vie de couple et leurs relations avec leur conjoint, le père de l’enfant avorté ou un autre. En effet, ce sont des relations avec un homme qui sont à l’origine de l’évènement traumatisant. On peut supposer que les conséquences relationnelles varient selon que l’homme avec qui la femme est en couple est le père de l’enfant avorté ou non. Suite à leur avortement, certaines femmes peuvent ressentir de la haine envers leur conjoint, un dégoût de la sexualité, voire un rejet envers tous les hommes. Des dysfonctionnement sexuels se produisent chez 31 % des femmes ayant avorté et chez 18 % de leurs conjoints.

L'impact sur les hommes

Certains hommes sont indifférents à l’avortement de leur compagne. D’autres ont fait pression sur celle-ci pour qu’elle avorte. Mais l’avortement est souvent décidé d’un commun accord, parce que les deux parents pensent que leur situation ne leur permet pas d’accueillir l’enfant. Parfois aussi, la femme avorte à l’insu du père, qui ne sait pas toujours qu’elle a été enceinte. Le Docteur Pissochet mentionne une étude comparative entre hommes et femmes, qui montre que, si les femmes sont 56,9 % à vivre une détresse psychologique après un avortement, les hommes sont tout de même 40,7 %40. En 2007-2009 j’étais dans la ville thaïlandaise de Pattaya, pour des activité humanitaires de soutien aux femmes prostituées. J’ai eu l’occasion de connaître un homme anglais de 36 ans, qui m’a raconté comment son chemin l’avait mené jusqu’à une ville comme Pattaya, ville organisée pour la prostitution pour les touristes. Quelques années plus tôt, cet homme avait une compagne qui a conçu un enfant de lui. Sans le lui dire, elle a pris les comprimés pour faire un avortement dit « médicamenteux ». Elle a expulsé l’embryon dans les toilettes, et elle l’a montré à son compagnon. La vision de son enfant mort dans les toilettes a été un traumatisme terrible pour cet Anglais habité du désir de devenir père. Pendant un an, il est resté enfermé chez lui dans le noir, sans rien faire et sans voir personne. Quand il a pu sortir, il a décidé de chercher l’oubli auprès des prostituées thaïlandaises.

L'impact sur la fratrie

Les frères et sœurs d’enfants avortés sont confrontés à la souffrance portée par leur mère et peut-être par leur père. Mais, quand ils apprennent l’existence de cet avortement, ce qui est nécessaire à un moment de leur vie, ils sont confrontés au choc du fait que l’un des membres de la fratrie a été éliminé par les parents. L’une des questions qui peut les perturber est : « Et si ça avait été moi ? », et donc « Est-ce que maman s’est posé la question pour moi ? ». Le syndrome du survivant que peuvent vivre les frères et sœurs d’enfants avortés entraîne parfois des troubles psychologiques profonds. Ces enfants peuvent vivre les mêmes conflits psychologiques que ceux dont un frère ou une sœur est mort dans un accident ou une maladie.

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  • La culpabilité existentielle. La personne pense que c’est elle qui aurait dû mourir. Ce trait se retrouve toujours dans le syndrome du survivant.
  • L’angoisse existentielle : « Je veux vivre mais il va forcément m’arriver quelque chose, puisque je suis coupable d’être vivant à la place de mon frère ou de ma sœur.
  • L’attachement anxieux et l’ambivalence affective. Des doutes concernent d’abord l’amour des parents, par qui l’enfant se sent aimé, tout en pensant qu’ils sont capables de le tuer.
  • La peur de la vérité. Elle résulte des non-dits concernant l’avortement.
  • La culpabilité ontologique. Elle peut s’ajouter à la culpabilité existentielle. La personne pense n’avoir pas de valeur, et elle renonce à développer ses talents.
  • La violence. La révolte entraîne d’abord une agressivité envers les parents, qui va parfois jusqu’au meurtre.
  • Le dédoublement de personnalité. Il existe surtout pour les enfants qui ont été mis au monde pour remplacer l’enfant avorté.
  • La perte du sens moral : la perte du respect d’autrui et de soi-même.
  • La tendance à avorter à son tour.
  • Le refus de Dieu.

Mortalité maternelle et avortement

Cela n’est peut-être pas la première question que l’on se pose quand on réfléchit à l’avortement, pourtant une étude publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology en 2004, confirmée par d’autres études ultérieures, révèle que le taux de mortalité après un avortement est près de trois fois plus élevé pour la femme par rapport à une grossesse menée à terme. Une recherche menée en Finlande entre 1987 et 2000, auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans, a analysé les déclarations de naissance, d’avortement et les certificats de décès. Cette étude conclut que la grossesse est un « facteur de bonne santé » pour les femmes. Une autre étude, publiée dans le Southern Medical Journal, a examiné les certificats de décès et les remboursements Medicaid de 173 000 femmes californiennes à faibles revenus. Les études finlandaises (Gissler et al., 2004) et américaines (Reardon et al., 2002), ainsi que des recherches complémentaires, identifient plusieurs facteurs expliquant pourquoi le taux de mortalité est plus élevé chez les femmes ayant avorté comparé à celles ayant accouché.

  1. Suicide, homicide et accidents : Les femmes ayant avorté présentent un risque significativement plus élevé de décès par causes violentes. Selon Gissler et al. (2004), le risque de décès par causes violentes est 6,3 fois plus élevé après un avortement qu’après une naissance.
  2. Maladies cardiovasculaires et accidents cérébraux : Reardon et al. (2002) montrent que les femmes ayant avorté ont près de 3 fois plus de risques de mourir de problèmes circulatoires et 5 fois plus de risques de décès par accident cérébral sur une période de 8 ans.
  3. Populations à risque : Les femmes ayant recours à l’avortement appartiennent souvent à des groupes socio-économiquement défavorisés (pauvreté, faible accès aux soins), comme étudié dans Reardon et al. (2002) avec des femmes sous Medicaid.
  4. Persistance du risque : Reardon et al. (2002) montrent que le risque accru de mortalité persiste jusqu’à 8 ans après l’avortement, contrairement à une naissance, où le risque diminue rapidement.

Les études identifient des risques accrus de mortalité après un avortement, principalement dus à des causes violentes (suicide, homicide), des complications cardiovasculaires, des troubles psychologiques et des vulnérabilités socio-économiques.

Idées reçues sur l'IVG

De nombreuses idées reçues circulent sur l'IVG, souvent relayées par les mouvements anti-avortement. Il est important de les déconstruire à la lumière des études scientifiques :

  • "L'avortement génère des troubles psychiques" : FAUX. Le "syndrome post-avortement" est une invention d'un militant pro-vie américain sans qualification médicale. Les études sérieuses ne montrent aucune différence significative en matière de troubles psychiatriques entre les femmes ayant subi une IVG et celles n'en ayant jamais fait l'expérience.
  • "L'avortement met en péril la fertilité des femmes" : FAUX. L'IVG instrumentale n'est pas associée à une augmentation du risque d'infertilité ultérieure. Les maux associés par les militants anti-IVG à l'avortement sont écartés par la science.
  • "L'IVG augmente le risque de cancer du sein" : FAUX. Les études les plus récentes et rigoureuses n'ont montré aucune relation causale entre avortement et augmentation du risque de contracter un cancer du sein.
  • "L'IVG est pratiquée par des femmes qui n'utilisaient pas de moyens de contraception" : FAUX. La majorité des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception, souvent avec des méthodes médicales théoriquement très efficaces.
  • "L'IVG est avant tout pratiquée par de très jeunes femmes" : FAUX. La majorité des femmes ayant recours à l'IVG sont âgées de 25 à 40 ans.

Avortement non sécurisé et mortalité maternelle

L'avortement non-sécurisé reste l'une des principales causes de mortalité maternelle dans le monde, et la seule qui soit presque entièrement évitable. Une étude révèle jusqu'à sept fois plus de complications sévères à la suite d'avortements non-sécurisés dans les zones de conflit ou les contextes fragiles.

Dans les pays où l'avortement est illégal ou difficile d'accès, les femmes ont recours à des méthodes dangereuses, souvent pratiquées par des personnes non qualifiées. Les complications peuvent inclure des hémorragies, des infections, des perforations utérines et la mort. Les adolescentes, sous l'effet de la peur, de la honte ou du désespoir, sont particulièrement vulnérables.

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Une étude du CEPED (centre population et développement, rattaché à l’INED) rapportait l’insertion dans le vagin d’objets tels que des rayons de vélo, des cathéters, du verre pillé ou des racines de plantes.

Grossesses précoces et avortement

Chaque jour, 20 000 filles âgées de moins de 18 ans deviennent mères, soit 7,3 millions de naissances par an. 70 000 adolescentes meurent, par an, des suites de complications de la grossesse et de l’accouchement. Les grossesses précoces sont plus fréquentes chez les personnes peu instruites ou en situation de précarité économique.

Les causes des grossesses précoces sont multiples :

  • Manque d'information et d'éducation sexuelle
  • Mariages forcés
  • Tabous liés à la culture
  • Manque d'accès à la contraception

Une grossesse précoce a des conséquences catastrophiques pour la mère, l'enfant et la communauté :

  • Complications liées à la grossesse et à l'accouchement, 2e cause de décès chez les filles de 15 à 19 ans
  • Avortements à risque, avec des conséquences sur la santé mentale et physique
  • Abandon scolaire
  • Discrimination et marginalisation
  • Maintien dans la pauvreté

Améliorer l'accès à la contraception et aux soins

Pour réduire le nombre d'avortements, en particulier chez les adolescentes, il est essentiel d'améliorer l'accès à la contraception et aux services de santé reproductive. Cela passe par :

  • L'éducation sexuelle et reproductive complète et adaptée aux jeunes
  • La disponibilité de moyens de contraception sûrs et abordables
  • Des services de planification familiale adaptés aux besoins des jeunes, y compris la contraception d'urgence
  • Des soins après IVG de qualité, incluant un counseling sur la planification familiale
  • La sensibilisation des communautés aux dangers de l'avortement clandestin
  • La formation des prestataires de santé à la prise en charge des victimes de violence sexuelle

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