Estelle Mossely, figure emblématique de la boxe française, a marqué l'histoire du sport non seulement par ses performances exceptionnelles sur le ring, mais aussi par son parcours de femme et de mère. Cet article explore sa vie de famille, son engagement sportif et son impact sociétal.
Une vie de famille au cœur de son parcours
En couple pendant de longues années avec Tony Yoka, avant de divorcer en novembre 2021, Estelle Mossely est la mère de deux garçons. L'aîné, Ali, a célébré son septième anniversaire le vendredi 2 août 2024. Le cadet, quant à lui, se prénomme Magomed et est âgé de 4 ans. Bien qu'Estelle Mossely soit discrète quant à sa vie privée et partage rarement des photos de ses enfants sur Instagram, elle a tenu à marquer le passage de son aîné dans "l'âge de raison" en dévoilant quelques clichés touchants.
Sur l'une des photos, on peut voir la boxeuse sur un bateau, tenant tendrement son fils contre elle. Tous deux affichent un large sourire radieux. Un second cliché montre Estelle Mossely en compagnie de ses deux enfants, sous des parasols sur une plage magnifique. Ali y révèle le même sourire que sa maman, tandis que Magomed se blottit contre elle, créant une scène attendrissante. "Joyeux anniversaire mon fils Ali. 7 ans déjà, ça passe vite pour mon grand garçon", a-t-elle légendé.
L'histoire entre Estelle Mossely et Tony Yoka est une saga digne d'un roman. Après avoir accueilli Ali, leur premier enfant, le couple a traversé une période de séparation, annoncée fin 2019 par Estelle elle-même. Toutefois, les deux champions se sont retrouvés avant la naissance de Magomed, leur second fils, né le 7 mai 2020. "Notre bébé est né. Le 7 mai 2020, à nouveau une date gravée! 3kilos800 pas de record battu lol mais je voulais un petit bébé voilà je l’ai eu haha. Mon petit Magomed!! Félicitations à nous Tony Yoka, love", a tweeté Estelle Mossely, première Française championne olympique de boxe (-60 kg).
En octobre 2024, Tony Yoka a partagé une photo célébrant son anniversaire de mariage, bien que le visage de sa compagne soit dissimulé, signe d'une volonté de préserver sa vie privée. En mai 2025, il a annoncé la naissance de son quatrième enfant, une petite fille prénommée Onaïssa, fruit d'une relation qu'il souhaite garder secrète.
Lire aussi: Estelle Lefébure et ses enfants : un lien indéfectible
Malgré les défis personnels, Estelle Mossely a toujours accordé une importance primordiale à sa famille, jonglant avec brio entre sa carrière sportive et son rôle de mère. "J’avais une certaine routine que j’ai perdue après mon divorce parce que mes enfants sont restés en France. Ces deux dernières années, c’était très compliqué de partir aux États-Unis et de voir mes enfants tous les trois mois. Il fallait que je me rapproche géographiquement d’eux. Londres est à deux heures et quart de Paris, donc je rentre pratiquement tous les week-ends", confiait Tony Yoka, soulignant l'importance de la proximité avec ses enfants.
Une carrière sportive jalonnée de succès et d'engagements
Estelle Mossely a été sélectionnée pour représenter la France aux Jeux olympiques de Paris 2024, dans la catégorie des poids légers (moins de 60 kg). Bien que son parcours se soit arrêté dès le premier tour face à l'Américaine Jajaira Gonzalez, elle a exprimé sa fierté d'avoir participé à cette aventure. "Mon histoire avec les Jeux olympiques s’achève. J’aurais tellement aimé que cela se termine avec une nouvelle médaille. Mais je n’ai aucun regret, j’ai donné le maximum. J’ai lutté durant des mois pour pouvoir être là et faire ces Jeux à la maison. Je n’oublierai jamais l’accueil du public et l’énergie dans la salle, vous avez été incroyables ! Rien que pour ça je suis contente d’avoir participé à l’aventure", a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.
En 2016, elle a marqué l'histoire en devenant la première championne olympique de la boxe française. Huit ans plus tard, son large sourire et sa détermination sont restés intacts. Estelle Mossely retrouve le frisson olympique tel qu’elle l’avait laissé à Rio, avec la même envie de décrocher la médaille d'or.
Au-delà de ses ambitions sportives, Estelle Mossely est une femme engagée. Ingénieure de formation, elle est passée professionnelle en 2018 et est devenue la première femme à signer un contrat avec une chaîne de télévision (La chaîne L’Équipe). Elle est également revenue dans le monde amateur pour les JO, forte de onze victoires et un nul, une expérience qui lui a beaucoup appris.
Estelle Mossely est également sa propre promotrice et a fondé son association LPerf en 2017. Elle assume l’intention d’être un porte-voix des causes qu’elle défend, et de bousculer les codes. Mobilisée face aux discriminations, soucieuse de continuer à ouvrir la voie aux jeunes boxeuses, elle sait qu’un deuxième titre amplifierait encore sa caisse de résonance. "Je sens que je suis championne olympique déjà, et qu’il ne faut pas que je me loupe", dit-elle. "Ce seront encore plein de messages à faire passer. Attention, l’objectif, c’est un doublé olympique. Et le doublé olympique permettra de parler, de montrer que même après huit ans encore là, en ayant eu deux enfants. Je n’ai pas eu un parcours lisse, je suis passée dans le milieu pro, je suis revenue, avec des hauts et des bas, et pourtant l’envie fait que j’ai continué de m’entraîner dur."
Lire aussi: Estelle Lefébure : Parcours et Maternité
Maternité et sport de haut niveau : un défi possible
Estelle Mossely est un exemple inspirant pour les femmes qui souhaitent concilier maternité et sport de haut niveau. Elle a eu son premier enfant après son titre olympique aux Jeux de Rio. "Soit on attend la fin de sa carrière, soit on essaye de trouver un moment pendant. Pour moi, il était logique que ça se fasse après 2016." "Généralement, quand on est sportive et qu'on veut un enfant, on raisonne par olympiade. […] Être maman, c'était pour moi un projet planifié dans le calendrier", explique-t-elle.
Pour sa deuxième grossesse, en 2020, Estelle Mossely assure en revanche ne pas s'être posé la moindre question. « L'envie était plus forte que la compétition. » Elle a été félicitée par son équipementier (Adidas) lors de l'annonce de sa deuxième grossesse. Cependant, son promoteur a stoppé leur collaboration, soulignant les défis financiers et organisationnels liés à la maternité dans le sport professionnel.
Estelle Mossely vante également les bienfaits du sport pendant la grossesse pour faciliter le retour à la compétition. "Si, pour le deuxième, il ne m'a fallu que quatre mois pour remontrer sur le ring, j'avais eu beaucoup plus de mal à revenir en forme après mon premier enfant. Je ne savais pas si j'allais reprendre la boxe. L'inconvénient d'être livrée à soi-même comme ce fut mon cas après Rio, c'est qu'on évolue aussi en dehors de tout cadre fédéral. Psychologiquement et économiquement, ça peut être difficile à gérer."
Elle souligne également l'importance d'améliorer les dispositifs d'aides aux sportives enceintes. "Les dispositifs d'aides ne sont pas évidents. Je n'ai entendu parler de rien lors de mes grossesses. S'ils existent, il faut mieux communiquer dessus."
Son parcours inspire d'autres athlètes, comme Charline Picon et Camille Lecointre, qui mènent également de front projet olympique et maternité. "Nous sommes l’exemple que c’est possible, dit Camille. Pourquoi les femmes devraient-elles se mettre des barrières ? Il faut encourager celles qui veulent des bébés."
Lire aussi: Plongez dans l'univers d'Estelle Danière
tags: #Estelle #Mossely #enfants #nombre
