Aussi déconcertant que cela puisse paraître, il est parfaitement naturel que l'enfant parte à la découverte de son corps et de sa sexualité. La masturbation infantile est un comportement normal qui fait partie intégrante de leur découverte du monde. Ce sujet, tabou et pourtant si fréquent, peine à être abordé sereinement en équipe. Il interroge de nombreux parents, que ce soit pour les filles ou pour les garçons. Il est essentiel de comprendre les causes possibles de ce comportement, les différents stades de la sexualité infantile et la manière adéquate d'y réagir.
La sexualité infantile : un concept freudien
La notion de sexualité infantile a été théorisée par Freud en 1905 dans son ouvrage Trois essais sur la théorie sexuelle. C'est un texte célèbre qui a fait scandale à l'époque et qui, à ce jour, ne va toujours pas de soi et interroge les parents. Selon Freud, la sexualité infantile se manifeste dès le plus jeune âge et se développe en plusieurs stades.
Les stades de la sexualité infantile selon Freud
- Le stade oral : "La succion (sein, biberon, doigt, tétine) découle d'une zone érogène qui est la bouche, première source de plaisir pour le nourrisson qui présente une fonction autocalmante. À l'origine, la succion est la première forme de sexualité, au travers de laquelle l'enfant se nourrit et peut éprouver un sentiment de béatitude et d'apaisement. L'enfant recouvre tout ce qui relève de la succion, de la zone buccale. Le bébé éprouve du plaisir à téter le sein, le biberon, la tétine ou le pouce.
- Le stade anal : Puis, la notion de zone érogène qui procure du plaisir s'étend progressivement à l'anus et à la zone génitale. L'enfant prend conscience de la défécation et du fait de pouvoir contrôler ses besoins grâce à ses sphincters, et non plus faire dans la couche. Il peut jouer avec ses excréments, prendre du plaisir à retenir et à évacuer ses selles.
- Le stade phallique : L'enfant découvre son sexe. Le petit garçon commence à toucher son zizi pour se calmer, et la petite fille a plutôt tendance à se frotter soit à l'horizontale sur son lit, soit quand elle est assise sur les genoux. "Cela ne procure pas à l'enfant un plaisir orgasmique tel qu'on le connaît une fois passé le stade pubertaire mais cela lui procure du plaisir et de l'apaisement. Pour le garçon, éjaculer n'est possible qu'après la puberté, tout comme pour le fait d'atteindre un plaisir clitoridien ou vaginal chez la fille.
La découverte du corps et le plaisir
Il est parfaitement normal qu’un jeune enfant découvre et explore son corps, y compris ses organes génitaux. La masturbation infantile est différente de celle des adultes et n’est pas motivée par la recherche de plaisir sexuel. Elle représente plutôt une étape essentielle dans le développement de la sexualité infantile et de la conscience corporelle. Les professionnels de santé et les formations en ligne spécialisées s’accordent sur ce point : cette exploration fait partie d’un processus naturel d’apprentissage où l’enfant découvre son corps, ses sensations et développe progressivement sa notion d’intimité. Les enfants sont curieux de nature ! Cette curiosité naturelle vaut également pour leur corps. Il est normal qu’ils explorent et découvrent les différentes parties de leur corps, y compris leurs organes génitaux. Cela fait partie intégrante de leur développement et de leur compréhension de leur propre corps. Un enfant a tendance à expérimenter. La masturbation enfantile est une façon normale d’explorer son corps et d’apprendre à mieux se connaître. À mesure qu’il grandit, se développe et découvre de nouvelles émotions, sensations expérimentant différentes actions.
L'âge de la découverte
"Le moment auquel les enfants découvrent le plaisir sexuel est très variable. Les filles découvrent plus rapidement le mouvement de frottement, aux alentours de 3 ans. Pour les garçons, c'est plus tardif, vers l'âge de 5 ou 6 ans. Ils touchent leur pénis par réflexe. Tous les enfants connaissent, par un moyen ou par un autre, un plaisir des organes sexuels. La masturbation chez les enfants, également connue sous le nom de masturbation chez les tout-petits, fait référence aux comportements d’auto-stimulation sexuelle vécus chez les très jeunes enfants. Ce comportement est normal et apparaît ainsi généralement entre 2 et 5 ans. Dès les premiers mois, bébé découvre son corps en touchant différentes parties, y compris ses organes génitaux. Vers 2 à 3 ans, il peut répéter ces gestes pour se rassurer ou par plaisir sensoriel. Oui, c’est une exploration naturelle. Comme il découvre ses mains et ses pieds, il explore aussi son corps. Il ne perçoit pas encore la notion d’intimité. Pour lui, ce geste est aussi banal que sucer son pouce.
Plaisir et apaisement
La masturbation enfantile est également un moyen, pour votre enfant, de développer son autonomie et sa confiance en soi. Cela va ainsi l’aider à se sentir à l’aise avec son corps. La masturbation peut jouer un rôle prépondérant dans l’autonomie et dans l’estime de soi.
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Certains enfants auto-stimulent leurs organes génitaux pour s’apaiser et se calmer, lors de l’endormissement par exemple. D’autres peuvent s’y adonner pour se rassurer lorsqu’ils sont anxieux. Rien à voir avec le plaisir de l’adulte. Le toucher et le frottement des parties plus sensibles du corps, tels que le pénis et la vulve, entraîne chez l’enfant un plaisir sensoriel, sensuel. Bien que cet acte ressemble en apparence à l’activité masturbatoire de l’adulte, il n’en est rien. Contrairement à l’adulte, cette auto-stimulation ne provoque ni excitation sexuelle, ni orgasme. Il n’y a pas non plus de caractère érotique. Non, un enfant qui frotte son pénis sur un coussin n’est ni un pervers, ni un obsédé sexuel. Sachez d’ailleurs que la masturbation est une activité très naturelle, présente chez l’ensemble des mammifères !
Comment réagir face à ce comportement ?
S'il est absolument normal que l'enfant découvre sa sexualité, il ne doit pas le faire dans l'exhibition. Il est important de ne pas juger ou réprimander les enfants lorsqu’ils se masturbent. Offrez-lui la possibilité de répondre à ses questions et ainsi de discuter de son corps. La masturbation infantile ne doit pas être confondue avec la masturbation adulte, principalement motivée par le plaisir sexuel. Si votre enfant se masturbe en public, parlez-lui alors de l’intimité et de la pudeur.
Respecter l'intimité de l'enfant
"S'il est dans sa chambre et qu'on le surprend en train de se toucher les parties genitales, la réaction adéquate est de partir car l'enfant est dans son intimité. En revanche, s'il se masturbe dans les espaces communs de la maison, il est important de lui expliquer qu'il peut le faire mais seul, dans sa chambre, car les autres n'ont pas à partager avec lui ou avec elle ces actes-là.
Expliquer la notion d'intimité et de pudeur
Dites-lui qu’il a le droit de toucher toutes les parties de son corps mais que pour les parties les plus sensibles, il est mieux d’attendre qu’il soit tout seul, dans son lit par exemple. Ne lui interdisez pas de se toucher, ne vous énervez pas, ne le culpabilisez pas. Une réaction négative et répétée de l’adulte risquerait de provoquer des blocages et d’influencer le rapport de l’enfant à sa sexualité future. N’oubliez pas que ces enfants se construisent en partie dans votre regard et vos réactions. Il est important de ne pas leur faire ressentir que cette auto-stimulation de leurs parties génitales est une activité malsaine ou interdite. Prenez le temps d’expliquer la scène aux autres enfants s’ils paraissent intrigués. Expliquez, sur un ton neutre et bienveillant, que cet enfant touche les parties sensibles de son corps parce que cela lui procure un certain plaisir. Ils peuvent eux aussi le faire s’ils le souhaitent mais plutôt quand ils seront seuls.
Contrairement à la masturbation qui est un acte naturel, la pudeur est, quant à elle, une norme véhiculée par notre société. Certains peuples traditionnels n’ont pas un rapport au corps aussi inhibé et peuvent vivre nu sans ne ressentir aucune gêne ! Il est donc normal que l’enfant n’acquière pas de suite les notions de pudeur et d’intimité et qu’il les développe tout au long de sa maturation cérébrale et de sa connaissance des codes de sa société.
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Ne pas projeter ses propres valeurs
Aussi, la manière dont vous allez réagir sur le moment véhiculera vos propres valeurs auprès de l’enfant. Vous allez involontairement lui signifier, de par votre réaction spontanée, s’il s’agit d’une activité saine ou non, naturelle ou non, interdite ou non… La notion de pudeur s’acquiert avec l’âge. Au fur et à mesure de son développement, l’enfant va développer la notion de pudeur. Vers 4-5 ans, il parviendra à se décentrer intellectuellement, c’est-à-dire à comprendre que les autres pensent différemment de lui. Cette capacité cognitive, que l’on appelle la théorie de l’esprit, permet à l’enfant de mieux comprendre les codes sociaux. Et ainsi d’encore mieux intégrer les notions d’intimité et de pudeur. A 4 ans, par exemple, un enfant sait qu’il ne peut pas aller à l’école tout nu, alors qu’à 12 mois, il aurait donné cher pour se balader sans couche dans la section !
Comme nous l’avons vu plus haut, l’activité masturbatoire d’un tout-petit ne s’apparente pas du tout à la masturbation de l’adulte. Evitez donc de projeter sur l’enfant vos propres tabous, vos gênes, vos interdits et vos valeurs. Afin d’adopter une attitude bienveillante et adaptée, il est nécessaire de parvenir à en parler en équipe, de manière neutre et objective.
Quand s'inquiéter ?
L’activité masturbatoire d’un enfant ne doit vous inquiéter que si celle-ci vous semble excessive (en termes d’intensité et/ ou de fréquence). Cela peut signifier un mal-être ou une anxiété importante. Si elle provoque une douleur physique chez l’enfant, et/ ou si elle est accompagnée d’un discours sexuel adulte, inadapté à son âge, attention, ces signes pourraient être, entre autres, la manifestation d’un abus sexuel.
Les signes d'alerte
Certains propos et comportements de l’enfant doivent vous alerter. Par exemple, si vous remarquez une auto-stimulation compulsive et répétée de très nombreuses fois dans la journée, peu importe le contexte. Aussi, si l’enfant ne comprend pas les limites malgré vos interventions, qu’il est agressif, qu’il utilise la force, la contrainte, la manipulation pour contraindre les autres à avoir des comportements sexuels, pour imiter des relations sexuelles d’adultes, alors il faut réagir. Attention, cela ne veut pas dire que l’enfant est un pervers, qu’il va devenir agresseur sexuel ! Ces comportements veulent seulement dire que l’enfant a besoin d’accompagnement.
Les causes possibles d'une masturbation excessive
- Stress ou anxiété : Parfois un enfant peut exagérer les « caresses » sur lui même s’il vit un stress ou un évènement particulier; un peu comme un doudou, pour se rassurer. Cela peut se voir s’il y a un conflit familial, un divorce, des cris.
- Irritation ou infection : S’assurer qu’il n’y a pas une cause « organique »: une irritation, une mycose, une vulvite chez les petites filles, une balanite chez le petit garçon, qui pourrait expliquer qu’il se touche, car dans ce cas c’est plutôt qu’il aurait une gêne.
- Attouchements sexuels entre mineurs : Les attouchements sexuels entre mineurs constituent un sujet délicat mais important à aborder. Les victimes d’attouchements peuvent ressentir de la honte et de la culpabilité et ainsi développer des troubles émotionnels et comportementaux. Cela peut persister à l’âge adulte, entraînant des difficultés relationnelles et un fort risque de dépression et d’anxiété mais également des troubles de stress post-traumatique. Les mineurs auteurs d’attouchements peuvent également souffrir de ce comportement. L’impact sur la famille est également significatif. Les parents peuvent se sentir impuissants, éprouver de la culpabilité, ou être en colère en découvrant que leur enfant a été impliqué dans un tel incident.
Que faire en cas d'attouchements entre mineurs ?
Si vous êtes confronté à un cas d’attouchements entre mineurs, le calme et l’écoute sont les maîtres-mots pour gérer cette situation. Évitez les réactions excessives qui pourraient effrayer l’enfant, créez un climat de confiance pour qu’il puisse s’exprimer librement, évaluez la situation, essayez de comprendre ce qui s’est passé exactement, sans faire de ce moment un interrogatoire. Informez la famille, communiquez calmement avec les parents ou une personne ayant autorité sur les enfants impliqués. Évitez les accusations et concentrez-vous sur la protection des mineurs. Pour prévenir les attouchements problématiques entre mineurs, l’éducation sexuelle reste la meilleure option. Le sujet doit être abordé auprès de l’enfant en adaptant son discours en fonction de son âge. Les notions de consentement, d’intimité et de respect du corps sont essentielles. Enseignez les limites et apprenez aux enfants à reconnaître et à exprimer leurs limites personnelles. Encouragez-les à dire « non » aux contacts physiques non désirés, favorisez la communication, créez un climat de confiance pour que les enfants se sentent à l’aise de parler de leurs expériences et préoccupations. Les attouchements sexuels entre mineurs sont des situations qu’il convient de gérer avec une grande précaution. Que ce soit la victime ou l’auteur des faits, les deux enfants doivent être accompagnés psychologiquement pour leur bon développement. Il est important de toujours garder en tête que la victime et l’auteur des faits sont des enfants. Leur mode de réflexion et leurs intentions sont différentes des adultes.
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Exposition à des contenus inappropriés
L’accès à la pornographie et à d’autres contenus sexuels explicites a été facilité par Internet. Selon une étude de l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique (OPEN), près de 30 % des enfants de moins de 10 ans ont déjà été exposés à du contenu pornographique en ligne, souvent de manière accidentelle.
L'importance de l'éducation sexuelle
Pour prévenir les comportements sexuels problématiques, l’éducation sexuelle reste la meilleure option. Le sujet doit être abordé auprès de l’enfant en adaptant son discours en fonction de son âge. Les notions de consentement, d’intimité et de respect du corps sont essentielles. Enseignez les limites et apprenez aux enfants à reconnaître et à exprimer leurs limites personnelles. Encouragez-les à dire « non » aux contacts physiques non désirés, favorisez la communication, créez un climat de confiance pour que les enfants se sentent à l’aise de parler de leurs expériences et préoccupations. Un enfant qui obtient des réponses à ses questions n’aura pas besoin de faire des expériences intrusives ou dangereuses pour remplir ses besoins de compréhension.
Conseils pour les parents
- Ouvrez le dialogue : Essayez d’adapter votre discours à son âge et à son niveau de compréhension. Ouvrez le dialogue en évitant d’être jugeant et en restant positif.
- Parlez d’intimité et de consentement : “C’est ton corps, tu as tout à fait le droit de le toucher dans un endroit où tu es tranquille et en sécurité. Aussi, les autres n’ont pas le droit de toucher tes parties intimes et tu ne peux pas toucher celles des autres.” Il faudra répéter les choses à plusieurs occasions pour qu’elles soient intégrées par votre enfant, c’est normal.
- Ne culpabilisez pas : Ne surtout pas le culpabiliser en le grondant: il ne comprendrait pas, alors qu’il ne fait que découvrir son corps.
- Proposez d'autres occupations : Proposez d’autres occupations s’il le fait en excès.
Que faire si votre fille se frotte sans cesse ?
Bonjour ma fille de 8 ans se frotte sans cesse depuis 2 ans et surtout sur sa chaise à l ecole. Malgré des discussions elle continue de le faire et ses notes baissent. Que pouvons nous faire ?
Il est important de comprendre les raisons de ce comportement et d'y répondre de manière appropriée. Voici quelques pistes à explorer :
- Recherchez la cause : Avez-vous trouvé ce qui a pu se produire il y a deux ans ? Confinement, deuil, nouveau mode de garde, déménagement, perte d'emploi … Est-ce que ce comportement s'amplifie, c'est à dire était peu présent, il y a 2 ans et maintenant beaucoup plus régulièrement ? A quel moment de la journée, elle le fait ?
- Communiquez avec votre fille : Au lieu d'utiliser les mots, employez l'imagination grâce à des peluches, personnages de type playmobils ou poupées. L'histoire serait une maman inquiète qui se demande ce qui se passe pour sa fille. L'idée c'est qu'elle puisse faire jouer/dire au personnage ce qui se passe pour elle.
- Trouvez des alternatives : Une fois que vous connaissez les bénéfices obtenus, vous pouvez convenir avec elle une ou plusieurs autres sources, socialement convenables.
- Consultez un professionnel : Si le comportement persiste et que vous voyez que quelque chose ne va pas, vous pouvez lui faire faire quelques séances avec un pédopsy.
Questions à se poser
- Lui avez vous déjà dit que son sexe est à elle et que personne d'autre n'a le droit de le toucher ni le frotter ?
- Avez-vous abordé l'importance de son sexe dans sa future vie de femme adulte et du partage de joie et de plaisir qui vient de la rencontre avec un autre, du sexe et de l'amour partagé, consenti, jamais dans la contrainte et l'obligation ?
- Avez-vous pris le temps nécessaire pour écouter votre fille ?
- Avez-vous pu rencontrer un professionnel pour échanger à ce sujet ?
Les causes possibles
- Anxiété : Et si au delà de cette pratique qui vous gêne, vous vous intéressiez à ce que votre fille recherche ? probablement à calmer une anxiété. Que s'est -il passé il y a deux ans ? séparation des parents ? arrivée d'un bébé ? autre chose ?
- Attouchements : Demandez-lui si quelqu'un s'est comporté envers elle d'une façon qu'il l'a dérangée. Les questions d'attouchements, d'abus et de viols sont malheureusement fréquentes chez des jeunes enfants et le plus souvent par des adultes auxquels on ne pense pas notamment dans le milieu familial ou adulte référent de l'enfant.
Les solutions
- Thérapie brève : Dans ce genre de situation, bien souvent, les thérapeutes brefs que je suis gèrent la situation avec les parents car si vous ne faites pas partie du problème, vous faites partie de la solution. Les exercices que je donne sont à destination des parents et parfois de l'enfant quand celui est en souffrance et souhaite s'en sortir.
- Expliquez-lui : Je vous invite à lui expliquer comment est constitué son sexe d’autant plus qu’effectivement, on peut en tirer du plaisir. Toutefois, c’est un plaisir qui doit rester privé et qu’il n’est pas convenant de le faire devant d’autres personnes. Vous pouvez utiliser des dessins pour vous aider dans cette démarche. Il est primordial de ne pas en faire un tabou ou de la punir. Elle doit prendre conscience de son corps et des capacités jusque là cachées qu’il contient. C’est en démystifiant, et en lui disant qu’elle peut se donner ce plaisir, mais lorsqu’elle est seule uniquement que ce comportement va s’atténuer.
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