Le Québec, avec son héritage linguistique unique, offre une perspective intéressante sur l'évolution et l'utilisation des mots. Bien qu'on y parle français, certains termes méritent une attention particulière lors d'un voyage dans la Belle Province. Explorons la définition du mot "enfant" dans ce contexte, ainsi que quelques particularités linguistiques propres à la région.

Définition du mot "Enfant"

ENFANT n. Être humain qui n'est pas encore adolescent. Comme le dit le proverbe, "Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village." Le mot "enfant" désigne également un fils ou une fille.

Du latin classique infans, infantis "qui ne parle pas".

Particularités Linguistiques et Expressions Québécoises

Au Québec, le français parlé a évolué différemment de celui de France, donnant naissance à des expressions et des mots uniques. L’arrivée au Québec n’est pas forcement facile pour les oreilles françaises qui vont avoir besoin d’un temps d’adaptation. Ici, on parle la même langue mais l’accent est différent et certains mots ont une autre signification que celle que l’on connaît.

Contexte Historique

Le Québec a d’abord été une colonie française, la langue parlée était donc le vieux français. En 1763, l’empire français doit laisser ce bout de territoire à l’empire britannique et les échanges cessent entre la France et le Québec. La langue va alors se scinder puis différer d’un côté de l’Atlantique et de l’autre. Au 19ème siècle, on assiste à un éveil du nationalisme francophone.

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Exemples d'expressions québécoises courantes

Voici quelques exemples d'expressions québécoises courantes :

  • Lâcher son fou: Se laisser aller à l'allégresse et à la joie. On peut dire de quelqu'un qu'il lâche son fou s'il part en fou rire ou explose de rire.
  • Ça prend tout mon petit change: Quelque chose demande beaucoup d'énergie et d'efforts.
  • À cause tu fais simple de même?: Utilisée dans un contexte de dérision pour désigner un comportement un peu étrange ou impulsif.
  • Sacrer son camp: Quitter un lieu, partir (expression familière).
  • Se payer la traite: Se payer du bon temps, s'offrir des folies.
  • Broche à foin: Quelque chose de qualité minable.
  • Tourner les coins ronds: Faire quelque chose rapidement, quitte à bâcler la tâche.
  • Au plus sacrant: Au plus vite. OPC est l’abréviation sonore d’Au Plus Crisse.
  • Ça prend pas la tête à Papineau: Ne demande pas une grande intelligence.
  • Être tricoté serré: Être soudé, uni par un lien fort (s'applique généralement à un groupe de personnes).
  • Avoir un six pack: Fait référence aux packs de bières, généralement conditionnés en emballages de six.
  • Mélangé comme un sac de clous / Être mélangé comme un sac de clous: Être confus ou désorganisé.
  • Piquer une fouille: Faire une chute.
  • Se fendre le cul: Se fatiguer, se donner du mal (expression familière).
  • Tiguidou: Un mot léger, un peu rigolo, utilisé dans le langage courant ou familier.
  • Il tombe des peaux de lièvre: Il neige avec de très gros flocons.
  • Se paqueter la fraise: Faire la fête, boire de l'alcool et s'enivrer.
  • Lâche pas la patate: Ne perds pas courage, tiens le coup.
  • Se sécher les dents: Sourire niaisement ou faussement.
  • On se calme le pompon: Demander à quelqu'un d'arrêter un comportement trop enthousiaste, scandalisé ou paniqué.
  • Être le boss des bécosses: Désigne quelqu'un qui a le comportement d'un petit chef hiérarchique et autoritaire.
  • Se sucrer le bec: Manger un dessert ou un aliment sucré.

Différences de vocabulaire entre la France et le Québec

Il existe de nombreuses différences de vocabulaire entre la France et le Québec. Voici quelques exemples courants :

Mot en FranceMot au Québec
EnfantGosse
ShoppingMagasinage
Pain au chocolatChocolatine
Week-endFin de semaine
BrosseCuite
TonguesGougounes
FileQueue
Petit ami/amieChum ou blonde
BonnetTuque
DéjeunerDîner
Du coupFaque

Ces exemples illustrent la richesse et la diversité de la langue française au Québec.

Autres expressions et mots québécois

  • Allo ! Ici le « tu » est en fait utilisé comme un marqueur interrogatif.
  • Bedaine (sans accent) ou bedon ou bidoche: Un gros ventre.
  • Accouche!
  • Chialer: Pleurer, gémir, et donc aussi se plaindre.
  • Chicaner: Ergoter, chercher la petite bête, faire des reproches.
  • Mouillé jusqu'aux os: Trempé comme une soupe
  • Les bras m'en tombent: Je suis totalement dépassé, je ne sais plus comment réagir.
  • C'est à tomber raide mort: Superlatif de "les bras m'en tombent".
  • Sacoche: Nom féminin, issu du terme français "sacosse" (17e siècle), il désignait à l'origine les doubles sacs de cuir servant aux courriers.
  • Sacrament !: Juron québécois, issu du vocabulaire catholique, destiné, à l'origine, à porter atteinte au Saint-Sacrement (eucharistie).
  • Sen': Appropriation du mot "sens" par le langage populaire québécois.
  • Senteux, senteuse: Adjectif propre au langage populaire québécois, dérivé du verbe "sentir", dans le sens de renifler impoliment.
  • Séraphin: Personnage de la littérature québécoise, attribuable au roman de Claude-Henri Grignon : "Un homme et son péché" (1933).
  • Shop: Nom féminin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "shop" et vraisemblablement lui-même issu du terme français "échoppe".
  • Shotte [shot]: Nom féminin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "shot".
  • Simonac !: Juron québécois dont l'origine reste plutôt obscure mais que les Québécois aiment bien utiliser pour ponctuer certaines narrations.
  • Ski-doo: Nom masculin propre au langage québécois, créé vers 1959 pour nommer la motoneige.
  • Slotche: Nom féminin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "slutch".
  • Smatte: Adjectif propre au langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "smart".
  • Souper: Nom masculin issu du vieux français (13e siècle), et signifiant alors le repas du soir, c'est-à-dire le dîner.
  • Sparages: Nom féminin pluriel issu du latin "sparagus", que l'anglais a transformé en "spar " (signifiant gesticuler en boxant), et le vieux français en "espadre" (signifiant se disperser, se répandre).
  • Spare: Nom masculin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais.
  • Speech: Nom masculin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais.
  • Stâler: Verbe courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "to stall".
  • Starter: Verbe et nom courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais.
  • Stone: Adjectif courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais.
  • Stool: Adjectif courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais.
  • Straight: Adjectif et nom courants dans le langage populaire québécois, empruntés à l'anglais.
  • Strappe: Nom féminin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "strap".
  • Swinguer: Verbe courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "to swing".
  • Swompe: Nom féminin courant dans le langage populaire québécois, emprunté à l'anglais "swamp".
  • Gosse: Dans le langage populaire québécois, une « gosse » signifie… un testicule.
  • Magasinage: Le nom « magasinage » et le verbe « magasiner » signifient « faire des achats dans les magasins », et sont utilisés depuis le début des années 1900 dans la langue française québécoise. Il s’agit d’une simple traduction de l’anglicisme « shopping », utilisé fréquemment en France.
  • Chocolatine: Au Québec, c’est une « chocolatine ».
  • Fin de semaine: L’expression « fin de semaine » comprend le samedi et le dimanche, et exclut le vendredi.
  • Brosse: Au Québec, « prendre une brosse » et « virer une brosse » sont des expressions québécoises qui signifient « prendre une cuite ».
  • Gougounes: Les « tongues » françaises sont ce qu’on appelle dans la Belle Province des gougounes.
  • File: Au Québec, on « fait la file ». En effet, le mot « queue » est souvent employé par les gens de chez nous pour désigner le… pénis.
  • Chum ou blonde: Au Québec on ne se fait pas une petite amie, on se fait une « blonde ». Même si c’est une brunette, c’est une blonde. Et ici, les petits amis sont des « chums ».
  • Tuque: Si vous souhaitez vous préparer à nos hivers québécois, vous devrez plutôt magasiner une « tuque ».
  • Dîner: Chez nous, on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe le soir.
  • Faque: Pour exprimer une conséquence en bon québécois, préférez l’expression familière « faque ».

À ne pas faire

N’essayez pas de trouver un sens particulier ou de définir qui a raison ou tort dans l’utilisation de ces mots, qui a un accent ou pas. Vous risquez surtout de vous mettre les québécois à dos.

Évitez de crier "gosses" dans un endroit public!

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Évitez de désigner la file comme la queue.

Si "Tabarnouche" est acceptable, "Tabernacle" vous vaudra des regards foudroyants et une leçon de joual québécois.

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tags: #enfant #définition #québécois

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